Histoire de Lo

10 février 2019

Décapez-moi ça ! (ou ma détox multiple dans une société de dingues...)


L'année 2019 commence étrangement pour un peu tout le monde. Ce n'est pas rose, non, pas du tout. C'est même noir comme la face d'Etienne Lantier qui revient de sa première journée à Montsou (si vous ne comprenez pas de quoi je parle, lisez ou relisez Germinal. Ou au moins regardez son adaptation ciné avec Renaud, elle est excellente. C'est une descendante de mineur du Val de Fensch qui vous le dit). C'est noir, mais la poussière et la crasse morale et sociétale sur les esprits fatigués, c'est comme le reste, ça se nettoie voire ça se décape. 

Allez, décapez-moi cet horizon plein de merde. 

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Petite dédicace personnelle à ceux et celles qui en plein le dos de ce qui va mal sur notre belle planète et qui s'efforcent de construire des systèmes plus équitables autrement qu'en cassant. Vous avez tout mon soutien. 


8 février, 15 heures 04 : Envie de crêpes. Ce n'est pas révolutionnaire, mais je me rends compte que je pourrai largement m'en faire. Essayez les crêpes au sucre mascobado et jus de citron, une tuerie gustative (découverte récente lors d'une soirée entre femmes) 

Deux heures et vingt minutes plus tard, j'ai testé pour vous le triple combo crêpes / Sucre de canne rapadura / jus de citron bio. Ben y avait plus de mascobado, mais alors... Une tuerie gustative. Excellent remplacement du sucre blanc, raffiné et un peu plus nocif à long terme.

9 février, 11 heures 53 : De tous les textes que j'avais prévu de lire pour cette année, je pense en garder un à trois pour le reste du premier semestre. Je suis sur Georges Bataille en ce moment, un vrai engouement. J'avais lu Histoire de l'oeil et Ma mère en quelques jours il y a peut-être un mois ou deux, et je suis actuellement sur Madame Edwarda. Mais comme il ne tient qu'à moi de varier un peu les plaisirs, je compte reprendre le Journal d'une femme de chambre de Mirbeau où je m'étais interrompue. 

En attendant, entre deux mugs XL de soupe et deux yaourts, ainsi que deux tasses de maté (eh oui, pas de limite à la détox alimentaire ^^), c'est plutôt tranquille. Un appartement constitue toujours un cocon, surtout quand c'est le sien. Et comme j'en ai vachement besoin, depuis quemques temps, de quasiment me retrancher entre mes murs. 

 

22 heures 12 :  Ce soir, me sentir incroyablement exaltée à partir de pas grand chose. Quand l'être aimé n'est pas là ce week-end, mais dont tu as tellement hâte qu'il dorme dans la chambre, à côté, pendant que tu feras ce que tu as à faire. Ces derniers temps, pas vraiment d'intimité à deux, et comme elle me manque, cette intimité... Mais bon, ça reviendra, en attendant il me faut composer avec des circonstances indépendantes de ma volonté. Que j'aime nos moments à deux, les soirées passées devant la télé, les repas, les petites disputes, nos soirées dehors, nos fous rires, plein de choses... Putain que je t'aime, toi. Toi seul même quand tu me restes parfois un peu insaisissable. Que j'espère qu'on retrouvera ces moments de pure intimité, mais quoi qu'il arrive QUE JE T'AIME.

Trop de choses me viennent en tête, trop fortes pour être dites maintenant. De bonnes choses, pas trop douces, pas trop dures. Juste ce qu'il faut. 

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10 février, 9 heures 45 : Se lever avec la pluie et le vent dans le même temps. Belle journée pluvieuse, le temps idéal pour rester chez moi. Et puis c'est dimanche, on attaque rarement une révolution le dimanche, non ?

Bref , toujours est-il qu'avec la télé en fond sonore (un documentaire sur Vasarely, le peintre fondateur de l'art optique), je dévore deux ou trois crêpes avant de reprendre la rédaction. 

18 heures 07 :  Rien à faire, je glande comme jamais. Moi qui devais parler de tout un tas de choses, aujourd'hui je suis aussi vive qu'un flan resté quatre heures au soleil... Que c'est affligeant. Mais pas de panique ! Une tasse de thé, un album sélectionné au hasard de mes playlists sur Youtube.... (ben oui, je vais pas écrire sur de la drum'n'bass). Et en même temps, mes pieds sont comme dégoulinants d'huile d'argan. Soin oblige, je tangue dans mes tongs, mais je ne peux pas m'en foutre complètement au risque de me rétamer sur le parquet. Donc on marche doucement. 

Vous voyez le truc, ce qui m'attend ? Me reprendre en main alimentairement (et encore j'exagère, de ce côté je m'en sors pas trop mal. Parce que si je m'écoutais ce serait cuisine du monde très très souvent...) (ou alors je mets une fausse moustache, j'attends que des casseurs saccagent les vitres d'un KFC et je fais un selfie juste devant pour le côté sensass. STAN : Ouais, tu jouerais les José Bové 2.0, quoi. LO : T'as tout compris, mon pote. Viens avec moi, on va casser du fasciste/intégriste/capitaliste mais avant je crève un peu la dalle... T'aurais pas vingt balles à me dépanner, man ??? ^^) Me reprendre en main intellectuellement. Me reprendre en main physiquement, et la liste est régulièrement mise à jour. 

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Petite dédicace personnelle à ceux qui en ont plein l'estomac de cette société abusive. Bah quoi, c'est pas scandaleux de payer cinq euros pour un burger à la vache folle et au fromage transgénique...??? N'empêche qu'en attendant, qu'est-ce que c'est bon ces merdes.

 

 Bref, en attendant je vous laisse, je reviens vite. Des bisous, comme toujours.

 

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13 janvier 2019

Et maintenant, détox !!! (Lendemain de fête,car mon estomac en est devenu une)

"Le secret de la réussite, c'est de faire de ta vocation des vacances." Mark Twain

 

2 janvier : 


*En train d'engloutir une soupe bizarroïde à base de bouillon de volaille dégraissé, de pak choï sauvé de justesse de la péremption et d'oeufs frais. Ben quoi ? Faut bien finir ce que j'ai en attendant de refaire des courses. Naaaaah.*

Encore une année qui démarre... Et c'est l'heure de la détox. Enfin, si on peut parler de ça sachant que ces derniers temps je ne mange pas vraiment. En ce moment je mange n'importe comment, ou sinon pas assez normalement à mon sens. Une salade composée, un sandwich et un yaourt ne constituent pas un repas digne de ce nom, merde! 

