Histoire de Lo - Ivresses, Idéaux et Chaos Technique

23 novembre 2021

En ces temps de Chaos Technique... Savoir créer ses Outre-Mondes et les défendre.

 

Mais c'est une époque qui juge tout le monde si sévèrement à travers la lorgnette de la politique identitaire que vous êtes d'une certaine façon foutu si vous prétendez résister au conformisme menaçant de l'idéologie progressiste, qui propose l'inclusion universelle sauf pour ceux qui osent poser des questions. Chacun doit être le même et avoir les mêmes réactions face à n'importe quelle œuvre d'art, n'importe quel mouvement, n'importe quelle idée, et si une personne refuse de se joindre au chœur de l'approbation, elle sera taxée de racisme ou de misogynie. C'est ce qui arrive à une culture lorsqu'elle ne se soucie plus du tout d'art.

Brett Easton Ellis, White (2019)

28 octobre 2021, 22 heures 02 :


En règle générale je ne mets JAMAIS de chaînes comme C8 en fond sonore. Tout sauf ça (entre autres). Mais ce soir y a un sujet qui m'intéresse en deuxième partie d'émission (la présentation de 1 sur 5, le documentaire de Karl Zéro sur la pédocriminalité, sujet un peu plus courageux). Exception oblige, j'attends la suite en débutant la rédaction de cet article et celle d'un texte parallèle. Les invités de la  sur première partie sont encore en rain de s'écharper autour du sujet de Zemmour et de ses théories foireuses. Ils ne sont même pas foutus de s'écouter les uns, les autres, d'argumenter avec passion et logique, sans gueuler pour faire taire le voisin (et surtou la voisine). On se croirait chez Finkielkraut, mais en pire.

Toute cette hystérie autour d'un type qui souffle le chaud et le froid sur une possible candidature présidentielle sans jamais rien annoncer d'officiel (même on le sent gros comme une baraque, oui il va débarquer, mais avant ce cirque, ton arrière grand-mère aura au moins eu la chance de ne connaître que la présence américaine en Normandie), et t'as trois ou quatre gugusses qui se bouffent le nez là-dessus, et se font la morale sur qui coupe la parole à qui, pour quoi il faut laisser l'autre parler.... On a quand même connu bien plus glorieux et intéressant en terme de débat et d'avancées argumentaires.

WEB2-FRANC-TIREUR-ALETEIA

Si tu veux encore éviter le retour des vrais Men In Black, c'est pourtant pas compliqué bordel. Evite d'inciter les aliens à foutre le bazar et trouver des hôtes quelque part. Surtout en France.  


* * * 

Bref, en dehors de ce contexte-là, pour une fois je décide d'attendre la mi-novembre avant de reprendre des cigarillos. D'une part je ne ressens pas forcément l'envie, d'autre part je vais voir la famille début novembre. 
Raison de plus de réduire ma consommation personnelle. Aujourd'hui c'est mon 100ème jour sans avoir repris de cigarettes. Putain que c'est bon de me dire qu'en dépit de ce que je gère à l'intérieur, je suis capable jusqu'à présent de tenir trois mois sans sacrifier dix balles pour un paquet. 

Ce sentiment d'arriver à un premier progrès un peu concret, même pour ce genre de petite chose. 


14 novembre, 11 heures 50

Le calme revient depuis hier.

Retour de Moselle, j'avais besoin de rentrer. Les sejours en famille sont bénéfiques, et tout aussi précieux que cette sensation de calme. J'ai eu 30 ans vendredi dernier et nous avons marqué le coup en famille, dans l'eau thermale (on est pas très loin d'un complexe de loisirs assez connu et réputé notamment pour ça), sous la grisaille (première fois que ça arrive depuis tout ce temps, en général il y avait toujours un peu de soleil. Peut-être un signe ?).

22 novembre, 16 heures 49 :


Bon, là je fais un effort pour écrire un peu plus, j'ai même plus de notion du temps au point d'avoir cette impression étrange de ne pas avoir écrit depuis 3 mois alors qu'en fait ça fait même pas deux semaines. Jours étranges.


 

Do you think about me ? Few times, many times ? Bref ce genre de questions qu'on se pose régulièrement pour se rassurer. 

En tout cas, ce nouveau cycle démarre plutôt en conscience. Je ne perds rien rien de ma rage personnelle, mais actuellement je suis capable de pleinement assumer ce que j'ai toujours été ou suis devenue depuis un moment, et d'autresparts de moi-même passées sous silence depuis x temps pour m'adapter à des gens (pour certains des abrutis finis, pour x raisons aussi) qui ne font aucun effort de compréhension, aucun véritable effort d'adaptation quand perso je me plie en quatre pour ne pas dépasser de leur bonheur social et personnel format sitcom. Oui, sitcom. Vous savez, ces vieilles séries américaines avec les rires pré-enregistrées, maintes fois rediffusées, qui ont absolument mal vieilli...

Eh oui, je ne suis plus non plus la grosse nostalgique des 90s comme à une époque... La nostalgie ça empêche d'avancer. Alors on monte, on épure le grenier culturel et émotionnel par tous les moyens, on se bouge le cul et on retape le grenier pour en faire une piaule supplémentaire, avec une vraie utilité. 

Ah quoique... Si y a quand même des trucs utiles au grenier finalement. Bon pour la caboche. Au moins ça fait encore gentiment marrer. Enfin je crois. 

22 heures 22 :

Bon ben voilà triple jackpot. Le 22 à 22h22. Dix mois de sevrage médicamenteux, je ne saurai même plus dire depuis combien de temps je n'ai pas touché à l'Abilify. Mais que c'est bon de pouvoir se sentir un peu plus vive mentalement, même si émotionnellement ça doit faire quelques étincelles. Pas grave. Au moins à l'intérieur je me sens un peu plus vivre. et quand tu commences au corrélatio avec le sevrage à faire le ménage dans tes contacts, éjecter les uns, garder certains autres pour des raisons diverses et variées qui t'appartiennent.... 

Conséquences logiques de n'importe quelle démarche de sevrage. Sauf que ma toxicomanie et celle de plein de psychiatrisés des deux sexes est toujours considérée comme parfaitement légale. Avec la suppression de la substance, vient celle des vecteurs de son inhérente dépendance.

Il y a des addictions plus emmerdantes que d'autres, mais ça dépend tellement des personnes, de leurs vécus, parcours... Question de modération une fois de plus. Un cigarillo ou une latte sur un joint, de temps en temps, ne font pas de moi une abominable toxicomane des jungles urbaines. Je pourrais sortir plein d'exemples de ce genre, mais fort heureusement tout n'est pas absolument défendable... 

marylinmanson_Sept

(P
ar contre pour information concernant cette citation, si ça peut désamorcer quelques débats dans notre contexte post-MeToo etc... je tiens à prévenir que perso j'arrive encore à faire la part des choses entre le personnage, la musique et le mec accusé de viol qui a fait du fric grâce aux deux premiers. Je ne défends rien ni personne, la vocation de HdL étant aussi d'essayer de taper intelligemment et avec un certain humour sur ce qui me dérange, sans prendre absolument parti. Merci de votre compréhension nuancée. Je vous aime. Pour chaque compréhension nuancée, un livret de poèmes en PDF envoyé par mail. Love And ... bon bref, j'vous aime bordel de merde. ) 

Le problème avec certains Paradis dans lesquels on se permet d'entrer, c'est qu'au bout d'un moment il faut savoir décider d'en sortir et arrêter d'invoquer des excuses foireuses (genre tramas d'enfance, rapport compliqué à ceci ou cela etc....) pour s'accorder un bonus de quelques heures qui peuvent très vite se transformer en quelques années. Là où plein de personnes peuvent être accros aux mondes imaginaires, aux cultures geek/manga/et j'en passe... J'ai bien mes addictions aussi, remarquez. Mais la première entre toutes, celle qui sert de repoussoir à la majorité des gens qui se réfugient derrière x choses pour ne pas avoir à ouvrir les yeux sur eux-mêmes et sur tout le reste... Roulement de tambour... Ne vous étouffez pas avec les pop-corns, ça me ferait chier de nettoyer ça toute seule... Bouboubouboubouboubouboubouboummmmmm. Boumboumboum... (oui je sais c'est chiant^^) :

maxresdefault
T
adaaah.

Eh oui. J'arrive pas à faire une seule journée sans m'informer sur l'état des restes du monde. Libé, RT... (et comme j'ai pas envie de sortir tous les titres de presse en "é"...)... Bref, ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe, essayer de creuser plus loin certains sujets quand c'est possible. Les histoires avant de dormir c'est quand même un truc de mômes, même si adultes on continue parfois de se raconter des histoires pour des raisons diverses et variées qui nous appartiennent, sans avoir besoin du concours d'un ours avec une voix pas possible, flanqué d'un mec roux ultra-maigrichon en grande robe verte (le genre de truc chopé en promo à la Redoute au rayon linge de maison), et les deux se déplaçant sur un curieux nuage dont on ne connait même pas le taux exact de THC (par contre si quelqu'un a le numéro du fournisseur, ça m'intéresse). 

