Histoire de Lo

12 novembre 2020

Coeur Acoustique, Cerveau en Fanfare (l'un n'empêchera jamais l'autre...)

Quelque part, voire n'importe où dans la zone mondiale. 

- Courage à nous, mes ami-e-s. On y arrive...

- Mais à quoi ?

- Bah on verra. On verra ce qui va être à notre disposition. On va se servir de ce qu'il restera pour créer nos résistances, notre défense... Je dis ça, je n'ai pas envie d'avoir peur. J'en ai plein le cul d'avoir peur.

- On a parfaitement le droit de ressentir la peur. 

- Certes. Mais on a aussi le droit de foncer dans l'ennemi en hurlant comme des harpies. 

- Ou comme des gorets qu'on ég...

BAM !!!

 - Je crois que je n'ai même plus besoin de te dire de la fermer. J'ai tapé trop fort. Je te passe le numéro de mon ostéo ? 

* * * 

7 novembre 2020, 12 heures 05 :

Bon. Passé cette petite introduction que je voulais marrante (à vous de voir, je ne suis pas là pour faire du stand-up), ma seule pensée en ce moment se résume à ceci qui en regroupe plusieurs : 

- Plus que deux cachets jusque mardi à venir (renouvellement de mon ordonnance par le médecin traitant après que les secrétariats du CMP et du cabinet médical me renvoient la balle, puisque je n'ai pas de RDV psychiatre jusque début décembre...), du coup je compense avec du pavot de Californie (Eschscholzia en VO...) et ça me déstresse bien. Une possible sieste est presque un plus, presque dans la mesure où je m'efforce de m'occuper pendant cette période de confinement... Et chose prévisible, quand tu n'as pratiquement plus de cachets, tu sens que tes angoisses reviennent, presque toujours les mêmes...

Lutter contre mon envie de fumer.
Boire beaucoup (thé, café, tisanes... Tout sauf alcool.)
Laisser entrer le minimum syndical de lumière dans l'appartement, ride
aux tirés.

 

9 novembre, 20 heures 10 : Attention les yeux...

APOCALYYYYYYYYYPSE !!! 

FinDuMonde

Bonne chance à vous, les filles qui ont ajouté "Sauf ....". 

 

Bref, la connerie du jour. 


* * *

11 novembre 2020, 8 heures 54 : 

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Traitement renouvelé, OK. J'ai de quoi tenir. Et ainsi pouvoir gérer le reste de la semaine avec l'envie plus forte d'écrire, de peindre, et autres joyeusetés en cette deuxième période de confinement... Sachant qu'on est un peu plus nombreux à se déplacer, et que ma ville a l'air moins fantômatique pour le coup. Notre humeur n'est nullement à la fête, bien qu'un labo bien connu prétende à ce jour avoir trouvé un vaccin contre le Covid... Et tout le monde attend, Bon sang que ça pue cette histoire... 

Bref, dans un an on ne sait pas dans quel merdier on sera ou presque, et moi demain j'ai 29 ans... C'est dire à quel point je devrais me réjouir, alors qu'au fond je m'en fous. Pas par accès dépressif. Mais parce que j'attends déjà novembre 2021. Là j'entame un autre cycle, en attendant c'est la chrysalide... 

10 heures 40 :

Gros vague à l'âme, mélange nostalgique et introspectif qui ne passe pas. Je repense à mon enfance, je repense à mon père/géniteur du fait que je réfléchis à pas mal de choses - barrez la mention inutile, perso j'ai la flemme -, je repense à mon corps... Mon corps me démange, j'ai envie de repasser sous l'aiguille quand le second confinement sera bouclé, j'ai envie de mon homme, j'ai envie de te serrer dans mes bras et de casser la gueule de ceux (et surtout de celles) qui m'auront fait chier depuis au moins un an et demi. Mais je ne le ferai pas... J'aimerais, mais j'estime que mes mots sont plus à même de faire mal. Les poings c'est à peine si j'ai envie de les serrer, même si ce n'est pas l'envie qui manque. Eternelle ambivalence. Je ne me plains pas malgré mes blessures... Ou peu. 

Méditation à 11 heures 11... Petite contribution à un mouvement de quelques milliers de personnes, dans un but d'harmonie Mondiale. à toute. 

22 heures 22 : 

La méditation s'est bien déroulée. Gros coup de barre dans l'après-midi, j'ai du dormir au moins deux heures. Me sentir sous tension ce soir. Mais fort heureusement, j'ai des cigarillos, j'ai du thé. J'ai ressorti mon tambour, un texte à mettre en percu... Des angoisses ce soir. Presque irrationnelles, est ce que c'est mon intuition qui tourne à plein régime, est-ce que c'est la paranoïa... Bref, je dois contrer ça. 

12 novembre, 1 heure 15 :

Sombres idées cette nuit... Aujourd'hui j'ai 29 ans. Je dois lutter contre ces idées, absolument, rien que ces idées me font déjà mal et gâchent un peu l'instant. Je pense à mon homme, je pense à cette période de la trentaine que je veux vivre, construire avec lui. Et rien que cette pensée calme celle plus mortifère qui me revient. J'y pense comme à un rail de coke ou un shoot d'héro, car dans cette espèce de détresse psychologique épisodique mais toujours intense, je me définis (entre autres qualificatifs) comme une toxicomane de la seule chose qui m'ait jamais manqué, toujours motivée à m'accrocher à la Vie malgré le fait de vivre dans une société et un contexte global que je comprends et cautionne de moins en moins. 

Je suis une toxicomane, oui. Mais de l'Amour Fou. J'ai besoin de l'être aimé, ne serait-ce que de son image parfois. Sa présence, la seule chose qui me calme. Sa douceur, sa fermeté aussi, le sourire le regard, l'intention protectrice...  toutes ces choses qui agissent sur moi d'un coup sans que je réclame rien d'autre. Je ne suis pas en train de l'idéaliser, mais je constate lucidement à quel point une personne peut vous couler dans les veines. Sans que ni une transfusion ni le sexe n'y soient forcément pour quelque chose. 

