Histoire de Lo

13 novembre 2018

Bethleem Blvd. Blues : Glandeuse ? Non, Glorieuse !!!

 7 h 08 : 

Bon ben voilà, hier j'ai eu 27 ans. Rien de bien glorieux, les unités ne sont que rarement glorieuses. Les 20, 30, 40 ans et j'en passe, oui.
Mais au moins ai-je eu le plaisir de découvrir les petits mots bien sympathiques de quelques-uns de mes contacts sur Facebook, au petit matin (23 contacts sur 91 à l'heure où j'écris cet article, mais quand même). C'est marrant de constater que finalement, c'est presque l'un des seuls trucs qui auront contribué à me rendre cette journée moins pesante, alors qu'en général je ne cours pas après les gens pour qu'ils me souhaitent un bon anniversaire.

Mon éducation a voulu ça, de ne pas attendre l'anniversaire de quelqu'un pour lui prouver mon attachement. Mon éducation, je ne lui dois pas tout, mais une partie de ce que je peux être, si on met de côté l'aspect religieux qui ne m'a jamais convenu (en gros, le Dieu des monothéismes, du patriarcat, c'est comme mon père, ça fait des années que ça ne me parle et ne me touche pas plus que ça. J'ai été élevée par une majorité de femmes, donc pour la domination masculine dans ma vie, on repassera.). Il n'y a pas d'éducation meilleure qu'une autre, c'est aussi une question de personnalité...

 9 h 39 :

Récemment, je faisais un tour à Cultura. Au départ, c'était pour un bouquin. Ou de quoi occuper mes dix doigts. Pâte Fimo. Peinture acrylique. Carnet. Bouquin. Enfin bref, je ne sais plus.Mais celui de ma ville est doté de tout un petit rayon santé naturelle/ésotérisme/spiritualité où j'adore traîner. Et en examinant les étagères, je réfléchissais à mon parcours personnel en la matière : bien que venant d'un milieu chrétien, je me suis intéressée au bouddhisme, puis au paganisme (tendance Wicca au départ, pour ensuite explorer deux, trois courants en plus), avant de finalement me poser au niveau du Féminin Sacré. Mon intérêt de départ est à replacer dans le contexte d'un climat familial intenable émotionnellement (enfin, pour moi. Niveau attitude j'étais pas facile à comprendre non plus). C'était il y a des années avant que ça s'arrange. Plus ou moins de 10 ans. Aujourd'hui, sans que cela constitue forcément la base de ma pensée, ou de ma vie même, je peux dire que j'ai gardé une affinité avec ces deux formes de spiritualité, à la fois pour des raisons simples et pour d'autres plus profondes (sur lesquelles je ne communiquerai pas davantage, ceux-celles qui me suivent depuis peu, ou plutôt depuis le début de HdL, les connaissent autant que moi.). 

J'ai toujours été partisane d'une spiritualité sauvage, c'est-à-dire qui s'exprime, qui existe, qui peut éventuellement s'adapter à certaines circonstances et fasciner le monde, mais qui n'emmerde personne.

Une spiritualité qui n'a que faire des dogmes, des prêches, des rituels et des codes d'usage, d'une part parce qu'elle invente les siens, d'autre part parce qu'elle a bien compris qu'en cette époque incertaine, troublée, il s'agissait la plupart du temps de traditions, de conformisme, plus que de choses qu'on ressentirait avec ses tripes autant qu'un soulèvement populaire. Elle n'a que faire de tout cela, elle se moque éperdument des menaces et de la mise en marge -car elle l'est déjà elle-même - mais ne cherche pas à faire le bordel ou des conneries encore plus lourdes de conséquences. Elle existe, point final. Si ça dérange, qu'on regarde ailleurs ou qu'on reste à la maison chez papa-maman à préparer son missel et son carré Hermès pour la messe du dimanche. 

Une spiritualité du réel, qui n'a pas peur de s'émouvoir devant les malheurs du monde mais qui ne se targue pas de régler ses problèmes à grands coups de peace and love ou d'autre chose, comme si elle avait provoqué un tel bazar. Une spiritualité qui se motive aussi par le bon, le beau, le vrai, même s'il dure quelques heures, quelques jours, et qui aspire à cela elle-même.

 

 

Quoi qu'il arrive, bien que coopérante quand j'y trouve un intérêt, je ne revendique aucun bord, aucun camp.

 

large

 

11 h 43 :

Ma spiritualité, c'est quoi ?
C'est les bois autour de la maison familiale. C'est vouloir s'enfoncer dans ces bois, alors que la nuit tombe, ou en plein jour, mais en sachant retrouver son chemin. 
C'est la nuit. Regarder une fenêtre d'un intérieur éclairé alors qu'on est en bas. C'est contempler, c'est espérer, c'est marcher droit dans la nuit, les lumières. 
C'est piquer une crise alors qu'on est seul chez soi, c'est décider de regarder un feu qui crépite dans la cheminée, c'est traîner dans un bain.  
C'est désirer, c'est aimer quelqu'un plus fort qu'on ne se désire et s'aime soi-même, et se demander jusqu'où on irait pour porter, protéger, combler cette personne. C'est aussi gagner en endurance, en noblesse de coeur, quand on pleure mais qu'on reste d'un calme absolu alors qu'il-elle s'énerve, souvent pour des choses pas si graves, ou chiantes sur le moment mais pas si conséquentes. 

C'est plein et peu de choses à la fois, mais je ne vais pas toutes les lister. Je me comprends. Même si ça peut vous paraître hyper métaphysique, je me comprends. ^_^

Comment j'envisage cette nouvelle année dans ma vie ? Plutôt bien. Je vais doucement dans le cours de mes actes, dans mes projets comme dans ma vie personnelle. Voilà pourquoi je n'envisage jamais rien de façon extrêmement positive, c'est pour éviter de me casser la gueule en cours d'année. Mais je reste confiante.

 

Aucun bord, aucun camp.

La vérité ? Vous voulez savoir la vérité ? Je suis une éternelle sauvageonne. Oui, oui, mille fois oui. Personne ne peut m'apprivoiser, sinon peu de monde (encore une fois, je laisse planer le mystère). 

 

 

Alors oui, hier j'ai eu 27 ans. Oui, les unités restent peu grandioses. Mais sans parler de marquer le coup des 30 ans (nous ne savons pas de quoi demain sera fait...), si j'arrive à ce que je veux accomplir avant cette période ce sera déjà bien plus significatif. 

à compter d'hier, j'ai trois ans pour me ranger (sans prendre la poussière du temps et de la routine, hein. Pas pousser non plus.). 

 

Et si je réussis à me faire recaler du club des 27 : 

 

Voilà pour aujourd'hui, je reviens très vite. Je vous embrasse, mes tocards magnifiques.

Souhaitez-moi bonne chance pour y arriver. ^^

 

 

 

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09 novembre 2018

"Dévorer l'Amour, dévorer le monde" (07.11.2018)

 

"Pendant longtemps j'ai marché à la passion, me disant que sans elle je crèverais forcément au bout d'un moment.

Et depuis quelques mois, j'ai compris avec le recul qu'elle pouvait parasiter une relation au point de la dénaturer presque complètement. Le problème dans la passion, ce n'est pas l'amour, ce n'est ni le désir ni le plaisir. C'est le fait d'exagérer tout cela comme si on ne faisait pas confiance au temps et aux circonstances.

