Histoire de Lo

12 août 2018

Une Nana se rebiffe : Alerte rouge !

 Bon ben voilà, me revoilà... Le réveil est anticipé et extrêmement dur, mais c'est ça où toujours remettre la rédaction à plus tard, et j'en ai marre de ne faire de mon mental que des listes de courses et de choses à faire pour ce qu'il reste de l'été. Ma plume a besoin d'exercice ! 

Cette semaine, séance chez l'acupuncteur pour trouver une solution à mon deuxième ennemi au niveau santé. Vous connaissiez déjà mister BPD, voici mister SPM ! Bref vous l'aurez compris, on va parler lunes, ragnagnas, anglais qui débarquent comme les alliés en Normandie. Eh ben si. Y a pas que le soldat Ryan dans l'affaire. Et j'aimerais pousser un mini-coup de gueule, mais quand même. 


Vous inquiétez pas, hein. Je vais pas faire mon Stromaé. Je suis loin d'être formidable, mais comme je l'ai dit je m'entraîne. 

 

Il y a plus de soixante-dix ans, des GIs étaient capables d'aller pleurer leur mère pour une jambe éparpillée en confettis (coucou le soldat Moralès) entre coquillages et crustacés (coucou Brigitte Bardot), mais si ils revenaient vivants, leur mot d'ordre d'emblée c'était : "Plus jamais ça !" et on leur filait une médaille bien méritée. Fin de l'histoire, tu rentres au bercail et tu retrouves Bobonne. Terminé. 


Alors que nous les femmes, à la différence d'un GI sur les plages normandes ou le bourbier vietnamien, on saigne en moyenne une fois par mois de 12 à 50 ans, et à moins d'avoir été peu ou mal, voire pas du tout éduquée sur le sujet, on en fait pas tout un cinéma. Le seul renfort dont on a besoin depuis au moins une bonne centaine d'années, ce sont des serviettes/tampons/mooncups de bonne qualité. Parce qu'avant, depuis la nuit des temps, on nous a cassé les couilles pieds en nous considérant comme impures tout en piochant allègrement dans le répertoire des superstitions liées à notre pouvoir ultime de porter la vie comme de repousser direct ce qui n'arrangeait pas les mâles du coin (genre au XIXème siècle dans l'Anjou et le Morvan, on nous faisait traverser les champs en périodes menstruelles pour repousser les sauterelles et les chenilles.... Et puis il y a eu le système Monsanto. Techniquement plus effectif mais plus vicelard à long terme sur la planète, forcément...)

En fait, si vous regardez bien, d'un côté comme de l'autre on pisse le sang, certes pas dans les mêmes conditions, mais sûrement encore moins pour les mêmes finalités et les mêmes conditions de considérations par la société et ceux qui la définissent. 

 

D'ailleurs dans un cas comme dans l'autre, si un soldat ou une ménagère d'il y a deux siècles pouvaient parler... 

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Bref, à côté d'un bidasse ma grand-mère (ou n'importe quelle autre femme de ma lignée ancestrale, ben si) aussi aurait mérité une médaille pour la gestion de ses chiffons personnels. On n'arrête pas dans le Féminin sacré d'essayer de déstigmatiser cette aspect de nos vies, de marteler désespérément que NON, le sang des femmes n'a rien de sale ou de scandaleux (c'est quand même grâce à nous que vous pouvez débarquer sur cette planète, à un tarif plus économique que le transfert de Paul Pogba au Barça ^^), et tout ce à quoi nous avons eu droit ces dernières années, c'est de nous plaindre sur le prix des tampons et des serviettes et de nous inquiéter sur leur possible toxicité à long terme, alors que dans le même temps, on s'émeut que les femmes SDF n'y aient même pas accès de par une multitude de raisons. 

 

Un peu absurde comme raisonnement. En gros, j'ai l'impression que l'idée est la suivante : pour moi qui peux m'informer c'est toxique, mais si les autres femmes (non issues de la classe moyenne, quoi) en ont besoin, faudrait inaugurer les open bars de Tampax dans les centres d'accueil pour SDF. Encore faudrait-il qu'il y ait de la place. Et une sécurité constamment assurée qui leur permettrait d'y aller sans avoir la peur au ventre de se faire agresser par un sosie de la Calypso avant son incendie. En somme, quand t'es une femme qui a les moyens, tu peux te préserver de tous les mystérieux composants que contiennent les sacros-saints bouts de coton compressés, mais si t'as pas les moyens, autant te les refiler puisque tu finiras de toute façon seule dans une ruelle à clamser en silence. Je suis désolée de le sortir de cette façon, mais au fond, si vous analysez un peu les polémiques qu'il y a eu à ce sujet, ce n'est qu'une énième preuve que l'inégalité sociale (et aussi une mauvaise considération des besoins des femmes) se suffit également à un truc aussi banal que ça. 

Voilà voilà, c'était le débat à la con du jour. Ou du soir. Enfin bref, ça défoule et c'est le principal.

Bon je vous laisse en attendant la prochaine, je m'en vais combler mon manque de sommeil, j'ai des cernes comme le Colisée. Dormez bien, les baltringues. Je vous aime. ^^

 

Et le pire c'est que j'en rajoute.
Fouettez-moi au moins avec des orties, que ça me serve à quelque chose. 

Posté par Loba_James à 23:40 - Permalien [#]
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06 juillet 2018

Pensées en partance et sans importance....

 

Encore une fois sur la brèche, mes amis.
William Shakespeare, Henry V (1599)

 

Beaucoup de choses à prévoir en perspective.

Ici, un rendez-vous à prendre chez un acupuncteur qu'on me conseille vivement. Là, prévoir de reprendre un abonnement à la SNCF pour aller voir la famille dans la région (mais si je le fais cet abonnement, c'est surtout pour bifurquer plus facilement ailleurs quand je me sens trop à l'étroit...). Bref, c'est un peu la bérézina en ce moment, mais comprenez ! L'été, la chaleur, l'envie de boire après deux minutes dehors... (STAN : Et tu veux pas en rajouter tant que t'y es ?!
LOBA : Oui, puisque tu me le demandes ! Nan je plaisante,reviens! Allez reviens... Snif. Pas grave tu reviendras. Je t'aime, je... Connard !!! <3 
STAN : Moi aussi je t'aime, p'tite conne <3 <3 <3 

Bref, cette private joke ne suffira pas à déterminer mon état mental, je vous le répète. 

 

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Quand tu as fait ta dernière soirée à Ibiza mais que tu dois absolument rentrer le lendemain... MOI : Allez les filles on y croit ! On aura qu'à regagner les côtes marseillaises et hop, premier train pour paname !!! Même sans rames on y croit !!! 
Deux jours plus tard : MOI : Ah merde. ça peut pas être Marseille. Non c'est pas Marseille.... on est pas loin des côtes libyennes en fait. 