Cette manie pour certains grands enfants de vouloir garder une grosse part d'enfance, sans pouvoir se contenter en adultes du tout petit bout condensé de ses momens les plus déterminants. Et moi à côté, qui ai grandi tellement vite pour des raisons qui me sont propres. 

Souvent, voire en général, et même en essayant de se souvenir avec plus ou moins de succès, on ne peut jamais complètement recupérer la sensation d'enfance, enfance arrachée et/ou trafiquée par la force des circonstances et surtout par la force de la connerie des adultes. C'était mon cas, à 50 %. L'autre moitié consistait en un ardent désir de grandir, de quitter ce stade de vie humaine où malgré l'amour de ma famille et des proches, une enfance choyée en grande partie (par miracle je sais que n'ai pas subi certains types d'abus, mais j'ai toujours une pensée pour celles et ceux qui en ont vécu), je pense et me souviens avoir expérimenté très tôt des ressentis pas forcément toujours adéquats : le sentiment de rejet, les cris, peurs et autres terreurs diverses et ô combien variées. Bombes émotionnelles à fragmentation dont on retrouve toujours des traces, aussi fertiles que puissent être nos contrées intérieures. 

Long, très long et complexe à expliquer en une seule fois (d'ou l'utilité d'une deuxième partie à venir).

Nous sommes liés a cette planète,peu importe vos croyances, vos convictions, tous ces détails, vos éducations et situations sociales, patrimoines... La seule évidence à mes yeux, c'est que vous êtes là et je suis là, sur la Terre. C'est que nous avons beaucoup à faire, à corriger... 

Avez-vous déjà lu le Fléau de Stephen King ? Moi, il y a des années, j'y jetterais bien un oeil de nouveau. Les Randall Flagg sont devenus légion sur cette planète, ça court les quartiers, les rues, les pays entiers.... certains s'en rendent plus ou moins, d'autres l'assument... Certains ne le savent pas du tout mais sont bien partis pour. 

Et puis Mère Abigaël. Bon elle n'est pas irréprochable non plus, mais elle fait de son mieux. On est capable du meilleur en partant du principe qu'il faut sans cesse contre-balancer sa propre part sombre, sa propre connerie, son propre orgueuil.

La beauté paradoxale de l'Humain. 

Garantie, quand c'est parfois encore possible, sans charabia ni propagande d'aucune sorte. La pureté n'est pas une finalité, Mais un mouvement perpétuellement en cours de travail. 

Attendre 30 ans pour arriver à ce constat intime. Putain, j'ai fait du chemin. Et le plus beau c'est qu'il m'en reste.

(à suivre...)



 


Posté par Loba_James à 00:05 - Permalien [#]
Tags : , ,


23 octobre 2021

Welcome to the Scorpio Season ! (ce Wall of Death qu'on appelle l'Existence, et qu'on voudrait convertir en valse)



Tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans soupçonner que le vrai bonheur est dans la manière de gravir la pente.

Gabriel Garcia Marquez

death-endless-life-magazine-wallpaper-preview

 



19 septembre 2021, 13 heures 08 : 


J'ai réussi à repousser pour 15 heures une mission bénévole (eh oui, là aussi j'ai décidé que pour moi ce serait la reprise). Du coup je prends le temps de démarrer mon article en sirotant un triple combo de Menthe verte/lavande/anis vert en espérant ne pas avoir envie de pisser à outrance jusqu'à 18 heures.

Volets de la pièce à vivre fermés à mi-clos, les rideaux tirés, comme souvent depuis cet été mais NON, cela ne me définit pas forcément comme une gonzesse monstrueusement dépressive ou un vampire en devenir (même si pour info : depuis cet été, pour ma première je suis un nouveau-né au sein des Toréador. Les vrais comprendront ;-) ). en réalité, je me rends compte que depuis un moment j'ai de plus en plus besoin de calme, pas forcément de silence absolu à chaque fois. Mais au moins d'harmonie dans ce que je fais. Trop de soleil me mine, mais plus encore la chaleur. Voilà pourquoi je me sens à chaque fois heureuse d'entrer dans l'automne comme un retour à la normale. 

En ce moment, je me sens dans mon appartement comme dans un cocon, et le fait de devoir sortir en journée, si ce n'est pas pour une bonne ou sérieuse raison, ou pour le strict minimum, je me force presque. Le soir, pas de soucis.

Mes plus récentes virées au bar pour boire un verre se sont soldées soit par des remontées de souvenir pas très agréables, soit par des conversations non désirées.
La dernière en date ? Discuter avec une obsédée de la procédure, entre dossiers administratifs, thunes, ce genre de sujets que je n'évoque pas en temps normal. Par pudeur sociale notamment. Et avec un débit de parole type mitrailleuse des plus désagréables. Insupportable ce genre de situation. 


22 septembre, 2 heures 39 :

Cette sensation grandissante de l'absurdité du monde, de cette humanité qui saccage ce qu'elle peut. Me déconnecter, au moins par intervalles, du système devient de plus en plus nécessaire, comme si j'y étouffais de plus en plus violemment.

Une épreuve régulière, et plus j'avance plus je peine à trouver du sens. 

10 heures 11 :

Socialement, le black out.

Et cette sensation quasi-permanente et bien connue, trop bien connue, d'être sur un fil émotionnel. Imaginez le fil du funambule, mais fin et constitué entre le nylon et l'acier, un truc très étrange. Les personnes qui arrivent à tenir sur ce fil ont les voutes plantaires presque coupées au bout d'un moment, presque tailladées. Et au bout d'un moment, passé un certain degré de gêne, la douleur devient tellement forte qu'on a envie de se laisser tomber comme un missile, comme une bombe, sans conscience ni anticipation des impacts. C'est lourd et il faut que ça tombe, que ça explose pour que ça soulage. 

Cette violence qui réclame de sortir quand par essence elle peut se révéler généralement illégitime. 


1er octobre, 5 heures 52 :

Deuxième séance de natation le 28 au soir, depuis la première samedi dernier, cette fois sur 1h30 compte tenu du fait que je suis arrivée un peu tard, ce qui n'était pas prévu (le mode "Ne Pas Déranger" sur un Iphone ou un interphone, une addiction bénie !). Reprise samedi, compte tenu du fait que pas assez concentrée hier soir pour une troisième séance. 

Ce matin, réveillée depuis 4 heures 30 environ et dés le réveil (comme régulièrement...), mon esprit se tourne tout entier vers le constat intime de l'absurdité de ce qui peut agiter la planète aussi bien que mon propre monde intérieur. Le cerveau jamais en repos, et un besoin irrépressible de réfléchir à tout qui conduit quelques personnes à me dire que je me pose pas mal de questions sinon trop. Ou qui se permettent de me donner des conseils comme si ils faisaient leur business dans le développement personnel entre deux trucs à faire au bureau, trois embrouilles débiles de collègues à pertinence équivalente et la réunionnite qui les assaille comme une drogue dure ou une compulsive envie de pisser. 

Ne jamais savoir quoi penser de ce genre de sentence qu'on me claque comme si on disait à un passionné de cinéma d'horreur qu'il aime trop ça... Tu m'étonnes que j'ai commencé à m'isoler depuis quelques mois !

Les gens sont capables de vous asséner ce genre de lamentation/fermoir-à-gueule stupide parce que eux n'ont jamais pris le pli de s'interroger sur la vraie nature des choses, du monde, les mécanismes de ce qui les entoure etc... Ils sont tous d'accord pour dire que ça va mal, que le monde est parti en couille sans jamais s'interroger sur ce qu'ils en rejettent et en acceptent vraiment. On leur dit quoi accepter, quoi refuser. on leur dit quoi aimer, quoi détester. Quoi désirer ou mépriser. Ce n'est que ça et ça fait partie à force de ce pourquoi j'ai entamé mon isolement social depuis quelques mois. 

Un besoin immense de faire le vide, mais un vide intelligent, choisi et non consenti, puisque rien ne m'est imposé dans cette initiative. Un vide relationnel calculé, sélectif. 

9 heures 56 : 

J'ai des gens autour de moi qui souffrent de leurs conditions de travail, de la connerie de leurs collègues et des directives internes, ils s'écouteraient ils plaqueraient tout. mais non. Y a les cotisations trimestrielles, l'âge de départ à la retraite. Toutes ces choses qui les empêchent de lancer un gros BASTA à la face du Capital.