 

Je répète que le désir n'est pour moi pas une saleté -ce qu'il n'a jamais été - ni une nécessité égoïste. En effet, par delà mon désir qui est déjà d'une douceur toute femelle, mais d'une vigueur presque mâle, rien ne m'émeut plus qu'un homme qui s'abandonne complètement à tout ça. Jusqu'à lâcher prise par la jouissance. Et moi-même étant émue, profondément touchée en ma conscience du plaisir de l'autre, je règle mon degré de détachement du monde sur celui de mon partenaire.

Il faut beaucoup, beaucoup d'amour de cet amour-là, pour pouvoir en comprendre l'impact. Comprendre que par delà l'homme ou la femme qui t'embrasse et te serre dans ses bras, par delà son sexe, ses émotions, sa sueur, tout de l'autre, il y a faim d'être soulagé de l'impact extérieur, du monde extérieur, de tout ce qu'il exige.

 

M'abandonner à l'autre, en confiance, pour faire abstraction de ce qui n'est pas l'unité que je vise. De même que le monde, ou au moins la société, met à l'écart tout ce qui n'est pas elle. Le désir sexuel n'est, pour moi, pas uniquement un moyen de renforcer une relation amoureuse stable. Il n'est pas seulement un moyen de satisfaction physique, ce qui serait franchement trop facile, trop réducteur. Il est un moyen de résistance, un sens des priorités : est-ce que je cherche l'orgasme à tout prix, ou est-ce plus important de partager ma force de lien et émotionnelle avec l'autre, de le renforcer ?

Et il y a soif d'une certaine vérité charnelle, aussi. En somme, j'accepte de moi que je ne suis pas parfaite, j'accepte la même chose de toi, parce que je reconnais au delà de ce qui n'est pas parfait en nous que nous avons cette capacité commune de faire abstraction de ce qui nous diminue.

Aimer est une capacité non négligeable, indiscutable, mais désirer est une résistance au monde, une forme de contestation. L'état de conscience change, les sens sont amplifiés. Le désir est une force brute, le plaisir est la conséquence diffuse. Ainsi, par la maîtrise de cette force et l'acceptation de ses conséquences, le monde et ses failles et ses absurdités n'existe plus vraiment.

Ma vision de l'érotisme, la voilà. Une résistance diffuse, presque palpable. Un besoin de me retirer du monde et d'emmener l'autre. Me livrer à une dévoration symbolique, car à travers ça, c'est la vie elle-même que je bouffe."

 

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16 octobre 2018

Loba Fol'Amor (1/2) Feu Du Cœur ...

 

On dirait moi au réveil, après une nuit blanche et trois heures de sommeil. ^^ Sinon, toujours aussi flippante presque 20 ans après, c'est bon ça. (Chris Cunningham, Mental Wealth, Sony (Playstation), 1999.)

De retour au bercail, j'ai toujours l'impression que ça fait une éternité que je me suis absentée. En stand-by sur HdL en ce moment, mais quand même, je m'efforce de venir faire un petit coucou à ceux et celles qui me suivent et qui se demandent peut-être ce que je peux bien faire en ce moment pour être autant en retrait. Pas de raison d'abandonner mes lecteurs, même si ça ne fait qu'un mois que je n'ai rien publié. 

Disons qu'en ce moment, je suis sur un projet qui va me demander du temps, un effort mental et beaucoup de cohérence, dans la mesure où mon avenir est directement concerné. 

Mais aussi, et par dessus le sujet travail/insertion professionnelle, je profite de mon temps pour me consacrer à une belle relation qui m'apporte beaucoup et que j'espère fortifier au mieux. Rien ne vaut une relation amoureuse vécue dans une calme tendresse et une saine ambition, malgré les tensions occasionnelles, la maladie... Il y a des années je n'y pensais pas. il y a encore deux ans je ne m'attendais plus à rien.

Mais je peux aujourd'hui vous confirmer qu'il suffit de peu. Qu'il s'agisse de reprendre espoir, de le renforcer ou d'en faire quelque chose de concret. Il suffit de peu pour que quelqu'un devienne tout, et qu'on devienne tout pour lui/elle. Je n'ai pas inventé ce principe, mais je peux au moins vous le confirmer, c'est la moindre des attentions. 



C'est devenu troublant pour moi de savoir profiter de mon appartement quand j'y suis seule. Troublant mais loin d'être problématique, dans la mesure où il faut bien profiter de ce que l'on a sans trop s'inquiéter de ce qu'il adviendra de nous-mêmes à l'avenir. 

En ce moment, j'écris en vidant des tasses de thé au son des Gymnopédies de Satie, histoire de calmer et d'ancrer suffisamment mon esprit avant de retrouver une amie. Tiens, un avantage ! Ecouter du classique sans écouteurs dans mon appartement ! Calmer et ancrer l'esprit, j'y arrive encore mieux grâce à plein de choses, mais depuis ma première consultation d'un praticien en médecine chinoise et la prescription par celui-ci d'une poudre spécialement concoctée pour mon trouble (voir "Une nana se rebiffe : Alerte rouge !" où j'en cause allègrement), je supporte mieux beaucoup de choses. Mon trouble ? Le feu du coeur, vous connaissez ??? Selon le PDF trouvé sur le site zhongyi.net, on peut lire à ce sujet (attention c'est un peu long) : 

Feu du Cœur (Xin Huo Shang Kan ou Xing Yang Pian Kang) 

Palpitations, soif, ulcérations de la bouche et de la langue, agitation mentale et physique, conduites "impulsives", sensation de chaleur, insomnie, visage rouge, urines foncées ou présence de sang dans les urines, goût amer dans la bouche.

Langue : rouge, surtout au niveau de la pointe, gonflée avec présence de petits points rouges, l'enduit est jaune. Une fissure centrale étendue jusqu'à la pointe est possible.
Pouls : plein, rapide et vaste, surtout à la position "Pouce" du côté gauche. Il peut également être précipité (rapide avec des pauses à intervalles irréguliers).
Symptômes clés : ulcérations buccales, soif, palpitations, langue rouge.

Pathologie

C'est un tableau de Chaleur Plénitude localisée dans le Cœur, totalement à l'opposé du tableau de vide de Yin décrit précédemment dans lequel une Chaleur Vide affecte le Cœur. Il englobe plusieurs symptômes de Chaleur tels que la soif, un visage rouge, une sensation de chaleur, une langue rouge, un pouls rapide et vaste, ou précipité. La langue est le bourgeon du Cœur et lorsque ce dernier est envahi par le Feu, l'excès de chaleur peut alors monter à la langue et entraîner des ulcérations. Ces ulcérations, qui comportent un bord rouge en relief, sont douloureuses (les ulcérations qui sont bordées de blanc peuvent être dues à une Chaleur Vide provoquée par un Vide de Yin). L'agitation mentale est très prononcée et vient de l'excès de Chaleur dans le Cœur qui perturbe l'Esprit. Cette "agitation mentale" diffère de celle que l'on trouve dans le vide de Yin du Cœur dans la mesure où elle est beaucoup plus grave et où le malade est plus agité, plus nerveux, il a plus chaud, et de façon générale, est plus «pléthorique».