Enfin après, je dis ça c'est pour faire criser la mère Maïté puisque y a plus le père Coffe pour dire qu'en ce moment je bouffe de la merde. On se débrouille avec ce qu'il reste. 

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Ah ben si, y a quand même quelqu'un pour me le dire clairement. Allez, je fais mes valises et je pars faire une cure en Sibérie.  C'est encore loin le Sevvostlag ??? 

6 janvier :  

Je commence l'année 2019 en cherchant encore mes objectifs et résolutions à tenir, comme tout bon quidam qui se décide à tenir dans le droit chemin encore plus intensément que l'année passée. Qu'en dire, à part que vu comme je suis lancée depuis au moins un an, je pense pouvoir tenir la bite et le gland la barre et le vent assez correctement pour envisager sereinement le changement de cap amorcé depuis mai dernier ? 

13 janvier : 

Journée de la flemme officiellement ouverte. De toute façon c'est dimanche.... 

Beaucoup de choses à faire cette année, mais j'avance avec la certitude que j'ai commencé à construire quelque chose de concret et surtout de bénéfique. Le tout est de tenir et surtout d'entretenir ce qui se construit, sachant qu'un imprévu peut tout foutre en l'air dans les plans. J'ai deux concours de prévus cette année, dont un où je pense m'inscrire. J'ai une vie privée à construire et protéger, voire à renforcer. C'est toujours une bonne chose de se dire que la Vie peut nous sourire, mais je pars du principe que ce sourire doit être mérité. 

Comprenez que non, mon bonheur actuel ne m'a pas été livré clés en main. Mon bonheur, c'est une graine qui était plantée quelque part dans un terreau a priori pas très favorable. Une graine qui a poussé silencieusement sans que je m'en rende compte. Une graine qui germait depuis un an et demi avant de donner une jeune pousse à protéger ardemment dés son apparition. 

Je suis à mon bureau, aujourd'hui je ne glande rien ou presque, à part travailler mes textes et répondre à mes besoins premiers. JOURNEE DE LA FLEMME. Avec un grand F. Mais tellement la flemme que j'ai l'impression étrange d'être en vacances sociales depuis x années et qu'avec le temps, je ne sais pas comment je dois le considérer. Pas forcément avec désespoir, mais pas avec fierté non plus je crois. Quoique y a des jours ou c'est quand même un avantage. 


J'en aurais bien dit davantage, mais vu la journée qui s'est amorcée... La flemme :-P 

Des bisous et à très vite. 

 

 

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15 décembre 2018

Notes de début de mois - La WWE, Roland Barthes, un bol de riz... Rien de bien grandiose.

6 décembre 2018 :


Sale ambiance en ce moment, en France. Entre la crise des Gilets Jaunes, la musique du Marché de Noël qui tape sur le système et Cyril Hanouna qui a toujours pinon sur rue et sur temps de cerveaux dispos.
Fort heureusement, il y a encore de la Haagen Dasz (celle aux cookies, nou caramel au beurre salé, ou banane. Pas autre chose, hein. Et c'est pareil pour la Ben and Jerry's alors essayez pas de me niquer avec celle à la noix de macadamia!!! ^^). 

Je démarre et article avec un bas de survêt' sur les fesses, mon débardeur noir fétiche sur le dos et un masque hydratant matifiant sur la couenne, pendant que ma télé subit en replay le doublage insupportable en VF de Raw, doublage malheureusement requis pour suivre les rivalités entre tel catcheur ou tel autre, entre The Shield et John Cena, Alexa Bliss ou Ronda Rousey... Insupportable doublage, mais l'action en elle-même me vide la tête aussi efficacement qu'un bon album.


8 décembre, 17 heures 46 :

NOTE ANNEXE : Roland Barthes avait écrit à ce sujet un très bon texte, que je dois chercher parmi d'autres choses dans la Grande Toile. Je dois absolument trouver son livre Mythologies (1957). Roland Barthes y décode les signes dans le quotidien : la publicité, les marques, le design, les faits de société comme les mariages médiatisés.

Il s’agit d’une démystification des choses et des usages.

Cette sémiologie, étude des signes, a eu un fort succès,    et aujourd’hui encore ses décodages font référence. Et ce décodage fait toujours succès dans les journaux, chroniques et blogs. Où l’on « commente », décrypte.

Le catch, ou la scénarisation de nos émotions et de la Comédie Humaine.

L’essai de Roland Barthes, publié en 1957, commence par une sémiotique du catch. En lisant le texte, on est surpris de sa modernité. Aujourd’hui, le catch est redevenu un divertissement apprécié de la jeunesse. On comprend pourquoi.

Le catch ou l’art de l’immédiateté.

Le retour à l’immédiat, le spectacle gratuit et donné sans introspection du spectateur sur ce qu’il voit, voilà un thème d’actualité. Autant dans la boxe, on exige l’effort. Le combat se fait dans la douleur, l’effort, jusqu’à la victoire ou la défaite. On ne sait qui gagnera et c’est dans la lenteur du combat que se noue l’intrigue du sport. Autant dans le catch, tout est dans l’immédiat. Les prises sont purement des codes, et sont une mise en scène du spectacle. Comme au temps du cirque romain et des gladiateurs, on hurle contre les catcheurs, ou on les adore. Personne n’est dupe. On sait qu’on fait semblant.

On passe d’une prise à terre, à des coups menés dans l’élastique du ring. Il n’y a pas de continuité dans l’effort. « On zappe », comme on dirait aujourd’hui.

La justice humaine exhibée.

Dans le catch, on passe du pauvre catcheur martyrisé par le « méchant », qui enfreint les règles du jeu, à un retournement salvateur. Le salaud est pris au piège, par un retournement soudain. La foule crie, subjuguée et jouit de la vengeance.  Le public est juste, il n’a pas besoin d’arbitre, ou de règles. Il sait le bien et le mal. Et il n’a aucune pitié devant le salaud qui a pris en traite son partenaire de scène. C’est oeil pour oeil, dent pour dent. Pas d’intermédiaire dans cette justice, où l’intimité du coeur , et non la raison, trouve sa vérité.