Nous sommes une nation globale qui, dans sa grande majorité, a mieux retenu les noms de people, de marques de fringues et grands noms de la haute couture, etc, et autres anglicismes à la con... Que l'application de telle fréquence musicale pour telle problématique, le fait de savoir dynamiser, désinformer et réinformer l'eau, et autres savoirs décriés par une communauté scientifique devenu elle-même dogmatique, plus dogmatique que les institutions religieuses (enfin, certaines pas toutes) qui s'adaptent à tout ce qu'elles peuvent pour grapiller du croyant, de l'adepte. 

Et comme dans la chanson, plus j'avance en conscience, plus je perçois le vide à travers les planches avant même de le voir. Le vide jusque dans des numéros de téléphone que je reconnais de contacts effacés qui m'appellent parfois peu avant 20 heures (!) .......  

 

 



2 octobre, 7 heures 35 : 


Petit tour de l'actu, un tour plus qu'approximatif. Mais pour une fois que je m'y intéresse ouvertement dans le cadre de HdL... Laisser une ouverture au Monde ou plutôt à l'humanité. 

Se faire interner à 19 ans pour avoir lancé un oeuf sur un costard présidentiel. Le plus incompréhensible dans l'affaire (pour moi comme pour pas mal de monde), c'est que l'oeuf a rebondi. Et se faire interner pour un oeuf lancé sur un humain qui se compare à Jupiter... Déjà quatre mois ferme pour une gifle, mais continuez à dire qu'il ne s'agit pas d'une forme évidente de répression. 
Franchement ça devient lamentable. Je ne sais même plus quoi dire sur ce genre de retombées compréhensibles face aux absurdités d'un système toujours plus agressif dans sa considération de l'Humain tellement l'ampleur de la conséquence, je la trouve absurde. Donner de la consistance verbale supplémentaire à ça, non. Ce serait comme essayer de donner une consistance matérielle au vent. 

La BBC qui vient d'embaucher un nouveau présentateur pour sa chaîne jeunesse, un jeune homme de 20 ans atteint de trisomie 21. Peu à peu se fait l'acceptation très progressive du handicap et des différences dans le monde, enfin une bonne partie du monde, sauf forcément en France. Ici, à l'époque où on a engagé harry Roselmack, pour les gens c'était une révolution alors que ça aurait du être considéré comme normal... Et maintenant ? Je n'arrive toujours pas à comprendre la logique nationale quand à la question raciale. Toujours les mêmes problématiques, les mêmes clivages entretenus par des groupuscules et des individus dégueulasses. Je me perdrais à trop vouloir comprendre ce genre de manigances... Allez, retrait. 


8 octobre, 17 heures 03 :

Je viens de me réveiller récemment, après une sieste de quasiment deux heures. La faute à mister Xanax, les pensées dans ma tête me sont tellement lourdes et piquantes en ce moment...

15 octobre, 19 heures 46 : 

 Que c'est bon de sortir depuis lundi matin d'un SPM carabiné, je soupçonne même depuis quelques jours après recherches un Trouble Dysphorique Prémenstruel. Le SPM x1000, en gros... Autant m'affirmer en tant que borderline devient une force utile quoique encore un peu capricieuse, mais je commence à comprendre ce qui amplifie ma dark side sans pouvoir toujours y remédier dans l'immédiat. Putain de réaction déconnante corps-esprit pour une simple décharge d'hormones. 

Récemment très belle discussion, dans un bar rock/metal ou je passe de temps en temps. Sympathisé avec un adorable petit couple, discussion porteuse et inspirante sur des sujets très concrets (voyages, expériences de vie....). On discute de nos parcours de nos Et même si je n'entrerai pas dans le détail de notre conversation, qu'est-ce que c'est bon de commencer à être à nouveau reconnue dans ma lumière, aussi fragile qu'elle puisse être. La dame est épatée par notre conversation, les deux ont l'agréable impression d'avoir affaire à quelqu'un qui a vécu pas mal de chose, comme si ils avaient en face d'aux 

Il y a toujours une façon de la maintenir. Même quand on a pas l'impression de mériter cette lumière, il y a des personnes et des convictions autour de/en vous qui arrivent à la replacer en vous avec une douce fermeté.... Ne pas s'écrouler, marcher quitte à varier le rythme des pas. Mais ne pas crever. 

16 octobre, 19 heures 41 :

A l'heure qu'il est, j'hésite à sortir ce soir. Je dois continuer mon article, développer un projet de fiction fantasy (agréablement mise au défi il y a quelques semaines), il y a du riz en cuisson sur la gazinière (onigirazu en vue, je vous passe la recette) et sur RT, on parle à ce moment précis du report du procès autour de l'assassinat de Thomas Sankara. 

https://www.nautiljon.com/recettes/japonaises/onigirazu,561.html


Oui, je suis bien plus sur RT que sur BFM et toussa toussa. Même Radio Canada s'il faut. C'est ma façon de voir du pays en attendant...  

20 heures 32 : 

Onigirazu en cours de refroidissement dans le fridge. Toujours sur RT, cette fois un magazine sur le savoir-faire horloger de la Russie. En attendant c'est cappucino. 

17 octobre, 13 heures 20 : 

Débarquée hier soir dans un bar (où j'ai gardé une certaine habitude, plus ou moins occasionnelle) vers 23 heures, j'avais besoin de prendre l'air. J'ai du rester une petite heure, le temps de saluer quelques personnes, me griller un cigarillo et déguster lentement une Primus servie en 25 cl (question de budget.) Leçon de cette deuxième partie de soirée : 
- Les bières non fruitées/sucrées te permettent d'observer plus longuement les gens du fait que tu les descends bien moins facilement. 

Un groupe de personnes se lève de façon inattendue, ils avaient organisé un after chez l'un d'entre eux. Pendant ce temps, un type bourré vers vers moi pour discuter. Je ne comprends absolument rien aux conneries qu'il me raconte, mais je le soutiens dans sa tentative désespérée de préserver sa dignité de mec en soirée. il me dit qu'il apprécie beaucoup les catholiques. Je lui rétorque que j'ai renié le christianisme (sans entrer dans les détails et histoire qu'il me foute la paix.). Il me dit que sans les rois de France je n'aurais pas la vie que j'ai maintenant. J'ai des envies de BTP avec lui, un vieux fantasme de ravalement de façade que je n'ai pas pu assouvir avec d'autres personnes. Ce type en devient le candidat idéal après m'avoir traitée d'emmerdeuse, avant de s'excuser et se la mettre minable quand un deuxième type intervient pour me demander si ça va pour moi. J'adoucis la situation et je me casse calmement mais royalement en direction du centre-ville. pas envie de rentrer, envie de rattraper les dégats de l'atmosphère trop clanique du bar que je viens de quitter. Et j'ai encore soif.

Direction, finalement, un bar bien connu du centre-ville. Changement de décor. Dans une bonne ambiance, Je m'installe avec une pinte à une table et je commence à écrire tranquillement dans un de mes carnets.

Le son monte crescendo, l'envie de danser des clients s'accorde parfaitement à la montée du son. En regardant les gens improviser des chorégraphies sur la musique, je me surprends à sourire tellement je sens l'ambiance positive, ça ne m'était plus arrivé depuis un moment. Je me souviens de quelque chose de joyeux que je pensais avoir enterré récemment, ce désir de danser, de bouger tout en moi jusqu'à mes cordes vocales. Danser. Communiquer. Vivre. 

On passe du Depeche Mode à ce moment-là. I just can't get enough. Un de leurs meilleurs morceaux, avec lesquels j'ai découvert le groupe vers mes ans.  

Une jeune fille avenante et tout sourire m'invite à me joindre à un groupe qui danse, qui rigole et explose de vie. (Tu es sûre ???) (Oui ! )

Alors je débarque, je danse sur au moins deux ou trois morceaux avant une pause cigarillo bien méritée. Je fais connaissance avec la fille qui m'a invitée à danser avec le groupe, B..., et une copine à elle, S.... .Elles sont pétillantes, souriantes, quelque chose qui rassure, elles travaillent dans l'esthétique. Ce qui va de pair avec la joie qui se dégage d'elles. Une simplicité bienvenue quand je vois le mal que se donnent d'autres personnes dans d'autres bars à absolument se donner un total genre comportemental ou vestimentaire. On se parle de nos quotidiens, de nos situations sociales.... de nos origines géographiques. S.... et B.... m'apprennent au cours de notre discussion qu'elles sont issues de la communauté des gens du voyage. Elles sont venues accompagnées de leurs maris, des gars vifs et sympathiques. Ils ont tous l'air si jeunes, on ne les penserait pas mariés. Mais tant que les valeurs d'un groupe restent au dessus des intérêts individuels, je garde une admiration et un respect évidents

Moi qui commençais à lire depuis quelques temps sur l'histoire de cette communauté, je prends l'information avec plaisir, et on parle de certaines traditions, de plein de choses en lien. Les traditions gitanes autour du mariage. Le pélerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer, que je rêverais de voir dans une vie. Pourquoi j'en rêverais ? Pour des raisons sensorielles, spirituelles... Mais non forcément religieuses, mais pour comprendre, pour me plonger dans quelque chose, une ferveur de groupe, une émotion, quelque chose de très intense et personnel, que je ne pourrai pas décrire ici tant que je ne l'aurai pas vécu. Elles me confirment que c'est ouvert à tous, même aux gens hors de la communauté.