 Etiologie

Des problèmes émotionnels comme une anxiété chronique, des soucis permanents et de la dépression peuvent entraîner un Feu du Cœur. Ces émotions, si elles se prolongent, peuvent engendrer une stagnation de Qi et lorsque le Qi stagne pendant plusieurs années, il peut engendrer le Feu. Ainsi une stagnation de Qi prolongée qui accompagne un état dépressif peut se transformer en Feu et présenter les apparences d'un tableau de Feu du Cœur. De nombreux malades qui souffrent de dépression chronique présentent les signes de ce tableau, même si par ailleurs, ils paraissent très ralentis et manquent de vivacité. Autrement dit leur apparence peut faire penser à un tableau de type Vide, alors que tous les autres signes et symptômes désignent un Feu du Cœur, tableau de type Plénitude. Le Feu du Cœur provient souvent d'un Feu du Foie. Il peut être engendré indirectement par toutes les causes responsables d'un Feu du Foie, comme la colère, la frustration et le ressentiment.


Voilà voilà.... J'espère que vous comprenez mieux désormais ce qui m'agite en plus de mon mal d'origine. 


Rentrée de centre-ville (enfin rentrée depuis une bonne heure seulement^^) je vais pouvoir vous annoncer quelque chose :

en parallèle d'Histoire de Lo, je réfléchis à l'éventualité de commencer un deuxième blog à compter de novembre ou janvier. Je pense pouvoir vous donner plus d'infos d'ici novembre cependant, pour la simple et bonne raison que je risque fort d'être un peu prise les prochains jours (RDV médicaux, etc...).

D'ici là, portez-vous bien, je reviens vite. Je vous embrasse fort. 

Posté par Loba_James à 20:25 - Permalien [#]
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18 septembre 2018

Bethleem Blvd. Blues : Bon anniversaire, pétasse ! <3 (et vogue la galère ^^)

En mode solo dans l'appart' en ce moment. Ma télé passe d'Arte à un drama coréen, de ça à un documentaire politique ou animalier sans trop réfléchir, tellement je cogite sans vraiment me rendre compte. Compliqué... Mon esprit, c'est comme le Zapping de Canal Plus, un bombardement d'images, de sons, de bribes de phrases... On y assiste sans vraiment comprendre où commence le message et où commence la logique.

En même temps, je profite du fait d'être seule ne serait-ce que pour me souvenir du plaisir qu'on a à ne gérer que sa personne dans un espace donné. L'amour est une chose merveilleuse, mais quand les circonstances font que vous devez vous passer quelques jours de la personne aimée, vous n'avez pas d'autre choix que d'occuper ce qui doit l'être sans penser de trop à qui vous manque. Chose difficile, très difficile. Mais je tiens le coup.


Ah oui, j'oubliais... HdL a un an depuis... Bah six ou sept jours en fait. C'est con, j'ai glandé jusqu'à maintenant pour fêter ça. 

La seule différence entre cette brave grand-mère et moi, c'est que même avec mes dents, je ne souffle pas.

Posté par Loba_James à 23:06 - Permalien [#]
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12 août 2018

Une Nana se rebiffe : Alerte rouge !

 Bon ben voilà, me revoilà... Le réveil est anticipé et extrêmement dur, mais c'est ça où toujours remettre la rédaction à plus tard, et j'en ai marre de ne faire de mon mental que des listes de courses et de choses à faire pour ce qu'il reste de l'été. Ma plume a besoin d'exercice ! 

Cette semaine, séance chez l'acupuncteur pour trouver une solution à mon deuxième ennemi au niveau santé. Vous connaissiez déjà mister BPD, voici mister SPM ! Bref vous l'aurez compris, on va parler lunes, ragnagnas, anglais qui débarquent comme les alliés en Normandie. Eh ben si. Y a pas que le soldat Ryan dans l'affaire. Et j'aimerais pousser un mini-coup de gueule, mais quand même. 


Vous inquiétez pas, hein. Je vais pas faire mon Stromaé. Je suis loin d'être formidable, mais comme je l'ai dit je m'entraîne. 

 

Il y a plus de soixante-dix ans, des GIs étaient capables d'aller pleurer leur mère pour une jambe éparpillée en confettis (coucou le soldat Moralès) entre coquillages et crustacés (coucou Brigitte Bardot), mais si ils revenaient vivants, leur mot d'ordre d'emblée c'était : "Plus jamais ça !" et on leur filait une médaille bien méritée. Fin de l'histoire, tu rentres au bercail et tu retrouves Bobonne. Terminé. 


Alors que nous les femmes, à la différence d'un GI sur les plages normandes ou le bourbier vietnamien, on saigne en moyenne une fois par mois de 12 à 50 ans, et à moins d'avoir été peu ou mal, voire pas du tout éduquée sur le sujet, on en fait pas tout un cinéma. Le seul renfort dont on a besoin depuis au moins une bonne centaine d'années, ce sont des serviettes/tampons/mooncups de bonne qualité. Parce qu'avant, depuis la nuit des temps, on nous a cassé les couilles pieds en nous considérant comme impures tout en piochant allègrement dans le répertoire des superstitions liées à notre pouvoir ultime de porter la vie comme de repousser direct ce qui n'arrangeait pas les mâles du coin (genre au XIXème siècle dans l'Anjou et le Morvan, on nous faisait traverser les champs en périodes menstruelles pour repousser les sauterelles et les chenilles.... Et puis il y a eu le système Monsanto. Techniquement plus effectif mais plus vicelard à long terme sur la planète, forcément...)

En fait, si vous regardez bien, d'un côté comme de l'autre on pisse le sang, certes pas dans les mêmes conditions, mais sûrement encore moins pour les mêmes finalités et les mêmes conditions de considérations par la société et ceux qui la définissent. 

 

D'ailleurs dans un cas comme dans l'autre, si un soldat ou une ménagère d'il y a deux siècles pouvaient parler... 

tampographe-sardon


Bref, à côté d'un bidasse ma grand-mère (ou n'importe quelle autre femme de ma lignée ancestrale, ben si) aussi aurait mérité une médaille pour la gestion de ses chiffons personnels. On n'arrête pas dans le Féminin sacré d'essayer de déstigmatiser cette aspect de nos vies, de marteler désespérément que NON, le sang des femmes n'a rien de sale ou de scandaleux (c'est quand même grâce à nous que vous pouvez débarquer sur cette planète, à un tarif plus économique que le transfert de Paul Pogba au Barça ^^), et tout ce à quoi nous avons eu droit ces dernières années, c'est de nous plaindre sur le prix des tampons et des serviettes et de nous inquiéter sur leur possible toxicité à long terme, alors que dans le même temps, on s'émeut que les femmes SDF n'y aient même pas accès de par une multitude de raisons. 

 

Un peu absurde comme raisonnement. En gros, j'ai l'impression que l'idée est la suivante : pour moi qui peux m'informer c'est toxique, mais si les autres femmes (non issues de la classe moyenne, quoi) en ont besoin, faudrait inaugurer les open bars de Tampax dans les centres d'accueil pour SDF. Encore faudrait-il qu'il y ait de la place. Et une sécurité constamment assurée qui leur permettrait d'y aller sans avoir la peur au ventre de se faire agresser par un sosie de la Calypso avant son incendie. En somme, quand t'es une femme qui a les moyens, tu peux te préserver de tous les mystérieux composants que contiennent les sacros-saints bouts de coton compressés, mais si t'as pas les moyens, autant te les refiler puisque tu finiras de toute façon seule dans une ruelle à clamser en silence. Je suis désolée de le sortir de cette façon, mais au fond, si vous analysez un peu les polémiques qu'il y a eu à ce sujet, ce n'est qu'une énième preuve que l'inégalité sociale (et aussi une mauvaise considération des besoins des femmes) se suffit également à un truc aussi banal que ça. 

