Histoire de Lo

10 septembre 2017

INTRODUCTION

 

 

Bienvenue dans le LoBazaar... 

 

I am (Autoportrait of a cunt)I am (autoportrait of a cunt), 2012, illustration personnelle

 

Si tu peux voir mourir une grande histoire d’amour
Sans refermer ton coeur pour qu’il aime à nouveau
Ou te savoir trahie sans trahir à ton tour
T’en aller pour voler plus haut ;
Si tu peux tout donner sans te perdre pourtant
Si tu peux être douce sans jamais te soumettre
Apprécier, célébrer, admirer ton amant
Sans jamais faire de lui ton maître ;

Si tu peux ignorer les langues de vipères
Les jalouses, les méchantes occupées à médire
Et entendre derrière leurs discours de mégères
Une misère à n’en plus finir ;
Si tu peux être belle sans jamais être fière
Faire de ta vérité, l’essence de ta beauté
Si tu peux préserver un peu de ton mystère
Ne pas tout dire ni tout livrer ;

Si tu sais accueillir et ouvrir ta maison
Sans jamais t’entourer de quelque vaine cour
Aimer à la folie pour trouver la raison
Parler sans n’être que discours ;
Si tu peux être pure sans jamais être sage
Si tu peux être forte sans refermer ton coeur
Si tu sais être tendre , si tu sais être orage
Sans être esclave de tes humeurs ;

Si tu peux affronter le temps sans faire naufrage
Sans te sentir déchue ni même destituée,
Si tu trouves ton chant au plein coeur de chaque âge
Quand les autres s’abîment à le nier
Alors, Reines et Déesses, Vénus et Madonnes
Te feront révérence et seront ta famille
Et tu te trouveras dans l’amour que tu donnes
Tu seras une femme, ma fille.

– Fabienne Marsaudon (inspiré par le poème If... de Rudyard Kipling)

 

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11 septembre 2017

Virgin MegaWhores ! Bloody Fight at FantasmaPolis !

 

Il y a quelque chose de pourri à FantasmaPolis... Et pourtant ça sent la rose, c'est pas normal. 

 

Depuis peu, une bande de ce qu'on pourrait prendre pour de ravissantes amazones évanescentes ont décidé de zoner impunément dans cette zone réputée pour ses plaisirs et ses fêtes extravagantes.

Elles sont jolies, mais désincarnées, on se demande où sont passées leurs paires de seins et de fesses. Elles ont des voix impossibles, on croirait qu'un crew angélique a décidé de faire dans la chanson. Elles sont toutes blondes (- T'as vu, on se croirait dans "Le Village des Damnés", les gosses blonds maléfiques ! - Ta gueule, c'est "Virgin Suicides"... Ce genre de film de hipsters qui me fait m'endormir à 22 heures pétantes.)

virgin-suicides-prom(Ci-dessus, notre bandes de créatures étherées en provenance de PétasseLand... Ne vous réjouissez pas trop vite, hein.)

On vient les voir, on leur pose des tas de questions qui les troublent. ça se voit qu'elles ne sont pas exercées à la répartie médiatique. C'est terrible et touchant à la fois de constater leur gêne. On croirait des aliens un peu paumés, mais agréables à observer. 

Et moi, pendant ce temps, je constate du haut de mon immeuble, accroupie au dessus de toute cette foule, que l'une d'entre elles a du rouge au coin de la bouche... Non, ça n'a pas l'air d'être du rouge à lèvres. 

Et là, c'est le drame (je dis ça, c'est juste un euphémisme, hein...). (- Virgin Suicides avec la bouche de Mileena dans Mortal Kombat. J'en étais sûre, mec.) Et en plus elles sont cinq dotées d'un appétit pas possible. Faut vous le dire combien de fois, même quand on se baffre d'humains avec des crocs comme ça, on en fout pas partout bordel ! Le sang ça part pas à quarante degrés en machine ! 

Ni une ni deux, le Néo-Shôgun de FantasmaPolis me commande par télépathie (bah oui, les smartphones ça devient obsolète quand les fluides ont été en parfaite symbiose... C'est ça le cyber-tantra ! ) de débarrasser la cité de tous les plaisirs de ces intruses à grandes bouches et grandes dents. 

Et je coupe, et je tranche... Mais les langues de blondasses intergalactiques, c'est comme la bite à Rocco, pour l'épuiser faut y mettre tout son coeur (mais pas que, j'en conviens.). ça repousse, ces machins-là, et je sais pas comment en venir à bout ! Et pourtant, elles sont déjà bien amochées pour la plupart d'entre elles, si ce n'était ce fichu appendice... Ah ça y est, chuis entourée... (- Eh Stan, pour le "Village des Damnés" t'avais un peu raison, ça me fait le même effet.) Et dans un élan guttural salvateur...

- EH MA POULE ! 

- ??? (se demandent les créatures immondes...)

Arrive mon acolyte, Baraka. Celle qui a toujours la solution la plus logique à chaque situation quand mes lames ne suffisent plus. Elle est en train d'avancer vers mes assaillantes avec... Un sac. 

- Baraka, C'EST QUOI CE SAC ?!

- Laisse-faire l'artiste, tu veux ? 

 

walking-dead-1Spécimen de BIM (Blondasse Intersidérale Mortelle) après transformation et coups de katana et de tatane. Mais quand je dis coups, c'est l'arbre qui cache la forêt...

 

Elle tire un bouquin du sac. Puis deux. Puis trois, cinq, neuf, douze... Baraka, tu te fous de ma gueule. Tu crois que tu vas les civiliser, ou quoi ?!? 

Elle les lance. Ah... Aaah ??? Les créatures chopent les livres au vol. Et... Elles se mettent à les lire. Je comprends pas. Ah si, attends... Elles sont en train de fondre ? Quoi ? 

- Baraka...