On parle des différences de traditions entre les différents groupes (Roms, gitans français ou espagnols, etc....)

Enfin j'ai l'opportunité ce soir-là de discuter avec des personnes d'un horizon différent mais similaire à la fois, sainement, sans préjugés ni barrière sociale invisible. C'est ce qu'il me fallait ce soir. 

Je retourne au bar, le son baisse progressivement. Et puis sans forcément réfléchir, je sors mon carnet et je commence à faire le portrait de B... Alors qu'elle est à l'autre bout du bar. En 10 minutes au moins, avec deux stylos à pointes fines, à l'encre de Chine de type Faber-Castell pointes S (0.3) et F(O.5). 

En lui amenant son portrait, de fil en aiguille j'en réalise ensuite deux autres, celui de S... et d'un de leurs maris un peu avant la fermeture du bar. Que c'est bon de pouvoir me manifester dans le monde pour simplement partager même un portrait. Que c'est bon de me manifester pour autre chose que les apparences, mon corps mon visage. 

Et moi qui pensais ne vouloir parler à absolument personne hier.... Sur toute la journée d'hier jusque aujourd'hui quatre heures du matin, j'ai discuté avec au moins 11 ou 12 personnes. Je reprends la confiance progressivement. Je dis bien progressivement. 

19 octobre, 19 heures :


J'ai l'impression d'une énergie très positive sur la semaine, et que ça me fait du bien. Gros besoin que ça puisse flotter autour de moi comme une bulle.

Hier soir, courses rapides dans le quartier, discussion très pertinente avec A...., le gérant du magasin où je ne passe pourtant que de temps à autre pour une course rapide. Mais il ne manque jamais de me saluer, et ça fait du bien de voir des gens avec ces responsabilités-là avoir un bon contact avec quelques clients, pas uniquement pour vendre des denrées alimentaires.
On parle longuement de voyages (je sens que ça m'appelle pour l'année prochaine... ^^), on parle du Sénégal et de Dakar, dont il est originaire. De la Casamance. En fait, je ne m'intéresse à l'Afrique peu à peu que depuis deux ou trois ans, alors que pendant longtemps c'était l'Asie qui dominait (et qui reste un continent dont je rêverais de faire certains pays : Japon, Taïwan (plus que la Chine, pour certaines raisons indépendantes de ma volonté), Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Singapour...

Toujours cette envie de partir, de parcourir la Terre pour ne pas avoir envie de la quitter. Voyager, foutre le camp. 

Et en attendant, mes projets de formation qui n'avancent pas pour des raisons complètement indépendantes de ma volonté. à cause de paramètres compliqués, de statuts administratifs, juridiques et financiers ultra casse-tête... Longues discussions à ce sujet avec une personne proche, en plus de ma conseillère. Enorme frustration, tant je croyais que j'allais enfin arrêter de stagner en termes d'activité concrète à l'extérieur. 

Je ne m'attarderai pas plus sur le sujet ce soir, car de plus en plus écoeurée, complexée. Mes capacités, je les connais comme mon envie d'apprendre. mais toute la mécanique pour y accéder et en tirer quelque chose est plus compliquée que ce qu'on fait miroiter à des gens comme moi, dans ma situation sociale, sanitaire....

Ecoeurée.


23 octobre, 18 heures 45 : 


Je voudrais pouvoir aller plus loin ce soir, mais là besoin d'interrompre la rédaction. Raisons personnelles, pas très en phase ce soir. 

Je reviens vite. Prenez soin de vous. 

Posté par Loba_James à 18:55 - Permalien [#]
Tags : , ,

12 septembre 2021

Perdue dans le Delicatessen de la Zone Mondiale... Ou simplement infiltrée ? (L'art de cerner ses vrais alliés et ennemis)

120262-planche-bd-akira
Ma Dark Side protégeant mon Enfant Intérieur ? C'est l'effet que ça me fait en ce moment. 

9 septembre 2021, 8 heures 05 :

Parfois, j'ai envie que ça craque.

Les carcans, les barrières, les injonctions...

Tout ça pour une raison simple : Que les gens qui réclament de faire sauter tout ce que je viens de citer se sentent encore plus concernés que les premiers qui sont sommés d'y passer et qui se font taxer d'égoïstes s'ils refusent d'y passer. Non franchement, ça corserait un peu plus le jeu et ce serait encore plus marrant. Juste voir ceux qui sont le plus sous pression taper sur ceux qui les ont mis sous pression. Et en plus comme la hiérarchie sociale marche en mode pyramidal, vous imaginez un peu le bordel jusqu'au sommet... Non ? Vous vous demandez peut-être ce que moi j'irai faire là-dedans. 

J'occuperai la double-place de spectatrice et ouvreuse. Enfin, ouvreuse.... Je vous regarderai, je me ferai un plaisir, un bon gros kif des familles à vous mater en pleine bataille, et je vous jetterai les pop-corns et cacahuètes par poignée de 15 si nécessaire. Ben oui. Parce que pour le nombre de fois où on a sali mon costume et craqué mon estime dans des guéguerres relationnelles inutiles, il serait peut-être temps que moi aussi je profite un peu du spectacle et que j'arrête d'être prise dedans. Vive les presque-vacances ! Le théâtre de ce monde, la Globale Comédie, ça fait un moment qu'elle se déroule sous nos yeux, ça fait encore plus vrai que dans n'importe quelle dystopie.

Un théâtre, ou bien un Delicatessen à la new-yorkaise. mais je suis encore trop gentille pour avoir envie d'en bouffer certains dans toute leur savoureuse connerie.

Revu Brazil récemment, d'ailleurs, et j'y ai reconnu une part non-négligeable du contexte actuel. 

Tu m'étonnes que je me suis aussi un peu reconnue dans le personnage de Sam Lowry. Le gars est un rêveur, en dé-phase totale avec cette société suffocante et bureaucratique dans laquelle il baigne, voire patauge. 
Il se voit en ange sauveur, d"une femme, d'un idéal. Le monde en contrebas, une cohorte de créatures étranges, sans conscience autonome, sans consistance d'âme.
Si ça c'est pas du cauchemar social.... 


11 septembre, 10 heures 12 :


La Cité des Enfants Perdus - INGLOURIOUS CINEMA

Lo : - J'aurais pu marcher un peu tu sais. tu me facilites trop le travail. 
Mr Hazard : - Il y a des moments où tu te fatigues après beaucoup d'efforts, pour une fois fais-toi servir. Tu es humaine, pas encore autre chose.
- Ok... T'as raison, ça peut être fatiguant de marcher dans ce monde, surtout depuis quelques années. Et puis j'ai cumulé tu sais. J'ai pris des coups à l'âme.
- Oui je l'entends. Mais tu es là. Pas encore, pas toujours. Tu es là, c'est tout ce qui importe. Il y a toujours une raisons qui en globe toutes les autres pour expliquer ça. 
- Merci. <3


Me sens plutôt fatiguée en ce moment. Ou détachée. C'est fatiguant, mais je dois gérer. Fatiguant. Du coup je dois prendre un Alprazolam à 0,50 mg avant de continuer la rédaction puis le reste....

???

Et puis merde !

J'en ai marre de m'anesthésier à coups de cachetons. J'ai déjà à me sevrer d'un seul (neuvième mois de sevrage progressif à ce jour), c'est pas pour prendre un deuxième en substitut. Il faut savoir endurer ces choses-là ! C'est comme quelqu'un qui bouffe du Lexomil depuis x années à la moindre douleur légère, sans conséquences réelles... On devient fou avec ces cachets aubout d'un moment. 

Il faut savoir se ressaisir de la tentation excessive de la camisole chimique, un des aspects de ce que j'appelle le Péché Occidental. J'en parlerai un peu plus tard. 


12 septembre, 14 heures 50 :

J'ai trouvé hier le mélange parfait pour pouvoir pleinement calmer l'angoisse au cours d'une seule journée.