Roland Barthes de conclure :  » Sur le Ring et au fond même de leur ignominie volontaire, les catcheurs restent des dieux, parce qu’ils sont pour quelques instants, la clef qui ouvre la Nature, le geste pur qui sépare le Bien du Mal dévoile la figure d’une justice enfin intelligible"

 

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NOTE REDACTION : Ce qui signifie que contrairement à la réalité du monde actuel, où la justice est devenue tellement alambiquée par de multiples articles de loi, les circonstances individuelles des accusés et des victimes, corrompue par les passe-droits et autres vices de procédures... Qu'elle en est devenue ultra décriée par le peuple, dans le catch la justice retrouve de manière à la fois symbolique (ou archétypale si on se réfère à Jung et ses travaux) et littérale l'action et l'impact que cette action aurait du garder d'ordinaire aux yeux du peuple (ici, le public de la WWE). On punit  qui doit l'être ou on encourage, on récompense ce qui doit l'être. (d'ou l'évocation plus haut de la loi du talion qu'on retrouve dans la Bible, notamment dans les livres du Lévitique et du Deutéronome.) Pas de sursis pour les salauds, pas de pots-de-vin. Si dans la réalité ça tangue dangereusement, dans le catch on ne rigole pas avec les conséquences, aussi théâtral que ça puisse être, mais mieux vaut cela qu'une ambiguité de traitement beaucoup plus vicieuse dans notre réalité.  

Ce qui explique fort probablement et indirectement l'intérêt pérenne que peut susciter cette discipline chez ses fans. La soif de justice, la vérité objective originelle de la présence humaine sur cette planète. Vivre sans faire de mal à quoi que ce soit ou à quiconque, au risque d'être puni, retranché de l'harmonie globale visée. 


11 décembre 2018, 10 heures 24 :

Plein de pensées qui me viennent, pas des pensées à la con fort heureusement. De l'introspection, de l'exaltation mentale et même des génériques de séries américaines. 

1 - Pendant longtemps, j'ai eu la volonté profonde de fuir, de m'enfuir, en train ou en camping-car. J'ai eu cette volonté non pas pour fuir un milieu toxique (qui n'a jamais eu lieu d'être d'ailleurs.), non pas par goût acharné de l'aventure.... Mais pour me sentir plus forte. ça vous paraît étrange ? Oui, me sentir plus forte par le fait même de partir, bouger à ma guise et aller n'importe où. Par le fait de partir en voyage, j'ai toujours eu cette sensation de puissance. Ce qui me mettait en danger n'était ni plus ni moins que la peur de l'ennui et de l'enfermement.

Pendant longtemps, j'ai eu la volonté de fuir. Mais aujourd'hui, sans perdre la volonté de bouger, je n'ai plus envie de le faire. Plus j'avance dans le temps en dépit de certains paramètres de vie (santé mentale, une certaine précarité...), plus je me sens consciente de ce que je veux pouvoir faire, vivre...  et être totalement prête pour. Plus envie de fuir sur la route, plutôt envie de continuer à assumer ou à accomplir pleinement ce qui doit l'être. 

Être conscient-e non pas d'un éventuel destin (anticiper les choses à ce point se révèle souvent être une erreur stratégique), mais de sa réalité présente, ce qui semble même bien plus sage et concret que la notion un peu stupide de destin qu'on subirait sans trop pouvoir modifier grand chose. Nous ne sommes pas faits pour subir les choses qui nous dérangent, mais plutôt pour les arranger, sinon les corriger complètement. 

15 décembre 2018, 9 heures 55 :

 

"Ce matin, j'ai faim. 

Pas plus qu'hier, pas moins que demain. J'ai faim de lui, de ses caresses. De sa fougue et de son désir inconnu à mon adresse. J'ai tout l'amour et toute la prévenance possible, mais voilà, j'ai faim. Mon bol est vide et le souffle de celui que j'aime, même s'il m'est vital, ne me nourrit pas. Je regarde les autres si nombreuses, dans ma paranoïa je crains secrètement qu'on ne remplisse leurs bols.
RENDEZ-MOI LA PART QUI ME REVIENT, SALOPES !
J'ai envie d'aller vers elles, de renverser leurs bols encore vides avant la distribution, de les secouer toutes jusqu'à ce que leurs dents s'entrechoquent, de mordre les carotides... Mon but n'étant pas de faire mon festin de leurs vies, mais de simplement augmenter mes chances d'attirer le riz à mon bol. Leurs vies je m'en moque, je vois les bols. Briser les bols. 

Où me conduirait ma faim... "

Ne cherchez pas à comprendre. Ou alors si, cherchez. Comme ça, pour le fun. J'avais envie de le sortir, ce petit texte. 


Fuir le monde. Jouir, abondamment et violemment, mais toujours avec le coeur. Rire de la mort, du capitalisme et de la dernière pétasse proclamée influenceuse sur Instagram. Mourir, loin du monde, du dieu Dollar, d'Instagram... Bref, la détox. Une vraie bonne détox de l'existence. Avec toi m'entourant de tes bras, tes bras ta bouche tes yeux tes mots tes doigts ta bite. Na. Toi et moi, et le reste basta. 

Je t'aime, à la folie. Mais putain que j'ai les crocs. 

 

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27 novembre 2018

Notes de fin de mois : Glandeur et dé-cadence

24 novembre, 11 heures 40 : 

Matin pluvieux, matin studieux. Même si il y a des jours où je resterais bien couchée. 

Room in Reims

Plongée dans mes bouquins, une tasse de café à proximité. Entre ceux sur le métier de bibliothécaire, sur l'histoire des bibliothèques, les méthodologies... Je commence à trouver un plaisir inédit à les lire, alors que j'en ai emprunté d'autres beaucoup plus aux antipodes de ce que je vise.
C'est comme ça. J'ai une boulimie de livres depuis l'enfance comme d'autres ont celle de manger au KFC ou au japonais assez régulièrement. Tout connaître, tout comprendre, jusqu'à ne plus savoir par où commencer, même en sachant bien que je peux me rendre malade de ne pas savoir, ne pas comprendre. 

Matin qui commence à laisser la place à un soleil timide. 

Ce que je vise pour l'année prochaine, je ne sais pas si je l'atteindrai du premier coup ou s'il me faudra repasser un concours pour enfin obtenir quelque chose. En vérité, je n'exige rien ou presque, miser gros niveau espoirs au risque de tout perdre serait une énorme erreur. Je n'exige rien de moi-même, sinon de simplement continuer à faire ce que je peux faire de juste, de concret. Ne surtout pas me focaliser sur une éventuelle réussite, un éventuel échec. Juste lire, prendre des notes. Et retenir le maximum ! 