- Suis-moi ! Tu ne voudrais pas tomber dans un grand trou ?

OK... Les créatures sont tellement absorbées par leur décodage désespéré de notre littérature qu'elles ne peuvent plus lâcher les livres. Littéralement... Elles se dissolvent à un point inimaginable. On croirait qu'elles ont pris un baril de lessive en poudre pour l'apéro. Mais passons ce petit instant destroy qui fait effectivement un gros trou dans le macadam. 

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Ma coéquipière... Quand elle fait la maline avec mes armes. Je ne vous conseille pas de mettre vos couilles sur la table, sa meilleure arme reste le débat politique. Si si...

Quelques jours après, convocation par le Néo-Shôgun. 
- Je suis fière de vous deux, vous avez fait du bon travail ! Lady Lo, votre coup de lame n'a d'égal que votre passion de la Vie...
- Merci infiniment, mon Seigneur et Maître. 

On raccompagne Baraka, qui me fait un clin d'oeil malicieux. 

- Dites-moi, Lo, avez-vous quelque chose de prévu, ce soir ? 

- Non, mon Seigneur. Pas que je sache. 

- Je tiens à vous témoigner ma reconnaissance en vous invitant quelques jours dans un de mes refuges secrets... Vous connaissez cette petite batisse, dans le District 45 ? La petite auberge typique avec l'enseigne au renard ou peu de monde entre, sauf quelques privilégiés...

- Ah oui... La Fox House ! 

Eh bien vous m'y rejoindrez ce soir... Vous prendrez quelques affaires, quelqu'un viendra vous chercher pour vous y emmener... 

 

Il me regarde avec tendresse et prend ma main, qu'il tient des deux siennes et qu'il embrasse avec respect.

Vous m'avez rendu bien des services jusqu'à présent, Lo, mais j'ai toujours la crainte de vous perdre dans les circonstances où je vous ordonne pourtant d'agir... 

- Je ne fais qu'obéir aux ordres.

Il passe sa langue très délicatement sur mes lèvres.

- Je le vois bien... Mais ce que je vous confie là n'est pas le seul de mes secrets. Tout le reste, je vous l'apprendrai à la Fox House. Allez vous préparer, mantenant. 


-Oui, mon Seigneur et Maître.

 

Baraka m'attend dans le couloir, un petit sourire. 

 

- Alors, que t'a-t-il dit ? 

- Le Néo-Shôgun prévoit de se rendre à un séminaire ce soir, êt pour quelques jours. C'est au sujet des districts 17 et 19. Il souhaite que je fasse partie de sa garde rapprochée. 

- Quelle aubaine ! Tu croiseras probablement un de mes cousins ! 

- Peut-être, sait-on jamais. 

 

Une garde rapprochée, pourquoi pas. Mais alors, très rapprochée. Pour protéger mon Seigneur jusque dans ses songes, je suis prête à sacrifier quelques jours de solitude pourtant bénéfique... Car à être invitée, je sais ce que j'y gagne en termes de symbiose ... 

 

 

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13 septembre 2017

Liste de lectures pour 2017 - 2018 : va y avoir du sport...

Beaucoup de lectures prévus en cette fin d'année, mais dans la mesure où par flemme ou par manque de temps (RDV et obligations diverses et variées oblige...) j'ai du revoir mes priorités... Va falloir étendre certaines lectures jusqu'à la mi- 2018. 

Trois types de lectures pour cette année 2017 - 2018 : les livres-moissons (en projet d'acquisition), les livres-friches (acquis mais à peine commencés) et les livres-jachères (commencés, mais creusés par intermittence). 

Et comme ces livres sont de genres divers et variés (romans, essais, art...), et qu'il aurait été trop complexe de reclasser les livres de ces trois catégories en sous-catégories (souvenez-vous dans "Les Douze Travaux d'Astérix", la maison qui rend fou... Et ses innombrables guichets... Vous mez voyez faire la même chose avec mes bouquins, moi ?)

Première catégorie : JACHERE 

- Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes

- Hécate, Pierre Jean Jouve 

- Le festin nu, William Burroughs

- Lune Rouge, Miranda Gray

- Les Crimes de l'amour, Sade

 

Deuxième catégorie : FRICHE

- La tente rouge, Anita Diamant

- Germinal, Emile Zola

- Hadewijch d'Anvers, une femme ardente, Charles Juliet

- Evolutionnary Witchcraft, T. Thorn Coyle (PDF)

-  Le livre sacré des mystères féminins, Zsusanna Budapest (PDF)

 

Je développerai la catégorie MOISSONS dans un prochain article, je crois...

 

En attendant, je cours préparer un thé ou une infusion de bissap, je verrai bien... Ma soif culturelle ne pourrait remplacer ma soif tout court. 

 



 

 

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17 septembre 2017

à l'approche de Mabon, un chat et un bodhisattva se croisent ...

 

Bientôt la nouvelle lune...

Période de nouveaux objectifs à mettre en place, c'est une suggestion bien connue de celles et ceux qui suivent attentivement le cycle lunaire. Nous ne sommes pas loin de l'équinoxe d'automne (en somme, pas loin de Mabon pour les camarades wiccans et païens de divers bords qui me liraient...), et depuis quelques jours, je réfléchis au renouveau non seulement de ma pratique et de mon apprentissage, mais aussi à celui de certaines considérations que j'ai pu avoir jadis. 