Voilà voilà, c'était le débat à la con du jour. Ou du soir. Enfin bref, ça défoule et c'est le principal.

Bon je vous laisse en attendant la prochaine, je m'en vais combler mon manque de sommeil, j'ai des cernes comme le Colisée. Dormez bien, les baltringues. Je vous aime. ^^

 

Et le pire c'est que j'en rajoute.
Fouettez-moi au moins avec des orties, que ça me serve à quelque chose. 

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06 juillet 2018

Pensées en partance et sans importance....

 

Encore une fois sur la brèche, mes amis.
William Shakespeare, Henry V (1599)

 

Beaucoup de choses à prévoir en perspective.

Ici, un rendez-vous à prendre chez un acupuncteur qu'on me conseille vivement. Là, prévoir de reprendre un abonnement à la SNCF pour aller voir la famille dans la région (mais si je le fais cet abonnement, c'est surtout pour bifurquer plus facilement ailleurs quand je me sens trop à l'étroit...). Bref, c'est un peu la bérézina en ce moment, mais comprenez ! L'été, la chaleur, l'envie de boire après deux minutes dehors... (STAN : Et tu veux pas en rajouter tant que t'y es ?!
LOBA : Oui, puisque tu me le demandes ! Nan je plaisante,reviens! Allez reviens... Snif. Pas grave tu reviendras. Je t'aime, je... Connard !!! <3 
STAN : Moi aussi je t'aime, p'tite conne <3 <3 <3 

Bref, cette private joke ne suffira pas à déterminer mon état mental, je vous le répète. 

 

1200px-JEAN_LOUIS_THÉODORE_GÉRICAULT_-_La_Balsa_de_la_Medusa_(Museo_del_Louvre,_1818-19)

Quand tu as fait ta dernière soirée à Ibiza mais que tu dois absolument rentrer le lendemain... MOI : Allez les filles on y croit ! On aura qu'à regagner les côtes marseillaises et hop, premier train pour paname !!! Même sans rames on y croit !!! 
Deux jours plus tard : MOI : Ah merde. ça peut pas être Marseille. Non c'est pas Marseille.... on est pas loin des côtes libyennes en fait. 

 

Bref, j'ai besoin aussi de rattraper les heures où je n'ai pas dormi. D'où le petit délire du haut.  

 MAINTENANT, ON REDEVIENT SERIEUSE ! (Bon ben OK, je vais le faire, mais mollo avec le ton de ta voix. L'esclavage c'est officiellement fini depuis perpète, et c'est MON blog ! Alors t'es gentil, tu vas me faire le plaisir de déguerpir.) 

C'est bon ça va, fallait demander.... 

Bien. Merci beaucoup. MAINTENANT JE VAIS ESSAYER DE REDEVENIR SERIEUSE ! 

 

giphy_samurai

 

J'veux le même sur une plage du Sud l'année prochaine.
Juste pour débecter les rombières qui veulent changer du beignet et des chichis.

16 juillet.
 
Alors attends... On a enfin assimilé la pilule de la victoire pour mieux faire passer les prochaines réformes et autres joyeusetés législatives.... On a bien dansé, bien picolé, on a fait la fête... Et puis comme c'est lundi, on est retourné bosser.
 
Retour à l'anormale... Et moi, est-ce que je suis déjà en plein dedans, incapable de répondre. (STAN : - En même temps, tu connais la réponse. LO :-Vraiment ? STAN : - Ben oui. Tu assumes ta différence en restant dans une démarche d'intégration de la normalité depuis l'adolescence. Tu as toujours été entre deux eaux, cherche pas. LO : - Euh.... C'est pas faux.)
 
Beaucoup de choses en tête. De questions plus ou moins concrètes qui se bousculent. J'en suis à un tournant de ma vie (l'approche de la trentaine, si si...) où je peux veux et dois me poser ces questions.
Qu'est-ce que j'attends de ma vie ?
Comment j'envisage l'entrée dans la trentaine ? Qu'est-ce qui peut changer ou rester de moi, de ma personnalité ? Être corrigé, travaillé ???
Je n'ai pas des milliards de questions à me poser bien évidemment. Et plutôt que d'en faire 99 problèmes (but my guy ain't one, bien au contraire... :-) ), je préfère les convertir en chambres shaolin. Et à chaque chambre sa capacité à travailler ! Problème ! comment convertir un nombre de problèmes plus importants que le nombres de solutions ? Eh bien, en regroupant les problèmes selon des catégories générales !

giphy (2)

Ok, pour encourager la pensée critique des masses c'est pas gagné. 
Bon, voyons... Ce que je voulais dire, c'est que cela ne sert à rien de diviser un gros problème en mille causes ou circonstances atténuantes. Cela reste un problème à résoudre. j'en parlerai dans un prochain article. 
Pour vous donner un exemple simple ! Vous pouvez me faire écouter du Dalida, du Claude François ou même me faire bouffer à la fourchette un bon vieux 45 tours disco d'Amanda Lear, rien à faire, JE DOIS ME DESINTOXIQUER DE CETTE MERDE ! MON iPOD, VIIIIIIIITE !!!!!

 AAaaaaahhh.... La délivrance...

Surtout en cette période de regain populaire qui aura vu le triomphe d'une dizaine de gusses surentraînés à courir après la baballe. Je vais pas protester en disant que je vais faire la même chose pour défendre mon AAH. On serait capable de m'inviter sur Facebook rien que pour ça. (Ding ! - Ah merde...)

Plongée dans mon article, dans la peinture, dans dix choses en même temps. Mais sereine. Un goût de confiance sur le bout de la langue pour oublier le sale goût de paranoïa qui s'amuse à revenir parfois. Que c'est dur parfois de gérer à plein temps une humeur en montagnes russes, mais qui ferait le boulot à ma place, QUI ??? Nada. Que dalle.
Alors telle Anne Parillaud dans Nikita, je mets ma petite robe noire pour aller faire la nique aux sales émotions oligarques au plus profond de mon esprit (même si j'avoue que le décor du Train Bleu pour aller buter un témoin gênant c'était quand même plus classe).


Pas compliqué de se dire qu'une émotion négative c'est comme un american staff. Si tu ne l'éduques pas, il peut très vite devenir ingérable.

Si tu ne disposes pas d'une muselière morale / éthique à lui mettre avant de sortir, il peut te mordre pour un oui pour un non et ne plus te lâcher, parfois au point de te bouffer. 

 

Bref. 

C'est peut-être pour ça que j'ai du mal depuis toujours avec les chiens, comme s'ils me renvoyaient à la sauvagerie spontanée de mes émotions sombres. Sauf les chiens-loups, curieusement. On se comprend. 

 

 

 

Posté par Loba_James à 21:37 - Permalien [#]
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26 juin 2018

De la chair aux eaux... (La session aquarium du lundi soir)

25 juin 2018, 11 heures 18 : 

LUNDI, ENFIN !!! Parce que je déteste les dimanches.

