Histoire de Lo

11 août 2019

Always do the right thing ! (ou Quand la raison du plus con n'est pas toujours la meilleure) (Interlude textuel n°3)

En pleine lecture du bouquin récent sur Spike Lee, d'où le titre de cet interlude (un de ses premiers films, sorti en 1989) . N'hésitez pas amis lecteurs, le livre est vraiment excellent.

Premier lien Babelio vers l'ouvrage pour mes lecteurs cinéphiles et curieux : 

Spike Lee : American Urban Story - Karim Madani

Critiques (6), citations (4), extraits de Spike Lee : American Urban Story de Karim Madani. Je dois vous avouer que, contrairement au cinéma des Coen que j'ai app...

https://www.babelio.com

Et petit trailer de Do the right thing, c'est cadeau ^^ 

Je boucle cet interlude avec un sentiment mitigé de calme et de colère.

Du calme car entre les quatre murs de mon appartement, je trouve toujours pour écrire une sérénité qui n'existerait même pas au RU de mon ancienne fac aux heures de cours. 

De la colère aussi, pour des raisons que vous connaissez. de la maladie, de la frustration, un peu. Mais surtout une envie de tout envoyer chier qui s'estompe heureusement avec des circonstances positives et de la bonne musique. 

Always safe. 


7 août 2019, 9 heures 33 :

Journée ensoleillée, presque trop pour moi, mais nous ne sommes pas en octobre.

Il faut beaucoup de sagesse pour se libérer du poids d'une tourmente, même si ça ne veut pas dire que la tourmente en question va disparaître... Et beaucoup de recul pour se décider à laisser partir ce qui doit partir de soi, des autres... Quitte à devenir une autre personne, au moins à 50 %...

J'en suis arrivée à un point, mentalement parlant, où même si la notion de rupture, de séparation me fera toujours très mal, je finis par accepter non pas cette notion mais le fait d'avoir mal. La douleur faisant partie de nos vies, de nos sociétés... De nos conditions de mortels en fait, en fin de compte. On n'y échappe jamais vraiment, comme on n'échappe pas au gluten, au fisc ou à un reportage sur Kim Kardashian. La douleur est bel et bien présente, presque omnipotente dans sa fourrure et chaussée de Louboutin, reine des nuits de chagrin (comme de gastro, crainte ancestrale de l'Education Nationale et du patronat pour justifier de l'absentéisme galopant des têtes blondes et des têtes de turcs). Tellement omnipotente que quand on peut la faire trébucher de son bûcher des vanités, on hésite à peine. 

martinet

Tremblez, ma vengeance sera terrible.
(bah oui, puisqu'on peut plus parler de châtiments corporels en France, ni fessées ni claques... Bah pour contourner la censure, j'ai mis la photo d'un martinet noir ^^)
(l'art de jouer à la conne jusqu'au bout ^_^ )


Bref. On va arrêter de souffrir et on va faire trébucher la vieille conne, qui se relèvera encore et encore. Indifférente et soudaine, ou langoureuse. Est-ce qu'elle sait au moins où elle se trouve, rombière abjecte aux yeux d'arrogance, formidable croisement entre Anna Wintour et Martin Shkreli (investisseur fraudeur tristement célèbre aux Etats-Unis pour avoir fait passer le Daraprim à 750 dollars, médicament utilisé notamment pour soigner les personnes atteintes du Sida ou de la malaria, et pour avoir acheté un album de Kanye West à 10 millions... Quel goût de chiottes) ??? 

J'ai bien peur que non.

 

Brenda

 Oui, enfin quand je parle de la Douleur comme d'une vieille conne, elle a pas forcément cette gueule... Quoique. 

11 août 13 heures 19 : 

Dimanche au calme. Me sens entre deux eaux, incapable actuellement de vraiment envisager sereinement la suite du mois. à part l'anticipation d'un voyage dans le sud pour début octobre (si si, pour voir du pays...), je ne vois pas ce qui pourrait m'aider à apprécier la fin d'un été qui se sera révélé douloureux pour moi.


Beaucoup de choses en tête. Je n'arrive plus à me considérer comme complètement sereine. La sérénité, denrée rare même si mon bonheur peut exister. Suis partagée, en pure borderline, entre l'envie d'envoyer paître certaines personnes et l'envie de leur pardonner d'avoir joué aux cons avec moi. Cette douloureuse compassion,cette rage presque jouissive. Mais je m'égare. 

Aujourd'hui on peut te quitter, presque te disqualifier pour un rien, ou pour quelque chose de toi qu'on aurait pu gérer plus correctement. Ce que j'appelle la raison du plus con (enfin , une parmi d'autres du même acabit). On te vire parce que pas conforme, parce que pas commode. Bah je suis pas conforme pas commode. Je ne dis pas ça comme quelque chose de joyeusement agressif. Et je n'en souffre qu'à peine. Je le vois comme un état de fait, une réalité presque indiscutable. Je revendique calmement mon retrait sans emmerder personne, je n'incite personne à faire comme moi. Tu arrives à bosser huit ou neuf heures heures d'affilée, avant de rentrer chez toi pour affronter la solitude ou d'autres êtres aussi saturés que toi à la fin de la journée, soit. Mais ne me demande pas de faire la même. 

JE NE SUIS PAS DANS LA NORME. NOPE.




La  Norme. NNNNNNOrme. La N. La haine de soi, la haine de penser, de critiquer, de créer... La norme est une haine cachée, inconsciente, elle opère quand j'aurai envie de dormir jusque 11 heures le lundi matin. La (N)orme de sommeil, de repos. La (N)orme de disponibilité, de rendement... De pensée, de parole, de loisirs.... La N. Haine du retrait tangible des êtres les plus sensés, les plus éveillés, retrait de tout un système lancé comme un cheval au galop vers sa propre chute, ses propres failles. Je suis en retrait, mais je ne le fais pas pour me réfugier dans un monde imaginaire, ou pour me bunkériser devant Netflix. Moi-même ne comprenant pas cet engouement excessif pour ce truc... Petite, ou ado, j'ai connu les dernières années des video-clubs où on allait chercher un film, une série avec une simple carte de membre payée trente balles l'année, les rayonnages de boitiers vides, tu devais chercher la cassette ou le DVD au comptoir, et tu jetais un regard discret sur le rayon protégé par un rideau... Tu devais ramener le support d'ci une semaine... Bref nous sommes en 2019, mais avec la VOD, le streaming et Netflix, nous avons perdu la beauté du geste, le plaisir de s'approprier deux bandes enfermées dans une boite en plastique noir. Plus tard des données contenues sur un disque. 

Putain que nous sommes gâtés, trop. Des toxic babies gavés de technologie et demandant toujours plus de performance, le top du nanoprocesseur. Tout ça pour stocker des putains de selfies avec des bouches en canard et des têtes d'ahuris par milliers ^^ 

Je devrais entrer en dissidence. Effacer tous ces putains de selfies et de fichiers qui ne me servent à rien. Garder le nécessaire sur ordi, portable, et surtout clés USB. En mode survivaliste, puisque je constate moi-même l'effondrement prochain de la société. Arrêter de dire. Et commencer à faire. Mais préserver les connaissances et les réalisations de base, bordel ! 

Du mal à me concentrer devant un film, une série. Ou vraiment, je dois me donner presque un coup de pied au cul pour rester devant l'écran deux heures sans bouger, sans réfléchir. Que voulez-vous, trop lucide...

La raison du plus con pour arrêter le film n'est jamais la bonne en comparaison de la raison du plus lucide.  

 

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19 juillet 2019

(Presque) Souvent fauchée, (pas) Toujours marteau... (Interlude Textuel des Vacances n°2)

Laaaaa La La La La Laaaaaaa.... LAAAAAA LA LA LA LAAAAAAA (Vivre libre ou Mourir !!! On ne change pas une formule qui marche trop bien pour péricliter, non ??? Punk forever ^^ )

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Future photo de mariage, sponsorisée par Kronenbourg, Doc Martens et Jacques Dessange. 