J'ai été dégoûtée de la prière comme supplication, ayant souvent été incitée à l'effectuer par une partie de ma famille, elle-même croyante convaincue, qui n'a jamais admis ou même simplement compris mon aversion pour la notion monothéiste de Dieu (quand tu viens d'un milieu chrétien réputé conservateur, forcément quand tu es adolescent-e... ça a été d'ailleurs une des causes psychologiques qui ont secrètement motivé mon départ de la maison familiale). Du coup, plutôt que de parler toute seule en joignant les mains (par exemple), j'ai ma technique personnelle, bien à moi. J'écris ce que j'ai à dire en rimes, de manière à ce que l'ensemble garde une certaine cohérence. Je passe ma (courte) supplique dans la fumée d'un encens adapté à celle-ci (bois de santal pour la sagesse, rose pour l'affect...). Et je garde cela quelque part, jusqu'à ce que je constate que la situation a été réglée d'une manière ou d'une autre (là, le papier est brûlé). C'est déjà une forme de réhabilitation de cette forme de communication.

J'ai toujours été au carrefour de différents panthéons, en ce qui concerne les aspects théoriques et pratiques de mon paganisme. Bon, je n'en suis pas non plus au point d'invoquer cinquante déités. Mais j'ai souvent cherché une déité patronne. Après avoir longtemps eu Kuan Yin comme patronne, je suis passée à Bastet tout récemment, sans éjecter la première. Ces deux-là m'ont toujours profondément attirée, pour des raisons d'affinités culturelles entre autres (le goût de l'Asie, ma quasi-vénération des chats... Allez savoir). 

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Kuan Yin, déesse chinoise de la compassion, aussi bien vénérée en Chine que dans le reste de l'Asie, du Japon au Vietnam... On la retrouve autant dans le bouddhisme (notamment tibétain) que dans le taoïsme avec la légende des Huit Immortels. Elle est aussi l'aspect féminin du Boddhisattva Avalokiteshvara (ou Chenrézig) que l'on retrouve chez les Tibétains, et qui peut avoir quatre, huit, douze bras... Cette image est tirée de l'Oracle de Kuan Yin, d'Alana Fairchild. 

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Bastet, déesse-chatte égyptienne de la musique, du foyer, de la maternité. Mais aussi une déesse extrêmement sensuelle, et ambivalente. D'où son pendant belliqueux, Sekhmet, déesse de la guerre sous forme de lionne. 

Comme j'ai eu besoin de douceur à un moment de ma vie, à travers Kuan Yin, j'ai aujourd'hui besoin de joie, de sensualité à travers Bastet. La vraie intention, ce n'est pas tant d'obtenir une faveur à travers ce qu'elles représentent, que de calquer mon besoin du moment sur leurs fonctions respectives. Je parle de déités patronnes, mais pas forcément dans un objectif unique de dévotion.Je parle de semi-identification à travers les aspects de chacune d'entre elles. Cela ne fait pas de moi quelqu'un de semblable à ces déités, bien entendu. Mais le besoin du moment est en quelque sorte comblé, jamais totalement, mais au moins jusqu'à un certain point. Beaucoup de choses participent de cette appropriation émotionnelle des archétypes. Les émotions, l'humeur... Mais sûrement pas le sentiment d'infériorité face à une quelconque immensité, face au Divin... Loin de moi l'idée de l'Homme pécheur qui payerait encore la faute de deux gugusses un peu naïfs plus de 6000 ans après qu'ils aient croqué dans une pomme... 

Car je n'oublie pas que comme j'ai été un peu dégoûtée de la prière, la notion de dévotion me débecte tout aussi sûrement. On peut prier sa déité ou l'Univers pour demander de l'aide, certes, mais il faut parfois savoir en ressortir un peu plus fort, pas inférieur, pas écrasé sous le poids de l'image, des qualités imputées... D'où l'intérêt de composer ses prières en rimes, probablement. 

C'est tellement complexe à décrire... Vais-je pouvoir tenir mon article jusqu'à la fin ? Forcément ! 

à travers cette fameuse pratique personnelle, je passe en revue ce qu'il serait bon que je redémarre. J'avais laissé la méditation un peu en stand-by, mais pas par dépit. Il me manquait quelque chose, comme un catalyseur. D'où l'intérêt d'inclure le fameux chapelet de méditation, le mala. 

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Chapelet tibétain (ou mala) à têtes de mort, exposé au Musée Guimet à Paris. 

La parole étant également considérée comme un bon catalyseur d'énergies, le besoin de rédiger de petits mantras se fait également sentir depuis quelques temps... Les plus investigateurs me répondront qu'il s'agit là d'autosuggestion. Effectivement, je le savais. Même les auteurs spécialisés en développement personnel ou en magie l'ont bien compris. Starhawk y a d'ailleurs consacré un de ses exercices dans The Spiral Dance, le "jeu rythmique". 

Ferme tes yeux. Écoute les sons autour de toi, oublie ce qu’ils
représentent. Ne prends conscience que du rythme qui est créé. Que ce soit en ville ou à la campagne on entend de nombreux bruits, des claquements, des grondements, des voitures qui passent, des ouvriers sur les chantiers, des cris d’animaux…. Tout cela vient se mêler et devient un seul rythme où tout se mélange.

Murmure :

Je deviens fort en affrontant mes craintes.
Je deviens fort grâce à mes amis.
Je deviens fort en faisant des erreurs.
Je deviens fort par ce que je fais.
Je deviens fort par le rêve.

Après avoir psalmodié ces mots, élevé de la puissance ainsi, il te sera plus facile de comprendre ce que l’on appréhende lors de la transe. Ces paroles sont dites et répétées, cela devient physiquement agréable, on sent le flux de pouvoir, la résonance des voix, le mélange des harmonies tourbillonne autour de toi comme une vague puissante et chaude.