Oui, exactement. Bref, est-ce que vous comprenez que je suis en train de sublimer peu à peu un aspect de ma dépendance qui me transcende et me flingue à la fois ???

 * * * 

20 heures 44 :  ça c'est le morceau qui va m'aider à écrire ce qui va suivre. 

Visions étranges et poétiques ... Je me vois courir dans les dunes, je vois le bord de la mer. ça pourrait être la Côte d'Opale ou les côtes bretonnes... Je me vois courir, je me vois faire l'amour dans les dunes, je me vois tuer aussi qui voudra nous nuire, rassembler les bouts de toi et de moi.....  Tout ça comme une bête, comme un ange aussi.... Pourquoi ? Pour sortir quoi de particulier ? Dur, très dur de ne pas avoir de visions aussi extrêmes. Les journées du 12 me chamboulent à chaque fois, c'est certain. 

J'aimerais parfois comprendre pourquoi ma violence que je refoule, pourquoi tout ce désir... du mal à sortir ça en général, mais peu à peu je fais le nécessaire pour arrêter de refouler tout ça, et repartir sur des bases psychiques plus saines. J'aimerais comprendre, vraiment. Mais parfois je ne peux que constater ce qui se passe... 

J'aimerais mourir dans un cri de colère et renaître dans un orgasme. Mon amour, j'aimerais t'emmener avec moi, t'enlever et te garder pour moi, te dévorer amoureusement rien que pour que tu restes en moi. Pour que tu me coules encore mieux dans les veines. Regarder plus loin que ce que je vois déjà, toujours plus loin. 

Je me sens comme l'ourse qui refuse qu'on la dresse, comme le faucon qui revient à son fauconnier malgré le formidable potentiel de ses ailes.... Me sentir multiple et une à la fois.

Dur de ne pas être extrême, et je ne connais pas la modération. Je ne peux qu'évoluer dans un mélange des deux, un juste milieu que je construis tant bien que mal. C'est ce partage qui me sauve, quelque part.

Gratitude à nous, à toi, à moi... je nous aime, parfois maladroitement, mais toujours ardemment. 

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28 octobre 2020

Etre une femme alignée, tu sais c'est pas si facile... Entre Temple Intérieur et champ de bataille (Interlude)

 

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Au-dessus de Soi, le ciel. En-dessous de Soi, la Terre. Et la Paix en chaque part. 

Ceci, je l'ai accroché au-dessus de ma porte, après y avoir mis mon intention pendant la séance de pyrogravure (et oui, je m'y mets avec joie, même si mon nouveau joujou n'est pas si pro...) J'ai récupéré ce matos-là dans la famille après tri de matériel créatif qui me donnait envie de tout embarquer, mais il fallait faire un choix et laisser de la réserve, alors... 
Mieux vaut-il avoir des mains de femme, avec de longues griffes qui peuvent se casser, ou des mains d'enfant qui peuvent presque tout faire sans trop de dommages ? Mieux vaut-il marcher comme Naomi Campbell (même si j'en suis un peu admirative sur les bords), avec des talons qui peuvent vous trahir ou vous faire souffrir dans la rues, sur des pavés inabordables d'office et avoir un caractère exécrable (admirative mais pas débile non plus), ou porter des Doc / New Rock pour marcher vite et loin, et assumer une féminité ô combien mise à rude épreuve par les clichés, les considérations diverses et variées, et les constats pas toujours flatteurs... Je veux les mains d'une artiste et les Docs d'une tendre emmerdeuse. Je commence à doucement accepter cette part de moi qui n'est pas agréable, mais qui est. Je suis une Tendre Emmerdeuse, même à dose homéopathique.

Je suis féminine, mais quand il le faut, pas à outrance. Etre féminine jusqu'au bout des ongles est un avantage mais c'est aussi parfois une forme de formatage.


25 octobre 2020, 22 heures 46 : Un peu fatiguée actuellement de devoir absolument me morfondre sur les blessures et les failles du passé. Je semble reprendre du poil de la bête à une vitesse à laquelle je ne m'attendais pas. Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, c'est OK. C'est aussi OK pour admettre que non, nous ne sommes pas des êtres complètement accomplis, sans aucune faille ni aucun remords à trahir nos idéaux et nos valeurs pour des moments d'égarement dont on se serait finalement bien passé. 

***

26 octobre, 21 heures 08 : D'habitude je partage peu ce genre d'articles voire pas du tout. Mais là, pour une fois qu'une femme ose penser à contre-courant de la masse... Je ne vais strictement pas m'en plaindre, dans la mesure où ça me fait ma bouffée d'air frais idéologiquement parlant. Maïwenn est certes dans le cinéma, mais elle garde un minimum de lucidité pour évoquer un sujet en vogue depuis 2017, à savoir les retombées sociétales des différents mouvements féministes comme MeToo et Balance Ton Porc. 
 
Je n'en ferai pas une sainte non plus, mais elle ose nous rappeler une réalité essentielle un peu occultée actuellement : 
Non, les mecs ne sont pas tous des pervers, ou des crevards. T'as des bon gars qui résistent encore et toujours, à côté des connards qui sont malheureusement légion et dont on parle beaucoup plus parce que ça fait le buzz, parce qu'il faut bien vendre du papier et faire de l'audimat. 
Et oui, dans ce marasme un homme (un vrai hein, pas une raclure de harceleur de rue) qui te trouve jolie et qui te drague un peu gentiment, c'est toujours un peu flatteur même quand tu as le droit de l'envoyer balader tout aussi gentiment.
 