No future... Je m'y reconnais très bien, voire trop bien. Pas pour des raisons nihilistes et destructrices , mais parce que j'ai compris depuis longtemps que le futur, ça n'existe pas.
Le futur est la perspective de ce qu'on voudrait vivre, ou non. De ce qu'on espère. Le futur, ce n'est pas un espoir, pas une hypothèse, un fantasme. Le futur, c'est le présent que l'on configure au fur et à mesure des circonstances, des rencontres, de nos états moraux/psychiques/physiques présents. 

Ne demande pas aux flammes pourquoi elles ont brûlé, pourquoi l'ouragan est passé. Il fallait peut-être cette période de chamboulement moral pour comprendre que si j'avais très bien compris dés le départ ce que je voulais réellement, restait deux paramètres à définir : 

- Dans quelles conditions je le voulais ; 
- Ce que je n'accepterais pas ou même, plus du tout. 

Bref, passée une période trouble, je me relève et je me remets à marcher afin de bien imprimer dans mon esprit la différence majeure entre la complainte et le fait de constater les choses. Je n'ai plus à attendre, mais à saisir. Quitte à, d'un point de vue psychologique, chercher mon droit au bonheur avec les dents. 



16 juillet 2019, 20 heures 35 :

Je suis sur mon balcon, à réfléchir à la suite de cet article. Et en balayant du regard l'ensemble de ma rue, je me rends compte à quel point je suis tranquille, bien dans mon appart qui s'imprègne d'un calme souverain comme ma peau s'imprègne d'Angel quand j'ai la chance (et surtout les thunes... ) de me le payer (bon sang ce parfum, toujours un délice... Je replonge à chaque fois dans mon adolescence quand je le sens, alors que ça me fera 28 automnes bientôt.^^) 

 On est bien dans mon quartier. Un petit coin populaire, mais qui ne sent pas la cassocerie à des kilomètres. En tout cas pas pour moi, même si ça m'aurait gêné aussi d'habiter dans un quartier un peu plus guindé... Les petits-bourgeois sont plus pauvres socialement que les prolétaires, dans la mesure où leurs murs, leurs rues, leurs trottoirs ne respirent pas la pulsion de vie la plus spontanée. Par exemple, ce ne sont pas eux qui vont gueuler joyeusement devant leur écran plasma à la prochaine victoire française... Au moins dans mon quartier, ça bouge, les gens discutent dehors, et parlent fort, ils rient, crient un peu fort, certes. Mais il y a parmi beaucoup d'avantages d'être dans un quartier populaire, celui qui consiste à croiser des gens qui mettent pendant une Coupe du Monde un drapeau du pays à leur fenêtre sans avoir l'impression d'une fierté excessive. Il vaut mieux être fier de l'Equipe de France que de son patrimoine familial, c'est déjà moins autarcique. 

On est bien. Rien que sur mon balcon, avec deux trois pots, une lanterne allumée, une chaise et une table pour poser ma tasse de thé, je me sens comme une reine. La simplicité de l'instant, la quiétude souveraine. La puissance contemplative de la nénette qui scrute son quartier, sa rue, comme si elle était à la fois étrangère et familière de tout ce qui y grouille. 

Et puis il n'y a pas que la douceur de vivre propre à ma situation qui me permet de rendre compte de beaucoup de choses positives qui constituent ma Vie. Et qui me permettent d'envisager un futur plus ou moins tranquille avec un minimum de lucidité. 
Je pense à ces gens ici ou ailleurs qui carburent au RSA, ou sous curatelle renforcée, tutelle etc..., avec tant par semaine pour vivre, et ni plus ni moins. Avec des états de santé difficiles à gérer, encore plus à assumer. Avec des liens familiaux ou affectifs compliqués. Non, vraiment, je n'ai pas à me plaindre de grand chose de majeur actuellement, et je peux avouer sans détour que ces foutues périodes de crise qui sont les miennes peuvent décidément fausser avec brio la vision des choses, lucide et positive, que je suis en mesure de vous délivrer actuellement. 

17 juillet 2019, 13 heures 42

Actuellement, je suis mentalement au calme, même si je sais qu'il peut suffire de peu pour me plonger dans des émotions difficilement gérables. J'ai beau revendiquer mon TPL comme une composante importante de ma personnalité, comme tremplin à ma créativité et à ma pensée critique, il n'empêche qu'à la base, émotionnellement et affectivement c'est une vraie saleté. C'est un peu le revers de la médaille, si vous voulez... Je sais à quel point, par moments, je peux être capable de sortir quelque chose de concret, de sensé, mais en contrepartie, mes émotions instables contrebalancent ma capacité intellectuelle. La fameuse affectivité en montagnes russes des borderlines, que je surnommais la Bête comme Churchill nommait bien Chien Noir ses accès dépressifs. La cohabitation en demi-teinte, on serre les dents et on fait ce qu'il y a à faire malgré la crainte (parfois irraisonnée) du clash intérieur. Un peu comme la cohabitation Chirac-Jospin à une époque, m'voyez .... ???  (Note de rédaction : je dis ça, c'est de la pure dérision CanalPlussienne. Vous croyez que ça me manque pas, les Guignols et le Vrai Journal de Karl Zéro ? Ben si...)






Modifier la chair, pour mieux renforcer l'esprit ? C'est possible, sista ! 

19 juillet 2019 : 10 heures 02 :

Autre point positif de mon état d'esprit actuel, certes futile mais toujours bienvenu : une envie de changer de tête et de peau, d'une force... Mais en corrélation avec la saison, une légère perte de poids qui ramène la confiance (je dis légère, mais attends dans un an...^_^), une éclaircie intime, que sais-je... Envie de beauté, mais pas que devant mes yeux. Depuis 9 heures 30, naviguer entre Pinterest et Google, entre salons de tatouage et coiffeurs afro. 


Je connais (et je croise encore parfois) un ami d'un certain âge, avec qui j'ai pu souvent échanger sur un sujet que j'amènerais par cette citation dont j'ai perdu la source... "Le corps des femmes noires, c'est bien la preuve que Dieu existe !" S'il y a une chose que je peux cependant définir de concert avec cette personne, non comme preuve divine, mais comme évidence de la beauté dans la diversité, c'est effectivement la beauté de toutes ces ethnies qui constituent ce qui devrait être une grande famille humaine, qui n'est finalement défini que comme un ensemble de populations géographiquement réparties ça et là. 

Et pour reprendre plus délicatement le message de mon ami, oui il y a de très belles femmes noires, qu'elles soient ici ou ailleurs, que cela soit physique ou moral. Elles sont parmi les richesses de l'Afrique, quand on sait la détermination dont elles font preuve pour assurer une éducation, le bon déroulement d'une action, la réussite d'une entreprise.... Qui connait Wangari Maathai, militante écologiste kényane ? Qui sait par exemple qu'en plus d'être chanteuse et de faire des chansons sublimes, Oumou Sangaré s'est lancée dans l'entreprenariat pour contribuer à la relance économique de son Mali natal ? 

Mais aussi, je les envie pour les coiffures qu'elles sont capables de faire (là encore, j'en rêve à part égale)... Je rêve de box braids, de tresses larges ou fines, complètées de rajouts, décorées de perles ou de petites bagues en métal, mais incroyablement esthétiques. 

Les Goddess Box braids : une nouvelle façon de porter ses braids ?

Tantôt nommée Goddess Box Braids ou tout simplement Goddess Braids, cette coiffure venue tout droit des États-Unis est "LA" coiffure de cet été. Entre ondulations définies et tresses, cette coiffure est une revisite des braids classiques. Et oui, nous débordons d'imagination #BlackGirlMagic 💁🏾‍♀️✨ !

https://macoiffeuseafro.com

Bref, en quête de sens, de beauté mais aussi de bonnes adresses. 