On peut largement imaginer qu'en combinant le principe de cet exercice avec celui des mantras récités au fur et à mesure du mala, on peut arriver certes à une forme d'autosuggestion, mais ritualisée à un tel point qu'à force elle peut en devenir automatique, à mi-chemin entre la méthode Coué et le chant de pouvoir... ;-) 

Pour ceux et celles interessé-e-s par ces exercices, je vous laisse le lien des Portes du Sidh, qui en contient la traduction : 

Les Exercices de Spiral Dance, par Starhawk

Starhawk : ex. 01 - Jeu d'ombres Par Starhawk©, traduction Lune Exercice 1, page 44 de Spiral Dance Prenez une feuille de papier blanc, un crayon ou un fusain. Asseyez-vous et observez la scène avec intérêt. Oubliez les objets, les noms et autres choses du genre.

http://www.le-sidh.org

Voilà voilà pour ce qui est actuellement prévu de mon côté, en plus de Mabon... Pourvu que je n'aie pas la flemme avant le jour J. 

 

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La cohabitation s'annonce tendue sur l'autel, mais pas ailleurs...Dans la tradition bouddhique, on reproche au chat d’avoir été le seul animal, avec le serpent, à ne s’être pas ému de la mort du Bouddha. Ce qui pourrait toutefois, d’un autre point de vue, être considéré comme un signe de sagesse supérieure... Eh oui. Même si ma Bastet a l'air de faire un peu la gueule.

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02 octobre 2017

Reprise de rédaction... Va y avoir du sport.

 

Depuis le dernier article, il m'était impossible de publier quelque chose de façon posée pour cause d'état d'esprit et d'emploi du temps un peu chaotiques. 

Mais actuellement, je reprends un peu du poil de la bête et me rattrape. Un mois que j'ai commencé à plus ou moins mettre en oeuvre mes objectifs, à deux points près :

- j'abandonne la perspective du théâtre pour cause d'état d'esprit inadéquat désormais et de budget insuffisant.

- Et dans le cadre de ma santé, j'ai obtenu un rendez-vous avec un spécialiste, MAIS... Pas avant mai 2018 (je n'entrerai pas dans les détails, ma vie n'est pas en jeu mais c'est quelque chose de suffisamment risqué pour que des complications plus graves entrent en scène... D'ailleurs mes genoux craquent de temps à autre... ). Ce qui fait que du coup, j'ai pris rendez-vous d'avance avec une diététicienne de mon CMP, histoire de continuer à maintenir un cap alimentaire sain. 

Bah oui, à l'heure où j'écris, je précise que votre humble chroniqueuse, en dépit du fait qu'elle cuisine à nouveau HYPER sainement depuis un mois, a été malade des tripes tout le week-end dernier après avoir cumulé un McDo et un kebab sur tout le vendredi parce que mademoiselle était en vadrouille toute la journée... Et ma pénitence fut joyeusement composée de salades d'endives et de concombres, riz nature et saumon à la vapeur, et orgie de compotes en tous genres. Durex... Euh, pardon. Dura lex, sed lex. On ne rigole pas derrière son écran, espèce de bâtard ! (Et là c'est pas du Molière, hein.)

 

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Ah oui, j'oubliais une chose... Pour réussir dans le milieu du spectacle, en plus d'être pistonné-e et sponsorisé-e à mort, la coutume reste de toucher à un peu tout et de se faire un ch'ti pétard avant de se donner un air ultra-blasé pour espérer concourir aux Oscars ou aux Césars. Ou avoir au moins sa pub de luxe dans ELLE ou Madame Figaro. 

En fait concernant le théâtre, d'une part je me voyais mal payer cent balles pour apprendre pendant tout un trimestre à faire, même dans ce cadre, ce que je suis incapable de faire dans la réalité, à savoir jouer avec mes émotions. Bon, sans dire que je parle et pense de façon systématiquement authentique, je n'arrive pas à me dire que je devrais en rajouter, alors que je suis quelqu'un de suffisament posée en général. Quand on observe les gens autour de soi, quand on observe les comportements de chacun-e, on se dit que pour faire du théâtre, il faut vraiment en avoir sa claque d'observer la tragi-comédie qui se joue déjà autour de soi, au sein de la société dans laquelle on vit. Le fait de vivre plusieurs vies sur une scène de maison de quartier me laisse terriblement froide, alors que je me sens embarquée dans une aventure tellement plus nuancée que celle du Malade imaginaire... 

En plus quand on sait le fric que ça coûte le théâtre... Que ça se passe dans la petite maison dans la prairie le quartier ou au cours  Florent, quand bien même à coups de talent et de persévérance  réseautage et gros sous bien placés (ben oui, n'est pas Léa Seydoux ou Vincent Cassel qui veut, eh oui...)... Vous me verriez avec un bronze César sur mon autel domestique en guise de trophée ???

Bah moi, pas du tout. 

Et comme la vie n'est pas faite que d'hypothèses et de spéculation existentielle... 

N'oublions pas que le 31, c'est Samhain... En effet, ayant zappé Mabon, je suis en pleine préparation de cette soirée, sachant que je ne pense pas sortir déguisée contrairement à l'année dernière. D'autant plus que je réserve un article spécial une fois passée cette occasion. 

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 Je sais, ça peut paraître un peu too much comme bilan idéal pour Samhain/Halloween. mais c'est tout de même plus classe que de passer le lendemain au-dessus de la cuvette après la cuite au bar du coin, même décoré pour la circonstance. Amateurs, va...

 

En attendant, je vous souhaite une bonne soirée... Pour un retour, j'avoue que je suis un peu à court de conversation. Eh oui, il va falloir que je m'y remette. Allez-y fouettez-moi pour cette si longue absence. Mais pas trop fort, hein.

 

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11 octobre 2017

Bethleem Blvd. Blues : De grandes espérances (mais surtout du café et de la bonne musique, c'est déjà bien )

Et voilà, à peine sortie de la douche et habillée, et je réfléchis avec la concentration d'un futur jedi pour répondre à une question pas si simple... Bah oui, pour répondre à la question "Qu'est-ce que j'attends vraiment de ma vie ?", il faut être un peu maso pour être sûr-e de ne pas avoir la réponse en deux temps trois mouvements.