Maïwenn tacle les féministes et prend la défense de Roman Polanski

Dans une interview donnée à Paris Match ce 22 octobre, la réalisatrice s'en est pris à Adèle Haenel et aux militantes féministes, tout en apportant son soutien à Roman Polanski. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

https://www.lesinrocks.com


Le vrai problème n'est plus Polanski. On s'en branle de Polanski. Le vrai problème c'est que le féminisme avec ses sous-courants (mixte, non-mixte, racisé, queer radical etc.......) est devenu un arbre génétiquement modifié avec des branches qui poussent n'importe comment et qui veulent toutes porter du fruit. Mais ces fruits-là ne sont pas forcément bons pour l'organisme, certains sont même dégueulasses et altèrent la qualité génétique de notre propre être. En gros, ça peut carrément te retourner la tête plus que ça n'arrangerait quoi que ce soit. 
 
Le vrai problème est ailleurs et perso je sature qu'on me parle encore de MeToo, Balance Ton Porc et compagnie. Le vrai problème, c'est que parmi les féministes, à côté de celles de bonne volonté qui n'ont absolument rien contre les hommes, tu as quelques grognasses radicales qui ont décidé de prendre le pouvoir et d'asseoir leur haine personnelle comme parole d'évangile... ça donne des assos comme Femen, Chiennes de Garde... Moi je ne me reconnais pas. Je ne revendique pas grand chose, si ce n'est le droit de séduire, de désirer, de faire avec et pour un homme et non pas contre les hommes. Je me vois autrement que dans la lutte, la confrontation permanente... Mesdames, connaissez-vous le Yin et le Yang ... Non ? Tant pis... 

28 octobre, 15 heures 21 : Et moi pendant ce temps je veux me sentir alignée. Totalement. Je le suis en partie, pas complètement mais quand même. Chaque chose en son temps.... 

Nous sommes en pleine saison du Scorpion (ma saison ! ) et je veux pouvoir entamer un renouveau consécutif à cette espèce de crise de conscience personnelle commencée en mars. Et comme le Scorpion est un signe porté sur le binôme destruction/renaissance, je suppose que les possibles annonces gouvernementales de ce soir vont y participer pour m'inciter à quoi... Résister en conséquence, d'abord d'un point de vue moral, mental, spirituel... Faire monter la vibration, la garder la plus haute possible. Lutter en permanence contre la menace d'une baisse du système immunitaire, d'une certaine endurance intérieure. Cure de vitamines et de compléments par intermittence, quand le besoin se fait vraiment sentir. ET au calme, avec ce qu'il faut pour calmer le mental et les sens : musiques de méditation, mantras même. Pas trop de lumière, des bougies, de l'encens... Nous sommes certes partagés quand aux stats sur le Covid 19, mais nous sommes un certain ombre à être d'accord sur au moins deux ou trois points : 

- On cherche à nous faire peur comme à des enfants, quitte à nous brandir la "menace" de choper le Covid et la prétendue solution d'un reconfinement dont on connaîtra la teneur social dans quelques heures. Alors que dans le même temps, on gonfle les statistiques autour de cette pandémie pour servir la muse en place de mesures de plus en plus restrictives (en gros, si tu as un parent atteint d'une maladie chronique ou d'un cancer en phase terminale qui décède demain, on ira te dire que non non, c'est bien du Covid que la personne est morte.) 
- On nous sucre des opportunités de soulager le mental par des moyens généralement mis à notre disposition (comme preuve, la crise actuelle dans la culture et l'évenementiel) mais on nous exhorte à travailler car il faut absolument faire tourner l'économie. Germinal dans les bureaux. Orwell, 1984, seul le travail reste autorisé ! (Même une balade en forêt va devenir imposible, car confinement le week-end... Enfin, possible hypothèse à l'heure où j'écris ces lignes). 

* * * 
21 heures 17 : 
La décision est officielle, nous sommes reconfinés au niveau national à partir de vendredi minuit. Bon, bah c'est reparti pour un mois.

- Organiser un planning, les activités (écriture, Code en ligne, etc... ), les listes de courses, menus etc...
- Ressortir le tapis de yoga, la toile à peindre....
- Ecrire, méditer, créer.

Ce deuxième confinement, je veux le prendre comme une deuxième période de retraite. Si j'ai pu gérer deux mois de confinement en début d'année, je peux bien en gérer un autre dans les mêmes conditions. Dans deux semaines, dernière année de ma vingtaine, une période obligatoire d'évolution/recadrage... Avant une Renaissance ?
Cette saison reste la mienne, celle du Scorpion.

En attendant le prochain article, je ne vous souhaiterai pas Bonne Chance (et pourquoi pas Puisse le sort vous être favorable, tant qu'on y est ? Mais merde, c'est pas Hunger Games ici.). Je préfère vous envoyer de l'affection, de bonnes ondes, parce que cette période comme celle de mars-avril ne sera pas facile pour certains d'entre nous. Beaucoup de courage et de patience pour le mois qui s'annonce... 

Je vous reviens très vite, vers début novembre. Love. 

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01 octobre 2020

La Fureur dans la Jouissance, La Joie comme Vengeance (part.1 : Anatomie d'un Presqu'Enfer et autres considérations)

Nourrissez les corbeaux, ils vous crèveront les yeux. Proverbe espagnol

Surtout ceux qui portent costard et qui présentent les infos, entre autres spécimens. Bon, passons. 

23 septembre 2020, 18 heures 32 : Le monde, cette immense taule ultra-connectée à ciel ouvert et presque accessible. Presque, dans la mesure où dans ma ville, on a encore des gens qui portent le masque alors que récemment à Châlons-en-Champagne, à été rendu le verdict suivant (je reprends ici l'article tiré du site France TV info que vous pouvez consulter ici : 

Reims : l'arrêté rendant le masque obligatoire reste valable dans le centre-ville et sur les campus

L'arrêté rendant le masque obligatoire est passé devant le juge administratif de la Marne, à Châlons-en-Champagne, le jeudi 17 septembre. L'arrêté en question concerne Reims. Comme à Strasbourg (Bas-Rhin, en Alsace), l'arrêté a été suspendu. Il ne s'applique dorénavant qu'au centre-ville et campus. Abusif, l'arrêté rendant obligatoire le masque dans tout Reims (Marne) ?