Seul exploit d'hier, par ailleurs, avoir réussi à équeuter et dénoyauter des cerises destinées au congélateur pour renouveler progressivement les réserves. Vous imaginez le truc ? Me reposer en faisant les cerises sur un air de bossa nova (en l'occurence sur du Bebel Gilberto avec le volume à fond), dans le salon. Yes I can ! Et garder les queues de cerise en diurétique (traduction : si vous ne bossez pas, que vous êtes souvent chez vous et que vous avez envie de vous vider de vos toxines, vous n'avez qu'à vous en faire une infusion. Pas besoin de vous faire un dessin quant aux effets qui s'y rattachent)

 

Pas complètement en phase depuis samedi, cependant. Attention, quand je dis ça ce n'est pas une question d'humeur, mais c'est le signe qu'une tension sourde reste à éliminer, comme si l'angoisse couvait depuis quelques heures et qu'elle menaçait d'exploser d'ici peu. Foutue maladie, j'aurai ta peau. Même si tu fais partie de moi et que tu me permets certaines capacités une fois que je t'ai canalisée, tu n'es pas sensée faire partie de ma Vie immédiate. Donc tu dégages et tu te tiens tranquille en moi. (Oui, je parle à ma maladie... ça peut paraître très con, mais c'est ce que j'ai trouvé pour essayer de garder un minimum de contrôle quand à mes comportements, mes paroles et mes actes. Je le fais en étant parfaitement consciente. Ce n'est pas un caprice, ça fait partie de ma DTA ou Démarche Thérapeutique Autonome...)

Ce soir c'est décidé, je vais aller nager. Simplement évacuer la tension, à la fois par action et contemplation. Car à travers les longueurs, et les passages au hammam à l'étage en dessous (oui oui, là où je vais tu peux y aller moyennant 6 euros...) c'est aussi contre le venin de la Bête que je me bats, et à travers mon combat contre elle, c'est contre moi-même que je me bats, et à travers moi-même, je me bats contre mon impulsivité, contre ma colère, contre mon angoisse parfois si omnipotente. 

19 heures 04 : 

Rien que l'immersion dans le bassin est déjà très forte symboliquement. L'eau autour de moi est un vecteur, un canal transmetteur. L'eau, nous y grandissons pendant la grossesse, parfois nous y mourons par noyade (une pensée émue pour les êtres qui meurent en mer chaque année, marins comme migrants, comme n'importe qui...). 
L'eau qui nous donne la vie ou qui nous la reprend, par le ventre de la mère, ou de par le fameux mythe universel du Déluge ou d'autres mythes similaires décortiqués (ou pas) par C.J. Jung... La fameuse notion d'archétype. 

L'eau qui abrite l'espoir d'une nouvelle vie, ou la crainte de la mort.  

 

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Et à l'issue de la première longueur, une crampe... J'aurais du m'écouter. Il faut toujours s'immerger avec joie et accomplir systématiquement les échauffements nécessaires, les intégrer. Respect de soi-même, de son corps...

Petit exercice qui me sert toujours : au bout du bassin, là où c'est forcément plus profond qu'à l'opposé, on s'accroche à la barre avec une seule main, de préférence la dominante. On prend sa respiration, on se bouche le nez, et on s'immerge. Une, deux, trois, quatre, cinq. Parfois jusqu'à dix, pas plus. Et on remonte, on expire. Et on se répète, comme un mantra protecteur ou encourageant : 

Je sais comment j'entre en crise, mais je sais aussi comment en sortir.
Je m'accroche à la barre comme à ma Vie. 

ça n'a l'air de rien, mais répétez cet exercice quatre ou cinq fois durant la session. En même temps que l'eau me soulage du poids de l'angoisse, on ancre ces deux phrases dans l'inconscient. Simple autosuggestion qui porte toujours ses fruits. Et sonne 20 heures 15, heure à laquelle je quitte le bassin. Aucune frustration, mais seulement le soulagement d'avoir évacué l'angoisse en (très) grande partie.

Le reste partira dans le sommeil, comme de coutume. (à l'heure où je boucle ce paragraphe, je dois quand même avouer que je me suis boostée au guarana avant d'aller à la piscine. Ce qui a eu pour effet de me tenir éveillée jusque 6 heures dans la nuit de lundi à mardi... Bref, dopée comme jamais.)

 

22 heures 05 : 

Je sais que je ne perdrai personne si je continue à faire ce qu'il faut dans ma vie. Mais ce soir, trois heures après mon retour c'est encore plus évident pour moi. 

Dans l'eau, on n'entre pas comme on entre chez soi. On est entre la Vie et la Mort, entre le ciel et les profondeurs. On s'y sent bien en sachant qu'on peut remonter, ou rester, uniquement par notre volonté. 

Et à chaque fois que je vais nager, je m'immerge comme on retournerait dans le ventre maternel, ou comme on s'apprête à saluer ses propres Abysses. Avec respect et crainte, mais aussi beaucoup de gratitude, d'amour. 

Il en faut pour que l'Abysse nous considère de la meilleure façon. 

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22 juin 2018

Magnifique retour à la Réalité !

 

19 juin 2018

 

Enfin je reprends un rythme normal depuis hier, après trois jours d'une belle expérience bénévole sur la Magnifique Society. 

Maintenant, on ne discute pas, on prend son café, on prend sa dope (guarana et eau citronnée, cocktail de warrior selon Mademoiselle Lo), et on se remet à écrire. Pas simple de faire le tri dans mon zapping mental, mais je vais y arriver. Sinon, la 

Et curieusement, du fait que j'héberge quelqu'un qui dort juste à côté de moi (enfin, sur le convertible, alors que je suis à mon bureau), je pense que j'arriverai à mieux me concentrer tant qu'il dort. Et comme je n'héberge pas n'importe qui, une pensée me vient à l'esprit qui va de pair avec ma situation affective toute nouvelle (bah oui, seulement un mois et demi, mais j'ai tout mon temps maintenant ^^): 

J'ai l'âme romantique. Je l'ai toujours eue en réalité, plus ou moins ouvertement. 
Les grandes envolées sentimentales, les serments, les amants qui échappent à l'ordre établi (ou à la connerie de la zone mondiale en d'autres termes) par le suicide, ça m'a toujours profondément émue. 

Oui. Je l'avoue. Sous mes dehors provocateurs (enfin c'est ce qu'on dit mais c'est gentil de me faire de la pub...), je suis une fucking romantic. Bon, pas jusqu'aux fleurs bleues et petits oiseaux, hein. 

Source: Externe

Enfin presque. Je dis ça c'est pareil pour les boîtes de chocolats et tout le toutim de la Saint-Valentin.

Voilà voilà, c'était le coming-out sentimental du soir... 


ET MAINTENANT TU BOSSES, LO !!! -Ben oui mais quand même... NE DISCUTE PAS ! PONDS-NOUS UN ARTICLE ! -Kotkotkot... Mmmhh. NNnnnnnnggnnnnnngngnnnnnhnhh........ (gémissement de la rédactrice qui tente de trouver tant bien que mal un sujet sérieux.)

Ah ben si... ça y est. Non, je déconne. 


20 juin : 

Qu'il est étrange pour moi de retrouver un certain calme dans l'appartement après une semaine passée dans le tumulte humain et musical de la Magnifique Society, et à héberger l'homme que j'aime.
Quelle douloureuse sensation, en fait, tant j'ai pris goût à sa peau, son regard, ses rires, ses sourires. Simplement sa seule présence à mon monde, au monde en lui-même. Quel bonheur de pouvoir vivre ces moments, aussi courts soient-ils. 

Et mon mental fragile, la Bête Mentale qui veut se mettre entre nous deux. Quel merdier quand ça veut. 