En attendant le prochain interlude des vacances, je vous souhaite une bonne journée ^^

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29 juin 2019

M/Others - Some Signs and life lessons... (Interlude Textuel des Vacances N°1)

M/Others !

Si nos pères ne comprennent plus ce que nous sommes
Ce qu'ils nous donnent ne fera jamais de nous des hommes
Nos pauvres mères qui malgré c'qu'elles savent nous pardonnent
Mal donne, Madonne c'est vos entrailles que l'on chiffonne

Le Vague à l'arme - FFF - 1995


En ce jour de canicule, en arriver à penser que certaines mères sont décidément des créatures troublantes.Je n'ai jamais caché à grand monde le rapport trouble que j'ai à la mienne, fait d'affection, de gratitude et aussi de colère, de beaucoup de reproches.

Oui, les mères, à la fois fascinantes, terrifiantes et exaspérantes d'attachement, de tendresse presque trop sucrée, de moralisme grotesque et d'acharnement à espérer qu'un jour ou un autre, vous ferez partie du sérail, du grand cercle sociétal de ceux – et surtout de celles – qui auront réussi leur vie.

Certaines espèrent que vous leur donnerez des petits-enfants, ou que vous réussirez vos études, voire tant ou trop de choses à la fois. Mais si il y a une chose sur lesquelles beaucoup d'entre elles s'accordent encore, c'est de ne pas finir avec un enfant homosexuel, tatoué ou on ne sait quoi d'autre qui marque une individualité trop brute pour une société qui arrive encore, malgré une décadence marquée – éthique, culturelle, intellectuelle, et j'en passe - , à se maintenir en vie aussi bien qu'une vieille dame atteinte d'Alzheimer qu'on tente désespérément de torcher. Ce souci pesant, presque abject de rentrer dans une norme conservatrice obsolète, dépourvue de nuances, de diversité... 

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Grrrrr.... Les splendeurs et misères de la relation parent-enfant, même si ça dépend d'une multitude de choses. 

J'arrive au seuil de la trentaine avec un capital de marginalité acceptable par la CAF, avec des projets de livres, de voyages et de tatouages, et en revendiquant ma personnalité borderline comme un support d'étude existentiel, comme tout de positif, d'inspirant, presque un étendard militant, sauf comme une simple maladie.J'arrive avec un bagage de vie presque emblématique de ma personne.

Et ma mère, malgré les espoirs qu'elle avait pour moi, a bien compris que ma vie serait ainsi. Constituée de ces inquiétudes soudaines et hard pour des choses aussi légères que l'air, et de celles plus relatives autour de choses certainement plus sombres, plus graves.

Merci à elle de l'avoir enfin compris, avant même de l'accepter.

 

Some signs and life lessons (Quelques signes et leçons de vie)

Trouver sur un trottoir, le soir des 33 ans d'une personne importante pour moi (donc le mercredi 26 juin), un papillon blanc qui semble agoniser à première vue. Pour éviter qu'il meure dévoré par un chat de passage ou écrasé par un connard à la jambe lourde, on décide de l'emmener. Sitôt arrivé, le papîllon (nommé Lazare pour la circonstance) passe d'une main à une autre, alternant les battements d'ailes frénétiques et le repos au bout de nos phalanges, ou un peu partout, y compris sur un Brahma miniature. 

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Le lendemain, le papillon n'était toujours pas mort, du fait qu'on lui avait laissé un peu d'eau et la possibilité de se reposer. Il avait même commencé à pondre sur un bouquet de roses rouges à proximité. Pour le coup je le renomme Léto (celle-ci étant dans la mythologie grecque la déesse de la maternité). Si quelqu'un voit des signes dans cette anecdote, un truc significatif (pour moi, c'est déjà fait, je garde tout le mystère ^^), alors tant mieux. Tant qu'on peut encore donner du sens.  Mais au vu des oeufs qu'elle/il déposait sur les pétales, j'ai compris une chose essentielle : 

Quand nous avons pensé en premier à l'agonie du papillon en le voyant sur le bord du trottoir, en réalité ce papillon portait ses petits. Cette femelle cherchait en fait un abri, un coin tranquille, pour pondre ses oeufs. J'ai pensé tout de suite à la mort sans me dire une seule seconde qu'il y avait de la vie en prévision ! En gestation ! 
Ce qui en dit long sur l'inclination typiquement humaine de penser systématiquement à la mort, au déclin, au lien de penser mouvement perpétuel, régénération... Nous sommes vraiment stupides à vouloir faire porter cette angoisse à la nature, la Terre-Mère, Gaïa... Alors que nous l'épuisons, que nous l'implorons de nous nourrir, encore, toujours plus, que nous lui faisons tirer sur la corde... Comme de perpétuels nourrissons capitalistes. 
Je ne saurais expliquer. 

Je fais malheureusement partie de ces salauds inconscients, tout en étant parfaitement consciente de ce qui se passe. C'est un de mes drames. 

Pardon, ma Mère Primordiale. Pardon...

Nos mères, les femmes comme la Terre, Savent-elles qu'une fois stabilisés, éveillés de manière quasi-totale, un jour, nous serons véritablement des dieux, ne seraient-ce que pour nos enfants intérieurs ? Ma mère le savait-elle, le sait-elle simplement ??? Didn't cha know ? 

 

 

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21 mai 2019

La 50ème : Choose Life !!! (Interlude)

Me revoici, quelques jours après un précédent article où j'abordais notamment le sujet des rondeurs féminines. Suis bien en phase en ce moment. Rien de bien particulier, ou alors j'en parlerai plus loin. 

Et j'ai la joie de vous retrouver avec une nouvelle qui me réjouit depuis hier soir, à savoir que HdL a atteint les 100 likes ce dimanche (108 à l'heure où j'écris). Deuxième bonne nouvelle qui m'arrive ces derniers temps, après celle d'un bilan médical fait récemment. Car oui, deuxième bonne nouvelle de cet article : en un an je suis passée de 127 à 116 kilos. Belle perte, bien que ça ne soit pas encore assez à mon goût, mais avec du mouvement (nager, marcher !) et du stress (véritable coupe-faim), on y arrivera ! 

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Sinon, je suis en vacances jusque vendredi, loin de mon repaire. En effet, pour la semaine je me mets au vert loin de Reims en espérant que je prendrai le maximum de recul pour envisager plus sereinement la suite d'une période assez étrange, dans une période de calme pas toujours satisfaisant, mais essentiel à mon équilibre, quoi que je dise ou fasse. C'est tout le paradoxe de ma pensée de ces derniers mois : mon besoin de calme affronte mon besoin de passion, autant dire que même si ce n'est pas forcément comparable à un match Ronda Rousey / Becky Lynch (Viva Ronda ^^), ça y ressemble fortement. 

 

Ou comment personnifier le match perpétuel entre mes émotions et ma raison VS la réalité. Voilà voilà, c'était l'instant fan du jour. 


 Petit article exceptionnellement court , je vous l'accorde. Mais ce sera pour mieux vous retrouver, sachant que je prépare un autre article dans la foulée, pour début juin. 

En attendant, je vous embrasse bien fort. à très vite. 


 

 

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04 mai 2019

Au calme ! Du jazz, et un lait de soja ! (Il faut sauver le soldat James)


Coucou tout le monde... Repos en cours, mais je reviens discrètement histoire de vous donner signe.