- une grosse casserole avec couvercle (de quoi faire la journée, sinon la demi-journée)
- 2 sachets de thé vert avec extraits de CBD (type Multitrance Amsterdam White Widow, très relaxante et efficace contre le stress et l'anxiété ; à essayer avec la fleur)
- Lavande (sommités fleuries) et feuilles de menthe (en branche) (dans mon cas en provenance directe du Maroc, mais si ça vient du jardin c'est parfait)
- Une touche de cannelle (pour le côté décontractant et réconfortant. de plus la cannelle agit en tant que régulateur glycémique, parfait pour réguler un diabète de type 2)
- deux c.s. d'huile de coco bio (pour appuyer les propriétés liposolubles du CBD, et une meilleure absorption par les parois intestinales (Intestin + Second cerveau, on vous en a jamais parlé ?) )
- une légère c.c de miel par tasse. (Ne jamais boire amer ce qui est sensé te soigner dans la joie et la gratitude). SURTOUT PAS DE SUCRE BLANC.

Niveau vertus, une tuerie.

Au bout de la première tasse, le regard moins nerveux (détente palpable à ce niveau) et la sensation de tête pleine qui s'estompe peu à peu.
Mieux que rien.
Au bout de la deuxième, petit sourire qui se dessine doucement, envie de rigoler pour rien mais c'est tant mieux. ça fait partoe des objectifs visés.
Au bout de la quatrième, vous pardonnez les travers de vos parents, de vos potes, de votre mec ou nana... Avec une aisance de coeur qui frôle l'état christique.
Et au bout de la cinquième, vous pigez aussi bien la logique fédératrice du programme électoral d'Eric Zemmour que le sens de la vie des Shadoks. 

Non, je plaisante. Quatrième et cinquième tasse, ce sera en cas de légalisation totale, petit sursaut utopique pour un bon paquet de personnes, mais un peu ardu pour le moment. 

16 heures 26 :



On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. 

Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince


Au fond, qu'est-ce qui rend nos amis, nos ennemis, nos amours... Si sublimes ou vertueux, si titanesques ou abjects ou toxiques à nos yeux quand d'autres individus n'y voient eux-mêmes que des individus ? 

Je pense que ce n'est pas une histoire de choix, en tout cas pas que ça. Les amis ne se choisissent que parce que certaines circonstances les ont mis en présence mutuelle, avec un potentiel exploitable au début. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'on peut sentir qu'on va marcher sur des chemins plus ou moins proches mais en synchronicité, vieillir ensemble dans des circonstances émotionnellement prenantes...

Ma vérité dans cette affaire... je la reconnais ici et maintenant : je tiens moins à mes nombreuses connaissances qu'à quelques rares amis, je tiens moins à mes rares amis qu'à un seul amour. 

Par tenir, il faut entendre la présence et la fréquence de la présence. Pas le lien affectif, relationnel. On peut garder une affection certaine pour ses amis et être à fond de son côté avec une personne aimée.
Je ne suis pas le businessman qui pense posséder les étoiles alors qu'au fond, il est tout seul dans son coin, sur sa planète. Posséder les gens c'est tentant mais dangereux. Posséder absolument autrui révèle non pas du pouvoir mais une grande fragilité, plus grande que ce que ça veut bien laisser voir. Et aucune étoile n'attend qu'on la possède pour briller. Il faut faire très attention avec cette attitude... Je suis la première à lutter régulièrement contre cette terreur de l'abandon et ses impacts, cette saloperie d'émotion amplifiée par mes vécus passés sur plusieurs et qui peut provoquer cette tentation de posséder autrui. Ce trouble.

Etre borderline, c'est aussi ça. Etre borderline  c'est non seulement être à la limite, mais aussi décider de déconstruire cette sacro-sainte-limite en soi, symptôme par symptôme, pour savoir comment aller intelligemment au delà. C'est questionner tout ce que je serais sensée en subir, et confronter le degré défini de ces symptômes que je peux avoir peur de manifester, à la réalité quotidienne de mes capacités. 

On a toujours quelques chose à porter.

Une rose d'un rouge carmin qui nous pique, avec sa tige pleine d'épines, mais tellement belle, qu'on voudrait en faire une bouture et avoir son rosier. Ce carmin sublime et tout de velours végétal. Cette majesté éphèmère qui en génèrera plein d'autres pour peu qu'on l'arrose et la taille un peu correctement. 
Une croix d'emmerdes, qu'on porte sous l'indifférence ou la médisance, mais on la porte cette putain de croix, sans une larme sans une seule plainte. Parce qu'on sait que nous sommes nombreux à ne pas avoir la force morale d'assumer notre propre merde. Il en faut.

Et il en faut, même à peu de personnes, sinon une pour nous en descendre.

Après on peut avoir les deux, il paraît que la Vie a plus de saveur comme ça aussi. 

Tiens, pour dédramatiser (un de mes préféres de Dieudonné avec celui sur le cancer, mais on va pas noircir encore plus le tableau) : 



Et moi dans tout ça ? 

Les étoiles, je les regarde. Et ça me suffit.
Je veux pouvoir croire qu'il y en a une pour moi, sinon lui aussi, quelque part là-haut. ou que nous avons nos deux étoiles respectives qui brillent, pas très loin l'une de l'autre, sinon toutes proches. Un idéal plus ou moins accessible d'amour équilibré, une quête de longue date.

D'où ceci : 

IMG_0967

F
ait au handpoke en mars ou avril dernier, je ne sais plus.

Pas sur le côté extérieur de la cheville. C'est une forme symbolique d'humilité et d'intimité construite que de taire/cacher à la face des autres certaines quêtes de Vie. Rester en sécurité dans un monde qui décline, qui décline.... 
Se préserver pour mieux surgir et se proposer à construire autre chose quand tout semble avoir été perdu, peut-être. 

Je regarde notre étoile, sinon nos étoiles. Laissez-moi prendre soin de ma rose. Oui je pourrais en avoir plein, même tout un parterre, ouiiiii......

Mais parmi toutes, on a toujours le choix d'une seule, et pas sans épines. Il paraît que ça rend la vie plus intense et parfois même plus sage, avec les épines. 


 le-petit-prince-et-la-rose---fariboles---statuette-bd-resine-01

Posté par Loba_James à 18:00 - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 septembre 2021

Remonter sur le Cheval Sauvage, et tant de choses à accomplir... (mais avant ça, se déconstruire pour mieux se rebâtir)

(Avant-propos :

Vous aurez peut-être remarqué l'augmentation du nom du blog. Ainsi que
la modification de sa présentation. 

Au soir où je démarre la rédaction de cet article, soit plusieurs jours avant la rentrée qui
marquera les quatre ans de sa création, j'ai décidé que HdL allait prendre un virage un peu plus vif, un peu plus lucide
au risque de déplaire peut-être à certains lecteurs et certaines lectrices.

Vous savez que je n'ai pas écrit un blog pouravoir forcément des milliers d'abonnés. Ma pensée n'est ni parfaite ni calibrée, et je ne veux pas que mon blog le devienne. L'amateurisme a son charme aussi. Sur ce, bonne rentrée et bonne lecture, en cet instant comme à venir.)




Le monde est peuplé d'imbéciles, qui se battent contre des demeurés, pour sauvegarder une société absurde.

Jean Yanne


16 août 2021, 22 heures 28 : 

Je ne sais pas si on se rend bien compte de la vraie nature de nos terreurs.

Oui je le reconnais, je démarre cet article d'une façon bien étrange. Oui ça semble compliqué et casse-couille, mais très franchement c'est votre regard, pas le mien. 

Je rappelle que nous sommes quoi, plus de 7 milliards de personnes qui, même si elles partagent en groupes divers points de vue et méthodes pour envisager et organiser au mieux la vie et beaucoup de choses sur cette planète, chacune a ses motivations.

Il n'y a pas de raison plus noble, ou plus légitime à adhérer à un parti, une religion, un fan-club ou je ne sais pas quoi de semblable. Même un groupe de connaissances amicales plus que d'amis à proprement parler. Il n'y a ni pureté ni impureté dans ce qui nous motive à ça. Que dalle. Je peux le dire car ayant pris récemment la décision de dégager un certain nombre de mes contacts, voire d'en bloquer certains sans justification ni pathos inutiles, je commence à me sentir légère, déjà plus à même de mener ma vie sociale comme j'ai toujours entendu la mener. C'est-à-dire sans avoir autour de moi (donc la vraie vie, avec les gens, les impôts et la télé dedans avec toutes les merdes que ça comporte depuis au moins 20 ans) une cour de 10 à 15 personnes pour me sentir exister et digne d'être appréciée pour ce que je suis ou peux être, quand bien même ils seraient 150 ou je ne sais combien sur ma seule page Facebook. 