25 novembre, 5 heures 09 : 

Rentrée de soirée depuis quoi, peut-être une demi-heure. 

Dans ma tête, ça tourbillonne. Mal de tête en soirée, pas énorme mais bien étourdissant. J'ai la tête pleine de souvenirs, pleine de spéculations et je suis bourrée d'espoir, telles sont mes certitudes actuelles. Le monde me semble toujours étrange mais compréhensible et l'air du temps presque palpable, comme si on m'avait éjectée d'une voiture lancée à toute allure sans que je percute un obstacle, miraculeusement épargnée... On a retrouvé la version brunette de Leeloo Dallas. 

Culturellement c'est l'auberge espagnole. Je commence la biographie de Nine Inch Nails (parmi les bouquins empruntés hors-révisions...) (j'ai adoré Pretty Hate Machine et The Downward Spiral) en rêvant de tirer sur une Camel (plaisir devenu rare), que j'écoute en passant notamment de Kate Bush à Hatsune Miku avec une facilité déconcertante.

Oui, Hatsune Miku. J'aurai l'occasion de parler animes, vocaloid, culture pop en général... Dans un prochain article. Mais là, j'ai la flemme ^^ 

En attendant je vous fais patienter avec celle-là. ^_^ 




27 novembre, 14 heures 24 :

Révisions en cours, même si je fais une pause actuellement. Liste de livres à lire en cours de rédaction. Au programme :

- Le Pays de l'alcool, de Mo Yan (un inspecteur mène l'enquête dans une ville minière de Chine, sur fond d'alcools rares et de cannibalisme)
- Notre-Dame du Nil, de Scholastique Mukasonga (la vie dans une prestigieuse école de jeunes filles de bonnes familles au Rwanda, quelques années avant le génocide)
- L'Enfant Cheval, de Rupert Isaacson (la relation entre un père et son fils autiste, sur fond de chamanisme et d'équi-thérapie)

16 heures 04 :

Vouloir tout connaître et s'en rendre presque malade ou fou/folle alors qu'il y a tant à découvrir... La solution ? Je regarde le ciel, qui se teinte d'un peu de bleu tout en restant gris. 

22 heures 09 :

Dans l'appartement, ça caille un peu. En attendant demain, je fais l'inventaire, trop de vidéos qui bouffent un espace pas possible sur mon pc. Dur. Je dois faire un tri, sachant que je n'ai pas encore vu les 3/4 de mes docus, films.... Difficile. En attendant le prochain article je vous souhaite une bonne soirée et une bonne nuit, même blanche, pour les noctambules. 

 

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13 novembre 2018

Bethleem Blvd. Blues : Glandeuse ? Non, Glorieuse !!!

 7 h 08 : 

Bon ben voilà, hier j'ai eu 27 ans. Rien de bien glorieux, les unités ne sont que rarement glorieuses. Les 20, 30, 40 ans et j'en passe, oui.
Mais au moins ai-je eu le plaisir de découvrir les petits mots bien sympathiques de quelques-uns de mes contacts sur Facebook, au petit matin (23 contacts sur 91 à l'heure où j'écris cet article, mais quand même). C'est marrant de constater que finalement, c'est presque l'un des seuls trucs qui auront contribué à me rendre cette journée moins pesante, alors qu'en général je ne cours pas après les gens pour qu'ils me souhaitent un bon anniversaire.

Mon éducation a voulu ça, de ne pas attendre l'anniversaire de quelqu'un pour lui prouver mon attachement. Mon éducation, je ne lui dois pas tout, mais une partie de ce que je peux être, si on met de côté l'aspect religieux qui ne m'a jamais convenu (en gros, le Dieu des monothéismes, du patriarcat, c'est comme mon père, ça fait des années que ça ne me parle et ne me touche pas plus que ça. J'ai été élevée par une majorité de femmes, donc pour la domination masculine dans ma vie, on repassera.). Il n'y a pas d'éducation meilleure qu'une autre, c'est aussi une question de personnalité...

 9 h 39 :

Récemment, je faisais un tour à Cultura. Au départ, c'était pour un bouquin. Ou de quoi occuper mes dix doigts. Pâte Fimo. Peinture acrylique. Carnet. Bouquin. Enfin bref, je ne sais plus.Mais celui de ma ville est doté de tout un petit rayon santé naturelle/ésotérisme/spiritualité où j'adore traîner. Et en examinant les étagères, je réfléchissais à mon parcours personnel en la matière : bien que venant d'un milieu chrétien, je me suis intéressée au bouddhisme, puis au paganisme (tendance Wicca au départ, pour ensuite explorer deux, trois courants en plus), avant de finalement me poser au niveau du Féminin Sacré. Mon intérêt de départ est à replacer dans le contexte d'un climat familial intenable émotionnellement (enfin, pour moi. Niveau attitude j'étais pas facile à comprendre non plus). C'était il y a des années avant que ça s'arrange. Plus ou moins de 10 ans. Aujourd'hui, sans que cela constitue forcément la base de ma pensée, ou de ma vie même, je peux dire que j'ai gardé une affinité avec ces deux formes de spiritualité, à la fois pour des raisons simples et pour d'autres plus profondes (sur lesquelles je ne communiquerai pas davantage, ceux-celles qui me suivent depuis peu, ou plutôt depuis le début de HdL, les connaissent autant que moi.). 

J'ai toujours été partisane d'une spiritualité sauvage, c'est-à-dire qui s'exprime, qui existe, qui peut éventuellement s'adapter à certaines circonstances et fasciner le monde, mais qui n'emmerde personne.

Une spiritualité qui n'a que faire des dogmes, des prêches, des rituels et des codes d'usage, d'une part parce qu'elle invente les siens, d'autre part parce qu'elle a bien compris qu'en cette époque incertaine, troublée, il s'agissait la plupart du temps de traditions, de conformisme, plus que de choses qu'on ressentirait avec ses tripes autant qu'un soulèvement populaire. Elle n'a que faire de tout cela, elle se moque éperdument des menaces et de la mise en marge -car elle l'est déjà elle-même - mais ne cherche pas à faire le bordel ou des conneries encore plus lourdes de conséquences. Elle existe, point final. Si ça dérange, qu'on regarde ailleurs ou qu'on reste à la maison chez papa-maman à préparer son missel et son carré Hermès pour la messe du dimanche. 