 

Bref, j'ai besoin aussi de rattraper les heures où je n'ai pas dormi. D'où le petit délire du haut.  

 MAINTENANT, ON REDEVIENT SERIEUSE ! (Bon ben OK, je vais le faire, mais mollo avec le ton de ta voix. L'esclavage c'est officiellement fini depuis perpète, et c'est MON blog ! Alors t'es gentil, tu vas me faire le plaisir de déguerpir.) 

C'est bon ça va, fallait demander.... 

Bien. Merci beaucoup. MAINTENANT JE VAIS ESSAYER DE REDEVENIR SERIEUSE ! 

 

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J'veux le même sur une plage du Sud l'année prochaine.
Juste pour débecter les rombières qui veulent changer du beignet et des chichis.

16 juillet.
 
Alors attends... On a enfin assimilé la pilule de la victoire pour mieux faire passer les prochaines réformes et autres joyeusetés législatives.... On a bien dansé, bien picolé, on a fait la fête... Et puis comme c'est lundi, on est retourné bosser.
 
Retour à l'anormale... Et moi, est-ce que je suis déjà en plein dedans, incapable de répondre. (STAN : - En même temps, tu connais la réponse. LO :-Vraiment ? STAN : - Ben oui. Tu assumes ta différence en restant dans une démarche d'intégration de la normalité depuis l'adolescence. Tu as toujours été entre deux eaux, cherche pas. LO : - Euh.... C'est pas faux.)
 
Beaucoup de choses en tête. De questions plus ou moins concrètes qui se bousculent. J'en suis à un tournant de ma vie (l'approche de la trentaine, si si...) où je peux veux et dois me poser ces questions.
Qu'est-ce que j'attends de ma vie ?
Comment j'envisage l'entrée dans la trentaine ? Qu'est-ce qui peut changer ou rester de moi, de ma personnalité ? Être corrigé, travaillé ???
Je n'ai pas des milliards de questions à me poser bien évidemment. Et plutôt que d'en faire 99 problèmes (but my guy ain't one, bien au contraire... :-) ), je préfère les convertir en chambres shaolin. Et à chaque chambre sa capacité à travailler ! Problème ! comment convertir un nombre de problèmes plus importants que le nombres de solutions ? Eh bien, en regroupant les problèmes selon des catégories générales !

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Ok, pour encourager la pensée critique des masses c'est pas gagné. 
Bon, voyons... Ce que je voulais dire, c'est que cela ne sert à rien de diviser un gros problème en mille causes ou circonstances atténuantes. Cela reste un problème à résoudre. j'en parlerai dans un prochain article. 
Pour vous donner un exemple simple ! Vous pouvez me faire écouter du Dalida, du Claude François ou même me faire bouffer à la fourchette un bon vieux 45 tours disco d'Amanda Lear, rien à faire, JE DOIS ME DESINTOXIQUER DE CETTE MERDE ! MON iPOD, VIIIIIIIITE !!!!!

 AAaaaaahhh.... La délivrance...

Surtout en cette période de regain populaire qui aura vu le triomphe d'une dizaine de gusses surentraînés à courir après la baballe. Je vais pas protester en disant que je vais faire la même chose pour défendre mon AAH. On serait capable de m'inviter sur Facebook rien que pour ça. (Ding ! - Ah merde...)

Plongée dans mon article, dans la peinture, dans dix choses en même temps. Mais sereine. Un goût de confiance sur le bout de la langue pour oublier le sale goût de paranoïa qui s'amuse à revenir parfois. Que c'est dur parfois de gérer à plein temps une humeur en montagnes russes, mais qui ferait le boulot à ma place, QUI ??? Nada. Que dalle.
Alors telle Anne Parillaud dans Nikita, je mets ma petite robe noire pour aller faire la nique aux sales émotions oligarques au plus profond de mon esprit (même si j'avoue que le décor du Train Bleu pour aller buter un témoin gênant c'était quand même plus classe).


Pas compliqué de se dire qu'une émotion négative c'est comme un american staff. Si tu ne l'éduques pas, il peut très vite devenir ingérable.

Si tu ne disposes pas d'une muselière morale / éthique à lui mettre avant de sortir, il peut te mordre pour un oui pour un non et ne plus te lâcher, parfois au point de te bouffer. 

 

Bref. 

C'est peut-être pour ça que j'ai du mal depuis toujours avec les chiens, comme s'ils me renvoyaient à la sauvagerie spontanée de mes émotions sombres. Sauf les chiens-loups, curieusement. On se comprend. 

 

 

 

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26 juin 2018

De la chair aux eaux... (La session aquarium du lundi soir)

25 juin 2018, 11 heures 18 : 

LUNDI, ENFIN !!! Parce que je déteste les dimanches.

Seul exploit d'hier, par ailleurs, avoir réussi à équeuter et dénoyauter des cerises destinées au congélateur pour renouveler progressivement les réserves. Vous imaginez le truc ? Me reposer en faisant les cerises sur un air de bossa nova (en l'occurence sur du Bebel Gilberto avec le volume à fond), dans le salon. Yes I can ! Et garder les queues de cerise en diurétique (traduction : si vous ne bossez pas, que vous êtes souvent chez vous et que vous avez envie de vous vider de vos toxines, vous n'avez qu'à vous en faire une infusion. Pas besoin de vous faire un dessin quant aux effets qui s'y rattachent)

 

Pas complètement en phase depuis samedi, cependant. Attention, quand je dis ça ce n'est pas une question d'humeur, mais c'est le signe qu'une tension sourde reste à éliminer, comme si l'angoisse couvait depuis quelques heures et qu'elle menaçait d'exploser d'ici peu. Foutue maladie, j'aurai ta peau. Même si tu fais partie de moi et que tu me permets certaines capacités une fois que je t'ai canalisée, tu n'es pas sensée faire partie de ma Vie immédiate. Donc tu dégages et tu te tiens tranquille en moi. (Oui, je parle à ma maladie... ça peut paraître très con, mais c'est ce que j'ai trouvé pour essayer de garder un minimum de contrôle quand à mes comportements, mes paroles et mes actes. Je le fais en étant parfaitement consciente. Ce n'est pas un caprice, ça fait partie de ma DTA ou Démarche Thérapeutique Autonome...)

Ce soir c'est décidé, je vais aller nager. Simplement évacuer la tension, à la fois par action et contemplation. Car à travers les longueurs, et les passages au hammam à l'étage en dessous (oui oui, là où je vais tu peux y aller moyennant 6 euros...) c'est aussi contre le venin de la Bête que je me bats, et à travers mon combat contre elle, c'est contre moi-même que je me bats, et à travers moi-même, je me bats contre mon impulsivité, contre ma colère, contre mon angoisse parfois si omnipotente. 