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Bref, je suis désormais devant deux issues : soit je réduis encore plus drastiquement mes passages dans le centre-ville et le campus où je comptais squatter comme chaque année entre la cafèt' et la Bibliothèque, soit je fais avec en portant un peu le masque uniquement dans ces zones, sans compter les transports curieusement plus pointilleux sur les masques que sur les crachats et autres sales attitudes de certains passagers... Bref, je ne sais pas combien de temps on va devoir tous encore composer avec ça mais je suppose que la seule solution qu'il reste, c'est de connaître un peu mieux les lois et la mécanique juridique pour éviter toute embrouille en cas de contrôle abusif (renseignons-nous, Je n 'en dirai pas plus mais cela peut donner lieu à de quoi se défendre d'un point de vue juridique, sans compter les collectifs qui se multiplient autour de cette fameuse problématique du masque et des mesures silencieusement liberticides au fil des ans.)

Cependant j'aimerai vous promettre quelque chose à partir de ce soir et de ce début de rédaction  : dans cet article que je commence ce soir, promis pour une fois je n'évoquerai pas la crise sanitaire actuelle. Non pas que j'aie décidé de m'autocensurer ou quoi que ce soit de cet ordre, mais dans ma vocation première d'auteure (incluant mon présent blog, mon art poétique, et autres textes sur lesquels je peux et pourrais actuellement et à l'avenir travailler), j'estime que le réel ne me nourrit pas de manière correcte car saturé d'une sale énergie qui ne me convient pas. Quelque chose de dégueulasse qui a d'ailleurs tendance à me parasiter par moment... J'ai l'impression que le réel est en train de manger une part de ma vie mentale, et par conséquent une part de mon inspiration, d'où l'intérêt que je me mette en retrait actuellement. Je ne laisserai pas le MCM ou Multiple Chaos Mondial me bouffer mon inspiration. NON. Personne n'a à m'intimer l'ordre d'étouffer plus que de raison au rythme de l'actualité, des annonces et de tout ce qu'on nous dit... Entre ce qui peut être vrai, ce qui se révèle faux... J'estime que par delà ma condition de civile d'un point de vue physique et matériel,  donc également au niveau du mental, du créatif et du spirituel/intellectuel... J'AI EGALEMENT LE DROIT INALIENABLE DE RESPIRER. 

N'importe quelle lecteur ou lectrice tâtant un peu de la plume et du clavier serait sans doute tout à fait d'accord avec cela. 

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* * * 

24 septembre, 15 heures 14 :

C'est le retour de l'automne. Des jours gris, de la pluie et du vent qui retourne les parapluies (ben oui, l'un ne va pas sans l'autre). Et pour une fois, j'aimerais aborder un sujet (avant d'en aborder d'autres) que je n'ai plus abordé depuis longtemps sur ce blog. Je voudrais parler du Désir, du Corps, d'un peu d'Amour aussi. Vous verrez, y aura de l'espoir, et en évoquant tout cela j'espère moi-même comprendre ce que je ne comprenais pas au départ. Enjoy. 

26 septembre 23 heures 15 :

Le corps amoureux se délivre de toutes les mutilations de la société y compris l'idée d'obscénité, c'est le corps de la grâce. Alors que le corps social, c'est le corps de la mutilation, de la disgrâce. Du regard qui est porté sur vous. Dès qu'il y a grâce et harmonie, l'obscénité n'existe pas. Catherine Breillat


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Depuis longtemps je traverse la Vie avec un certain feu qui me porte, entre autres feux. Mais peu à peu, ce feu-là en particulier  a commencé à me consumer jusque dans mes attentes et ma vision de beaucoup de choses, y compris de l'amour lui-même. Ce feu, c'est le Désir. Mais je ne peux pas parler de lui uniquement d'un point de vue sentimental ou sexuel. Il y a en réalité énormément de manques et de craintes derrière un certain désir humain, mais ce serait dommage de faire un focus sur ce qui fait mal, ce qui est considéré comme négatif. Le Désir amoureux (qui implique à la fois l'Affect et le Charnel sans forcément toujours faire de différence entre les deux) m'accompagne depuis longtemps. Plus par besoin fondamental que par envies soudaines et/ou successives. Plus par foi claire et nette que par cynisme pur et dur. 
De cet aspect de foi, je m'en expliquerai plus longuement à un moment.

Qu'est-ce que je cherche à conjurer ? Une crainte certaine de l'abandon. Voilà probablement pourquoi je mets tant d'application en amour à me montrer aussi sensuelle par moments. Pas uniquement pour mes sens, mais aussi pour sublimer ce besoin de donner et recevoir l'amour, par goût de l'art un peu aussi. Sublimer les liens entre moi et les êtres que je peux aimer au cours de ma Vie (et avec lesquels je peux rester en très bons termes quand c'est possible). J'ai tellement de raisons, plus ou moins concrètes. Mais j'en ai. Ce n'est pas de l'énergie foutue en l'air, ce n'est pas de la performance. C'est plus beau et plus fort que ça. 

En attendant, une chose reste certaine, c'est que j'ai carburé à une forme excessive d'attachement pendant peut-être un bon moment dans ma Vie. Mon Désir, ne serait-ce qu'en seule pensée, n'avait plus la taille d'un feu de camp mais celle d'un bûcher. Et, faute de buts et d'objectifs concrets dans nos vies, nous finissons par nous y hisser, parfois jusqu'à l'irrécupérable. En gros, comme beaucoup de personnes en crainte viscérale, d'abandon (comme si pour beaucoup de sex-addicts ou de dépendants affectifs , la faim de l'autre, sexué et doté d'un potentiel affectif à raison ou à tort par nos soins, justifiait sa fin en tant que personne à considérer et respecter), j'ai fini par me mettre dessus, sur mon propre bûcher mental, en espérant que ça me brûle plus que d'ordinaire, et que ce soit la bonne personne qui attise les flammes. Mais n'importe qui est capable d'attiser les flammes, mais à côté d'eux, qui viendra vous balancer un seau d'eau pour ensuite vous détacher, et soigner ce qui peut être soigné à temps ? Et vous apprendre à apprécier un degré raisonnable de chaleur ? 

