"Et nous nous sommes levés, même soulevés / Ayant acquis la douloureuse évidence / Que nous étions devenus des dieux."

 

ShadowWorkQuote_v0

20 mars 2019, 17 heures 48 : 

Gros, gros travail de l'ombre en vue. Ce qu'on appelle en psychologie analytique (et en magie, selon les traditions) un shadow work. Un truc très éprouvant à ne pas préconiser à toutes les âmes un peu sensibles qui auraient le malheur de ne pas se prémunir. 

Mais votre dévouée Lo, en dépit de son hypersensibilité de borderline, est un joyeux métissage entre Virginia Woolf et John McClane (surtout le premier et le troisième Die Hard...), avec l'introspectivité dépressive de la première et l'humour désespéré du second, qui a toujours le chic de se mettre dans le pétrin alors que franchement, le mec aurait mieux fait de boire une pinte loin du Nakatomi Plaza. 

En gros, j'ai le coeur sensible, mais l'âme en acier trempé. Et même si ça peut paraître très arrogant sur le coup, ce n'est que mon constat personnel, et je n'ai rien à justifier de plus.
La lucidité, c'est comme décortiquer sa propre réalité, comme une grenouille sur un plan de travail en cours de SVT, alors en plus on ne va pas enjoliver la réalité en racontant que la grenouille a des organes internes très sexy. Ce n'est pas beau, pas très ragoutant non plus, mais ça a son utilité et sa raison d'exister dans le moment présent. 

Au fait, joyeux Ostara. 

21 mars, 1 heures 07: 

Il n'y a pas trente-six façons d'être exemplaire. Question de conviction personnelle. Soit vous devenez un exemple par amour du bien, de la justice et tutti quanti.  
Soit vous le devenez simplement pour votre gloriole personnelle. 

Et là, je me demande pourquoi je suis en train de sortir cette phrase... Il est passé une heure du mat', je ne dors pas. Je m'acharne sur mon clavier à pondre quelque chose de concret, de profond. Et je sors une phrase pseudo-philo sur l'exemplarité individuelle. Alors que ces derniers temps, j'ai l'impression de changer, pas au point de devenir pire mais autre... 

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Oui, sans doute, mais pas au point de me triturer les neurones pour essayer de comprendre comme dans "L'armée des douze singes". Pas pousser non plus, quoi. 



23 mars 2019, 12 heures 46 :

Je suis un peu plus apaisée qu'il y a une semaine. Autant 2018 était une belle année pour mon compte, et même si 2019 a très mal démarré pour des raisons que je ne détaillerai pas (et indépendantes de ma volonté), il est hors de question que ça parte complètement en live pour le reste de cette année. 

En vérité, les choses bougent doucement mais sûrement dans la mesure où je m'efforce de me maintenir active, du moins mentalement, en planifiant plusieurs projets. 

1) Dans trois ou quatre jours, premiers résultats du concours de BibAS (Bibliothécaire Assistant Spécialisé) que j'ai passé en février (en gros, je n'aurai pas de notes mais je saurai si je suis admissible à passer un entretien avec un jury, donc épreuve orale avnt les résultats définitifs). Si ça marche, je peux préparer l'entretien, mais dans le cas contraire, je m'arrangerai pour préparer et repasser un autre concours l'année prochaine. 
2) J'ai la joie de vous annoncer que je me suis d'ores et déjà ré-inscrite comme bénévole sur la Magnifique Society à Reims. Même si l'affiche de cette année, à mon sens, ne m'emballe pas autant que celle de l'année dernière (à part trois ou quatre noms), je compte bien remettre ça et profiter de l'ambiance d'un festival que j'ai énormément apprécié et qui a marqué une étape/période particulière dans ma vie personnelle. 
3) En 2020, c'est décidé. Je passerai mon Code et mon permis. 

Autrement, j'avance doucement, à un rythme qui ne me convient peut-être pas forcément, mais que je sais bénéfique. J'ai envie entre temps de voyager, de m'organiser des virées dans la région et sur Paris, mais en attendant je suis coincée à cause d'un manque d'argent, de temps... Alors que parfois je n'ai qu'une envie, c'est foutre le camp. Même une semaine, ou trois-quatre jours, mais PARTIR.

 

24 mars 2019, 14 heures 29 :


Discussion hier soir avec un ami au bout du rouleau, du moins financièrement. Plus j'avance dans le temps, plus j'ai de difficulté à éprouver une vraie compassion à l'égard de beaucoup de monde qui n'en éprouve pas forcément à mon égard. Je me blinde impérativement, presque dangereusement, alors que ce n'était pas mon but de départ.

Non, je ne suis pas devenue plus agressive. Mais je suis devenue plus distante, je me suis coupée de pas mal de monde en l'espace de quelques mois. Pour des raisons simples, mais que je ne détaillerai pas. La seule chose qui me vient à l'esprit pour expliquer cette distance ?

"Si tu es amoureuse, reste cachée. Si tu deviens riche, reste cachée. Si tu as du talent, reste cachée. Les gens ruinent les belles choses."

Je n'ai jamais eu la prétention de vouloir sauver la planète, les gens.... je m'efforce déjà de me sauver moi-même, ainsi que le peu de monde que je peux aimer. 

23 heures 48 :

Je me sens prête à exploser ce soir. Nirvana à fond dans mes écouteurs, je regarde mon salon avec la sensation bizarre de ne plus me sentir chez moi, alors que pourtant ça fait deux ans que j'y vis. 

J'ai vraiment envie de foutre le camp, ça crève les yeux. 

N'importe où. Pas forcément n'importe quand. Avec qui, j'en ai une idée, mais ça dépend de tellement. 

Bref je me sens perdue depuis quelques temps. Vous imaginez, moi une petite blanche de 27 piges issue de la middle class, me sentir perdue comme, je ne sais pas... je m'écouterais, je saurais quoi faire pour me calmer, mais bon. 

Je relativise, parce que perso, je pense que ce n'est que du caprice. Et que ça s'atténuera. Que vaut mon caprice à côte d'une vraie détresse extérieure à moi-même ??? 

Love.