19 heures 04 : 

Rien que l'immersion dans le bassin est déjà très forte symboliquement. L'eau autour de moi est un vecteur, un canal transmetteur. L'eau, nous y grandissons pendant la grossesse, parfois nous y mourons par noyade (une pensée émue pour les êtres qui meurent en mer chaque année, marins comme migrants, comme n'importe qui...). 
L'eau qui nous donne la vie ou qui nous la reprend, par le ventre de la mère, ou de par le fameux mythe universel du Déluge ou d'autres mythes similaires décortiqués (ou pas) par C.J. Jung... La fameuse notion d'archétype. 

L'eau qui abrite l'espoir d'une nouvelle vie, ou la crainte de la mort.  

 

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Et à l'issue de la première longueur, une crampe... J'aurais du m'écouter. Il faut toujours s'immerger avec joie et accomplir systématiquement les échauffements nécessaires, les intégrer. Respect de soi-même, de son corps...

Petit exercice qui me sert toujours : au bout du bassin, là où c'est forcément plus profond qu'à l'opposé, on s'accroche à la barre avec une seule main, de préférence la dominante. On prend sa respiration, on se bouche le nez, et on s'immerge. Une, deux, trois, quatre, cinq. Parfois jusqu'à dix, pas plus. Et on remonte, on expire. Et on se répète, comme un mantra protecteur ou encourageant : 

Je sais comment j'entre en crise, mais je sais aussi comment en sortir.
Je m'accroche à la barre comme à ma Vie. 

ça n'a l'air de rien, mais répétez cet exercice quatre ou cinq fois durant la session. En même temps que l'eau me soulage du poids de l'angoisse, on ancre ces deux phrases dans l'inconscient. Simple autosuggestion qui porte toujours ses fruits. Et sonne 20 heures 15, heure à laquelle je quitte le bassin. Aucune frustration, mais seulement le soulagement d'avoir évacué l'angoisse en (très) grande partie.

Le reste partira dans le sommeil, comme de coutume. (à l'heure où je boucle ce paragraphe, je dois quand même avouer que je me suis boostée au guarana avant d'aller à la piscine. Ce qui a eu pour effet de me tenir éveillée jusque 6 heures dans la nuit de lundi à mardi... Bref, dopée comme jamais.)

 

22 heures 05 : 

Je sais que je ne perdrai personne si je continue à faire ce qu'il faut dans ma vie. Mais ce soir, trois heures après mon retour c'est encore plus évident pour moi. 

Dans l'eau, on n'entre pas comme on entre chez soi. On est entre la Vie et la Mort, entre le ciel et les profondeurs. On s'y sent bien en sachant qu'on peut remonter, ou rester, uniquement par notre volonté. 

Et à chaque fois que je vais nager, je m'immerge comme on retournerait dans le ventre maternel, ou comme on s'apprête à saluer ses propres Abysses. Avec respect et crainte, mais aussi beaucoup de gratitude, d'amour. 

Il en faut pour que l'Abysse nous considère de la meilleure façon. 

Posté par Loba_James à 15:39 - Permalien [#]
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22 juin 2018

Magnifique retour à la Réalité !

 

19 juin 2018

 

Enfin je reprends un rythme normal depuis hier, après trois jours d'une belle expérience bénévole sur la Magnifique Society. 

Maintenant, on ne discute pas, on prend son café, on prend sa dope (guarana et eau citronnée, cocktail de warrior selon Mademoiselle Lo), et on se remet à écrire. Pas simple de faire le tri dans mon zapping mental, mais je vais y arriver. Sinon, la 

Et curieusement, du fait que j'héberge quelqu'un qui dort juste à côté de moi (enfin, sur le convertible, alors que je suis à mon bureau), je pense que j'arriverai à mieux me concentrer tant qu'il dort. Et comme je n'héberge pas n'importe qui, une pensée me vient à l'esprit qui va de pair avec ma situation affective toute nouvelle (bah oui, seulement un mois et demi, mais j'ai tout mon temps maintenant ^^): 

J'ai l'âme romantique. Je l'ai toujours eue en réalité, plus ou moins ouvertement. 
Les grandes envolées sentimentales, les serments, les amants qui échappent à l'ordre établi (ou à la connerie de la zone mondiale en d'autres termes) par le suicide, ça m'a toujours profondément émue. 

Oui. Je l'avoue. Sous mes dehors provocateurs (enfin c'est ce qu'on dit mais c'est gentil de me faire de la pub...), je suis une fucking romantic. Bon, pas jusqu'aux fleurs bleues et petits oiseaux, hein. 

Source: Externe

Enfin presque. Je dis ça c'est pareil pour les boîtes de chocolats et tout le toutim de la Saint-Valentin.

Voilà voilà, c'était le coming-out sentimental du soir... 


ET MAINTENANT TU BOSSES, LO !!! -Ben oui mais quand même... NE DISCUTE PAS ! PONDS-NOUS UN ARTICLE ! -Kotkotkot... Mmmhh. NNnnnnnnggnnnnnngngnnnnnhnhh........ (gémissement de la rédactrice qui tente de trouver tant bien que mal un sujet sérieux.)

Ah ben si... ça y est. Non, je déconne. 


20 juin : 

Qu'il est étrange pour moi de retrouver un certain calme dans l'appartement après une semaine passée dans le tumulte humain et musical de la Magnifique Society, et à héberger l'homme que j'aime.
Quelle douloureuse sensation, en fait, tant j'ai pris goût à sa peau, son regard, ses rires, ses sourires. Simplement sa seule présence à mon monde, au monde en lui-même. Quel bonheur de pouvoir vivre ces moments, aussi courts soient-ils. 

Et mon mental fragile, la Bête Mentale qui veut se mettre entre nous deux. Quel merdier quand ça veut. 

Mais j'aime, avec toute la conviction possible et imaginable. Rien ni personne ne me l'empêchera, pas même ma personne. Il faut que j'apprenne à adoucir mon esprit si je veux adoucir ma vie. 

Gros travail de réflexion en perspective, mais pas maintenant. Et au moment d'écrire cette ligne, voilà sur quoi je tombe au détour d'une page web. Sans être de conviction bouddhiste à la base, je pars pourtant du fait que certaines réalités qui y sont abordées et creusées le sont de manière simple mais remarquable. Si on met de côté le caractère religieux, cela reste un exemple de sagesse pratique et universelle. 

Et si je comprends et tolère un certain mysticisme, je suis fondamentalement contre la dévotion aveugle, le fanatisme illuminé. Loin de moi ces dérives. 

L'amour et la sexualité dans le bouddhisme - Un choix, une route

En amour, il existe différents types de recherche qui sont toutes des illusions: la fusion et l'idylle, la passion sexuelle, la sécurité garantie à vie, un remède à la solitude Les moments de fusion peuvent exister, mais ils doivent être transitoires et pas un mode de fonctionnement du couple.

http://www.unchoix-uneroute.com

Autrement, journée passée entre le salon et la cuisine à remettre désespérément de l'ordre en déplorant secrètement le semi-silence dans mon appartement. Même si je faisais mes affaires de mon côté et lui de même, il y avait quand même de la vie. On croirait maintenant un monastère perdu dans les Cyclades, tellement c'est calme. Même pas envie de mettre Radio Libertaire ou Arte en fond sonore, ce qui en dit long sur mon besoin de faire le vide en dépit du fait que j'ai passé une putain de belle semaine. 