Bon sang, mais quelle erreur de vouloir brûler jusqu'à un point quasi-mortel. Oui le Désir brûle, il consume parfois, aussi, et je le confirme. Cela me suivait depuis mes 11 ans, cette espèce de faim sensuelle tournant à l'hyperphagie mentale ... Et aujourd'hui à moins de deux mois de mes 29 ans, je comprends à quel point j'ai été esclave non seulement de ces pensées, mais aussi (ou plus dangereux encore), à quel point je voulais atteindre tôt cet état d'extase dans mon corps, presque de dépassement/transcendance... Sans saisir la subtilité relationnelle, sentimentale, et multi-aspects qui doit à mon sens obligatoirement accompagner une telle recherche intime, spirituelle, sensuelle et sensorielle. Il me fallait peut-être cette erreur (et de l'eau bien lancée aussi), pour comprendre à quel point j'allais trop vite. On ne prend pas de médécines psychédéliques (iboga, ayahuasca et j'en passe, oui la nature est pleine de ressources) sans une personne expérimentée pour vous guider, veiller sur vous... Pareil pour tout cela. Le Désir est parfois une forme de médecine aussi... 

Une femme qui ne dissocie pas le sexe des sentiments, on l'accuse de mièvrerie, de niaiserie crasse, même. On l'accuse d'être trop romantique, comme si le corps n'avait pas droit à ce qu'on le scrute avec une certaine application saine. Mais il faut je pense comprendre une chose essentielle. Moi ou d'autres, le problème n'est pas de pouvoir dissocier les deux, c'est de vouloir. Or je suppose que beaucoup de mes soeurs comme moi-même, sans forcément entrer dans une considération spirituelle ou religieuse ou psychologique... Nous savons, nous sentons sans le formuler qu'il y a quelque chose à saisir dans cet espèce de combo-là, une sorte d'essence, une sève qui ouvre un degré de perception et d'auto-régénération que beaucoup ne captent plus parce qu'on a réduit le sexe en général à sa seule matière, à son seul aspect physique et mécanique.

Ce qu'on appelle aujourd'hui Libération Sexuelle nous a certes énormément servi d'un point de vue médical, législatif etc...
Mais d'un point vue moral/éthique/idéologique etc... Ce mouvement-là devait se faire dans la société, mais il aurait pu être beaucoup mieux encadré, de manière à inciter la jeunesse de l'époque à sublimer les choses et les rendre comme partie intégrante d'un processus de saine construction. Au lieu de ça, nous avons eu affaire à énormément de dérives que je n'évoquerai pas sur HdL, mais tout ce que je peux dire à ce propos, c'est que ces dérives expliquent pourquoi on a eu des écrivains en France abusivement et aveuglément protégés par le milieu littéraire malgré leur pédophilie avérée, et qu'on a mis si longtemps à discrediter (Bien avant le livre de Vanessa Springora qui dénonçait l'emprise malsaine de Gabriel Matzneff sur sa personne, des journalistes belges avaient déjà coincé le même Matzneff dans les années 90, et personne n'a réagi plus... ) Cela explique également pourquoi on a eu des photographes dans les années 70 qui ont abusé de leur statut et d'une prétendue couverture artistique pour photographier nues des gamines de 10 à 15 ans qui n'avaient strictement rien à faire dans ce contexte-là (pensée à Eva Ionesco qui a courageusement témoigné de ce qu'elle a vécu en tant qu'"égérie" de la grand époque du Palace, enfant sacrifiée au nom du tout-permis artistique des 70's, et femme à laquelle son mari, l'écrivain Simon Liberati, a rendu un bel hommage en récit que j'ai hâte de lire et dont on m'a dit beaucoup de bien ).

J'aimerais me permettre une parenthèse historique, j'espère que vous arriverez à me suivre.

(Je ne suis absolument pas contre la Libération Sexuelle (qui a aussi un peu libéré la culture et la parole érotique en général), mais il aurait fallu un cadrage, en faire quelque chose de pédagogique, de poétique... Un peu comme l'Inde avec le Kama Sutra, par exemple, avant l'arrivée des anglais, français etc...... Il faut se rendre compte, en faisant le parallèle entre la condition de la femme indienne actuellement (soit depuis l'indépendance de l'Inde en 1947), et sa condition à l'époque médiévale où le Kama Sutra a été écrit et attribué à Vatsyayana (entre le VIe et le VIIe siècle ap.J.C.) avant l'arrivée des premiers britanniques aux Indes vers les années 1600-1630 (avec la création de la Compagnie britannique des Indes Orientales sous le règne de la reine Elisabeth 1ère), si aujourd'hui il y a tellement de violences et d'atrocités commises contre les femmes en Inde à notre époque, ce n'est pas uniquement la faute du patriarcat, ce n'est pas uniquement dû au système de castes qui n'a jamais vraiment disparu malgré l'indépendance, c'est aussi une sorte d'héritage moralsombre de l'époque coloniale britannique, plus encore à l'époque victorienne où le puritanisme autour du corps et de la sexualité était officiellement le mot d'ordre pour tous. Mais officieusement, PRESQUE tous.

En gros, beaucoup de cultures locales ont été détournées, sorties des contextes pour servir les intérêts et les fantasmes exotiques des colons blancs en mal de plaisirs dans leurs propres pays, ce qui a donné lieu depuis à un paquet de dérives qui ont toujours cours, quoi qu'on puisse en dire ou penser.