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Une vérité que j'avais un peu perdu de vue. Ne pas attendre assurément le meilleur de la Vie, c'est une façon de le laisser venir. Merci Agrippine. 

Attends, je vais voir ce que je veux, je tire un truc au hasard... Ah... DE LA COKE ET DES PUTES ! -Ah non, pas encore ! -Ah ben on tombe dessus c'est le jeu ma pauv' Lucette ! Et pis ton porte-jarretelles, ça fait une bouée en dessous, c'est moche.

...Bon, OK. Passé cet interlude stupide, la vraie question ce serait pas plutôt : qu'est ce que la Vie attend de moi ? Oh, la Vie, à part glaner les bons plans chez Parashop et à la Fnac, à part les soirées entre potes et les conversations sur le canapé entre deux (qui finissent par un noeud...), à part mon salut par le rock'n'roll des 90's et autres bonheurs culturels, à part la masturbation et les orgasmes sous la douche en pensant fort à divers acteurs de cinéma, tu me proposes quoi pour me perfectionner ?

Oh, tu m'écoutes dis ?!? 

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Bah au train où vont les choses, j'ai pas intérêt à en attendre grand-chose, sinon c'est le crochet du gauche assuré. Allez je te lâche la grappe, ma poule. 

 

Je trippe sur un morceau des Smashing Pumpkins en me disant que non seulement je n'ai plus une seule cigarette, mais qu'en plus j'avais prévu deux-trois choses que je n'ai pas pu effectuer compte tenu du fait que je suis allée voir un ami hier après-midi. Mais qu'à cela ne tienne, le fait d'avoir arrêté de bosser en mai dernier me permet de prendre largement plus de temps qu'il n'en faut pour en priorité prendre soin de moi, de ce fichu mental qui me fait parfois défaut.

Eh oui, j'alterne ces moments tantôt doux, tantôt nerveux qui font de ma vie... Comment dire... Une espèce de patchwork émotionnel. Heureusement je suis actuellement dans une période plutôt clémente, sans laquelle je ne serais pas à mon bureau en train d'écrire. 

Qu'est-ce que la Vie pourrait attendre de moi en dehors de mener la mienne le plus correctement possible, et dans la sérénité la plus effective ?

Me souvenir des belles choses, de les vivre et d'en parler fièrement, parce qu'un jour je ne pourrai plus les vivre.

Respecter mes limites, me contenter de ce dont je peux être déjà capable. 

Ne pas avoir peur de dire franchement les choses, quitte à surprendre agréablement ou en prévenir plus d'un. 

... Ces trois règles (entre autres... ) participent de ce que je peux attendre de moi-même, avant d'attendre quelque chose de quoi que ce soit, y compris de l'existence elle-même. Même si ça peut paraître un peu gonflant.  

Y a du taf, mais personne ne le fera pour moi. Mais en attendant l'illumination, le déclic, enfin, vous voyez de quoi je parle...

 

DE LA COKE, DES PUTES, ET UNE PINA COLADA!!! 

 

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Et comme par hasard, je peux réclamer toutes les conneries possibles, y en a toujours un qui approuve. Les autres, allez vous acheter des couilles, je sais avec qui je vais discuter ce soir,autour d'une tasse de café...

 

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14 octobre 2017

Méprisé, martyrisé... Mais invaincu. Quand la lumière du cœur irradie dans le fracas

 

LE TEMPS DETRUIT TOUT.

(PARCE QU'IL REVELE TOUT, LE PIRE COMME LE MEILLEUR.)

Pas pour rien que je le dis depuis un bail.

 

Je ne t'ai pas vu partir. Sans me mettre en colère pour cela, sans me réjouir pour autant, je me disais que j'allais aborder la vie sous un angle que je croyais avoir oublié.

Avant de te connaître, j'avais une façon particulière de voir la vie. Tu es arrivé, tu as complètement bouleversé la mienne, joyeusement. Alors je t'ai aimé, je t'ai désiré, violemment, mais loin de me détruire, cette violence-là me rapprochait d'une essence de vie, d'âme...

Une essence si particulière que je suis encore dans l'impossibilité de la décrire deux ans après.

 

Tu es parti une première fois, qui m'a fait l'effet d'un cœur arraché. Mais mentalement, on pourrait dire que ça me faisait à peu près cet effet-là : 

Combien j'ai pleuré, probablement pour plus cher que quelques cailloux sales. Et pourtant, ils brillaient ces cailloux. Mais je m'en foutais royalement.

Mon cœur, sans disparaître complètement, est devenu sombre, comme nécrosé en partie.

Mais la partie claire, la partie pure ô combien pure, elle s'accroche désespérément à ce souvenir que tu m'as laissé sans que je comprenne pourquoi.

 

Tu es parti une deuxième fois, cette fois loin de moi. Parce que les circonstances l'exigeaient. Quelles salopes.

Pourtant, je vis, je cours à droite à gauche, mais rien n'y fait. Mes yeux et mon cerveau jouent les magiciens, et je nous revois dans ces moments de désir, de complicité... Mais il me faut vivre.

 

Pourquoi j'écris tout ça ?

Parce que la vérité, c'est qu'en dépit de ma vie tranquille, je ne cesse de me demander comment tu vas évoluer. J'aurai tant voulu pour toi et avec toi, mais aujourd'hui je me rends compte avec une certaine crainte qu'à toi aussi il te faut vivre.

Effroyable constat d'une réalité-miroir...

 

Nous empruntons un seul chemin, celui des Sens, mais pas dans le même sens. Là où tu l'empruntes par jeu, moi je l'emprunte pour des raisons plus profondes, un peu par necéssité aussi. Je ne te blâme pas pour avoir pris le même chemin que moi. Mais j'ai peur de te voir y perdre ton âme. Cette âme que j'ai connue si douce, avec tant d'atouts... Elle devient dure, vicieuse... Voilà l'origine de ma peur. 