 

21 juin :  

Apprendre au jour de la fête de la musique que dans quatre jours, c'est le concert de Nine Inch Nails à L'Olympia. Et qu'il affiche complet. Le seum. 

Envie de quasi-rien, sinon d'un peu d'affection. Mais comme je suis à nouveau seule dans mon appartement, je n'ai pas d'autre choix que de passer à autre chose. Ou de passer un peu de musique, de la bossa nova tiens. Un truc un peu chaleureux pour contrer mon stress matinal.

 

Confuse en ce moment, mais heureuse, au fond.

Heureuse, car j'ai de quoi vivre, j'ai près de moi des êtres à apprécier ou à aimer et qui m'apprécient ou m'aiment, et j'ai des choses diverses et variées à accomplir. Au fond je n'ai pas besoin de plus dans ma Vie. 

Vérité et réalité fondamentale qui ne me quittera pas, oh que non. Je ne doute ni de ma capacité ni de celle d'autrui. Si mon trouble me fait exprimer le moindre doute, cela ne concernera jamais que mon trouble car en dehors de lui je peux être incroyablement idéaliste mais ancrée, engagée mais pas fanatique. 

Enfin, ce n'est que mon point de vue. 

 

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10 juin 2018

Hungry...??? Get struggle !!! (Interlude)

 

(N'empêche, bonjour l'hommage pourri aux pubs Cup Noodles dans le titre...) Bon allez, c'est cadeau. 

 

Ce dimanche, soleil écrasant comme une mégère avant l'arrivée de l'orage désiré comme une amoureuse. C'est dire le degré d'endurance de ma peau, en dépit des milliers de verres d'eau remplis à ras-bord et avalés en cinq secondes. 

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Un des seuls avantages que je trouve aux jours de canicule, avec les robes légères et les douches prises à deux (l'art de savoir économiser l'eau... Si si, même avec Hulot qui a retourné sa veste au gouvernement, moi j'y arrive, encore. Na.)

 

Autrement, condition psychique bien meilleure depuis vendredi soir. Plus j'avance dans le temps, plus j'en apprends, plus je me dis que je suis sur une bonne voie. Avec le temps, les liens entre certains événements et certaines circonstances se font de plus en plus évidents et sans faire dans le fatalisme, il me devient impossible d'avancer sans me dire que quelque chose de bon semble être calculé à mon intention (mais pas uniquement) et m'attendre plus ardemment lorsque j'ai trouvé chaque indice qu'il me laisse. Le bonheur n'est pas une finalité statique. Il est une quête fluctuante. Tu peux tout avoir, tout vivre, et te demander à un moment donné : "Comment j'ai fait pour en arriver là?!"

HORS DE QUESTION que j'en arrive un jour à ce point !!! Je refuse de vivre en pilote automatique ! Soyons conscient-e-s de nos destins, aussi improvisés soient-ils !

Pas comme David Byrne : 

And You May Find Yourself Living In A Shotgun Shack 
And You May Find Yourself In Another Part Of The World 
And You May Find Yourself Behind The Wheel Of A Large Automobile 
And You May Find Yourself In A Beautiful House, With A Beautiful 
Wife 
And You May Ask Yourself-Well...How Did I Get Here? 

Talking Heads, Once in a Lifetime (1980)

 

"Feed me, Seymour ! Feed me all night long !"

Leçon importante en ce deuxième week-end de juin ! 

Même avec la chaleur, le stress, la sensation de légèreté, de contrôle, la fréquence de l'activité quotidienne... Bref même sans le faire, et ce pour des raisons concrètes, le fait de me restaurer ne doit plus me quitter. Je ne le dis pas par frénésie personnelle, ni par zèle.

Pas par frénésie personnelle, car pour beaucoup de personnes qui le vivent (j'ai aussi connu cela à une époque de ma vie, aujourd'hui j'en suis grandement sortie.), la boulimie comme l'hyperphagie sont la manifestation d'une souffrance non exprimée, et par dessus tout non assumée, quelle que soit la cause. Ceci n'est pas un caprice, encore moins une mode en comparaison des greluches pro-ana qui donnent pignon sur rue à l'anorexie. 
Et pas par zèle, dans la mesure où même si j'assume mes formes, je ne cherche pas à les exagérer.

Pourquoi je décide d'en parler ici, me demanderez-vous ? Parce que de fin mai jusque hier, pour être plus précise, je n'ai quasiment pas eu faim. J'ai donc carburé plus exactement : à l'eau, au thé, au café, aux jus de fruits, aux soupes (déshydratées ou pas, d'ailleurs). Les seuls trucs solides ? Pas vraiment de souvenirs. Des yaourts et des compotes à la pelle, Un sandwich de temps à autre, peut-être, du pain, je ne sais plus vraiment. Pas de souvenirs précis. Toujours est-il que de par la température, et surtout le stress et les angoisses, je veux bien reconnaître que durant ce laps de temps je n'ai pas avalé grand chose.
Je n'ai même pas fait ça dans le but de maigrir ou quoi que ce soit de cet ordre. (Et curieusement, je me rends compte qu'avec en plus le stress et la chaleur, c'est comme si j'avais eu en peu de temps une montée de tension intérieure, angoisses plus fortes, plus lancinantes. Un peu comme une brûlure ou quelque chose qui tape comme après un coup. Voire même des petits pics d'agressivité, à mon grand regret.)

Non vraiment, les seules raisons qui me reviennent, sont toutes celles que j'ai marquées plus haut, mises à part les sensations de légèreté et de contrôle que j'en ai retirées. Une volonté de puissance qui peut effectivement passer, chez moi, par la restriction alimentaire. Pas la privation, c'est différent. La privation implique une frustration. Or le but n'était pas de me faire du mal, je pense maintenant que le but sous-jacent de ma restriction alimentaire ne visait ni plus ni moins qu'une volonté décuplée de contrôle... 

C'est pourquoi je tiens à livrer une explication concrète. Bien entendu, je ne cherche pas à me faire excuser étant donné que mon comportement alimentaire, à long terme, représente une porte ouverte à nombre de carences en matière de santé. Je ne cherche pas forcément à être cautionnée mais comprise, d'autant plus qu'il aura suffi des interrogations d'une seule personne pour que je comprenne, à la faveur d'une saine dispute, qu'il me fallait reconsidérer la chose autrement. (Quelle personne ? Ce n'est pas moi qui vous le dirai, mais je lui suis profondément reconnaissante autant pour cette raison que pour d'autres, présentes comme à venir). 