Il en faut des cojones, pour comprendre toute l'absurdité triomphante et obscène des réseaux sociaux. Je commence à la comprendre peu à peu aussi. Si j'y suis, ce n'est pas pour avoir des dizaines de contacts en espérant qu'ils me flattent l'ego comme si ça allait me lécher la chatte dans la réalité. Il faut être réaliste.On est pas des stars. Et même ces gens-là sont bien moins lotis que nous autres précaires et prolétaires. Redescendez bordel.

Partager certes un peu ma tête, mais surtout mes états de conscience et mon regard sur le Petit Tout et le Grand Rien, laisser ça à la portée de qui voudra bien comprendre. Cinq, ou dix personnes. Je reconnais humblement que oui, j'ai une forme d'addiction. Mais à choisir entre cinq personnes qui apprécient et cherchent à piger ce que je veux bien dire, plutôt que de me faire flatter l'ego par cinquantes gusses qui vont liker (ce terme j'te jure...) mon image sans jamais chercher à comprendre ce que ça cache, mon choix est fait.

Au fond, l'image n'est qu'une petite vitrine de l'âme pour qui sait s'en servir. Et derrière l'âme, il ya plein de choses tellement plus concrètes que ce qu'on veut bien trouver ici bas. Ma conscience des choses n'est pas optimale, pas complète. Mais elle est, et toujours elle devient. 


The+Awakening+web



 
21 août, 22 heures 19 : 


Jour de manif anti-pass sanitaire. Tous les bus bloqués pendant au moins une heure, sinon trois quarts d'heure, alors que je dois retrouver un ami pas très loin des limites de la ville. Ni une ni deux, dans ces conditions il faut toujours marcher avant que tout manifestation commence à dégénérer. Et si elle ne dégénère pas, au moins vous agissez plus vite sur votre propre existence.
Un con qui marche va plus vite qu'un intellectuel
assis
, dixit Michel Audiard. Bien d'accord avec cette pensée, d'autant plus que je n'ai jamais vraiment été d'une nature très intellectuelle. On peut avoir beaucoup de connaissances sans pour autant dériver à ce point.

En plus des drapeaux français frappés d'une croix de Lorraine dans le cortège, siglés F.F.I ... Plusieurs, au moins quatre pour ce que j'observe sur le moment. Je me détourne et marche en direction de chez un pote. 

Un peu plus loin, pas loin du pont de V..., une évangélique m'aborde avec ses tracts à la main pour me répéter trois ou quatre fois que Jésus m'aime. Je ne suis pas croyante... Je le dis deux fois "Oui mais ce n'est pas de la religion", au moins deux fois aussi. OK, tu veux jouer à la plus maline ? "Moi c'est la Terre-Mère qui m'aime ! Et j'emmerde le christianisme !" Elle se taille sans demander son reste.  

C'est dur d'avoir à devoir me justifier une fois de plus pour qu'on me fiche la paix avec ce qui me fait toujours plus l'effet de complexes politico-religieux que de spiritualités véritables. 



26 août, 8 heures 10 :

Parfois on n'a plus envie d'avoir à choisir. Epuisant de devoir le faire entre ce qui nous fait jouir et ce qui ne nous procure rien, même pas la rage. Souvent on prend tout. Ce qui fait jouir, ce qui fait mal. Et puis on affronte la montée, on ne sait pas ce qui va nous suivre dans la descente.

C'est ça qui fait parfois tout le charme de l'existence. Ne pas forcément tout savoir sur le moment, mais broder au fur et à mesure de la compréhension autour d'un point existentiel vital. Presque viscéral. 

1er septembre, minuit 53 :

Cette sensation que tout reste toujours à construire. On a beau être ou se sentir sur une bonne voie, il y a toujours cette peur de ne pas faire les choses dans les règles de notre art, avec ce côté perfectionniste qui qui nous colle un peu aux basques. Croire en son pouvoir, de manière effective, alors que certaines contrariétés immédiates voudraient vous inciter au contraire. C'est un tour de force. 

récemment, prise deux ou trois fois de migraines, sur laps de temps de cinq ou six jours, pas très clair. Genre une migraine qui vous prend à l'arrière du crâne comme si vous aviez un truc lourd dans la tête, mais qui semble descendre dans la nuque et qui tape au niveau des yeux. Désagréable au point de m'avoir fait prendre du retard dans la rédaction. 

Beaucoup à gérer intérieurement, et parfois c'est lourd mais souvent je prends de la hauteur... De la hauteur je vais vraiment en avoir encore besoin. Pour un peu j'aurais envie d'une bonne grosse tasse de lait chaud, mais avec du vrai chocolat fondu direct dans le lait, de la cannelle en poudre... On va arrêter de faire dans le mystère. Je rêve d'un vrai chocolat chaud sans sucres ni poudre chocolatée, avec une bonne dose de CBD dedans. Juste pour calmer de manière encore plus radicale ces foutues migraines et cette manie anxieuse qui me saisit encore selon certaines circonstances (stress, sevrage médicamenteux toujours en cours, contrariétés verbales ou humaines etc....). Et non, pas en mode gros pétard, ça c'est niet. Mais en mode infusion, moyen privilégié mais je ne regrette pas mes lattes passées. Jamais. On ne regrette pas ce genre de plaisir non plus, dans une vie. 

L'important n'est pas forcément le voyage, mais l'organisation du voyage. La sensation retirée, tu ne la contrôles pas. Laisse-toi porter et ne te pose plus la question de savoir quel degré de soulagement ou de plaisir tu vas atteindre. 


9 heures 48 :

IMG_0678


Deux bougies allumées sur mon autel, qui canalise beaucoup de choses... Une énergie positive. Une confiance contemplative. Ce dont j'ai en grande partie besoin pour avancer, du fait que j'ai parfois cumulé des circonstances pas toujours favorables ou irréprochables, et alors que ça fait presque un an que j'ai commencé à construire mon ordre à partir d'un certain chaos. Je ne me plains pas, cela fait partie de l'ordre des choses. Et cette fois, je ne bouge pas au centre-ville... Forte volonté de bouger entre 15 et 17 heures au parc de C..., mais en attendant, café et soins divers.

On joue avec le feu, on a besoin de chaleur tout en provoquant la flamme, ce qui est assez révélateur de la nature humaine. Elle expérimente, elle  provoque plus que ce dont elle a réellement besoin. Et quand on se brûle, on se dit qu'on en a trop fait et on revient au besoin de départ, raisonné et brut. Pourquoi les dérives de l'intelligence artificielle et de la technologie, pourquoi les dérives dans le désir d'abondance (nourrir, divertir les humains...), pourquoi tous ces excès sophistiqués qu'on remarque un peu partout dans les activités humaines alors qu'on avait juste besoin de quelque chose de simple ? 

L'humain avait besoin de chaleur, simplement de se réchauffer et de réchauffer ce dont il avait encore besoin, à côté. Il a allumé ses propres brasiers qu'il n'arrive pas forcément à maîtriser... Et là tu comprends que le Désir provoque vraiment une souffrance quand il n'est pas maîtrisé, qu'il est en excès. Le problème n'est pas la nature du Désir ni sa fonction. C'est juste une question de degré.
(J'avoue que le fait de me réintéresser progressivement au bouddhisme depuis plus d'un an m'aide en partie à reconsidérer autrement certaines choses. En partie car je ne cherche toujours pas à me revendiquer de quoi que ce soit, les revendications excessives représentant à mon seul sens un attachement qui provoque aussi une souffrance au bout d'un moment... Eh oui.)

Symboliquement je suis quasi-relevée. Il me reste juste à remonter par mes propres moyens sur le superbe frison (une race équine que j'affectionne, bien que j'admire tout cheval en lui-même), qui me connaît mais qui a décidé de ne pas me laisser remonter... 


3 septembre, 22 heures 30 :


Soirée au calme. Deuxième casserole de thé vert/chanvre à 25 g par sachet, et troisième tasse, bientôt la quatrième histoire de vider la casserole, donc seulement deuxième sachet de thé depuis 19 heures aujourd'hui. Quand je vous dis que je gère.
J'ai juste envie de ne penser à rien d'autre qu'à l'article ce soir, puis à presque plus rien quand ce sera publié. Même la musique, je l'ai coupée histoire de ne pas perdre ma concentration.

Le Pavot de Californie ne me suffit plus en ce moment pour me détendre un peu. Ne serait-ce que pour dormir certains soirs, je dois en gober 4 à 6 gélules pour que ça donne quelque chose. Ce qui a pour conséquence désagréable cette sensation d'avoir la tête dans le cul à un degré presque inacceptable au petit matin. 