En train de me refaire progressivement une santé au même titre que le Crédit Lyonnais, sans jamais faire durer le suspense sur mes retours successifs à la rédaction. Malgré mes silences de plusieurs jours dans le mois, qui suivent à chaque fois que j'ai publié un article, soyez sûr-e-s que je reviens toujours histoire de me faire la plume, et aussi parce que je ne peux pas vivre sans diriger un minimum de choses dans ma vie, et ce blog en fait partie.
Un peu comme une sorte de compromis entre Mylène Farmer et Fidel Castro. La première n'a pas besoin de beaucoup d'exposition pour qu'on parle d'elle (enfin remarquez, le deuxième aussi sauf que plus du tout), par contre Fidel... Même dans le coma, même sous terre, son influence est restée déterminante. Vous l'aurez compris, je suis discrète mais en m'efforçant de rester efficace. 

En même temps, à l'issue d'une longue période d'où je suis ressortie un peu cassée, il est normal que je me mette à me réapproprier ce qui m'a échappé au cours des dernières semaines. Oui, cassée, mais pas au point de vouloir absolument tout foutre en l'air. Jamais. Besoin de repos, de calme, même temporairement. Besoin surtout de déconstruire des certitudes personnelles que je pouvais avoir et qui m'ont finalement plus desservie qu'autre chose. Et j'ai compris trois choses.
 
- La douceur d'âme ne suffit jamais, en tout cas pas à long terme.
- Taper du poing sur la table aurait été une bonne façon pour moi de m'en sortir mieux et plus tôt. (Mais voilà, c'est maintenant que je commence à le comprendre. )
- La sociabilité très régulière peut être un poids pour l'intimité, qu'elle soit individuelle ou autre. 


Je fais ces trois constats à l'heure où je suis en repos chez moi pour la deuxième semaine consécutive. Seule dans mon appartement, je remplis mes obligations domestiques (oui, car seule ou accompagnée, le ménage, la vaisselle et compagnie restent des devoirs, et pour peu qu'on y consente et qu'on en retire de la joie de façon éclairée, ce n'est même plus une corvée. C'est un satori.), et sinon je peins, je m'occupe... Période étrange, où j'arrive à être vraiment sereine comme je ne l'étais quasiment plus depuis le début de l'année. Le papier d'Arménie qui brûle et embaume. Le thé fumant, tout juste préparé. Je profite de cette période pour me rendre compte de ce que j'ai dégradé, ou vu se dégrader, en me disant une fois de plus que rien ne se perd ou se crée, mais que tout se transforme. 

En réalité, mon intimité globale n'est pas à reconstruire, elle est à redéfinir. Nuance.

***

Je repense à mon corps, je repense au rapport que je peux avoir avec lui. je repense à mes envies de natation, de qi gong, de plein de choses que j'aimerais pouvoir faire, entretenir mon corps afin de donner une plus grande envie et une bonne raison à mon âme de vouloir y rester et le défendre aussi. Et Mon fil d'actu Facebook défile... Je tombe sur un épisode d'une série documentaire qui montre généralement des couples ou des personnes en recherche affective, dans des contextes individuels extrêmes.
Une américaine, obèse morbide de 23 ans, 218 kilos, se gavant littéralement avec la complicité de son compagnon (si si, l'entonnoir et le tuyau, un peu comme les oies... ) dans l'objectif  de faire de son corps un objet de fétichisme en même temps que la base d'une hypothétique carrière rêvée. 

ça fait le deuxième épisode de ce genre que je trouve dans cette série, et je me sens profondément colère pour plusieurs raisons qui touchent autant à mon souvenir personnel, qu'à d'autres choses moins personnelles, plus générales.
Dans mon adolescence, j'ai connu la boulimie nerveuse (encore maintenant, mais c'est devenu plus occasionnel) qui n'a rien d'un caprice, qui exprime à sa manière une véritable souffrance psychique quand celle-ci n'est pas verbalisée, pas extériorisée. Dans mon cas, elle a été accentuée par mon traitement (un neuroleptique dont je tairai le nom ici, mais qui avait été conçu à la base pour soulager certains symptômes de la schizophrénie et de la bipolarité... Alors que j'ai été diagnostiquée comme borderline, vous comprenez mieux le paradoxe...?). Je ne vais pas arrêter de me soigner en disant ça, sachant que les neuroleptiques (ou antipsychotiques) font généralement grossir un max, et que ça fait partir des risques, d'une certaine contrepartie à la paix de l'esprit... mais toujours est-il qu'avant traitement, je faisais 74 kilos pour 1m73. J'aurais gardé ce poids, par rapport à ma taille et à mon âge actuel, j'aurais un IMC normal. Seulement voilà.

Je regarde cette américaine, et les photos d'elle qui défilent alors qu'elle était beaucoup plus mince.
Je me souviens de ces moments où je dessinais des vêtements dans mon coin, à quinze ans, en me prenant pour Vivienne Westwood. Toutes les filles de papier que j'habillais à coups de bic ou de crayon, dans le calme de ma chambre, étaient minces, très minces, avec une bonne poitrine. Et il y a longtemps, lorsque je me glissais dans mes aventures intérieures (car avant Loba James, j'ai eubien d'autres noms... ), je me voyais avec la taille d'Angelina Jolie, les seins de Tura Satana (une actrice de série B, américaine d'origine japonaise, ayant tourné avec Russ Meyer, fous de gros seins au même titre que l'italien Tinto Brass avec les culs féminins généreux) les cheveux en bataille de Béatrice Dalle et un joli minois façon Asia Argento. 

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Voilà à quoi ressemble mon moi intérieur sous mon moi extérieur. Je suis loin pour le moment d'être aussi coriace de caractère, mais Par contre, Toute ressemblance mammaire avec ladite Tura Satana n'est pas forcément du hasard, certaines personnes de mon entourage auraient pu vous le confirmer sur la base de cette photo... Main à l'appui. ;-P


Certaines personnes sont rondes ou obèses parce que la génétique, parce que la maladie, bien évidemment. Certaines autres le sont parce qu'on ne leur propose ni les moyens ni l'opportunité de s'affirmer, de prendre soin d'elles, d'exprimer une profonde souffrance qui est à l'origine de leur état de santé. 

J'ai la morphologie que j'ai actuellement pour plusieurs raisons. Je ne suis pas fière excessivement, mais pas désespérée au même degré non plus. je fais ce que je peux, entre mon regard et celui des autres. Quel panier de crabes.

Et je regarde cette gonzesse malade, car oui, elle est malade, et bien plus en danger que moi. Je dis ce qui va suivre au risque de choquer du monde mais si je parle aujourd'hui de ça, ce n'est ni par moquerie, ni par méchanceté gratuite. Jamais. Mais je la vois s'exposer, se gaver, poser devant son compagnon qui tient l'iPhone, et je ne la vois pas aller jusqu'à 33 ans si elle continue à se détruire comme elle le fait. Je ne suis pas meilleure ou pire qu'elle. mais si je dois vous partager une conclusion sensée par rapport à cette partie de mon article, la voici. 

C'est très bien d'assumer ses rondeurs quand on en a. Mais la frontière est parfois dangereuse entre l'acceptation sage de ce qui peut n'être qu'un détail et la revendication excessive de ce qui peut devenir révélateur d'un grave souci de santé, et ce au détriment de la personnalité, de l'intellect, de la sensibilité... Les rondeurs de Tara Lynn et Ashley Graham, ou encore de Clémentine Desseaux, toutes les trois mannequins grande taille de renommée internationale, là je me reconnais !,ou encore, de Salma Hayek ou de Monica Bellucci, le nec plus ultra, là tu sens l'harmonie dans les formes. Là j'aurais envie d'avoir leur style.

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Clémentine Desseaux. Mon fétichisme perpétuel de la robe noire me perdra, mais toujours pour le meilleur. 