Une spiritualité du réel, qui n'a pas peur de s'émouvoir devant les malheurs du monde mais qui ne se targue pas de régler ses problèmes à grands coups de peace and love ou d'autre chose, comme si elle avait provoqué un tel bazar. Une spiritualité qui se motive aussi par le bon, le beau, le vrai, même s'il dure quelques heures, quelques jours, et qui aspire à cela elle-même.

 

 

Quoi qu'il arrive, bien que coopérante quand j'y trouve un intérêt, je ne revendique aucun bord, aucun camp.

 

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11 h 43 :

Ma spiritualité, c'est quoi ?
C'est les bois autour de la maison familiale. C'est vouloir s'enfoncer dans ces bois, alors que la nuit tombe, ou en plein jour, mais en sachant retrouver son chemin. 
C'est la nuit. Regarder une fenêtre d'un intérieur éclairé alors qu'on est en bas. C'est contempler, c'est espérer, c'est marcher droit dans la nuit, les lumières. 
C'est piquer une crise alors qu'on est seul chez soi, c'est décider de regarder un feu qui crépite dans la cheminée, c'est traîner dans un bain.  
C'est désirer, c'est aimer quelqu'un plus fort qu'on ne se désire et s'aime soi-même, et se demander jusqu'où on irait pour porter, protéger, combler cette personne. C'est aussi gagner en endurance, en noblesse de coeur, quand on pleure mais qu'on reste d'un calme absolu alors qu'il-elle s'énerve, souvent pour des choses pas si graves, ou chiantes sur le moment mais pas si conséquentes. 

C'est plein et peu de choses à la fois, mais je ne vais pas toutes les lister. Je me comprends. Même si ça peut vous paraître hyper métaphysique, je me comprends. ^_^

Comment j'envisage cette nouvelle année dans ma vie ? Plutôt bien. Je vais doucement dans le cours de mes actes, dans mes projets comme dans ma vie personnelle. Voilà pourquoi je n'envisage jamais rien de façon extrêmement positive, c'est pour éviter de me casser la gueule en cours d'année. Mais je reste confiante.

 

Aucun bord, aucun camp.

La vérité ? Vous voulez savoir la vérité ? Je suis une éternelle sauvageonne. Oui, oui, mille fois oui. Personne ne peut m'apprivoiser, sinon peu de monde (encore une fois, je laisse planer le mystère). 

 

 

Alors oui, hier j'ai eu 27 ans. Oui, les unités restent peu grandioses. Mais sans parler de marquer le coup des 30 ans (nous ne savons pas de quoi demain sera fait...), si j'arrive à ce que je veux accomplir avant cette période ce sera déjà bien plus significatif. 

à compter d'hier, j'ai trois ans pour me ranger (sans prendre la poussière du temps et de la routine, hein. Pas pousser non plus.). 

 

Et si je réussis à me faire recaler du club des 27 : 

 

Voilà pour aujourd'hui, je reviens très vite. Je vous embrasse, mes tocards magnifiques.

Souhaitez-moi bonne chance pour y arriver. ^^

 

 

 

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09 novembre 2018

"Dévorer l'Amour, dévorer le monde" (07.11.2018)

 

"Pendant longtemps j'ai marché à la passion, me disant que sans elle je crèverais forcément au bout d'un moment.

Et depuis quelques mois, j'ai compris avec le recul qu'elle pouvait parasiter une relation au point de la dénaturer presque complètement. Le problème dans la passion, ce n'est pas l'amour, ce n'est ni le désir ni le plaisir. C'est le fait d'exagérer tout cela comme si on ne faisait pas confiance au temps et aux circonstances.

 

Je répète que le désir n'est pour moi pas une saleté -ce qu'il n'a jamais été - ni une nécessité égoïste. En effet, par delà mon désir qui est déjà d'une douceur toute femelle, mais d'une vigueur presque mâle, rien ne m'émeut plus qu'un homme qui s'abandonne complètement à tout ça. Jusqu'à lâcher prise par la jouissance. Et moi-même étant émue, profondément touchée en ma conscience du plaisir de l'autre, je règle mon degré de détachement du monde sur celui de mon partenaire.

Il faut beaucoup, beaucoup d'amour de cet amour-là, pour pouvoir en comprendre l'impact. Comprendre que par delà l'homme ou la femme qui t'embrasse et te serre dans ses bras, par delà son sexe, ses émotions, sa sueur, tout de l'autre, il y a faim d'être soulagé de l'impact extérieur, du monde extérieur, de tout ce qu'il exige.

 

M'abandonner à l'autre, en confiance, pour faire abstraction de ce qui n'est pas l'unité que je vise. De même que le monde, ou au moins la société, met à l'écart tout ce qui n'est pas elle. Le désir sexuel n'est, pour moi, pas uniquement un moyen de renforcer une relation amoureuse stable. Il n'est pas seulement un moyen de satisfaction physique, ce qui serait franchement trop facile, trop réducteur. Il est un moyen de résistance, un sens des priorités : est-ce que je cherche l'orgasme à tout prix, ou est-ce plus important de partager ma force de lien et émotionnelle avec l'autre, de le renforcer ?

Et il y a soif d'une certaine vérité charnelle, aussi. En somme, j'accepte de moi que je ne suis pas parfaite, j'accepte la même chose de toi, parce que je reconnais au delà de ce qui n'est pas parfait en nous que nous avons cette capacité commune de faire abstraction de ce qui nous diminue.

Aimer est une capacité non négligeable, indiscutable, mais désirer est une résistance au monde, une forme de contestation. L'état de conscience change, les sens sont amplifiés. Le désir est une force brute, le plaisir est la conséquence diffuse. Ainsi, par la maîtrise de cette force et l'acceptation de ses conséquences, le monde et ses failles et ses absurdités n'existe plus vraiment.

Ma vision de l'érotisme, la voilà. Une résistance diffuse, presque palpable. Un besoin de me retirer du monde et d'emmener l'autre. Me livrer à une dévoration symbolique, car à travers ça, c'est la vie elle-même que je bouffe."

 

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16 octobre 2018

Loba Fol'Amor (1/2) Feu Du Cœur ...