Ce besoin de lâcher-prise, ce besoin que je peux avoir depuis un an de déconnecter de ce qui se passe et dont j'essaie de réduire l'impact sur le plan psychologique. Attention, ce n'est pas parce que je cherche à déconnecter des failles de l'extérieur que je nie leur existence ou que je les cautionne. Il faut savoir composer avec ce qui nous dérange de manière à trouver le moyen de construire en parallèle ce qui nous soulage et nous élève en terme de coeur, de conscience... ce que je viens d'écrire, ce n'est pas un moyen de faire la morale, pas un autre de me vanter. C'est une conviction intime que je renforce de jour en jour au regard de l'attitude des gens, des efforts désespérés du système de se maintenir et s'accrocher. 

Je suis quelqu'un qui souhaite rester dans une certaine marge, pas trop douce pas trop dure, parce que les extrêmes sont éphémères par nature. Et même si une part de moi est intégrée à certains aspects de la société, je sens qu'une autre part de moi y reste étrangère d'un point de vue idéologique, moral...
Je me sens parfois en décalage, c'est un fait qui peut engendrer une certaine frustration. Mais ne serait-ce pas finalement cette semi-marge qui me garde de cautionner les dérives du monde afin de pouvoir forger un peu plus ma conscience des choses ? Cette éternelle guerre entre les conformistes et les anti-conformistes, entre les bourges et les prolos etc... Stérile et contre-productif. J'aimerais ne pas être trop en guerre avec les gens, car au fond de moi je le suis déjà tellement, d'une certaine façon, avec autre chose. 



MORGENSTERN

Je ne suis pas encore couchée. Cogiter à sauver le système ?
Epuisant.
Stérile.

Je veux plus que la liberté.
Je veux l'inconscience collective, ou plutôt sa tête, sur un plateau.

Je veux
Des gosses qui tabassent leurs insta-chimères
Je veux
Des mères de famille au foyer qui mettent à sac
les points névralgiques de leur pouvoir d'achat presque placentaire.

Comment peut-on croire une seconde encore
Que nous allons continuer à bouffer du dollar et chier de l'inégalité
Sans jamais en crever jusque dans nos taux vibratoires tout juste découverts, jamais vraiment apprivoisés ?

Une fleur me pousse entre les deux poumons

Fleur d'Espoir aux pétales rouges de Désir
Aux aiguilles d'Oursin jaloux et lucide
Comme si elles allaient les déchirer.

Pétales traversés de veines vives et furieuses
Cent-vingt pulsations par minutes
Proches de l'éclatement !

Je l'ai trouvée toute fraîche et palpitante dans les frigidaires du Désespoir Occidental
Du British Museum au jardin des Plantes
Rien ni personne n'en voulait
J'avais faim et plutôt que d'en couper un bout j'ai mordu dedans

Et longuement fait danser le morceau entre mes mâchoires avides
Texture
Le gland de mon amant adoré
Goût
Entre marron et cerise
Et si c'était lui qui grandissait derrière ma cage thoracique ?

Et là je me dis comme sur un éclair dans le ciel de juillet, avant la pluie
Que ce serait con de vouloir partir maintenant !

Mourir, pourquoi faire ?
Pour répandre mon sang sur la Terre-Mère ?
Pour m'accorder quoi,
Si ce n'est l'arrogance de me coucher trop tôt dans un ciel insomniaque ?

Hors de question de mourir maintenant et par conséquent
De déshonorer mes ascendants
De faire mourir dans l'esprit mes descendants, même si ces derniers ne devaient l'être non forcément par ma chair et mon sang
Mais par procuration de ventres étrangers.

Vos enfants disait-on
Ne seront effectivement pas vos enfants.
Au mieux ils seront ma paroisse et ma garde rapprochée.
Nés de ventres appelés à pourrir annonçant pourtant la fin de l'Ancien ne Humanité
Mais portés par nos étoiles à Lui à Moi
Appelés à mieux qu'a la dette de nos décadences passées.


Je pose ce récent poème ici, juste parce que j'en ai un peu marre de ne pas trop partager mes textes. Juste comme ça, comme un cadeau pourquoi pas. 

Pas pour faire le buzz ou je ne sais pas quoi. Je m'en tape. Je veux juste être un peu mieux comprise et que ça donne quelque chose pour quelqu'un,ce qui est aux antipodes de se faire connaître pour juste sa propre gueule et son propre intérêt bizness etc... 

Du concret. 

Peut-être un peu, aussi, par idéal... Pour rester le rêve, l'idéal peut-être de mes Ascendants. Car mes Descendants restent à ce jour (et j'accepte et j'assume cette réalité) d'une nature bien moins incertaine que le devenir de cette planète et de ses peuples qu'on épuise et ses trésors qu'on crame comme une vieille mère malade mais perpétuellement digne. 

Pardonnez-nous, Ascendants, de là où vous pouvez vous trouver. Pauvre Terre-Mère. Putains de nous, pour ceux qui ne comprennent pas encore. 

Il faut savoir garder une once de Bon pour ne pas généraliser, même si la tentation reste grande de le faire. 

Ancêtres (1)

Posté par Loba_James à 01:15 - Permalien [#]
Tags : , ,

26 juillet 2021

Avancer malgré le Tour de Pass-Pass. Encore, et toujours ! (30 millions de VIP sur la corde à linge, faites gaffe au vent !)

 

giphy
2021. Un été français.



16 juillet 2021, minuit 36 : 

Un conseil quand vous partez en vacances dans la ville qui vous a vu naître et grandir. Ne rechignez jamais à revenir dans vos anciens quartiers pour avoir une chance de récupérer l'enfant intérieur que vous avez du laisser sur place. La réalité, c'est que même si votre enfance est morte depuis un bon moment, et que vous assumez votre âge adulte, cet enfant intérieur, lui, sera quelque part à vous attendre. Partir quatre jours dans ma ville natale histoire en priorité de recoller des morceaux, d'achever un travail de deuil pas complètement réglé à l'époque... C'est chose faite et j'ai repris cet enfant, le mien, avec moi. Il va falloir vivre, lui et moi, dans un système en décrépitude avancée jusque dans ses fondations. 

C'est fou quand même, la place que ça peut prendre. L'espoir qu'on a de changer les systèmes, les gens, de sauver le monde ou du moins ce qui pourrait ou devrait l'être du monde. Ce genre de saines pensées, plus ou moins. 

Et puis à côté tu as des trucs futiles qui viennent truster tes objectifs pour les éjecter bien vite de ton sens des priorités. Je ne sais pas comment l'expliquer correctement ce soir, sachant qu'à Strasbourg, je comptais bien profiter sereinement de mon séjour quand nous avons tous pris connaissance des dernières annonces gouvernementales concernant le pass sanitaire. J'ai quand même profité de mon séjour, mais la veille de mon départ, j'ai assisté aux prises de paroles sur la place Kléber avant de suivre en grande partie le cortège de protestation contre toutes ces dérives, cet autoritarisme... Le fait d'imposer cette mesure jusque dans les transports longue distance m'écoeure au plus haut point. Avoir besoin d'un pass pour circuler dans mon propre pays ... ??? Où on va ? De quelle société naissons-nous, et dans quelle société devrions-nous nous préparer à crever un jour ?

Bon, je vais reprendre du dessert, ma langue devient vachement amère. Lequel ? Bah je sais pas. Incorrigible bec sucré que je suis restée par intermittence, malheureusement. 
Le premier truc sucré qui me vient ? de la pâte de haricots rouges. Une envie de douceurs orientales, asiatiques... Grosse prédilection. Même une glace (genre les gros pots à l'américaine) j'ai perdu l'habitude et c'est devenu rarissime. Mais le kulfi, que j'apprends à faire quand j'en ai l'envie ocasionnelle (la fameuse glace indienne au lait et aux épices, avec des pistaches)... Une tuerie quand elle est bien faite, Comme le mouhallabieh.


20 juillet, 6 heures 38 : 

Je voudrais avoir les mots pour traduire ma colère de ce qui se passe. Oui, j'ai décidé de ne pas me faire vacciner, même si maintenant je dis que j'observe avant de me décider. Oui, j'ai décidé de me booster avec des vitamines en préventif, une activité physique, une régularité dans le quotidien selon les envies et les besoins, etc... ; Officiellement je baratine pour qu'on me foute la paix au lieu de me foutre la pression, Mais officieusement il est hors de question que je joue une deuxième fois les cobayes après 14 ans passés à bouffer du neuroleptique non-stop (avec les conséquences de santé que ça a comporté.). Je l'ai dit et je le redis, et j'le redirai encore et le penserai sincèrement.

JE NE SUIS PAS UN JOUJOU/COBAYE POUR BIG PHARMA.

Je pose ça là, au cas où.

Macron, le "banquier de Nestlé", à l'Elysée?