Mais revendiquer bêtement une obésité morbide à la télé, au lieu de transmettre des avertissements, des ressentis et des encouragements préventifs qui pourraient faire cogiter le plus grand nombre, je n'appelle pas ça être body positive. J'appelle ça de la complaisance dans la détresse. La télé, ou ce qu'il en reste, ce n'est plus une fenêtre sur le monde, c'est un freakshow et une pépinière à crétins. C'est comme si personnellement en tant que borderline, j'étais contactée par une chaîne de la TNT pour un reportage genre Tellement vrai !, ou pour un talk-show débile à la C'est mon choix, et que j'acceptais d'exhiber mes pires travers, pourquoi ? Pour 60 ou 70 % de quidams anonymes qui m'insulteraient sur les réseaux sociaux ? Quel intérêt... ??? "Coucou-regardez-moi-je-suis-extrême-et-je-suis-fière"... Non, non, et non. 

Même Glenn Milstead savait faire de son surpoids un élément narratif à part entière. Quand il devenait la drag-queen Divine, on comprenait qu'on avait affaire à une caricature underground, on savait que ce n'était pas la réalité de millions de personnes dans le monde, il-elle était là pour faire son show, tourner chez John Waters... Et basta. Pas comparable avec la gonzesse dont je parlais au départ, peut-être. mais souvenez-vous que ce n'est que ma vision de la chose, et que je ne cherche pas à attaquer une catégorie de personnes mais un travers humain qui est de s'exposer dangereusement, au risque de flinguer toute sa dignité ou presque. 

Sur ces paroles, je vous laisse en attendant de vous revenir. Quelques trucs à faire avant que je passe trois jours en famille. Et comme je ne suis pas à un délire près, je vous partage ici un excellent article d'Agnès Giard, spécialiste du Japon notamment, qui tient un très bon blog sur Libé, Les 400 culs, que je vous conseille fortement si vous voulez lire sur la sexualité sous tous ses aspects. Elle touche à l'anthropologie, la culture pop, la psychologie, l'Histoire... à la fois drôle, instructif et agréablement  troublant. 

Amies rondes, ou en surpoids, sachez que je n'ai absolument rien contre vous. Vous avez des qualités, vous pouvez avoir plein de choses à votre avantage, mais s'il-vous-plaît, faites quand même attention. Nous vivons dans une société à la con, avec des critères esthétiques à la con, décrétés par des pontes de la haute couture qui ne connaissent finalement pas grand chose à ce que demandent vraiment les femmes en termes de mode. 
Sachez être fières et humbles à la fois. Et sachez vous défendre. 

Des bisous, et à plus. 

Vive les grosses, à mort les maigres ?

Et si les femmes sveltes devenaient l'équivalent des chrétiennes massacrées par les Romains ? Dans Colossale finesse -livre d'art dépliant composé de fresques décadentes- voilà les maigres pourchassées, livrées aux arènes ou torturées par des obèses triomphantes. L'oeuvre principale de ce livre s'intitule Adipocratia. "Il s'agit d'un décaptyque de pantomime...

http://sexes.blogs.liberation.fr

 

 

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08 avril 2019

D'Eden à Centralia, en attente de retour vers Eden (c'est l'Intime Étrangère qui vous parle ce soir)


OK.

Ceci est un retour à la réalité. Ceci est une mauvaise passe (que je me dois de décortiquer et régler le plus calmement et rapidement possible). Ceci n'est pas une pipe (merci Magritte). Ceci est une tentative comique de merde. Bon, passons. 

Mauvaise passe, donc, sur laquelle je ne m'attarderai pas ce soir, ou plutôt, pas sur ses circonstances. Même en étant moins stressée que d'habitude (un peu quand même, mais ça reste relatif), je me vois dans l'obligation de rester rivée ce soir devant l'écran de mon PC, concentrée sur la rédaction acharnée de ma chronique, de mes textes, afin de ne pas penser à quoi que ce soit d'autre. Pas faim, pas soif, pas même envie de musique. Ce soir, j'ai mon sang-froid pour me préserver de la moindre circonstance perturbante, du moindre accès de stress, d'où qu'il vienne. 

Z.M.I ! Zapping Mental Intempestif !!!

Entre les VRP bohémiens planquées au fin fond des collines rwandaises, occupés à faire des selfies avec en contrebas des collines la société qui devient folle, et les instapouffes qu'on étale en muses alors qu'elles n'ont pas plus de consistance que le vent dans les collines...  Je suis prise dans une manif sauvage, je suis perdue dans un terrain vague couvert de photos heureuses mais quasi cramées, couvert de drapeaux de prières tibétains et de jouets d'enfants cassés ou cramés aussi... Je ne sais pas vers quoi je vais, mais je sais vers quoi je veux tendre, bien que mon idéalisme ait parfois pris des coups. Mon radar devient dingue. Mentalement parlant je devrais être en Eden, mais certaines circonstances indépendantes de ma volonté font que je suis actuellement à Centralia, et que bien évidemment, je compte en sortir et retourner en Eden évidemment. Pour mes lectrices et lecteurs qui ne connaissent pas cette bourgade située aux Etats-Unis, bah voilà à quoi ressemble cet endroit. 


Pourtant, reste une éclaircie dans le contexte un peu compliqué du moment. Plus j'avance dans le temps, plus j'arrive à être calme, ceci je le dis sans joie, sans crainte. Je constate juste. je le constate parce qu'on a pas toujours l'occasion de devenir de plus en plus calme en apparence dans une vie.

La vérité est que je n'ai pas le caractère de ces femmes de ces filles dont on me vante le répondant, parfois même le coup de pied.... Mon caractère c'est mon silence, mon calme. On oublie la valeur du calme dans les situations de crise. Les gens ne parlent plus, ils gueulent. Moi, je n'ai pas envie de gueuler, mais de m'expliquer calmement et fermement sur ce qui ne va pas, pourquoi ça ne va pas. Et quand cela peut arriver, plus on gueule, moins j'arrive à m'expliquer sereinement. Je tremble de peur, et je finis par trembler d'exister. 

En apparence, je ne suis pas en colère, mon sang-froid est là, de plus en plus présent. Mais au fond, je vais finir par avoir la peur panique d'exister, alors que j'ai déjà celle de m'affirmer.

Voilà pourquoi je suis déchirée, partagée entre deux sentiments vis-à-vis des femmes de caractère. Je les envie autant que je les emmerde en grande partie. Oui, vous m'avez bien lue. Mais je le dis non par provocation gratuite, mais parce que je sais qu'au fond, ces femmes peuvent royalement m'écraser si elles en ont envie. 
Je les envie par manque de prestance ou de charisme véritable, mais par terreur de me faire moi-même anéantir à cause de ce même manque, peut-être par réflexe de survie mentale, j'ai cette autre réaction. Et pardonnez-moi si mon propos vous choque, je reconnais que c'est dramatique d'en arriver à ce sentiment-là. Mais comprenez qu'en ce moment je lutte (une fois de plus) pour ne pas laisser ma fragilité me pourrir le quotidien. 

Voilà pourquoi je reste convaincue, peut-être stupidement, que mon calme pourra un jour faire toute la différence. 

Voilà pourquoi je vous parle de Centralia. Calme en apparence, mais en dessous ça brûle. 

Je me vois dans le besoin d'interrompre ici ma confidence, du fait que je commence à avoir soif, et que j'ai besoin de faire une pause. De l'amour, beaucoup. Et le parfum de la nuit pour oublier de trop cogiter.

Je vous reviens très vite. 



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25 mars 2019

Fire, Talk With Me !!! (Ce qui nous consume, Mais qui nous délivre pourtant)


"Et nous nous sommes levés, même soulevés / Ayant acquis la douloureuse évidence / Que nous étions devenus des dieux."

 

ShadowWorkQuote_v0

20 mars 2019, 17 heures 48 : 

Gros, gros travail de l'ombre en vue. Ce qu'on appelle en psychologie analytique (et en magie, selon les traditions) un shadow work. Un truc très éprouvant à ne pas préconiser à toutes les âmes un peu sensibles qui auraient le malheur de ne pas se prémunir. 