(NOTE EXPLICATIVE : 

Lorsque je vais particulièrement bien, je n'ai pas faim de par le fait qu'en étant mentalement prise dans une émotion extrêmement positive, je ne ressens ni la faim, ni même la fatigue voire l'épuisement, ou alors après un bon moment. D'où actuellement mes quelques nuits blanches chez moi ou chez des ami-e-s. Un peu comme les individus sous ecstasy ou héroïne en fait, sauf que c'est moi et moi seule de par mes émotions positives qui génère le flash. Comme si j'étais la substance. Et même quand on me voit marcher, dans ma tête j'ai l'impression de faire un pogo, dans ces moments-là... C'est exactement ça, à la limite je pourrais carrément faire un pogo ou un wall of death. Ben si, comme au Hellfest. 

Et quand je suis en situation de stress ou de détresse intense.... Alors là, c'est tout l'inverse, même si la détresse émotionnelle est le pire des deux facteurs déclencheurs. Je deviens alors ultra épuisée, du genre à dormir l'après-midi pendant deux ou trois heures, je comate autant qu'un gros fumeur de ganja, je pleure à m'en épuiser encore plus, etc... M'épuiser sans jamais pouvoir me faire partir. Un peu comme un tissu mouillé qu'on essore à la main, jusqu'à la fibre mais qui sèchera à l'air libre de toute manière. J'ai l'impression, quand je vais très mal, que je suis à côté de moi-même, je me vois littéralement aller mal. Bon après je sors pas de mon corps en disant ça, je ne suis pas une grande fan des projections astrales... Mais en psychiatrie, c'est ce qu'on appelle la dépersonnalisation. On peut lire à ce sujet que : 

Les individus souffrant de dépersonnalisation se sentent à la fois détachés du monde et de leur propre [...] incarnation physique. Souvent, les personnes ayant expérimenté la dépersonnalisation disent avoir l'impression que « la vie ressemble à un film, les choses paraissent irréelles, floues, sensation de vertige et de grosse fatigue4. » Le sentiment d'identité de l'individu se brise, ce qui donna ce nom à ce trouble. La dépersonnalisation peut déclencher de grands degrés d'anxiété, qui peuvent augmenter de loin ces perceptions5.

La dépersonnalisation chronique désigne un trouble de la dépersonnalisation, et est classifiée dans le DSM-IV en tant que trouble dissociatif. Une dépersonnalisation et déréalisationempirique peuvent survenir chez un patient à cause d'une anxiété, un stress temporaire, tandis que la dépersonnalisation chronique est liée aux individus ayant fait l'expérience d'un traumatisme ou d'une anxiété, d'un stress prolongé. La dépersonnalisation-déréalisation est le seul symptôme principal dans le spectre des troubles dissociatifs, impliquant trouble dissociatif de l'identité et « trouble dissociatif non-spécifié » (DD-NOS). C'est également un symptôme proéminent dans certains troubles non-dissociatifs comme les troubles anxieux, les dépressions cliniques, les troubles bipolaires, les troubles de la personnalité borderline, les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC), les migraines et l'agrypnie. Elle peut également être le résultat d'une ingestion de drogues. (Source : wikipedia.com)

 

Sauf que je ne suis pas une toxicomane, et que je n'ai rien à cacher de dangereux. Ce sont mes émotions, rien de plus.  

Et dans ces deux cas d'émotions extrêmes, je n'ai pas faim. Ou alors il faut que je me force à cuisiner, à manger, ou que les circonstances m'y amènent (quand je suis en famille par exemple). Mais du fait que je n'arrive pas à contrôler mon bonheur ou ma détresse tellement je suis dedans, comme plongée dans un océan, il faut que je contrôle quelque chose à côté, que cela passe par la création, ou par la nourriture. 

Et lorsque je suis d'humeur totalement neutre, je mange normalement, comme n'importe qui de sensé qui cherche à rester conscient de ce qu'il avale, même s'il se permet quelques extras de temps en temps. 

Mais en tout cas, voilà pour l'explication concernant mon rapport à l'alimentation. J'espère qu'elle est assez claire.)


Autrement, petit clin d'oeil ironique à cette situation... En traînant sur Youtube, pourquoi fallait-il que je tombe sur La petite boutique des horreurs et sa plante carnivore géante (qui porte mon prénom, en plus.)... Je vous le demande... 

Je vous souhaite une excellente fin de soirée. Je vous embrasse. 

 

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27 mai 2018

Le Sixième Sens d'une fille presque Incassable (#1) : Se reconnaître dans l’œil de la Bête


C'est quand même curieux, ce que la Vie peut vous apprendre et vous désapprendre en peu de temps. 

Avec tout ce que les parents peuvent vous inculquer en termes de valeurs et de principes qu'on croit brevetés parce qu'on a grandi dans tel milieu, telle culture, telle religion, et dont vous vous rendez comptez que ces principes et valeurs sont universels à partir du moment où nous les recherchons dans notre Vie. 

Avec tout ce que la société veut vous faire admettre parfois les pires choses qui puissent se produire au sein du monde, comme des évidences inhérentes au Progrès, au Marché, à la Modernité... Comme si la compétition (et autres joyeuses mesquineries) entre les individus avait été inscrite dans nos gènes depuis toujours. 

Et vous vivez, vous défendez les uns et vous blâmez les autres pour ce qu'ils ont fait ou pas (ce qui n'est pas pour canaliser mon ambivalence, même si elle devient de moins en moins marquée... Enfin je pense). Sauf que quand vous avez une sensibilité très forte à la souffrance d'autrui, logiquement vous devenez le-la confident-e de ce même autrui. Vous découvrez les motivations derrière ses comportements, derrière ses actes... Vous découvrez la subtilité de la psychologie humaine, et vous saisissez qu'en fait, en voulant vous inculquer une vision purement manichéenne du monde et des êtres... On s'est bien foutu de vous. Si si, même sans intentionnellement vous nuire. 

Alors vous savez que sans lui accorder une quelconque suprématie sur les valeurs et les principes, il n'y a pas meilleur baromètre que l'expérience personnelle. 

Comme disent encore les punks (beaucoup de contrefaçons parmi ceux et celles qui se reconnaîtront),
Do it Yourself.
Et comme le pense votre dévouée Lo, 
Do Your Self. 

J'y reviendrai, mais là je suis trop claquée pour théoriser là-dessus. 

 

Depuis maintenant deux ans, je me suis souvent basée sur un principe étrange, mais finalement plutôt sensé : plutôt que d'occulter ou de vouloir absolument me débarrasser d'un défaut, d'un vice, d'un comportement agaçant (du moins jusqu'à un certain degré, restons fermes sur ce qui nuit à soi comme à autrui) chez soi comme chez l'autre, il faut apprendre à l'apprivoiser. De manière à pouvoir premièrement l'expliquer pour ensuite mieux le contrôler, le gérer. 