Sans recherche de la beauté, du partage émotionnel et sensuel... Cette recherche, j'aurai voulu t'y associer il y a longtemps. Parfois, je pleure en me disant que ma quête de sens à travers les sens, je suis seule à la porter, à y croire même quand tout va mal à certaines périodes. 

Rassure-toi, je dis tout cela, mais ce n'est pas à toi que j'en veux. C'est ta recherche du plaisir pour le seul plaisir que je déplore. Je suis la seule à porter ma quête, bien différente celle-ci, allant au-delà du seul plaisir physique, et personne ne viendra jamais me soutenir dans cette recherche. 

Ce n'est pas toi que je méprise. Toi, je t'ai toujours aimé, toujours désiré, même à un degré différent. Ni moindre ni triple, juste différent. J'ai une tendresse immense pour toi, mais je te vois t'égarer dans un cynisme que je ne peux pas cautionner. J'ai de la peine, j'ai peur. Mais la seule chose à laquelle je peux faire confiance en attendant que tu comprennes, c'est le temps, c'est la force des expériences, leur impact. Je ne te suggère pas de devenir un saint, bien au contraire. Après tout, toute personne pleine de sagesse a commencé par être un véritable petit con. Mais un jour, le petit con mue en homme sensé. 

...

Que ce serait long à expliquer, mais pas si difficile à comprendre. En attendant, il me faut vivre. Et arpenter le chemin sans trop m'écorcher l'âme, moi aussi. Je te raconterai. Si un jour tu veux bien m'écouter encore et encore. 

Je t'embrasse fort. 

irreversible

 

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16 octobre 2017

Guarana dans les veines, insomnie en aubaine (1/2) : Le bazar mental du dimanche soir

Dimanche. Généralement un jour de glande pour le commun des mortelles. Mais pour ma part...

Dopée au guarana, un café au lait sur le côté, voilà que j'extirpe de mes archives persos un vieux projet de création. En effet, affectionnant les jeux de cartes du type Tarot de Marseille et oracles (je parle des plus simples, par forcément des jeux du genre Lenormand ou Belline qui sont hyper sophistiqués niveau symboliques, faut creuser à chaque fois), j'avais entrepris de créer mon propre oracle, avec illustrations entièrement réalisées de ma main, une symbolique toute personnelle et accessible à la fois, avant de finalement passer ledit projet à la trappe,enfin sur clé USB... Pour cause de "J'ai-plus-concret-à-faire", je suppose. Comme si la création était devenue secondaire par rapport à d'autres activités plus terre-à-terre. 

Eh ben là, y en a marre de dissocier. Créer est une chose bel et bien concrète qui me met en face de ce que nous (en gros, les gens, la société, et moi y compris...) estimons acceptable, exploitable, visible... Histoire d'en tirer quelque élément de construction et de développement personnel. En fin de compte, j'ai toujours su, sans jamais passer par une école d'art, que ce que je fais en terme de peinture, de dessin ou autre, ce n'est pas pour faire les galeries d'art ou le buzz sur Internet. Ce n'est rien d'autre que de l'art thérapie en solitaire.  

Quand je dis ça, ce n'est pas pour meubler la conversation. L'art est un vrai moyen d'exploration et d'explosion de ses propres valeurs et tabous et je tiens à en parler ici. Je reviendrai plus tard sur mon projet de cartes. 

 

Quand la soif de culture rencontre la recherche intérieure

à l'adolescence, j'étais à fond dans les recherches sur l'art et la culture en général, sur l'art contemporain et plus particulièrement sur le body art (non, je ne parle pas de tatouages et de piercings, et encore...), mouvement qui regroupe des artistes travaillant comme convenu sur le corps, les limites à la douleur, la sexualité, sur le sang et autres fluides corporels, sur la représentation générale qu'on fait du corps... Marina Abramovic, Hermann Nitsch, Orlan, Jean-Louis Costes (à propos de ce dernier, voir l'excellente interview qu'il a accordée au magazine Gonzaï en 2014, l'article est encore en ligne sur leur site.)... 

Combien de pages et de livres, d'articles sur ce sujet consultés à l'époque du lycée en rêvant de pouvoir un jour, moi aussi, travailler sur les mêmes choses sans avoir à passer forcément par une école d'art et des pistons devenus quasi-vitaux dans le milieu artistique ?

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Marina Abramovic, Balkan Baroque, Biennale de Venise, 1997.

Ma recherche documentaire autour de ces sujets n'avait alors d'égal que ma fureur adolescente (et un peu aussi un trouble psychique mal diagnostiqué, une fascination esthétique pour certains sujets... j'y reviendrai dns un autre article). Sans forcément trouver de lien direct, je pense que cette fascination culturelle multiple a été en quelque sorte un point de départ à une recherche plus intime, plus spirituelle. 

Ainsi, sous l'impulsion de plusieurs facteurs dont ma propre part de folie et de fascination un peu morbide (il faut remettre ça dans le contexte d'une adolescence très dure à gérer), c'est à cette période, vers 2006-2007, que j'ai exécuté mon premier travail plastique autour du sang menstruel (putain ça y est, y en a qui ricanent... Mais je persiste et je signe :p). Exercice de style, mais avant tout de provoc', j'en conviens. Mais si à 15 ans j'avais imaginé une seule seconde que dix ans après, tout en étant devenue un peu plus posée mentalement, je commencerais à assister de façon périodique à des cercles de femmes, à des tentes rouges... Qui travaillent justement, via notamment la méditation et le partage des expériences de vie des femmes, entre autres aspects du féminin, autour du sang menstruel, du pouvoir créateur qui émerge de cela, de la perspective d'empowerment* qui est justement creusée autour de ce sujet... Je crois que l'idée ne m'aurait franchement pas déplu.