Mais votre dévouée Lo, en dépit de son hypersensibilité de borderline, est un joyeux métissage entre Virginia Woolf et John McClane (surtout le premier et le troisième Die Hard...), avec l'introspectivité dépressive de la première et l'humour désespéré du second, qui a toujours le chic de se mettre dans le pétrin alors que franchement, le mec aurait mieux fait de boire une pinte loin du Nakatomi Plaza. 

En gros, j'ai le coeur sensible, mais l'âme en acier trempé. Et même si ça peut paraître très arrogant sur le coup, ce n'est que mon constat personnel, et je n'ai rien à justifier de plus.
La lucidité, c'est comme décortiquer sa propre réalité, comme une grenouille sur un plan de travail en cours de SVT, alors en plus on ne va pas enjoliver la réalité en racontant que la grenouille a des organes internes très sexy. Ce n'est pas beau, pas très ragoutant non plus, mais ça a son utilité et sa raison d'exister dans le moment présent. 

Au fait, joyeux Ostara. 

21 mars, 1 heures 07: 

Il n'y a pas trente-six façons d'être exemplaire. Question de conviction personnelle. Soit vous devenez un exemple par amour du bien, de la justice et tutti quanti.  
Soit vous le devenez simplement pour votre gloriole personnelle. 

Et là, je me demande pourquoi je suis en train de sortir cette phrase... Il est passé une heure du mat', je ne dors pas. Je m'acharne sur mon clavier à pondre quelque chose de concret, de profond. Et je sors une phrase pseudo-philo sur l'exemplarité individuelle. Alors que ces derniers temps, j'ai l'impression de changer, pas au point de devenir pire mais autre... 

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Oui, sans doute, mais pas au point de me triturer les neurones pour essayer de comprendre comme dans "L'armée des douze singes". Pas pousser non plus, quoi. 



23 mars 2019, 12 heures 46 :

Je suis un peu plus apaisée qu'il y a une semaine. Autant 2018 était une belle année pour mon compte, et même si 2019 a très mal démarré pour des raisons que je ne détaillerai pas (et indépendantes de ma volonté), il est hors de question que ça parte complètement en live pour le reste de cette année. 

En vérité, les choses bougent doucement mais sûrement dans la mesure où je m'efforce de me maintenir active, du moins mentalement, en planifiant plusieurs projets. 

1) Dans trois ou quatre jours, premiers résultats du concours de BibAS (Bibliothécaire Assistant Spécialisé) que j'ai passé en février (en gros, je n'aurai pas de notes mais je saurai si je suis admissible à passer un entretien avec un jury, donc épreuve orale avnt les résultats définitifs). Si ça marche, je peux préparer l'entretien, mais dans le cas contraire, je m'arrangerai pour préparer et repasser un autre concours l'année prochaine. 
2) J'ai la joie de vous annoncer que je me suis d'ores et déjà ré-inscrite comme bénévole sur la Magnifique Society à Reims. Même si l'affiche de cette année, à mon sens, ne m'emballe pas autant que celle de l'année dernière (à part trois ou quatre noms), je compte bien remettre ça et profiter de l'ambiance d'un festival que j'ai énormément apprécié et qui a marqué une étape/période particulière dans ma vie personnelle. 
3) En 2020, c'est décidé. Je passerai mon Code et mon permis. 

Autrement, j'avance doucement, à un rythme qui ne me convient peut-être pas forcément, mais que je sais bénéfique. J'ai envie entre temps de voyager, de m'organiser des virées dans la région et sur Paris, mais en attendant je suis coincée à cause d'un manque d'argent, de temps... Alors que parfois je n'ai qu'une envie, c'est foutre le camp. Même une semaine, ou trois-quatre jours, mais PARTIR.

 

24 mars 2019, 14 heures 29 :


Discussion hier soir avec un ami au bout du rouleau, du moins financièrement. Plus j'avance dans le temps, plus j'ai de difficulté à éprouver une vraie compassion à l'égard de beaucoup de monde qui n'en éprouve pas forcément à mon égard. Je me blinde impérativement, presque dangereusement, alors que ce n'était pas mon but de départ.

Non, je ne suis pas devenue plus agressive. Mais je suis devenue plus distante, je me suis coupée de pas mal de monde en l'espace de quelques mois. Pour des raisons simples, mais que je ne détaillerai pas. La seule chose qui me vient à l'esprit pour expliquer cette distance ?

"Si tu es amoureuse, reste cachée. Si tu deviens riche, reste cachée. Si tu as du talent, reste cachée. Les gens ruinent les belles choses."

Je n'ai jamais eu la prétention de vouloir sauver la planète, les gens.... je m'efforce déjà de me sauver moi-même, ainsi que le peu de monde que je peux aimer. 

23 heures 48 :

Je me sens prête à exploser ce soir. Nirvana à fond dans mes écouteurs, je regarde mon salon avec la sensation bizarre de ne plus me sentir chez moi, alors que pourtant ça fait deux ans que j'y vis. 

J'ai vraiment envie de foutre le camp, ça crève les yeux. 

N'importe où. Pas forcément n'importe quand. Avec qui, j'en ai une idée, mais ça dépend de tellement. 

Bref je me sens perdue depuis quelques temps. Vous imaginez, moi une petite blanche de 27 piges issue de la middle class, me sentir perdue comme, je ne sais pas... je m'écouterais, je saurais quoi faire pour me calmer, mais bon. 

Je relativise, parce que perso, je pense que ce n'est que du caprice. Et que ça s'atténuera. Que vaut mon caprice à côte d'une vraie détresse extérieure à moi-même ??? 

Love. 

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26 février 2019

Dernier tango en Utopie ( Ou quand ta vision du monde fait mal au c** à tout le monde sauf toi)


*Le soir du 24 février, termine sa tasse de thé devant son ordi en pensant à ses espoirs déçus du passé*

C'est moi ou j'ai l'impression de prendre un coup de vieux ?! Avant 30 ans, c'est peut-être un peu exagéré, mais ce n'est jamais que mon impression. 

*Se décide à faire une deuxième tasse de thé. S'efforce de ne penser à rien d'autre qu'au meilleur, mais se sent un poil nostalgique.*

Je suis à peine à trois ans de la trentaine, et du haut de mes 27 ans, je comprends que je fais une découverte progressive d'un état certes redouté de ma génération (et des plus jeunes en général) mais ô combien porteur, à bien y regarder. Oui messieurs dames, à 27 ans je découvre : L'ENNUI. 

Allez-y, venez vous extasier sur cette sensation nouvelle.

Ah, ça vous la coupe, hein. Vous ne vous y attendiez pas ?  Bah ça tombe bien, moi non plus. Après ce n'est pas non plus aussi catastrophique, vous savez. En fait, ça me fait exactement le même effet que l'annonce de Schwartzy gouverneur de Californie, ou même celle de la retraite professionnelle de Rocco Siffredi. Euuuuuhhh.... Bref, c'est surprenant, mais pas scandaleux.
N'empêche, il est encore pas mal Rocco. Même à son âge, j'en ferais bien mon quatre heures, comme je le ferais pour un paquet d'artistes... Eh oui. Même casée et (très) amoureuse, j'ai gardé une forme de vie fantasmatique bien active Côté ciné, ils pourraient former un mini-régiment. Mais côté musique, et plus particulièrement côté rock et metal, mon fantasme reste Trent Reznor (le chanteur de Nine Inch Nails).

On m'a parfois claqué à quel point j'avais l'esprit mal tourné. Peut-être parce que l'intensité évocatoire de mes rares conversations ouvertement sensuelles et/ou sexuelles devait être tellement forte sur l'instant que certaines personnes un peu pudibondes, voire complètement insensibles devaient se sentir un peu sur le carreau niveau joute verbale.
Même si la pudibonderie ou l'indifférence à ce sujet me font toujours un peu ricaner (soupçons de longue date d'hypocrisie totale) je ne leur en veux pas.
Je sais que tout le monde n'a pas accès à un point de vue décomplexé sur la chose, ç'en devient presque un luxe.
Il paraît que les jeunes issus du milieu ouvrier connaissent moins bien leur propre corps que ceux qui viennent des classes supérieures. Que ce sont justement ces derniers qui en font le plus dans le domaine de leurs désirs.