Mais comprendre quelque chose ne veut pas forcément dire qu'on doit le cautionner complètement. Si vous sentez que quelque chose peut vous nuire, arrêtez d'hésiter, et affrontez-le si vous le pouvez d'emblée. Et si vraiment il n'y a rien que vous puissiez faire pour améliorer les choses, fuyez et emmenez avec vous ce qui doit l'être. Je fais plus que vous y autoriser. En réalité, je vous y incite.


Un de mes visionnages récents pourrait parfaitement illustrer mon propos, éventuellement trouver un écho dans le parcours d'une personne qui pourrait un jour lire cet article (je devine déjà la question qui vous brûle les lèvres depuis le début de la lecture). Une personne qui chercherait à maîtriser quelque chose de douloureux en elle, de dur... Et que j'espère pouvoir peut-être aiguiller même si ça ne se résume pas à grand chose. 

 

Un jour, alors que j'hésitais longuement entre plusieurs films (bah oui quand on a mes problèmes de santé et ma situation sociale, aussi modeste qu'elle puisse être, on peut aussi mater des films en journée !!!), je me suis souvenu qu'on m'avait passé Split, de M. Night Shyamalan. J'ai toujours plus ou moins apprécié ce qu'il faisait (exception faite de Phénomènes et de son épidémie de suicides, devant lesquels j'ai ressenti un très gros malaise. Le film démarrait à 21 heures. Couchée au bout de trente minutes de visionnage pour recevoir un message dans la nuit m'apprenant le suicide d'une amie deux jours plus tôt. Encore maitenant je me dis que ce n'était pas un hasard.)

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Du coup, je démarre le film sur VLC. Et franchement, je l'ai trouvé pas trop mal fichu du fait de son sujet comme de l'interprétation, même si je n'en fais pas un film fétiche. MAIS... Une scène m'a marquée à un certain niveau, vers la fin. Je vous laisse la découvrir, une aubaine pour ceux qui aiment savoir la fin ;-)

Lorsque Casey cherche à se défendre de Kevin Crumb, devenu "la Bête" (en gros la 24ème personnalité qui l'habite*), on voit clairement qu'elle est en position de faiblesse, en dépit du fait qu'elle s'est réfugiée dans une immense cage afin de pouvoir s'en protéger et qu'elle commence à user du fusil. En apparence, elle semble fichue, impuissante. Mais aussi sanguinaire qu'il puisse être à présent, ce n'est qu'en voyant les cicatrices sur le ventre et les épaules de Casey (abusée dans son enfance par son oncle, pour Kevin ce fut sa mère) que Kevin prend conscience de la valeur émotionnelle, humaine de la jeune fille et que tout à coup il semble retrouver à travers la "pureté" qu'elle représente, en dépit de son drame personnel, une certaine "humanité". De même, Casey se rend compte qu'au fond, la folie de cet homme cache en réalité une immense souffrance. Au bout du compte, il disparaît du décor non sans prononcer cette fameuse phrase : "Les mutilés sont les plus évolués". Casey, bien qu'elle soit désormais l'unique survivante de cet enlèvement, comprend qu'elle partage avec Kevin bien plus que ce qu'elle aurait pensé au départ. Ces deux êtres, bien qu'antagonistes dans leurs actions et motivations respectives, se sont profondément reconnus sur le terrain traumatique. Entre écorchés de la Vie, on se comprend aisément. (NOTE ANNEXE: parfois même on se soutient et on lutte. Réalité malheureusement encore occultée dans le milieu de la psychiatrie par... Les psys eux-mêmes qui voient forcément d'un mauvais oeil le militantisme de certain-e-s patient-e-s qui eux arrivent à remettre en question leur mode de gestion des pathologies qui les touchent, notamment en ce qui concerne les traitements médicamenteux. Forcément qu'ils l'ont mauvaise,car malgré tout business is business. Signé le lobby pharmaceutique.)

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De même que la Bête lui a constaté cette pureté de coeur que Kevin a finalement perdue (garantie d'immunité qu'il lui confère quasiment face à sa propre Pulsion cannibale, donc meurtrière) et probablement sa "sympathie" (on la voit parler à quelques différentes personnalités à plusieurs reprises, malgré sa peur elle est la seule des trois enlevées à le faire), Casey comprend qu'en fin de compte, c'est en cherchant à comprendre un tant soi peu l'origine du mal qu'on arrive à maîtriser ce dernier. Dans son cas à elle, la maîtrise (ou la purge) du mal étant passée nécessairement par l'automutilation, ces cicatrices passant généralement pour des caprices aux yeux de nos sociétés peu à peu déshumanisées deviennent ici l'équivalent psychique d'un talisman protecteur. Un exemple qui n'a pas grand chose à voir, ou presque : si à une époque lointaine, en cas de désobéissance ou de méfait grave, certains marins avant d'embarquer se faisaient tatouer la Vierge Marie dans le dos pour s'épargner une bonne centaine de coups de fouet sur les navires, dans le cadre de Split, les cicatrices de Casey sont sa seule "arme" de dissuasion en quelque sorte pour finalement échapper à une forme d'anéantissement, au fait d'être dévorée par un mal qu'elle n'aurait pu maîtriser, du fait que malgré son intensité reconnue, il lui était totalement étranger dans sa construction. En apprivoisant, mais avant cela en reconnaissant le Mal qui ronge Kevin, Casey s'est reconnue, d'où ses larmes. Elle s'est approprié l'avantage de la survie, tout en se reconnaissant dans l'oeil de la Bête. 

 

Voilà voilà pour l'analyse scénique que j'espère vachement poussée. Ben oui. Sinon, comme je ne vous autorise pas à me donner la fessée, je vous autorise à me jeter des cacahuètes au cas où ça ne vous plairait pas. Naaaahhh !!!


* NOTE ANNEXE PSY : On sait qu'un trouble dissociatif de l'identité trouve généralement son origine dans des maltraitances, des abus sexuels... On ne compte plus les cas célèbres de cet acabit, tant la fascination du public et des médias pour le monde de la psychiatrie est aussi flagrante que  leur crainte est souvent abusivement et mutuellement nourrie (malgré les progrès effectifs autour de la prise en charge de troubles tels que la schizophrénie ou même le trouble borderline, surtout en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada... Je suis tentée de blâmer à chaque fois mon pays pour ses retards et ses ratés dans la façon dont elle prend en charge ses fous. Mais c'est bon, je me calme.) Alors j'en profite pour lancer ce qui va suivre, mais s'il-vous plaît, chers lecteurs chères lectrices, que vous soyez parents ou beaux-parents ou rien de tout cela, que vous adoriez les gosses ou qu'ils vous emmerdent, bref, essayez de faire preuve de maîtrise, mais surtout de fermeté et de compassion pour eux. Chaque geste, chaque mot, chaque action est capital-e pour les faire grandir. L'amour et la stabilité, comme la sécurité, leur sont plus essentiels que de les mettre devant une tablette à la con pour s'en débarrasser ou de leur offrir des conneries qu'ils délaisseront en peu de temps. Donnez-leur votre temps et votre amour, c'est plus important qu'autre chose. Merci d'avance et infiniment.)