 

On dirait moi au réveil, après une nuit blanche et trois heures de sommeil. ^^ Sinon, toujours aussi flippante presque 20 ans après, c'est bon ça. (Chris Cunningham, Mental Wealth, Sony (Playstation), 1999.)

De retour au bercail, j'ai toujours l'impression que ça fait une éternité que je me suis absentée. En stand-by sur HdL en ce moment, mais quand même, je m'efforce de venir faire un petit coucou à ceux et celles qui me suivent et qui se demandent peut-être ce que je peux bien faire en ce moment pour être autant en retrait. Pas de raison d'abandonner mes lecteurs, même si ça ne fait qu'un mois que je n'ai rien publié. 

Disons qu'en ce moment, je suis sur un projet qui va me demander du temps, un effort mental et beaucoup de cohérence, dans la mesure où mon avenir est directement concerné. 

Mais aussi, et par dessus le sujet travail/insertion professionnelle, je profite de mon temps pour me consacrer à une belle relation qui m'apporte beaucoup et que j'espère fortifier au mieux. Rien ne vaut une relation amoureuse vécue dans une calme tendresse et une saine ambition, malgré les tensions occasionnelles, la maladie... Il y a des années je n'y pensais pas. il y a encore deux ans je ne m'attendais plus à rien.

Mais je peux aujourd'hui vous confirmer qu'il suffit de peu. Qu'il s'agisse de reprendre espoir, de le renforcer ou d'en faire quelque chose de concret. Il suffit de peu pour que quelqu'un devienne tout, et qu'on devienne tout pour lui/elle. Je n'ai pas inventé ce principe, mais je peux au moins vous le confirmer, c'est la moindre des attentions. 



C'est devenu troublant pour moi de savoir profiter de mon appartement quand j'y suis seule. Troublant mais loin d'être problématique, dans la mesure où il faut bien profiter de ce que l'on a sans trop s'inquiéter de ce qu'il adviendra de nous-mêmes à l'avenir. 

En ce moment, j'écris en vidant des tasses de thé au son des Gymnopédies de Satie, histoire de calmer et d'ancrer suffisamment mon esprit avant de retrouver une amie. Tiens, un avantage ! Ecouter du classique sans écouteurs dans mon appartement ! Calmer et ancrer l'esprit, j'y arrive encore mieux grâce à plein de choses, mais depuis ma première consultation d'un praticien en médecine chinoise et la prescription par celui-ci d'une poudre spécialement concoctée pour mon trouble (voir "Une nana se rebiffe : Alerte rouge !" où j'en cause allègrement), je supporte mieux beaucoup de choses. Mon trouble ? Le feu du coeur, vous connaissez ??? Selon le PDF trouvé sur le site zhongyi.net, on peut lire à ce sujet (attention c'est un peu long) : 

Feu du Cœur (Xin Huo Shang Kan ou Xing Yang Pian Kang) 

Palpitations, soif, ulcérations de la bouche et de la langue, agitation mentale et physique, conduites "impulsives", sensation de chaleur, insomnie, visage rouge, urines foncées ou présence de sang dans les urines, goût amer dans la bouche.

Langue : rouge, surtout au niveau de la pointe, gonflée avec présence de petits points rouges, l'enduit est jaune. Une fissure centrale étendue jusqu'à la pointe est possible.
Pouls : plein, rapide et vaste, surtout à la position "Pouce" du côté gauche. Il peut également être précipité (rapide avec des pauses à intervalles irréguliers).
Symptômes clés : ulcérations buccales, soif, palpitations, langue rouge.

Pathologie

C'est un tableau de Chaleur Plénitude localisée dans le Cœur, totalement à l'opposé du tableau de vide de Yin décrit précédemment dans lequel une Chaleur Vide affecte le Cœur. Il englobe plusieurs symptômes de Chaleur tels que la soif, un visage rouge, une sensation de chaleur, une langue rouge, un pouls rapide et vaste, ou précipité. La langue est le bourgeon du Cœur et lorsque ce dernier est envahi par le Feu, l'excès de chaleur peut alors monter à la langue et entraîner des ulcérations. Ces ulcérations, qui comportent un bord rouge en relief, sont douloureuses (les ulcérations qui sont bordées de blanc peuvent être dues à une Chaleur Vide provoquée par un Vide de Yin). L'agitation mentale est très prononcée et vient de l'excès de Chaleur dans le Cœur qui perturbe l'Esprit. Cette "agitation mentale" diffère de celle que l'on trouve dans le vide de Yin du Cœur dans la mesure où elle est beaucoup plus grave et où le malade est plus agité, plus nerveux, il a plus chaud, et de façon générale, est plus «pléthorique».

 Etiologie

Des problèmes émotionnels comme une anxiété chronique, des soucis permanents et de la dépression peuvent entraîner un Feu du Cœur. Ces émotions, si elles se prolongent, peuvent engendrer une stagnation de Qi et lorsque le Qi stagne pendant plusieurs années, il peut engendrer le Feu. Ainsi une stagnation de Qi prolongée qui accompagne un état dépressif peut se transformer en Feu et présenter les apparences d'un tableau de Feu du Cœur. De nombreux malades qui souffrent de dépression chronique présentent les signes de ce tableau, même si par ailleurs, ils paraissent très ralentis et manquent de vivacité. Autrement dit leur apparence peut faire penser à un tableau de type Vide, alors que tous les autres signes et symptômes désignent un Feu du Cœur, tableau de type Plénitude. Le Feu du Cœur provient souvent d'un Feu du Foie. Il peut être engendré indirectement par toutes les causes responsables d'un Feu du Foie, comme la colère, la frustration et le ressentiment.


Voilà voilà.... J'espère que vous comprenez mieux désormais ce qui m'agite en plus de mon mal d'origine. 


Rentrée de centre-ville (enfin rentrée depuis une bonne heure seulement^^) je vais pouvoir vous annoncer quelque chose :

en parallèle d'Histoire de Lo, je réfléchis à l'éventualité de commencer un deuxième blog à compter de novembre ou janvier. Je pense pouvoir vous donner plus d'infos d'ici novembre cependant, pour la simple et bonne raison que je risque fort d'être un peu prise les prochains jours (RDV médicaux, etc...).

D'ici là, portez-vous bien, je reviens vite. Je vous embrasse fort. 