Bonne nouvelle, je suis issue d'un milieu ouvrier et j'ai en toute franchise le sentiment d'en savoir et apprécier un peu plus que beaucoup, sinon autant que les enfants de bourgeois. On singe comme on peut ce qui nous est prétendument supérieur, dans la mesure où quoi que l'on gagne, quoi que l'on pense ou fasse globalement, nous autres prolétaires perdons le même sang tous les 28 jours en moyenne, que les filles de cadres sup.
Le sperme des hommes est du même blanc universel. Nous partageons quasiment tous la même aspiration à nous encanailler avec ce qui nous est inférieur ou supérieur, les uns pour glaner le prestige des autres, les autres pour se donner l'illusion de comprendre un minimum la populace.

Se donner l'illusion d'être fraternels alors qu'en fait, on est viscérablement opposés en beaucoup. Voire tout. 

ET VOGUE LA GALERE PROLETAIRE !
ET S'AGENOUILLENT LES CAPTIFS, AUX CULS CONQUIS à LA CAUSE DE NOTRE RAFIOT COMMUN,
MAIS QUE C'EST DUR D'ÊTRE UN DEMIURGE DESPOTE DEVOUE à DECHARGER DELIBEREMENT UNE TELLE PUISSANCE DANS DE SI TROUBLANTS TROUS !!!


Mmmh, pardon. Accès de lyrisme pathologique. Allez zou, direction Sainte-Anne. En même temps, j'en profite pour vous annoncer qu'il s'agit d'un extrait du prochain chapitre de mon proje d'écriture, Bethleem Blvd. Blues, dont je compte reprendre la rédaction d'ici peu. N'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil, chères lecteurs et lectrices de tous horizons qui me suivez, toujours plus nombreux, toujours plus curieux. 

Bethleem Blvd. Blues

Depuis longtemps j'ai faim, cette faim qui ne me quitte pas et dont on m'a souvent dit qu'elle n'était pas la bonne. Pourtant c'est évident qu'elle doit être soulagée, même si je ne peux compter que sur ma personne dans certains moments.

http://bethleemblues.canalblog.com

En attendant c'est cold wave extirpée des greniers de Youtube.

Le fait d'approcher de la trentaine me fait prendre conscience de tellement de choses, ou du moins il en amplifie la portée, que je finis par me demander si je n'avais pas quelques réponses enfouies dans mon inconscient depuis tout ce temps. 

Et c'est là une problématique de taille que je me permets d'exposer : par rapport à ma banalité, en quoi celle d'autrui peut-elle donc profondément me déranger, voire me faire peur ? Mystère.

Voilà une bribe de réponse : On sait à HdL à quel point le Temps a tendance à m'obséder, mais plus on avance, plus je me rends compte de l'omnipotence de la banalité. Pire, elle devient palpable. Parfois même, elle semble faire corps avec les individus. La banalité, la normalité deviennnent presque organiques, et la normalité devient une forme de violence.

L'approche de la trentaine me confirme à quel point je peux en avoir de plus en plus assez de devoir vivre ma vie avec une certaine désinvolture. Il y a une expression que je méprise profondément. YOLO, You only live once. On ne vit qu'une fois... Donc, sous prétexte qu'on n'a qu'une vie, on devrait vivre les pires conneries comme un divertissement supplémentaire, se mettre en danger sous couvert de vivre plus fort...  Eh oh. On est pas dans les Nuits Fauves. C'est bien beau de dire au premier quidam qui passe de profiter de la vie, mais surtout c'est tellement facile, quand on sait qu'on nous le martèle dans un contexte global extrêmement défavorable. Nous dire de profiter de la vie dans une société déshumanisée, qui traite les animaux en objets, qui brandit depuis des années les statistiques et les études sur les violences conjugales, la précarité, les gosses trimballés de la DDASS, etc... Alors que rien n'est fait ou presque pour régler tout cela... Et à côté, on consomme, on consomme... 
On nous prend clairement pour des imbéciles, doublées de vaches à lait sans conscience. 

Je n'ai pas de haine, mais un profond mépris. Non pas par rapport à la notion de société, puisque toute forme d'organisation sociale, communautaire, en est une. J'ai un profond mépris par rapport à ce que devient notre société, notre communauté humaine. Quelque chose d'indescriptible tellement ça regroupe de choses. C'est pourquoi à forces d'intérêts et de prises de position tous azimuts, ces derniers mois j'ai fait le choix de me couper explicitement d'une grande partie de ce qui pouvait se passer sur cette planète. Je sers des intérêts concrets qui sont les miens, au détriment de ceux qui ne me concernent pas mais qu'on voudrait faire miens... Et pour le reste, pas de négoce possible. Je me change avant de vouloir absolument changer le monde.

Et pendant qu'une cohorte de followers et de doux rêveurs pleure Lagerfeld et redoute le temps des vaches maigres dans le monde de la mode, pour ma part je me ressers une part de Forêt Noire. Pas envie de pleurer un type comme lui qui méprisait allègrement les femmes (surtout les rondes) et qui pensait tout léguer de sa fortune à sa chatte de Birmanie, la seule qu'il caressa et bichonna sans relâche sur ses vieux jours en dépit de celles qu'il dédaignit férocement sa vie durant.

On peut comprendre le bonhomme, dans une certaine mesure, mais pas au point de classer ses radotages élitistes au rang d'une provoc'sublime. 
Devant notre Continent Noir, tous les hommes n'étant pas forcément égaux, il faut bien combler le creux d'un affect sclérosé sous des atours aisés, joyeusement mondains ou mondainement crétins. Bref, dans tous les cas, laissons les néo-dandys et autres hipsters à leurs conversations d'after, leurs considérations sur le tiers-monde, sur leur dernière virée chez Colette avant sa fermeture ou sur les boutons de manchette à tête de licorne de mon cousin Gonzague (eh je déconne, ne me croyez pas une seule seconde^^) me semblent parfaitement insipides. 

Enfin bref, y a des jours où je ferais mieux de transformer mon appart' en cité presque interdite, mais je ne suis pas assez farouche pour cela. Un peu de bon sens, et aimons-nous les uns les autres ! La présence ou non de poils autour n'en sera que plus relative. Gros bisous à vous, et à très vite. 

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10 février 2019

Décapez-moi ça ! (ou ma détox multiple dans une société de dingues...)


L'année 2019 commence étrangement pour un peu tout le monde. Ce n'est pas rose, non, pas du tout. C'est même noir comme la face d'Etienne Lantier qui revient de sa première journée à Montsou (si vous ne comprenez pas de quoi je parle, lisez ou relisez Germinal. Ou au moins regardez son adaptation ciné avec Renaud, elle est excellente. C'est une descendante de mineur du Val de Fensch qui vous le dit). C'est noir, mais la poussière et la crasse morale et sociétale sur les esprits fatigués, c'est comme le reste, ça se nettoie voire ça se décape. 

Allez, décapez-moi cet horizon plein de merde. 

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Petite dédicace personnelle à ceux et celles qui en plein le dos de ce qui va mal sur notre belle planète et qui s'efforcent de construire des systèmes plus équitables autrement qu'en cassant. Vous avez tout mon soutien. 