Mais j'aime, avec toute la conviction possible et imaginable. Rien ni personne ne me l'empêchera, pas même ma personne. Il faut que j'apprenne à adoucir mon esprit si je veux adoucir ma vie. 

Gros travail de réflexion en perspective, mais pas maintenant. Et au moment d'écrire cette ligne, voilà sur quoi je tombe au détour d'une page web. Sans être de conviction bouddhiste à la base, je pars pourtant du fait que certaines réalités qui y sont abordées et creusées le sont de manière simple mais remarquable. Si on met de côté le caractère religieux, cela reste un exemple de sagesse pratique et universelle. 

Et si je comprends et tolère un certain mysticisme, je suis fondamentalement contre la dévotion aveugle, le fanatisme illuminé. Loin de moi ces dérives. 

L'amour et la sexualité dans le bouddhisme - Un choix, une route

En amour, il existe différents types de recherche qui sont toutes des illusions: la fusion et l'idylle, la passion sexuelle, la sécurité garantie à vie, un remède à la solitude Les moments de fusion peuvent exister, mais ils doivent être transitoires et pas un mode de fonctionnement du couple.

http://www.unchoix-uneroute.com

Autrement, journée passée entre le salon et la cuisine à remettre désespérément de l'ordre en déplorant secrètement le semi-silence dans mon appartement. Même si je faisais mes affaires de mon côté et lui de même, il y avait quand même de la vie. On croirait maintenant un monastère perdu dans les Cyclades, tellement c'est calme. Même pas envie de mettre Radio Libertaire ou Arte en fond sonore, ce qui en dit long sur mon besoin de faire le vide en dépit du fait que j'ai passé une putain de belle semaine. 

 

21 juin :  

Apprendre au jour de la fête de la musique que dans quatre jours, c'est le concert de Nine Inch Nails à L'Olympia. Et qu'il affiche complet. Le seum. 

Envie de quasi-rien, sinon d'un peu d'affection. Mais comme je suis à nouveau seule dans mon appartement, je n'ai pas d'autre choix que de passer à autre chose. Ou de passer un peu de musique, de la bossa nova tiens. Un truc un peu chaleureux pour contrer mon stress matinal.

 

Confuse en ce moment, mais heureuse, au fond.

Heureuse, car j'ai de quoi vivre, j'ai près de moi des êtres à apprécier ou à aimer et qui m'apprécient ou m'aiment, et j'ai des choses diverses et variées à accomplir. Au fond je n'ai pas besoin de plus dans ma Vie. 

Vérité et réalité fondamentale qui ne me quittera pas, oh que non. Je ne doute ni de ma capacité ni de celle d'autrui. Si mon trouble me fait exprimer le moindre doute, cela ne concernera jamais que mon trouble car en dehors de lui je peux être incroyablement idéaliste mais ancrée, engagée mais pas fanatique. 

Enfin, ce n'est que mon point de vue. 

 

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10 juin 2018

Hungry...??? Get struggle !!! (Interlude)

 

(N'empêche, bonjour l'hommage pourri aux pubs Cup Noodles dans le titre...) Bon allez, c'est cadeau. 

 

Ce dimanche, soleil écrasant comme une mégère avant l'arrivée de l'orage désiré comme une amoureuse. C'est dire le degré d'endurance de ma peau, en dépit des milliers de verres d'eau remplis à ras-bord et avalés en cinq secondes. 

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Un des seuls avantages que je trouve aux jours de canicule, avec les robes légères et les douches prises à deux (l'art de savoir économiser l'eau... Si si, même avec Hulot qui a retourné sa veste au gouvernement, moi j'y arrive, encore. Na.)

 

Autrement, condition psychique bien meilleure depuis vendredi soir. Plus j'avance dans le temps, plus j'en apprends, plus je me dis que je suis sur une bonne voie. Avec le temps, les liens entre certains événements et certaines circonstances se font de plus en plus évidents et sans faire dans le fatalisme, il me devient impossible d'avancer sans me dire que quelque chose de bon semble être calculé à mon intention (mais pas uniquement) et m'attendre plus ardemment lorsque j'ai trouvé chaque indice qu'il me laisse. Le bonheur n'est pas une finalité statique. Il est une quête fluctuante. Tu peux tout avoir, tout vivre, et te demander à un moment donné : "Comment j'ai fait pour en arriver là?!"

HORS DE QUESTION que j'en arrive un jour à ce point !!! Je refuse de vivre en pilote automatique ! Soyons conscient-e-s de nos destins, aussi improvisés soient-ils !

Pas comme David Byrne : 

And You May Find Yourself Living In A Shotgun Shack 
And You May Find Yourself In Another Part Of The World 
And You May Find Yourself Behind The Wheel Of A Large Automobile 
And You May Find Yourself In A Beautiful House, With A Beautiful 
Wife 
And You May Ask Yourself-Well...How Did I Get Here? 

Talking Heads, Once in a Lifetime (1980)

 

"Feed me, Seymour ! Feed me all night long !"

Leçon importante en ce deuxième week-end de juin ! 

Même avec la chaleur, le stress, la sensation de légèreté, de contrôle, la fréquence de l'activité quotidienne... Bref même sans le faire, et ce pour des raisons concrètes, le fait de me restaurer ne doit plus me quitter. Je ne le dis pas par frénésie personnelle, ni par zèle.

Pas par frénésie personnelle, car pour beaucoup de personnes qui le vivent (j'ai aussi connu cela à une époque de ma vie, aujourd'hui j'en suis grandement sortie.), la boulimie comme l'hyperphagie sont la manifestation d'une souffrance non exprimée, et par dessus tout non assumée, quelle que soit la cause. Ceci n'est pas un caprice, encore moins une mode en comparaison des greluches pro-ana qui donnent pignon sur rue à l'anorexie. 
Et pas par zèle, dans la mesure où même si j'assume mes formes, je ne cherche pas à les exagérer.

Pourquoi je décide d'en parler ici, me demanderez-vous ? Parce que de fin mai jusque hier, pour être plus précise, je n'ai quasiment pas eu faim. J'ai donc carburé plus exactement : à l'eau, au thé, au café, aux jus de fruits, aux soupes (déshydratées ou pas, d'ailleurs). Les seuls trucs solides ? Pas vraiment de souvenirs. Des yaourts et des compotes à la pelle, Un sandwich de temps à autre, peut-être, du pain, je ne sais plus vraiment. Pas de souvenirs précis. Toujours est-il que de par la température, et surtout le stress et les angoisses, je veux bien reconnaître que durant ce laps de temps je n'ai pas avalé grand chose.
Je n'ai même pas fait ça dans le but de maigrir ou quoi que ce soit de cet ordre. (Et curieusement, je me rends compte qu'avec en plus le stress et la chaleur, c'est comme si j'avais eu en peu de temps une montée de tension intérieure, angoisses plus fortes, plus lancinantes. Un peu comme une brûlure ou quelque chose qui tape comme après un coup. Voire même des petits pics d'agressivité, à mon grand regret.)

Non vraiment, les seules raisons qui me reviennent, sont toutes celles que j'ai marquées plus haut, mises à part les sensations de légèreté et de contrôle que j'en ai retirées. Une volonté de puissance qui peut effectivement passer, chez moi, par la restriction alimentaire. Pas la privation, c'est différent. La privation implique une frustration. Or le but n'était pas de me faire du mal, je pense maintenant que le but sous-jacent de ma restriction alimentaire ne visait ni plus ni moins qu'une volonté décuplée de contrôle... 