Voilà pour la parenthèse historique, ce que j'écris là n'est pas nouveau, mais c'est une réalité qu'il est nécessaire de savoir et d'admettre.)

29 septembre, 11 heures 11 : 

Heure des anges ... Ce matin, au calme. Je viens de terminer mon dernier café au lait avec une pointe de frustration. Racheter du café au lait, écrire un mail à ma mère, faire une liste de courses. La semaine s'annonce bonne et là encore, besoin de beaucoup de calme, d'harmonie à maintenir du fait que je m'efforce peu à peu de maintenir une plus saine relation à moi-même, aux autres... Ce sera mon travail au long cours, et ça l'est déjà. Sans vouloir absolument m'auto-dénigrer, je sais que j'ai fait des dégâts, aussi petits que certains puissent être. Il est l'heure de réparer ce qui peut l'être, du moins de mon côté.

En train de faire quelques recherches, autour de divers sujets, et quelque chose me revient à l'esprit : je me souviens qu'à un moment, j'ai beaucoup parlé (sur HdL ou ailleurs) de l'importance de protéger les enfants, compte tenu du fait qu'ils représentent la garantie partielle sinon semi-totale, d'une meilleure société à construire. Les enfants ne sont pas idiots, ils sentent des choses que les adultes ne peuvent pas voir, ils devinent le pire, espèrent le meilleur, mais n'acceptent pas pour autant l'inacceptable, et n'ont d'ailleurs pas à le faire. Visionné récemment un très bon documentaire intitulé 2040, autour de diverses solutions à apporter au niveau global dans des domaines tels que les transports, l'agriculture, les droits humains, l'éducation, l'environnement... Un concentré d'optimiste, et les enfants interrogés dans ces documentaire sont unanimes, ils savent que l'ordre des choses doit changer. Bref je vous laisse découvrir ce documentaire en streaming (vous le trouverez si vous creusez un peu...), franchement c'est motivant d'une force, et c'est un peu grâce à cette saine culture que j'ai aussi envie de croire en l'humanité. 



Je suis une âme éprise de Vie au fond, dans un corps amoureux. Et je veux pouvoir désormais viser autre chose, une forme de pureté peut-être, comme un degré évolué dans les énergies qui circulent de moi à l'Autre. Pureté ne signifie pas museler le Désir, puisque je pars (encore et pour toujours) que le corps est une chose pure par essence. C'est vaste, c'est beau, et ça tient à si peu en même temps. Si vous saviez. 

(à suivre...)

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13 septembre 2020

Un monde avec des vrais morceaux d'esclave dedans (Part.2)


You Know What ? I'm Happy... I wanna Laugh.

La question conne du soir pour bien commencer cette deuxième partie : 

Pourquoi le poulet a t-il traversé la route ? 

A : Il n' a fait que suivre les bonnes suggestions de tonton Manu (à qui, j'espère, on dira bientôt Tchao)
B : Il se range du côté des ré-veaux-lutionnaires (et autres élus autoproclamés de la basse-cour France)
C : Il anticipe en vue du vaccin anti-Covid et d'un éventuel reconfinement (un poulet ça traverse la frontière plus facilement qu'un humain mais ça se fait becqueter quoi qu'il arrive)
D : merci L214 d'avoir fermé un abattoir de plus (Je dis ça mais le seul truc vegan que j'arrive à assimiler ce sont les cosmétiques. Et le houmous. Et plein d'autres trucs en fait. Si si.)

Coqs-combat

La victoire d'une cause ou d'une autre ne change rien au destin du coq restant... Dans tout les cas on se fait becqueter quand même... Sad but true. 


Bref, la prise de conscience continue. Je vous bassine affectueusement et à longueur de temps avec cette affaire depuis mars - avril. Je sais. En attendant nous sommes en septembre, et les enfants qui reprennent l'école avec le masque les gestes barrières et la peur et la honte et la pression qu'on leur met dés qu'il n'ont pas le masque etc... Bh moi j'ai mal au coeur pour ces gosses, ces collégiens et même les lycéen qui sont obligés de subir une pression sociale par rapport à cette crise actuelle du Covid. J'ai franchement mal pour eux, et ce même si je suis soulagée de faire partie d'une génération avec laquelle on n'a pas fait tout un foin avec tout ce qui a pu débarquer avant cette affaire-là. J'en ai plein le dos pour moi, pour vous, eux, pour tout le monde en fait... Mais je reste calme, je m'adapte en conséquence tout en gardant un pied ailleurs. Là où je sais mettre le pied, non seulement pour moi mais pour quiconque. Résister physiquement matériellement c'est très bien. Mais résister idéologiquement, la base ! 

Au fond de moi, ça pousse, ça s'enracine. Je me sens presque trop consciente, au ras du présent comme on peut-être au ras du sol. Hier après-midi, pris une claque magistrale d'un point de vue éthique, spitituel, mais mon moral ne flanche pas, bien au contraire je me sens sereine. Un peu anxieuse oui, mais assez sereine pour décider que je dois absolument bouger en temps et en heure dans des coins de France qui m'appellent de plus en plus forts et que je gagnerai par bien des moyens. Par la voiture ou le train, mais je dois bouger. 

7 septembre, 22 heures 17 :

Changement d'humeur, les yeux grands ouverts sur la gigantesque faille, ou comme dit un très bon ami à moi : le PFH. Le Putain de Facteur Humain. Merci à toi pour avoir trouvé cette expression pour définir un merdier aussi omniscient depuis perpète. 