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21 mai 2018

Trois jours à (me) tuer... (Interlude)

 

Lundi 14 : Au départ, on devait avoir du soleil non stop comme en juillet. On devait, hein. Et puis finalement, il n'arrête pas de flotter depuis hier. Du coup, logiquement, qu'est-ce qu'il reste à faire quand le ciel prend la couleur du rat crevé, je vous le demande ? 

Bah vous lisez, vous glandez devant la télé, Internet, vous faites du macramé, vous vous branlez occupez comme vous pouvez. je vous passe les quelques propositions un peu plus corsées, vous êtes assez grand-e-s pour le savoir, et puis ce n'est pas à moi de vous conseillez sur votre temps libre. Autogestion, quoi ! 

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Oui bon, ça peut être une idée d'activité. On fait sa plus belle crête, on met son plus beau keffieh et entre deux ateliers permaculture et trois pogos, on va défendre la ZAD de NDDL. Je dis ça pour vous, parce que perso j'ai ma cause à défendre qund même.  

 

Mardi 15 : 

Déplacement important le 16, finalement annulé pour cafouillage administratif effectué en bonne et due forme, indépendamment de ma volonté (et en plus, j'y perds 100 balles en frais de déplacement et d'hôtel). Je vous avouerai franchement que ça m'emmerde profondément, mais il faut bien que la vie suive son cours. Je ne ressors ni malade ni entre quatre planches, quand ça vous arrive, c'est exactement la même pour vous.
 
Vous pouvez arriver à cette conclusion pour vous-mêmes, j'en suis certaine, alors continuons à faire honneur à nos Existences... 
 
Mercredi 16 : 
Sur Facebook, je me fais sèchement rembarrer par une amie mal en point, que je tente de réconforter et qui m'adresse en tout en pour tout ce mot laconique : "Adios". Aucune explication. ça veut dire ce que ça veut dire, non ? Soit. 

Et curieusement, pour quelqu'un dans mon genre qui éprouve généralement une peur panique de l'abandon... Je me surprends à éprouver plus de déception morale que de tristesse affective pure. Je ne m'étendrai pas sur mes hypothèses quand à ce rejet brutal, à la fois par pudeur et par dignité. Mais c'est comme si je m'y étais attendue de manière inconsciente depuis un moment.

Je la sentais partir, je la sentais en quête d'une certaine normalité sociale quand personnellement j'assume ma marge sociale, ma part de folie, tout en portant haut ma capacité intellectuelle mal exploitée par la force des circonstances. Elle a voulu que je dégage de sa vie, soit. Moi, je n'empêche personne de venir, de rester ou de partir. Mais cela dit en passant, quand quelqu'un revient j'exige des explications. 
Deux potes qui me lâchent en un an, et j'ai l'impression de compter mes morts. 
En gros, trois jours de grogne la semaine dernière. Pas forcément une semaine épouvantable, mais comme vous le savez, j'ai le ressenti et l'humeur en montagnes russes. Semaine étrange. Je me sens surchargée, du moins émotionnellement. Pas jusqu'au point de craquer, mais quand même un peu, d'autant plus qu'à l'heure où je boucle ces notes (qui laisseront place à un meillleur article du fait de ma légère fatigue du moment), perdre à la fois une amie et une figure paternelle dans la même semaine reste éprouvant pour mes nerfs. Je m'en expliquerai plus tard.
En fait je n'ai quasiment pas faim, prise dans mille pensées et espoirs de mon affect joueur... Ou alors si peu faim, c'est quand même mieux que d'être à trois jours des règles et se mettre à braquer le frigo (un peu comme la pharmacie dans Nikita).
Oubliez Weight Watchers, Dukan et les conneries de régime qui passent à la télé à 300 balles le mois. Vous voulez vraiment vous faire passer l'envie de bouffer comme un ogre ?
Tombez amoureux, quitte à affronter la frustration lancinante de ne pas toujours avoir votre moitié à côté de vous... Quitte à en devenir un peu cinglé-e, mais au moins vous ne pensez plus trop à bouffer pour tuer l'ennui, tellement vous avez envie de bouffer l'autre. C'est tout ce que je peux vous conseiller.

 

 

Mais là, ce sera bouillon, thé/tisane et yaourts à foison. Faut bien avaler quelque chose en attendant que la fatigue passe. 

 

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04 mai 2018

L'Enfant Intérieur, le Mal, une renaissance personnelle : Quelques notes hasardeuses

 

Il est important de se confronter au monde, aussi incertain qu'il puisse être. Important de se dire qu'en dépit des absurdités et des atrocités qu'il comporte, il reste quand même une once de quelque chose qui nous permet de nous y ancrer à notre manière. La beauté, la bonté, et autres qualités ardemment recherchées en espérant que l'on ne repartira pas bredouille de l'Ecole de la Vie. Mais à la différence de Harvard, Todaï ou de la Sorbonne, on y est tous et toutes inscrits d'office. 

Mais je ne dis pas cela en tant qu'adulte. 

C'est à l'Enfant en moi que je parle. Celui à gauche, sur ce dessin réalisé en 2016. Si si... 

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Cette étrange mascotte qui me suit dans mon activité graphique personnelle depuis deux ans, une sorte de croisement bizarroïde entre l'embryon et le petit homme gris importé directement de la pop culture la plus réchauffée en provenance directe de Roswell. Ce que j'appelle le "Shining Kid" (clin d'oeil au Radiant Baby de Keith Haring, symbole d'énergie et d'espoir pour le futur) ou, de façon plus personnelle, Caleb. Pourquoi ce prénom ? Bon, puisque le seul fait que ce prénom m'a toujours plu n'est pas un argument suffisant... Voilà mon explication. 

Caleb, prénom rarement usité aux Etats-Unis (mais quand même bien présent du fait d'une culture WASP (White Anglo Saxon Protestant) bien implantée dans cette partie du monde), est également un des protagonistes de l'Ancien Testament (ben oui... La Bible, quoi. Faut bien se cultiver un peu), et apparaît plus précisement dans le Livre des Nombres. Envoyé par Moïse avec onze autres éclaireurs pour reconnaître le pays de Canaan (en gros, la fameuse Terre Promise aux Israélites à leur sortie d'Egypte), il sera un des deux seuls à en faire l'éloge et à exhorter à sa conquête, et logiquement à pouvoir y entrer avec ceux qu'il resterait (les autres éclaireurs, pas sûrs de pouvoir conquérir d'emblée Canaan, étant condamnés par Dieu à rester dans le désert et à y mourir... Bref, fallait vraiment pas manquer de foi à l'époque). Un gros veinard, en somme. 