C'est pourquoi je tiens à livrer une explication concrète. Bien entendu, je ne cherche pas à me faire excuser étant donné que mon comportement alimentaire, à long terme, représente une porte ouverte à nombre de carences en matière de santé. Je ne cherche pas forcément à être cautionnée mais comprise, d'autant plus qu'il aura suffi des interrogations d'une seule personne pour que je comprenne, à la faveur d'une saine dispute, qu'il me fallait reconsidérer la chose autrement. (Quelle personne ? Ce n'est pas moi qui vous le dirai, mais je lui suis profondément reconnaissante autant pour cette raison que pour d'autres, présentes comme à venir). 

(NOTE EXPLICATIVE : 

Lorsque je vais particulièrement bien, je n'ai pas faim de par le fait qu'en étant mentalement prise dans une émotion extrêmement positive, je ne ressens ni la faim, ni même la fatigue voire l'épuisement, ou alors après un bon moment. D'où actuellement mes quelques nuits blanches chez moi ou chez des ami-e-s. Un peu comme les individus sous ecstasy ou héroïne en fait, sauf que c'est moi et moi seule de par mes émotions positives qui génère le flash. Comme si j'étais la substance. Et même quand on me voit marcher, dans ma tête j'ai l'impression de faire un pogo, dans ces moments-là... C'est exactement ça, à la limite je pourrais carrément faire un pogo ou un wall of death. Ben si, comme au Hellfest. 

Et quand je suis en situation de stress ou de détresse intense.... Alors là, c'est tout l'inverse, même si la détresse émotionnelle est le pire des deux facteurs déclencheurs. Je deviens alors ultra épuisée, du genre à dormir l'après-midi pendant deux ou trois heures, je comate autant qu'un gros fumeur de ganja, je pleure à m'en épuiser encore plus, etc... M'épuiser sans jamais pouvoir me faire partir. Un peu comme un tissu mouillé qu'on essore à la main, jusqu'à la fibre mais qui sèchera à l'air libre de toute manière. J'ai l'impression, quand je vais très mal, que je suis à côté de moi-même, je me vois littéralement aller mal. Bon après je sors pas de mon corps en disant ça, je ne suis pas une grande fan des projections astrales... Mais en psychiatrie, c'est ce qu'on appelle la dépersonnalisation. On peut lire à ce sujet que : 

Les individus souffrant de dépersonnalisation se sentent à la fois détachés du monde et de leur propre [...] incarnation physique. Souvent, les personnes ayant expérimenté la dépersonnalisation disent avoir l'impression que « la vie ressemble à un film, les choses paraissent irréelles, floues, sensation de vertige et de grosse fatigue4. » Le sentiment d'identité de l'individu se brise, ce qui donna ce nom à ce trouble. La dépersonnalisation peut déclencher de grands degrés d'anxiété, qui peuvent augmenter de loin ces perceptions5.

La dépersonnalisation chronique désigne un trouble de la dépersonnalisation, et est classifiée dans le DSM-IV en tant que trouble dissociatif. Une dépersonnalisation et déréalisationempirique peuvent survenir chez un patient à cause d'une anxiété, un stress temporaire, tandis que la dépersonnalisation chronique est liée aux individus ayant fait l'expérience d'un traumatisme ou d'une anxiété, d'un stress prolongé. La dépersonnalisation-déréalisation est le seul symptôme principal dans le spectre des troubles dissociatifs, impliquant trouble dissociatif de l'identité et « trouble dissociatif non-spécifié » (DD-NOS). C'est également un symptôme proéminent dans certains troubles non-dissociatifs comme les troubles anxieux, les dépressions cliniques, les troubles bipolaires, les troubles de la personnalité borderline, les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC), les migraines et l'agrypnie. Elle peut également être le résultat d'une ingestion de drogues. (Source : wikipedia.com)

 

Sauf que je ne suis pas une toxicomane, et que je n'ai rien à cacher de dangereux. Ce sont mes émotions, rien de plus.  

Et dans ces deux cas d'émotions extrêmes, je n'ai pas faim. Ou alors il faut que je me force à cuisiner, à manger, ou que les circonstances m'y amènent (quand je suis en famille par exemple). Mais du fait que je n'arrive pas à contrôler mon bonheur ou ma détresse tellement je suis dedans, comme plongée dans un océan, il faut que je contrôle quelque chose à côté, que cela passe par la création, ou par la nourriture. 

Et lorsque je suis d'humeur totalement neutre, je mange normalement, comme n'importe qui de sensé qui cherche à rester conscient de ce qu'il avale, même s'il se permet quelques extras de temps en temps. 

Mais en tout cas, voilà pour l'explication concernant mon rapport à l'alimentation. J'espère qu'elle est assez claire.)


Autrement, petit clin d'oeil ironique à cette situation... En traînant sur Youtube, pourquoi fallait-il que je tombe sur La petite boutique des horreurs et sa plante carnivore géante (qui porte mon prénom, en plus.)... Je vous le demande... 

Je vous souhaite une excellente fin de soirée. Je vous embrasse. 

 

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27 mai 2018

Le Sixième Sens d'une fille presque Incassable (#1) : Se reconnaître dans l’œil de la Bête


C'est quand même curieux, ce que la Vie peut vous apprendre et vous désapprendre en peu de temps. 

Avec tout ce que les parents peuvent vous inculquer en termes de valeurs et de principes qu'on croit brevetés parce qu'on a grandi dans tel milieu, telle culture, telle religion, et dont vous vous rendez comptez que ces principes et valeurs sont universels à partir du moment où nous les recherchons dans notre Vie. 

Avec tout ce que la société veut vous faire admettre parfois les pires choses qui puissent se produire au sein du monde, comme des évidences inhérentes au Progrès, au Marché, à la Modernité... Comme si la compétition (et autres joyeuses mesquineries) entre les individus avait été inscrite dans nos gènes depuis toujours. 

Et vous vivez, vous défendez les uns et vous blâmez les autres pour ce qu'ils ont fait ou pas (ce qui n'est pas pour canaliser mon ambivalence, même si elle devient de moins en moins marquée... Enfin je pense). Sauf que quand vous avez une sensibilité très forte à la souffrance d'autrui, logiquement vous devenez le-la confident-e de ce même autrui. Vous découvrez les motivations derrière ses comportements, derrière ses actes... Vous découvrez la subtilité de la psychologie humaine, et vous saisissez qu'en fait, en voulant vous inculquer une vision purement manichéenne du monde et des êtres... On s'est bien foutu de vous. Si si, même sans intentionnellement vous nuire. 

Alors vous savez que sans lui accorder une quelconque suprématie sur les valeurs et les principes, il n'y a pas meilleur baromètre que l'expérience personnelle. 

Comme disent encore les punks (beaucoup de contrefaçons parmi ceux et celles qui se reconnaîtront),
Do it Yourself.
Et comme le pense votre dévouée Lo, 
Do Your Self. 

J'y reviendrai, mais là je suis trop claquée pour théoriser là-dessus. 

 

Depuis maintenant deux ans, je me suis souvent basée sur un principe étrange, mais finalement plutôt sensé : plutôt que d'occulter ou de vouloir absolument me débarrasser d'un défaut, d'un vice, d'un comportement agaçant (du moins jusqu'à un certain degré, restons fermes sur ce qui nuit à soi comme à autrui) chez soi comme chez l'autre, il faut apprendre à l'apprivoiser. De manière à pouvoir premièrement l'expliquer pour ensuite mieux le contrôler, le gérer. 