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(*à noter qu'Empowerment, pour les non-anglophones, est un terme très courant aux Etats-Unis et au Canada. Il s'agit en réalité d'un terme assez vaste qui désigne généralement en politique, le fait d'octroyer plus d'influence et de moyens à des groupes sociaux bien précis afin qu'ils puissent agir sur les conditions sociales, politiques, économiques et/ou écologiques auxquelles ils sont confrontés. On a parlé par exemple de l'empowerment de groupes bien précis tels la communauté LGBT ou plus confidentiellement de celui des usagers en psychiatrie, où l'empowerment est étroitement lié à la notion de rétablissement. 

Mais dans le contexte de cet article, la notion désigne ici le fait d'avoir du pouvoir sur sa vie, son quotidien, à travers des méthodes diverses de création, d'introspection, d'entrepreunariat etc..., concernant les femmes.)

 

Et comme je suis en train de me rendre compte qu'il est presque une heure et demie du matin, que je suis sensée squatter l'amphi de neuf à dix heures... Et que je suis encore assez givrée pour me faire un masque capillaire à l'huile de ricin... va falloir que je rince ça et que je me couche direct.

Mais sans oublier que le pouvoir, c'est aussi jouer avec les habitudes du quotidien et prendre les lecteurs de court en décidant de parler aussi bien d'art, de cartes et de montée du pouvoir personnel sur sa propre vie que de guarana, de sang menstruel, et d'huile de ricin dans le même article... Bonne nuit à toutes et tous. 

[à suivre...]

 

 

Posté par Loba_James à 01:25 - Permalien [#]
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18 octobre 2017

Guarana dans les veines, insomnie en aubaine (2/2) : le bazar continue le mercredi soir

La nuit, enfin... Cette période où tu te permets de penser pleinement à ce qui te fait du bien, ce qui te procure du plaisir. Comme si en journée, c'était impossible que ta pensée s'abandonne complètement.

Impossible de débaucher ton mental en journée. Définitivement, je suis une fille de la nuit. 

Et pendant que je m'applique à la rédaction de cet article, je fais tourner un vieil album de Sting en boucle... "Nothing like the sun", un de mes albums préférés de sa discographie avec "Brand New Day". 

Aujourd'hui, petite fête donnée au CMP à l'occasion du départ prochain en retraite de ma psychiatre. D'habitude, j'ai beaucoup de mal avec les petites fêtes en milieu médical. Observer les patients ne m'intéresse généralement pas. La détresse émotionnelle et mentale côtoyant quelques fois la misère humaine, ce n'est pas là ce qu'il me faut pour avancer humainement parlant. 

Le simple fait de croiser des collègues au buffet, du moins, à l'époque où tu bossais en ESAT... Quel effet bizarre que de simplement les saluer, alors que depuis mai tu as tout plaqué. Tu ne fais plus partie de ce milieu, mais tu ne t'en portes pas plus mal puisque tu touches une allocation pour ce même handicap qui t'avait ouvert les portes du milieu protégé un an auparavant... "Wohow, I'm an alien, I'm a legal alien..."

Voler au dessus d'un nid de coucous, c'est très bien. Mais quand tu en fais partie, même à degré correct, c'est moins marrant.

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Moi (au figuré, à gauche) quand je suis en train d'observer un patient totalement placide, alors que je viens de lire un article sur les théories de Wilhelm Reich concernant la satisfaction sexuelle des masses comme rempart à la névrose et alternative aux traitements médicamenteux...

 

Sexe, mensonges... (et toute boisson se terminant par -o... Sauf Cointreau, bande d'illettrés)

Ce soir, en dehors du fait de penser que cette petite sortie a constitué dans ta journée une coupure horaire non négligeable, tu réfléchis à cette énergie, cette espèce de niaque sexuelle que tu as l'impression d'avoir perdu depuis ta rupture et les coups d'un soir, certes peu nombreux mais impactant à coup sûr ta conception romantique initiale de l'amour, du couple et compagnie (car oui, il y en a eu et je l'assume par écrit).

Tu te rappelles de ce que tu discutais avec ta mère au téléphone ou par d'autres moyens, et puis tu te souviens qu'elle a reconnu qu'à l'inverse de toi, elle a toujours considéré le fait d'être en couple comme le summum de l'épanouissement...

La belle affaire, la vanne d'Enfer avec un grand E, si si...

Combien j'en vois, des femmes de mon entourage, maquées et qui s'emmerdent comme des rats morts... Qui ne sont pas enfermées pour autant, mais qui ont affaire à des personnes qui ne les comprennent pas, ou font semblant de les comprendre en leur demandant de décrocher la lune ? En balançant une telle chose, j'ai conscience que toutes ne sont pas dans ce cas de figure. Mais quand tu vois certaines personnes se faire lâcher salement, ou d'autres qui s'ennuient dans une relation conventionnelle...

Au vu de ce que j'ai vécu, au vu de ce que je vois, je suis renforcée dans ma conviction. Cette même conviction qui dit que les relations amoureuses normales ne sont pas faites pour moi. Je ne parle pas de rejeter l'amour, mais de décalage presque nécessaire, quoiqu'un peu difficile à définir de manière arrêtée. Nous avons tou-te-s nos critères de décalage amoureux, mais pour ma part, le décalage peut aussi être une bonne excuse pour ne pas m'engager à quoi que ce soit.

Le but de cette manoeuvre restant, dans mon cas, de mieux m'estimer pour pouvoir estimer les autres. 

Cela dit en passant, j'écris mais je n'ai rien bu en deux heures de rédaction... J'ai même pas une petite bouteille d'amaretto, quelle tristesse, moi qui adore ça. Mais quand tu t'es promis de ne pas avoir d'alcool chez toi, ne pas avoir ce petit goût agréable sur la langue c'est un peu la rançon de la vertu, c'est la frustration gustative. Une frustration facilement gérable de mon côté. 