A l'époque banquier chez Rothschild & Cie, le candidat à l'élection présidentielle a conseillé Nestlé pour le rachat de la division nutrition de Pfizer. Une opération réalisée grâce à ses liens avec l'ex-patron du groupe suisse Peter Brabeck.

https://www.swissinfo.ch

Parce que moi au moins, quand je dis qu'il n'y aura pas telle personne ou telle chose dans ma vie, je m'y tiens. Il y a quelques mois on nous assurait mordicus qu'il n'y aurait pas de vaccination obligatoire ni de pass sanitaire. Le 12 juillet a été une baffe magistrale pour tout le monde. 

Et au vu de l'hystérie et de la division actuelles, je préfère faire confiance actuellement à mon système immunitaire fort de vingt-neuf ans de recul, quitte à le renforcer, plutôt que de miser absolument tout sur un vaccin qui n' a que huit mois de recul.

Bref, il va falloir que je lâche prise avec cette histoire. ça me bouffe et je ne prends même plus le temps de créer, d'imaginer, de rêver un peu. Mentalement chronophage, et c'est très mauvais signe.


* * *

23 juillet, 8 heures 15 : 

unnamed



Premiers jours de l'application du pass sanitaire, j'organise doucement ma semi-marginalité renforcée.

Chercher les endroits où il n'est pas exigé, du moins pas encore... Organiser les alternatives en cas de refus d'accès.

Je sais d'ores et déjà que certains magasins dans les centres commerciaux me sont désormais inaccessibles compte tenu de mon absence de piquouze chelou, ce qui n'est peut-être pas plus mal pour moi. Surtout dans la mesure où les librairies en lignes (type Fnac, Rakuten, Amazon... Eh oui faut bien quand je trouve vraiment pas mon bonheur) vont beaucoup me servir, sans compter tous les PDF déjà présents sur mon PC, pas encore lus... Les films et la musique ? Pareil, à acheter d'occasion ou à choper en mp3 ou mp4. Et les radios, les podcasts... Il y a quand même de quoi chercher et trouver, l'idée selon laquelle on doit forcément être vacciné pour accéder à la culture ? Pas totalement effective ni relative, mais il va me falloir opérer en parallèle. ça y est, c'est le signal absolu depuis un an, c'est là qu'il va falloir être encore plus au taquet. 


23 heures 10 : 

Et pendant ce temps.... Décès ce matin de Jean-Yves Lafesse. Reviens Germaine Ledoux, ce pays en a marre de tirer autant la gueule avec tout ce qu'il a à gérer depuis bientôt cinq ans, et plus encore depuis presque deux.

* * * 


24 juillet, 16 heures 21 :

Jour de manif, grosse hésitation entre nager (me vider la tête) et participer au cortège (la remplir encore plus). Mais les nuages gris s'annoncent, j'ai raté mon bus et j'ai niqué mon créneau horaire de deux heures dans une des piscines municipales qui ne réclament pas (encore) le pass sanitaire. Et pour couronner le tout, je viens d'essayer de faire du caramel au beurre salé et je ne suis même pas sûre de l'avoir réussi (il refroidit mais trop pressée de goûter). Un petit pas vers le réconfort mais une enjambée vers les grammes en plus. Alors que je crève d'envie de simplement pouvoir choper un bus dans les temps et m'acharner à faire mes longueurs dans le bassin comme une acharnée. J'en rêve, putain, plus que d'autre chose en ce moment. 

Et maintenant il pleut. 


26 juillet, 9 heures 17 :

Bon, ben voilà. La situation va encore plus se corser compte tenu de l'adoption définitive du pass, au moins jusque quoi, septembre ou novembre... ??? Je n'en sais fichtre plus rien, tellement plus écoeurée (malgré une belle mobilisation contestataire) de l'état d'esprit quasi-général que par ma marginalité accrue dans toute cette affaire. Mais d'un autre côté, ma bulle je la chéris depuis quelques années, et vu les circonstances je ne me vois pas la sacrifier pour soi-disant vivre une vie plus normale. Si pour la majorité des gens, vivre normalement c'est déjà travailler, même pour des connards qui ne les respectent pas, avoir une vie sociale bien remplie peu importe les carcans et certains couacs relationnels plus ou moins éclatants... C'est désormais tout faire pour maintenir cet ordre des choses. Je voudrais exprimer ma colère, exprimer toute l'absurdité de la situation, de la peur des uns, de la complaisance des autres à juger les gens qui décident de ne pas suivre la Norme... Mais ce serait encore une fois de l'énergie mentale gaspillée et écrire pour rien, ce qui me fait encore plus peur que d'être en rage contre un système malade et voué à s'écrouler à un moment ou un autre.

Je rappelle humblement (et je me remets à ma place aussi^^) que HdL n'est pas une agora politique, et ne doit pas le devenir. On peut avoir un petit côté militant sans prendre part à une idéologie. HdL c'est plein de choses. Un foutoir émotionnel, un défouloir textuel, épicé, salé, sucré, aigre-doux, je m'en fous. Mais un encart de promotion idéologique, niet. Je ne suis pas là pour parler uniquement de mon désarroi ou de ma colère concernant ce qui peut se passer dehors, mon but officieux c'est quand même aussi de vous donner envie d'avancer la tête haute malgré le merdier ambiant. Vous êtes psychiatrisé-e et en quête de résilience et de conscience heureuse, c'est un plus indiscutable. 

Le plus drôle (ou le plus ironique) dans cette affaire, c'est que je suis tellement prise dans la constestation personnelle de ce qui se passe ici qu'il y a encore des gens qui se manifestent autour de moi, des proches, pour défendre presque mordicus le point de vue officiel sur les choses autour du Covid, du vaccin etc... des gens qui n'avaient généralement aucun avis sur l'actualité, et qui tout à coup ont eu le déclic devant BFM, TéléFacho1 et toutes ces merdes.... Là où je vois (comme un nombre grandissant de personnes) de la propagande pure et simple, de la manipulation des chiffres, de l'image, des faits généraux, eux arrivent encore à voir de l'information. Ils me blufferont toujours, mais pas dans le sens le plus positif.

Je me sens perdue au milieu de gens qui me jugent depuis toujours sur ma conduite, sur mes attitudes réservées malgré le potentiel que beaucoup me disent remarquer... Et de plus en plus, profondément écoeurée de voir ce que je vois, et d'entendre ce que j'entends. Plus encore que ma liberté sinon tout autant, je ne sacrifierai pas ma santé (déjà mise à mal) je refuse de sacrifier ma capacité à réfléchir et envisager le monde autrement que par la pression sociale et une peur disproportionnée qui nous infantilise en réalité beaucoup plus que ce qu'on imagine. Par contre soyez rassurés, je ne vais pas entrer dans tout un débat là-dessus... Mais réfléchissez. Tout ça pour quoi, une pinte à sept euros en terrasse ? Pour aller au cinéma l'après-midi quand y aura personne dans la salle ? En plus c'est à peine si j'y vais en temps normal, à treize balles la place au Gaumont ? Pour faire un festival, ok, mais assis devant la scène, à remettre un masque à ciel ouvert pour vous déplacer du siège jusqu'aux toilettes, et répeter le tour de manège en sens inverse... Y a plus du tout de plaisir, autant que de ne pas trouver de sens. Ayant été bénévole sur deux éditions du même festival entre 2018 et 2019, je n'y suis plus retournée depuis (première édition annulée, j'ai abandonné l'idée de faire la suivante). Et j'ai décidé pour le moment de faire une croix dessus. Le temps que ça se calme un peu. 

Et bien avant le début de la crise covidienne, je savais déjà ce que c'était que de vivre avec des idées et une vision du monde qu'on vous impose, en espérant que vous allez le gober et en reprendre comme on reprend trois fois du dessert. c'est à vous de creuser le sujet, de faire vos recherches.

C'est votre esprit critique, à vous de le bosser même au forceps, moi j'ai déjà le mien. Et j'ai l'impression depuis peu de temps de vraiment passer de la théorie à la mise en pratique, ce qui n'est pas pour déplaire à ma parole qui n'attend que ça. Que je la tienne, jusqu'au bout. Et oui, ça va être chaud mais ce n'est pas impossible. C'est toujours plus facile de tenir sa parole que de se faire un top model si on se retrouve, dans une autre vie, à ressembler physiquement au croisement d'un chien à punk, d'une motte de beurre de chez Bertolucci et de Michel Muller (désolée Michel, pour une fois j'avais pas envie de prendre le gros Weinstein en exemple. Mais par contre "Fallait pas l'inviter" j'aimais beaucoup sur Canal.) Je dis ça, vous trouvez ça dégueulasse, mais je reste réaliste. Tout le monde a droit à son quart d'heure de célébrité, aussi crade que ça puisse être en dessous du tapis rouge.

Je suppose qu'il en va aussi d'une certaine égalité des chances. Vas-y Pôle-Emploi, fais pareil. 

DMZUew4W0AE-FdE


Posté par Loba_James à 16:05 - Permalien [#]
Tags : , , ,