Posté par Loba_James à 20:25 - Permalien [#]
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18 septembre 2018

Bethleem Blvd. Blues : Bon anniversaire, pétasse ! <3 (et vogue la galère ^^)

En mode solo dans l'appart' en ce moment. Ma télé passe d'Arte à un drama coréen, de ça à un documentaire politique ou animalier sans trop réfléchir, tellement je cogite sans vraiment me rendre compte. Compliqué... Mon esprit, c'est comme le Zapping de Canal Plus, un bombardement d'images, de sons, de bribes de phrases... On y assiste sans vraiment comprendre où commence le message et où commence la logique.

En même temps, je profite du fait d'être seule ne serait-ce que pour me souvenir du plaisir qu'on a à ne gérer que sa personne dans un espace donné. L'amour est une chose merveilleuse, mais quand les circonstances font que vous devez vous passer quelques jours de la personne aimée, vous n'avez pas d'autre choix que d'occuper ce qui doit l'être sans penser de trop à qui vous manque. Chose difficile, très difficile. Mais je tiens le coup.


Ah oui, j'oubliais... HdL a un an depuis... Bah six ou sept jours en fait. C'est con, j'ai glandé jusqu'à maintenant pour fêter ça. 

La seule différence entre cette brave grand-mère et moi, c'est que même avec mes dents, je ne souffle pas.

Posté par Loba_James à 23:06 - Permalien [#]
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12 août 2018

Une Nana se rebiffe : Alerte rouge !

 Bon ben voilà, me revoilà... Le réveil est anticipé et extrêmement dur, mais c'est ça où toujours remettre la rédaction à plus tard, et j'en ai marre de ne faire de mon mental que des listes de courses et de choses à faire pour ce qu'il reste de l'été. Ma plume a besoin d'exercice ! 

Cette semaine, séance chez l'acupuncteur pour trouver une solution à mon deuxième ennemi au niveau santé. Vous connaissiez déjà mister BPD, voici mister SPM ! Bref vous l'aurez compris, on va parler lunes, ragnagnas, anglais qui débarquent comme les alliés en Normandie. Eh ben si. Y a pas que le soldat Ryan dans l'affaire. Et j'aimerais pousser un mini-coup de gueule, mais quand même. 


Vous inquiétez pas, hein. Je vais pas faire mon Stromaé. Je suis loin d'être formidable, mais comme je l'ai dit je m'entraîne. 

 

Il y a plus de soixante-dix ans, des GIs étaient capables d'aller pleurer leur mère pour une jambe éparpillée en confettis (coucou le soldat Moralès) entre coquillages et crustacés (coucou Brigitte Bardot), mais si ils revenaient vivants, leur mot d'ordre d'emblée c'était : "Plus jamais ça !" et on leur filait une médaille bien méritée. Fin de l'histoire, tu rentres au bercail et tu retrouves Bobonne. Terminé. 


Alors que nous les femmes, à la différence d'un GI sur les plages normandes ou le bourbier vietnamien, on saigne en moyenne une fois par mois de 12 à 50 ans, et à moins d'avoir été peu ou mal, voire pas du tout éduquée sur le sujet, on en fait pas tout un cinéma. Le seul renfort dont on a besoin depuis au moins une bonne centaine d'années, ce sont des serviettes/tampons/mooncups de bonne qualité. Parce qu'avant, depuis la nuit des temps, on nous a cassé les couilles pieds en nous considérant comme impures tout en piochant allègrement dans le répertoire des superstitions liées à notre pouvoir ultime de porter la vie comme de repousser direct ce qui n'arrangeait pas les mâles du coin (genre au XIXème siècle dans l'Anjou et le Morvan, on nous faisait traverser les champs en périodes menstruelles pour repousser les sauterelles et les chenilles.... Et puis il y a eu le système Monsanto. Techniquement plus effectif mais plus vicelard à long terme sur la planète, forcément...)

En fait, si vous regardez bien, d'un côté comme de l'autre on pisse le sang, certes pas dans les mêmes conditions, mais sûrement encore moins pour les mêmes finalités et les mêmes conditions de considérations par la société et ceux qui la définissent. 

 

D'ailleurs dans un cas comme dans l'autre, si un soldat ou une ménagère d'il y a deux siècles pouvaient parler... 

tampographe-sardon


Bref, à côté d'un bidasse ma grand-mère (ou n'importe quelle autre femme de ma lignée ancestrale, ben si) aussi aurait mérité une médaille pour la gestion de ses chiffons personnels. On n'arrête pas dans le Féminin sacré d'essayer de déstigmatiser cette aspect de nos vies, de marteler désespérément que NON, le sang des femmes n'a rien de sale ou de scandaleux (c'est quand même grâce à nous que vous pouvez débarquer sur cette planète, à un tarif plus économique que le transfert de Paul Pogba au Barça ^^), et tout ce à quoi nous avons eu droit ces dernières années, c'est de nous plaindre sur le prix des tampons et des serviettes et de nous inquiéter sur leur possible toxicité à long terme, alors que dans le même temps, on s'émeut que les femmes SDF n'y aient même pas accès de par une multitude de raisons. 

 

Un peu absurde comme raisonnement. En gros, j'ai l'impression que l'idée est la suivante : pour moi qui peux m'informer c'est toxique, mais si les autres femmes (non issues de la classe moyenne, quoi) en ont besoin, faudrait inaugurer les open bars de Tampax dans les centres d'accueil pour SDF. Encore faudrait-il qu'il y ait de la place. Et une sécurité constamment assurée qui leur permettrait d'y aller sans avoir la peur au ventre de se faire agresser par un sosie de la Calypso avant son incendie. En somme, quand t'es une femme qui a les moyens, tu peux te préserver de tous les mystérieux composants que contiennent les sacros-saints bouts de coton compressés, mais si t'as pas les moyens, autant te les refiler puisque tu finiras de toute façon seule dans une ruelle à clamser en silence. Je suis désolée de le sortir de cette façon, mais au fond, si vous analysez un peu les polémiques qu'il y a eu à ce sujet, ce n'est qu'une énième preuve que l'inégalité sociale (et aussi une mauvaise considération des besoins des femmes) se suffit également à un truc aussi banal que ça. 

Voilà voilà, c'était le débat à la con du jour. Ou du soir. Enfin bref, ça défoule et c'est le principal.