Mais quand même, le jour où j'avalerai quelque chose qui pourrait avoir un goût d'amande ou de sirop d'érable... Non, lectrice qui passe par là, ne sois pas offusquée de la connerie que je viens de sortir. Tu verras, le jour où ton mec aura le goût du chocolat blanc, tu me diras merci d'avoir sorti un truc aussi con. 

 

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Rassurez-vous les mecs, la fille à droite est loin d'avoir soif, elle est juste contente d'exhiber son clou. En même temps vu les dents, si j'étais vous, j'hésiterais aussi. 

 

 

Posté par Loba_James à 23:17 - Permalien [#]
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19 octobre 2017

Bethleem Blvd.Blues : #MeToo m'a tuer

 Marre de ce buzz depuis une semaine autour de #MeToo. Je commence à trouver cette espèce de revendication du trauma profondément malsaine.

Je vous dis là quelque chose qui ne plaira pas forcément, qui dérangera sans doute.

 

 

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Ah si j'étais comédienne... Voilà comment je remercierais du monde aux Césars ou aux Oscars, au lieu de pleurnicher... Mais voilà, je suis du bon côté des Arts. Enfin je crois.

Pour moi qui avance dans la vie en tant que femme, qui tente de me construire un parcours et une personnalité, je vous le dis au risque de choquer, mais ce hashtag, il me fait le même effet qu'une étoile sur une veste en 1942.

Moi aussi j'ai été harcelée plein de fois, je le serai sans doute encore. Moi aussi j'ai échappé à des tentatives d'abus, même si elles ont été rares. C'est un fait, un détail qui fait partie de mon parcours, mais ce n'est pas une part de mon histoire, ça sûrement pas ! Et pourtant je n'éprouve pas le besoin de me signaler par un hashtag qui se veut être un instrument de lutte, mais que je considère comme une forme d'auto-stigmatisation. On se pose pour la énième fois en victimes, alors que nous avançons quand même, nous faisons nos vies, nos carrières, parfois nos mômes... On fait de l'art, on fait du bénévolat dans des assos caritatives, on fait tout ce qu'on peut pour nos familles nos amis, pour nos communautés. Et on éprouve encore le besoin de signaler quelque chose qui nous a profondément blessé, à côté de tout ce qu'il y a de positif, comme pour en tirer un intérêt émotionnel de la part de ceux qui nous ont blessés.

Je repense à Virginie Despentes, je repense à « King Kong Théorie », qui fait partie de ces livres qui me forgent et sont à la base de ma conscience, mais aussi à « Baise-moi ». Autant au livre qu'au film qui en a été tiré. Et un dialogue me revient. Quand Manu veut réconforter sa pote et en même temps lui dire la vérité sur ce patriarcat et ses sbires à queue qui cherchent à les briser intérieurement : « Après ça, moi je trouve ça chouette de respirer. On est encore vivantes […] C'est rien à côté de ce qu'ils peuvent faire. […] J'en ai pris d'autres dans le ventre et je les emmerde. C'est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeurs à l'intérieur parce que tu peu pas empêcher qu'elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d'y rentrer et j'y ai rien laissé de précieux... »

À côté du fait que nous, femmes, nous avons des droits et que nous nous devons de les protéger et de les maintenir, on a beau être précieuses et importantes pour la communauté humaine, on est pas en or massif, on est de la chair, on est des corps, des membres, qui s'inclinent ou qui se rebiffent, mais qui ont toujours des raisons de le faire. J'ai été harcelée, provoquée , mais à côté, des flirts, j'en ai eu de ma propre initiative. Des coups j'en ai tiré aussi, je suis une femme et j'assume ce que je viens de dire. La vérité, c'est que depuis ma rupture il y a plus d'un an, je gère ma pulsion comme un homme. Des aventures, j'en ai eues. Je ne les cherche pas forcément, mais je me laisse porter par les circonstances quand je le désire, et quand j'estime que le désir de l'autre reflète le mien. Si il y a complémentarité des désirs, pourquoi est-ce que j'entraverais la loi de la Nature ?

 

Dans ce contexte actuel de puritanisme forcené, qui fait qu'on ose bien moins assumer certains aspects de sa vie de femme, aujourd'hui, je le dis. À qui serait tenté de me traiter de putain, je ne suis certes pas un modèle de vertu, mais je ne suis pas non plus un sommet de vice. Ce qui différencie une femme sans histoires et amoureuse d'une pute, c'est la motivation. Je n'attends rien à la base, ni argent, ni cadeaux, ni situation, rien. La complémentarité des personnalités et des désirs, voilà ce qui m'importe aujourd'hui.

Voilà pourquoi je refuse de me signaler par ce hashtag sur les réseaux sociaux. Malgré le fait d'avoir vécu des choses similaires et d'adresser malgré mon coup de gueule toute ma sympathie et mon affection à celles qui n'ont eu ni la chance ni le même regard que moi sur ce sujet, je le dis par fierté et par lutte : j'en ai aussi pas mal profité de mon côté, en faisant abstraction de toute considération judéo-chrétienne sur ce que j'ai pu faire de mon cul à certains moments de ma vie.

 

Tant qu'on est vivantes, qu'on a cette chance, il faut avancer en balançant aux orties tout ce qu'on a pu nous infliger ou nous inculquer à tort. Et bien entendu ne pas oublier de jeter les connards dans la bonne poubelle, c'est toujours bon à faire pour la Terre-Mère. Sur ce, les filles, je vous souhaite le meilleur pour la suite.  Bisous à vous. 

Hole - Live Through This - 1994. Playlist de circonstance à l'image de l'état  d'esprit dans lequel j'ai pu écrire cet article... 

Posté par Loba_James à 16:20 - Permalien [#]
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