Mais comprendre quelque chose ne veut pas forcément dire qu'on doit le cautionner complètement. Si vous sentez que quelque chose peut vous nuire, arrêtez d'hésiter, et affrontez-le si vous le pouvez d'emblée. Et si vraiment il n'y a rien que vous puissiez faire pour améliorer les choses, fuyez et emmenez avec vous ce qui doit l'être. Je fais plus que vous y autoriser. En réalité, je vous y incite.


Un de mes visionnages récents pourrait parfaitement illustrer mon propos, éventuellement trouver un écho dans le parcours d'une personne qui pourrait un jour lire cet article (je devine déjà la question qui vous brûle les lèvres depuis le début de la lecture). Une personne qui chercherait à maîtriser quelque chose de douloureux en elle, de dur... Et que j'espère pouvoir peut-être aiguiller même si ça ne se résume pas à grand chose. 

 

Un jour, alors que j'hésitais longuement entre plusieurs films (bah oui quand on a mes problèmes de santé et ma situation sociale, aussi modeste qu'elle puisse être, on peut aussi mater des films en journée !!!), je me suis souvenu qu'on m'avait passé Split, de M. Night Shyamalan. J'ai toujours plus ou moins apprécié ce qu'il faisait (exception faite de Phénomènes et de son épidémie de suicides, devant lesquels j'ai ressenti un très gros malaise. Le film démarrait à 21 heures. Couchée au bout de trente minutes de visionnage pour recevoir un message dans la nuit m'apprenant le suicide d'une amie deux jours plus tôt. Encore maitenant je me dis que ce n'était pas un hasard.)

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Du coup, je démarre le film sur VLC. Et franchement, je l'ai trouvé pas trop mal fichu du fait de son sujet comme de l'interprétation, même si je n'en fais pas un film fétiche. MAIS... Une scène m'a marquée à un certain niveau, vers la fin. Je vous laisse la découvrir, une aubaine pour ceux qui aiment savoir la fin ;-)

Lorsque Casey cherche à se défendre de Kevin Crumb, devenu "la Bête" (en gros la 24ème personnalité qui l'habite*), on voit clairement qu'elle est en position de faiblesse, en dépit du fait qu'elle s'est réfugiée dans une immense cage afin de pouvoir s'en protéger et qu'elle commence à user du fusil. En apparence, elle semble fichue, impuissante. Mais aussi sanguinaire qu'il puisse être à présent, ce n'est qu'en voyant les cicatrices sur le ventre et les épaules de Casey (abusée dans son enfance par son oncle, pour Kevin ce fut sa mère) que Kevin prend conscience de la valeur émotionnelle, humaine de la jeune fille et que tout à coup il semble retrouver à travers la "pureté" qu'elle représente, en dépit de son drame personnel, une certaine "humanité". De même, Casey se rend compte qu'au fond, la folie de cet homme cache en réalité une immense souffrance. Au bout du compte, il disparaît du décor non sans prononcer cette fameuse phrase : "Les mutilés sont les plus évolués". Casey, bien qu'elle soit désormais l'unique survivante de cet enlèvement, comprend qu'elle partage avec Kevin bien plus que ce qu'elle aurait pensé au départ. Ces deux êtres, bien qu'antagonistes dans leurs actions et motivations respectives, se sont profondément reconnus sur le terrain traumatique. Entre écorchés de la Vie, on se comprend aisément. (NOTE ANNEXE: parfois même on se soutient et on lutte. Réalité malheureusement encore occultée dans le milieu de la psychiatrie par... Les psys eux-mêmes qui voient forcément d'un mauvais oeil le militantisme de certain-e-s patient-e-s qui eux arrivent à remettre en question leur mode de gestion des pathologies qui les touchent, notamment en ce qui concerne les traitements médicamenteux. Forcément qu'ils l'ont mauvaise,car malgré tout business is business. Signé le lobby pharmaceutique.)

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De même que la Bête lui a constaté cette pureté de coeur que Kevin a finalement perdue (garantie d'immunité qu'il lui confère quasiment face à sa propre Pulsion cannibale, donc meurtrière) et probablement sa "sympathie" (on la voit parler à quelques différentes personnalités à plusieurs reprises, malgré sa peur elle est la seule des trois enlevées à le faire), Casey comprend qu'en fin de compte, c'est en cherchant à comprendre un tant soi peu l'origine du mal qu'on arrive à maîtriser ce dernier. Dans son cas à elle, la maîtrise (ou la purge) du mal étant passée nécessairement par l'automutilation, ces cicatrices passant généralement pour des caprices aux yeux de nos sociétés peu à peu déshumanisées deviennent ici l'équivalent psychique d'un talisman protecteur. Un exemple qui n'a pas grand chose à voir, ou presque : si à une époque lointaine, en cas de désobéissance ou de méfait grave, certains marins avant d'embarquer se faisaient tatouer la Vierge Marie dans le dos pour s'épargner une bonne centaine de coups de fouet sur les navires, dans le cadre de Split, les cicatrices de Casey sont sa seule "arme" de dissuasion en quelque sorte pour finalement échapper à une forme d'anéantissement, au fait d'être dévorée par un mal qu'elle n'aurait pu maîtriser, du fait que malgré son intensité reconnue, il lui était totalement étranger dans sa construction. En apprivoisant, mais avant cela en reconnaissant le Mal qui ronge Kevin, Casey s'est reconnue, d'où ses larmes. Elle s'est approprié l'avantage de la survie, tout en se reconnaissant dans l'oeil de la Bête. 

 

Voilà voilà pour l'analyse scénique que j'espère vachement poussée. Ben oui. Sinon, comme je ne vous autorise pas à me donner la fessée, je vous autorise à me jeter des cacahuètes au cas où ça ne vous plairait pas. Naaaahhh !!!


* NOTE ANNEXE PSY : On sait qu'un trouble dissociatif de l'identité trouve généralement son origine dans des maltraitances, des abus sexuels... On ne compte plus les cas célèbres de cet acabit, tant la fascination du public et des médias pour le monde de la psychiatrie est aussi flagrante que  leur crainte est souvent abusivement et mutuellement nourrie (malgré les progrès effectifs autour de la prise en charge de troubles tels que la schizophrénie ou même le trouble borderline, surtout en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada... Je suis tentée de blâmer à chaque fois mon pays pour ses retards et ses ratés dans la façon dont elle prend en charge ses fous. Mais c'est bon, je me calme.) Alors j'en profite pour lancer ce qui va suivre, mais s'il-vous plaît, chers lecteurs chères lectrices, que vous soyez parents ou beaux-parents ou rien de tout cela, que vous adoriez les gosses ou qu'ils vous emmerdent, bref, essayez de faire preuve de maîtrise, mais surtout de fermeté et de compassion pour eux. Chaque geste, chaque mot, chaque action est capital-e pour les faire grandir. L'amour et la stabilité, comme la sécurité, leur sont plus essentiels que de les mettre devant une tablette à la con pour s'en débarrasser ou de leur offrir des conneries qu'ils délaisseront en peu de temps. Donnez-leur votre temps et votre amour, c'est plus important qu'autre chose. Merci d'avance et infiniment.)


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