8 février, 15 heures 04 : Envie de crêpes. Ce n'est pas révolutionnaire, mais je me rends compte que je pourrai largement m'en faire. Essayez les crêpes au sucre mascobado et jus de citron, une tuerie gustative (découverte récente lors d'une soirée entre femmes) 

Deux heures et vingt minutes plus tard, j'ai testé pour vous le triple combo crêpes / Sucre de canne rapadura / jus de citron bio. Ben y avait plus de mascobado, mais alors... Une tuerie gustative. Excellent remplacement du sucre blanc, raffiné et un peu plus nocif à long terme.

9 février, 11 heures 53 : De tous les textes que j'avais prévu de lire pour cette année, je pense en garder un à trois pour le reste du premier semestre. Je suis sur Georges Bataille en ce moment, un vrai engouement. J'avais lu Histoire de l'oeil et Ma mère en quelques jours il y a peut-être un mois ou deux, et je suis actuellement sur Madame Edwarda. Mais comme il ne tient qu'à moi de varier un peu les plaisirs, je compte reprendre le Journal d'une femme de chambre de Mirbeau où je m'étais interrompue. 

En attendant, entre deux mugs XL de soupe et deux yaourts, ainsi que deux tasses de maté (eh oui, pas de limite à la détox alimentaire ^^), c'est plutôt tranquille. Un appartement constitue toujours un cocon, surtout quand c'est le sien. Et comme j'en ai vachement besoin, depuis quemques temps, de quasiment me retrancher entre mes murs. 

 

22 heures 12 :  Ce soir, me sentir incroyablement exaltée à partir de pas grand chose. Quand l'être aimé n'est pas là ce week-end, mais dont tu as tellement hâte qu'il dorme dans la chambre, à côté, pendant que tu feras ce que tu as à faire. Ces derniers temps, pas vraiment d'intimité à deux, et comme elle me manque, cette intimité... Mais bon, ça reviendra, en attendant il me faut composer avec des circonstances indépendantes de ma volonté. Que j'aime nos moments à deux, les soirées passées devant la télé, les repas, les petites disputes, nos soirées dehors, nos fous rires, plein de choses... Putain que je t'aime, toi. Toi seul même quand tu me restes parfois un peu insaisissable. Que j'espère qu'on retrouvera ces moments de pure intimité, mais quoi qu'il arrive QUE JE T'AIME.

Trop de choses me viennent en tête, trop fortes pour être dites maintenant. De bonnes choses, pas trop douces, pas trop dures. Juste ce qu'il faut. 

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10 février, 9 heures 45 : Se lever avec la pluie et le vent dans le même temps. Belle journée pluvieuse, le temps idéal pour rester chez moi. Et puis c'est dimanche, on attaque rarement une révolution le dimanche, non ?

Bref , toujours est-il qu'avec la télé en fond sonore (un documentaire sur Vasarely, le peintre fondateur de l'art optique), je dévore deux ou trois crêpes avant de reprendre la rédaction. 

18 heures 07 :  Rien à faire, je glande comme jamais. Moi qui devais parler de tout un tas de choses, aujourd'hui je suis aussi vive qu'un flan resté quatre heures au soleil... Que c'est affligeant. Mais pas de panique ! Une tasse de thé, un album sélectionné au hasard de mes playlists sur Youtube.... (ben oui, je vais pas écrire sur de la drum'n'bass). Et en même temps, mes pieds sont comme dégoulinants d'huile d'argan. Soin oblige, je tangue dans mes tongs, mais je ne peux pas m'en foutre complètement au risque de me rétamer sur le parquet. Donc on marche doucement. 

Vous voyez le truc, ce qui m'attend ? Me reprendre en main alimentairement (et encore j'exagère, de ce côté je m'en sors pas trop mal. Parce que si je m'écoutais ce serait cuisine du monde très très souvent...) (ou alors je mets une fausse moustache, j'attends que des casseurs saccagent les vitres d'un KFC et je fais un selfie juste devant pour le côté sensass. STAN : Ouais, tu jouerais les José Bové 2.0, quoi. LO : T'as tout compris, mon pote. Viens avec moi, on va casser du fasciste/intégriste/capitaliste mais avant je crève un peu la dalle... T'aurais pas vingt balles à me dépanner, man ??? ^^) Me reprendre en main intellectuellement. Me reprendre en main physiquement, et la liste est régulièrement mise à jour. 

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Petite dédicace personnelle à ceux qui en ont plein l'estomac de cette société abusive. Bah quoi, c'est pas scandaleux de payer cinq euros pour un burger à la vache folle et au fromage transgénique...??? N'empêche qu'en attendant, qu'est-ce que c'est bon ces merdes.

 

 Bref, en attendant je vous laisse, je reviens vite. Des bisous, comme toujours.

 

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13 janvier 2019

Et maintenant, détox !!! (Lendemain de fête,car mon estomac en est devenu une)

"Le secret de la réussite, c'est de faire de ta vocation des vacances." Mark Twain

 

2 janvier : 


*En train d'engloutir une soupe bizarroïde à base de bouillon de volaille dégraissé, de pak choï sauvé de justesse de la péremption et d'oeufs frais. Ben quoi ? Faut bien finir ce que j'ai en attendant de refaire des courses. Naaaaah.*

Encore une année qui démarre... Et c'est l'heure de la détox. Enfin, si on peut parler de ça sachant que ces derniers temps je ne mange pas vraiment. En ce moment je mange n'importe comment, ou sinon pas assez normalement à mon sens. Une salade composée, un sandwich et un yaourt ne constituent pas un repas digne de ce nom, merde! 

Enfin après, je dis ça c'est pour faire criser la mère Maïté puisque y a plus le père Coffe pour dire qu'en ce moment je bouffe de la merde. On se débrouille avec ce qu'il reste. 

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Ah ben si, y a quand même quelqu'un pour me le dire clairement. Allez, je fais mes valises et je pars faire une cure en Sibérie.  C'est encore loin le Sevvostlag ??? 

6 janvier :  

Je commence l'année 2019 en cherchant encore mes objectifs et résolutions à tenir, comme tout bon quidam qui se décide à tenir dans le droit chemin encore plus intensément que l'année passée. Qu'en dire, à part que vu comme je suis lancée depuis au moins un an, je pense pouvoir tenir la bite et le gland la barre et le vent assez correctement pour envisager sereinement le changement de cap amorcé depuis mai dernier ? 

13 janvier : 

Journée de la flemme officiellement ouverte. De toute façon c'est dimanche.... 

Beaucoup de choses à faire cette année, mais j'avance avec la certitude que j'ai commencé à construire quelque chose de concret et surtout de bénéfique. Le tout est de tenir et surtout d'entretenir ce qui se construit, sachant qu'un imprévu peut tout foutre en l'air dans les plans. J'ai deux concours de prévus cette année, dont un où je pense m'inscrire. J'ai une vie privée à construire et protéger, voire à renforcer. C'est toujours une bonne chose de se dire que la Vie peut nous sourire, mais je pars du principe que ce sourire doit être mérité. 

Comprenez que non, mon bonheur actuel ne m'a pas été livré clés en main. Mon bonheur, c'est une graine qui était plantée quelque part dans un terreau a priori pas très favorable. Une graine qui a poussé silencieusement sans que je m'en rende compte. Une graine qui germait depuis un an et demi avant de donner une jeune pousse à protéger ardemment dés son apparition. 

Je suis à mon bureau, aujourd'hui je ne glande rien ou presque, à part travailler mes textes et répondre à mes besoins premiers. JOURNEE DE LA FLEMME. Avec un grand F. Mais tellement la flemme que j'ai l'impression étrange d'être en vacances sociales depuis x années et qu'avec le temps, je ne sais pas comment je dois le considérer. Pas forcément avec désespoir, mais pas avec fierté non plus je crois. Quoique y a des jours ou c'est quand même un avantage. 


J'en aurais bien dit davantage, mais vu la journée qui s'est amorcée... La flemme :-P 

Des bisous et à très vite. 

 

 

Posté par Loba_James à 13:05 - Permalien [#]
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