Avec cette crise du Covid, autre constat personnel récent : plus nous avançons dans l'absurdité, la paranoïa sanitaire, les dérives autoritaires et législatives, etc etc... Plus on avance plus je deviens radicale dans mon approche des relations sociales, du bonheur ou de ce qu'on croit être le bonheur... Je réduis drastiquement ma vie sociale non par peur de choper quoi que ce soit, mais par lassitude à la fois du comportement des gens, de leur peur, de leur servilité... Etant moi-même dans une situation d'adaptation forcenée dont je m'efforce de sortir déjà mentalement, psychiquement... Je vais vous le dire tout net, ce soir j'en ai plein le cul. J'ai essayé de faire réfléchir quelqu'un hier matin sur les dérives de cette crise du Covid. 

MOI : - Non mais regarde, quand tu es en téléconsultation avec ton médecin, et que tu le vois derrière sa webcam avec un masque chirurgical et une visière... Derrière u écran d'ordi ! Le mec est seul dans son bureau, tu crois pas que ça devient profondément illogique. 
GUGUSSE X : - Ben non, après si le toubib il a sa secrétaire à côté... 
............ BAM !!! 

(Non mais sérieusement, tu me prends pour une imbécile ? Depuis quand les secrétaires se trouvent-elles dans le périmètre des médecins ? Le secrétariat est toujours en salle d'attente ! SALLE D'ATTENTE ! C'est pas en lisant de vieux numéros de Gala dans cet espace précis du cabinet médical que tu vas m'apprendre les rudiments de l'architecture et de la logique, c'est clair ? Allez, trouve-toi une raison de te lever le matin, va mater BFN et hors de ma vue. Pas me prendre pour une abrutie non plus.)


Petit exemple bref mais on se comprendra :

Ma ville natale, Strasbourg, qui a vu récemment l'élection d'une candidate écolo comme maire. Strasbourg qui a été placée en zone rouge encore plus récemment compte tenu de soi disant une circulation active du grand méchant virus.

Strasbourg, que j'aime, qui me manque, mais qui en dépit de ses ambitions écologistes, solidaires etc...

Trouve encore le moyen d'ouvrir un Starbucks et un Primark alors qu'on devrait avoir autre chose à décider et voir que ça.

Strasbourg, où le harcèlement de rue est un tel fléau que deux jeunes femmes de 18 ans se sont faites agresser par un merdeux de 16 ans dont elles ont poliment refusé les avances. Strasbourg où je vais finir par ne plus avoir envie de revenir à la fois pour ne pas me faire emmerder par des pseudo-mâles qui seraient capables de venir m'agresser pour un refus de filer mon 06, et parce que.... Parce que voilà, autre chose m'appelle. La Bretagne, l'axe Lorient-Paimpont (peut-être pour Brocéliande et la forte empreinte celtique en général ?). La Camargue, pour ses paysages, pour autre chose aussi... ??? Bref, besoin progressif et fort à la fois de voir d'autres couleurs, d'autres lumières, d'autres terres... L'Alsace aussi m'appelle, mais pas uniquement pour clôturer je ne sais pas quoi de ma vie qui serait resté coincé là-bas. 

Voilà en terme de projet (parmi d'autres si tout s'arrange un peu à un moment donné), ce qui m'appelle quelque part en Alsace, mais pour quoi je dois encore réfléchir avant de prendre une décision libre et consciente : une courte retraite courant 2021 dans un temple zen. Une semaine, un mois, je n'en sais rien. Réflexion à venir. 

Homepage

Bienvenue sur le site de la lignée de maître Olivier Reigen Wang-Genh. A découvrir sur ce site : le monastère bouddhiste zen Ryumonji, les centres et dojos en ville qui lui sont reliés, des vidéos d'enseignement, des podcasts, des infos sur la méditation zen et le programme des activités.

https://meditation-zen.org

8 septembre, 1 heure 12 :

Cette nuit, malgré mon état de saturation extérieure (Covid, gestion de certains aspects de mon quotidien... Bref c'est vaste), je suis au calme, pas énervée, mais très consciente. Ce que je cherche, je ne le sais qu'à au moins 60 ou 70 %... Les mêmes idéaux et objectifs qu'une personne sensée, éveillée. La vraie normalité c'est quoi ? Langue des oiseaux, la normalité, la norme alitée... Et nous savons à quel point il est important de se tenir debout, dressé face au monde. 

On pourrait jouer comme ça, avec certains mots et le langage des oiseaux. Réalité. Ré alité ? Coucher le soleil ? Et là il faut se dire que le soleil a pour but comme dans les mythes égyptiens de continuer sa course. S'incliner symboliquement, face à la nuit OK, mais pas en permanence. L'éternel renouvellement du vivant... Oui vous allez me trouver perchée d'en parler. Ou mystique, ou autre chose. ça ne me dérange pas et ça me fait sourire plus qu'autre chose. Je préfère m'accrocher en partie à quelque chose de cet ordre, que de penser à la barbarie, à la connerie croissantes dans ce monde.
En ce moment, début du procès des attentats à Charlie. Affaires de mutilations sur des chevaux, des poneys... 153 enquêtes en cours dans toute la France aux dernières nouvelles. Saccager la beauté et la noblesse d'un tel animal... Pourquoi ? Question sans réponse actuellement, mais je reste calme. je sais observer et me renforcer certains jours quand c'est nécessaire. 

Toute cette énergie négative qui passe à travers ce genre de nouvelles pour détourner les gens au maximum, par la peur par la souffrance... Je le vois comme ça, du tout calculé pour nourrir une sorte d'égrégore sombre. On bouffe de la peur, du sale, du cynisme à longueur de temps, c'est lourd à porter. Avant je ne ressentais pas les choses à ce degré. Il aura fallu un début de pandémie, le confinement, la période entamée en mai et la crainte démesurée et toujours en cours d'une deuxième vague pour que je ressente la pesanteur des choses, de l'ambiance... De plus en plus fortement. 

Bref, va y avoir du taf pour essayer de faire abstraction de pas mal de choses... 