Bon je vous laisse en attendant la prochaine, je m'en vais combler mon manque de sommeil, j'ai des cernes comme le Colisée. Dormez bien, les baltringues. Je vous aime. ^^

 

Et le pire c'est que j'en rajoute.
Fouettez-moi au moins avec des orties, que ça me serve à quelque chose. 

Posté par Loba_James à 23:40 - Permalien [#]
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06 juillet 2018

Pensées en partance et sans importance....

 

Encore une fois sur la brèche, mes amis.
William Shakespeare, Henry V (1599)

 

Beaucoup de choses à prévoir en perspective.

Ici, un rendez-vous à prendre chez un acupuncteur qu'on me conseille vivement. Là, prévoir de reprendre un abonnement à la SNCF pour aller voir la famille dans la région (mais si je le fais cet abonnement, c'est surtout pour bifurquer plus facilement ailleurs quand je me sens trop à l'étroit...). Bref, c'est un peu la bérézina en ce moment, mais comprenez ! L'été, la chaleur, l'envie de boire après deux minutes dehors... (STAN : Et tu veux pas en rajouter tant que t'y es ?!
LOBA : Oui, puisque tu me le demandes ! Nan je plaisante,reviens! Allez reviens... Snif. Pas grave tu reviendras. Je t'aime, je... Connard !!! <3 
STAN : Moi aussi je t'aime, p'tite conne <3 <3 <3 

Bref, cette private joke ne suffira pas à déterminer mon état mental, je vous le répète. 

 

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Quand tu as fait ta dernière soirée à Ibiza mais que tu dois absolument rentrer le lendemain... MOI : Allez les filles on y croit ! On aura qu'à regagner les côtes marseillaises et hop, premier train pour paname !!! Même sans rames on y croit !!! 
Deux jours plus tard : MOI : Ah merde. ça peut pas être Marseille. Non c'est pas Marseille.... on est pas loin des côtes libyennes en fait. 

 

Bref, j'ai besoin aussi de rattraper les heures où je n'ai pas dormi. D'où le petit délire du haut.  

 MAINTENANT, ON REDEVIENT SERIEUSE ! (Bon ben OK, je vais le faire, mais mollo avec le ton de ta voix. L'esclavage c'est officiellement fini depuis perpète, et c'est MON blog ! Alors t'es gentil, tu vas me faire le plaisir de déguerpir.) 

C'est bon ça va, fallait demander.... 

Bien. Merci beaucoup. MAINTENANT JE VAIS ESSAYER DE REDEVENIR SERIEUSE ! 

 

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J'veux le même sur une plage du Sud l'année prochaine.
Juste pour débecter les rombières qui veulent changer du beignet et des chichis.

16 juillet.
 
Alors attends... On a enfin assimilé la pilule de la victoire pour mieux faire passer les prochaines réformes et autres joyeusetés législatives.... On a bien dansé, bien picolé, on a fait la fête... Et puis comme c'est lundi, on est retourné bosser.
 
Retour à l'anormale... Et moi, est-ce que je suis déjà en plein dedans, incapable de répondre. (STAN : - En même temps, tu connais la réponse. LO :-Vraiment ? STAN : - Ben oui. Tu assumes ta différence en restant dans une démarche d'intégration de la normalité depuis l'adolescence. Tu as toujours été entre deux eaux, cherche pas. LO : - Euh.... C'est pas faux.)
 
Beaucoup de choses en tête. De questions plus ou moins concrètes qui se bousculent. J'en suis à un tournant de ma vie (l'approche de la trentaine, si si...) où je peux veux et dois me poser ces questions.
Qu'est-ce que j'attends de ma vie ?
Comment j'envisage l'entrée dans la trentaine ? Qu'est-ce qui peut changer ou rester de moi, de ma personnalité ? Être corrigé, travaillé ???
Je n'ai pas des milliards de questions à me poser bien évidemment. Et plutôt que d'en faire 99 problèmes (but my guy ain't one, bien au contraire... :-) ), je préfère les convertir en chambres shaolin. Et à chaque chambre sa capacité à travailler ! Problème ! comment convertir un nombre de problèmes plus importants que le nombres de solutions ? Eh bien, en regroupant les problèmes selon des catégories générales !

giphy (2)

Ok, pour encourager la pensée critique des masses c'est pas gagné. 
Bon, voyons... Ce que je voulais dire, c'est que cela ne sert à rien de diviser un gros problème en mille causes ou circonstances atténuantes. Cela reste un problème à résoudre. j'en parlerai dans un prochain article. 
Pour vous donner un exemple simple ! Vous pouvez me faire écouter du Dalida, du Claude François ou même me faire bouffer à la fourchette un bon vieux 45 tours disco d'Amanda Lear, rien à faire, JE DOIS ME DESINTOXIQUER DE CETTE MERDE ! MON iPOD, VIIIIIIIITE !!!!!

 AAaaaaahhh.... La délivrance...

Surtout en cette période de regain populaire qui aura vu le triomphe d'une dizaine de gusses surentraînés à courir après la baballe. Je vais pas protester en disant que je vais faire la même chose pour défendre mon AAH. On serait capable de m'inviter sur Facebook rien que pour ça. (Ding ! - Ah merde...)

Plongée dans mon article, dans la peinture, dans dix choses en même temps. Mais sereine. Un goût de confiance sur le bout de la langue pour oublier le sale goût de paranoïa qui s'amuse à revenir parfois. Que c'est dur parfois de gérer à plein temps une humeur en montagnes russes, mais qui ferait le boulot à ma place, QUI ??? Nada. Que dalle.
Alors telle Anne Parillaud dans Nikita, je mets ma petite robe noire pour aller faire la nique aux sales émotions oligarques au plus profond de mon esprit (même si j'avoue que le décor du Train Bleu pour aller buter un témoin gênant c'était quand même plus classe).


Pas compliqué de se dire qu'une émotion négative c'est comme un american staff. Si tu ne l'éduques pas, il peut très vite devenir ingérable.

Si tu ne disposes pas d'une muselière morale / éthique à lui mettre avant de sortir, il peut te mordre pour un oui pour un non et ne plus te lâcher, parfois au point de te bouffer. 

 

Bref. 

C'est peut-être pour ça que j'ai du mal depuis toujours avec les chiens, comme s'ils me renvoyaient à la sauvagerie spontanée de mes émotions sombres. Sauf les chiens-loups, curieusement. On se comprend. 

 

 

 

Posté par Loba_James à 21:37 - Permalien [#]
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