13 septembre, 22 heures 25 :

Petit texte récemment mis en ligne sur Youtube, mais que je reposte ici histoire de partager sur un spectre plus large. La fatigue se fait sentir pour moi en ce moment, et comme parfois ou souvent... Bah je m'efforce de gérer. Je suis proche d'une certaine saturation...  C'est pourquoi je vous quitte sur cette vidéo en vous disant à très vite, en attendant de trouver un nouveau sujet plus concret à aborder. Paix de l'esprit et du coeur sur vous, en attendant le prochain article je dois encore conquérir les miennes. Le plus important pour quelqu'un qui se bat, ce n'est pas uniquement la victoire mais l'adrénaline dans le moment de lutte... Bref je m'en expliquerai un peu plus et mieux dans pas longtemps. Love. 

Posté par Loba_James à 22:30 - Permalien [#]
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24 août 2020

Un monde avec des vrais morceaux d'esclaves dedans (Part.1)


15 août 2020, 14 heures 37 :

Nous sommes en 2020, an III de l'ère Macronienne (j'en parle, l'ère de rien, quoi...) Toute la Gaule est préocupée par le spectre affamé et menaçant du Covid 19 (à côté Sauron c'est devenu un chômeur de première). Toute ? Nooooon... Retranchée dans son cocon-bastion de la cité des Sacres, un petit bout de femme de 28 ans (enfin 1m73 quand même ^^) résiste encore et toujours depuis le 17 mars à la psychose de masse, au matraquage médiatique, à la guéguerre dévorante entre les pro- et les anti-masques... Oui, résister à tout ça, à cette folie, cette peur des masses, même si cette affaire de Covid devient psychologiquement épuisante. 

Alors j'ai décidé de m'évader, même en pensée.
Je m'efforce de prendre des notes pour un texte fictionnel qui peine à se faire vraiment.
Je m'efforce de me concentrer sur un film, un documentaire, tout support audiovisuel pourvu que j'y trouve un sens plus concret qu'au monde actuel. 
Et même si de manière plus terre-à-terre, je songe à trouver un complément pour boucler mes fins de mois, je m'accroche au principe qu'avant cela, je vis de ce que j'écris, et peins, dessine, de façon plus riche que si je touchais des droits d'auteur et autres bénéfices. J'ai renoncé à mon fantasme adolescent d'être reconnue pour mes textes, mais pas à ma volonté de publication et surtout de partage. Ecrire est ma thérapie, c'est mon passe-nerfs, mon atelier ! J'en ai littéralement besoin ! 

Bref, ma vocation est multi-aspects, elle n'est plus à justifier. Elle est, point barre. 

Et pendant ce temps, la porcherie idéologico-télévisuelle ne désemplit pas.



Et entre deux aspects de cette vocation, il y a ce que j'appelle de manière gentiment ironique la Bodhisattva Side.. Cette étrange fonction chez moi qui consiste à exercer bénévolement la fonction d'une psychologue auprès des potes sans chercher à guider ni contrôler qui que ce soit. Dans la spiritualité bouddhiste, le bodhisattva est un être promis à l'Eveil mais qui renonce à cela comme au Nirvana pour se consacrer à sauver le plus d'êtres possibles. Je sais que je vous parle depuis quelques temps de bouddhisme au fil de articles, désolée pour les lecteurs et lectrices que ça heurte. Mais comme tout être humain, conscient du monde, et avide d'être conscient des autres êtres qui l'entourent, je cherche où cela est possible des réponses, des valeurs... Rien de plus logique et honorable dans le contexte mondial de perte des repères. 

Je suis un être qui n'a pas envie de s'abrutir au même titre que ses frères et soeurs qu'on a persuadés du bien-fondé de s'abrutir. J'ai presque envie de dire qu'avant de profiter de la Vie, JE SUIS LA VIE MÊME. Je suis la Vie qui voit ce qui se passe et ce qu'on fait d'elle, les tractations diverses et variées.... Je suis la Vie qu'on veut enfermer dans une éprouvette de normes et de nécessités, alors que si je veux, je brise le verre sous vos doigts. 

Je suis enfermée dans un contenant trop étroit pour mes propres ambitions, avec des situations et des problématiques qui me font souffrir. J'ai besoin de trouver un moyen d'en sortir. Et de comprendre comment en sortir.  I NEED A RESOLUTION !

Et le pire c'est que je la connais. Mais je dois contrôler des émotions qui me bouffent. 

 20 août, 11 heures 56 : 

Inaugurer la nuit avec un combo nectarine/banane/yaourt à la grecque/miel.... Coupé d'un peu d'eau et de deux gélules de guarana. Nuit blanche jusque quatre ou cinq heures, je me réveille à 11 heures 15. Je suis vraiment tarée de pousser le vice de la nuit blanche à ce point, mais ça me sécurise de pouvoir oublier de cette façon des bonheurs étrangers qui ne sont pas les miens. Y penser et les désirer me parasite de plus en plus fort, résultat des courses je m'en protège comme je peux. Me désirer avant de désirer autrui devient de plus en plus évident... Pas de l'égoïsme, non. Juste du bon sens. 

N'empêche le smoothie de cette nuit, une saine tuerie gustative, à tester avec du lait végétal une prochaine fois. 

22 août, Minuit 49 :

Est-on vraiment apaisé quand on ne décide pas de se débarasser de ce qui nous pèse, et qu'on l'a décidé pour nous ? Non, je ne crois pas. La seule chose que je désire violemment est généralement bien la dernière dont je puisse avoir besoin. Le désir nous délivre de l'incertitude car il nous pousse à agir, à voir plus loin que ce qui pourrait nous freiner. L'Humain est un être fondamentalement désirant, et sans cela il crève sur place. Pour prendre refuge dans les Trois Joyaux, il faut en avoir la volonté profonde, qui n'est qu'un degré plus ancré, plus ferme du Désir. Avoir un Désir est légitime, mais avoir une Volonté est encore plus honorable. La Volonté est difficile à avoir, mais quand elle est acquise, elle fait plier toutes craintes...

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[à suivre... ]


 

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