Passée cette minute de culture biblique, vous vous demandez peut-être : "Tout ça c'est bien beau, mais que signifie Caleb pour toi, Loba ?" La vérité, c'est que Caleb partage avec le Radiant Baby de Haring sa symbolique d'espoir, qu'il soit heureux et porteur, ou au contraire étouffé, voire avorté... Il a le bas du corps replié, la tête baissée, tandis que son bras est tendu et ses doigts se dirigent vers le haut. Il est à la fois un symbole d'espoir, de confiance en l'autre dans ce qu'il a de bon... Bref, ce petit bonhomme brasse autant de significations qu'il ne provoque (parfois) d'incompréhension. L'embryon, c'est à la fois ce qu'on soupçonne et ce qui pourtant nous émeut ou nous émerveille de par sa complexité, sa fragilité. 


J'éprouve en ce moment le besoin de m'émouvoir de l'Humanité dans ses meilleurs côtés, de me rendre compte que non, tout n'est pas si définitivement irrécupérable en elle. J'en étais déjà émue de façon plus ou moins évidente, observant et analysant sans cesse, mais depuis peut-être quelques semaines, ce sentiment s'est accentué avec une aisance presque innée. Je n'ai jamais eu de haine en fait, quand je regarde bien. Bien sûr que l'Homme peut me mettre en colère, me décevoir, bien sûr que parfois je le trouve pathétique. Aussi pathétique que ce que JE peux être quand je me mets minable au point de me décevoir par rapport à mes objectifs éthiques (ou moraux, gardez l'adjectif qui vous conviendra selon chacun)... Bien sûr c'est rare, mais c'est possible que cela arrive, d'où l'intérêt de ne jamais se conditionner abusivement dans l'idée que le Mal, une fois qu'il a été fait, va être refait. il POURRAIT être refait... ça laisse de la marge pour se corriger, du coup. 

Il en va de même pour l'Humanité.

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Francisco de Goya, Le sommeil de la raison engendre des monstres. Gravure à l'eau-forte et à l'aquatinte, 1799

Je crois au Bien comme au Mal, mais n'allez surtout pas me faire ériger le Péché en notion-clé de l'existence humaine. M'entraver dans ma propre expérimentation de la Vie dans ce qu'elle a de bon, au motif d'une rigueur morale plus que difficile à atteindre complètement, ce n'est que pure injustice quand on sait que les vrais Diables, de nos jours, sont aussi versatiles que le sens du vent. Vous vous rappelez ce film, Témoin du Mal, avec Denzel Washington ? Vous vous rappelez l'histoire ? Franchement, pour avoir une idée proche de la vision que je me fais du Mal, regardez-le. 

Il peut s'agir aussi bien du paumé du coin qui va devenir intégriste religieux par désespoir et frustration (ou même serial killer en puissance, car les deux sont très proches...), que du PDG d'une grande multinationale du pétrole (genre le gros salopard capitaliste qui s'acharne à saccager plus ou moins indirectement la Terre-Mère), ou encore le bon père de famille, marié, deux enfants (hin hin, les séries du grenier...) qui va s'attaquer à des femmes et des enfants (le genre de mec que je ne me contenterais pas uniquement de castrer, même à vif.)... La liste est longue concernant les différents spécimens de salopards.

Le Mal n'est que le moment et la suite de circonstances où tu acceptes consciemment d'être l'élément déclencheur ou conducteur de ta perte comme de celle d'autrui.

En écrivant cet article, je me souviens que j'ai mis la musique à plein régime. Je baisse un peu le son. Mais quand même, le R'n'B et le hip-hop, c'était mieux avant. Ambiance ghetto de la West Coast pendant que je m'acharne à rédiger. Ne surtout pas perdre la forme... 

Donell Jones (Lisa Left Eye Lopez) - U Know What's Up

 

Courses faites, caisses bientôt renflouées, là n'est pas le plus important évidemment, mais en ce moment on peut dire que mon moral est au beau fixe. Ma vérité est ailleurs, je le pressentais déjà depuis le début de l'année. Mais là, elle s'offre carrément à moi, sur un plateau, plus douce et pourtant plus ardue à conquérir que jamais. Je vous explique.

Où en étais-je ? 

Ah oui, Caleb. 

 

Il exulte, car il me voit changer, et positivement. (si si, être borderline et plus particulièrement émophane donne accès à certaines capacités positives, car elles sont plus ou moins consciemment travaillées... Je parlerais de l'émophanie dans un prochain article).

Vous n'imaginez pas à quel point cela me rend heureuse, combien je suis soulagée, quasiment. J'exulte... Conjuguer tout le désir et tout l'amour qui ne demandent qu'à s'exprimer, OUI, OUI, MILLE FOIS OUI ! Mais...

Il va me falloir travailler sur certains travers de ma personnalité. je dis cela en sachant qu'ils ne sont pas nombreux, mais ils peuvent être intenses, d'une intensité à réguler disons.

De par ma patho, je suis jalouse (en gros, tu tournes TROP autour de mon mec, je t'éclate. C'est un avertissement aussi simple que ça) et insécure (peur de l'abandon et parfois mise à l'épreuve inconsciente de l'entourage soupçonné généralement à tort de préméditer l'abandon, sentiments de vide, recherche accrue de l'intimité tout en craignant la perte voire l'omnipotence de cette intimité... Bref c'est loin d'être des vacances pour nous comme pour autrui, et je peux vous garantir qu'on en chie. D'où l'intéret de travailler dessus). Prenons la jalousie, qu'est-ce que c'est ? Une frustration. La frustration, qu'est-ce que c'est ? La sensation de ne pas avoir tout de suite ce qu'on voudrait. POURQUOI ? Pour être certaine de ne pas se sentir comme "abandonnée", "larguée"... Même dans un laps de temps assez court, alors que la plupart du temps ces impressions sont complètement irrationnelles. la crainte de l'abandon est épuisante non seulement à cause de sa récurrence, mais aussi à cause de l'intensité qu'elle prend quand l'autre, par exemple, ne vous donne aucune nouvelle pendant quoi, deux semaines, deux jours, deux heures...

Ces caractéristiques ne sont pas des accès de possessivité malveillante. Contrairement à ce qu'on peut voir dans les films ou les reportages les plus racoleurs, être borderline, ce n'est pas être la connasse qui va se mettre à vouloir vous nuire, genre Glenn Close dans Liaison Fatale ou l'amant éconduit qui va stalker son ex pour avoir le sentiment de contrôler encore un peu la situation (un petit conseil par ailleurs si vous comptez faire la java à votre mariage, ne passez JAMAIS Every breath you take de Police entre deux passages au buffet. Conseil d'amie, même si vous comprenez l'anglais pour certains, et si par hasard comme moi vous êtes fans de Police et de Sting). Cette peur de l'abandon et du rejet représente vraiment une grande souffrance, qui existe de par l'énergie qu'elle pompe dans la peur primale d'être abandonné, peur irraisonnée à l'origine d'une situation de négligence généralement avérée, pour peu qu'on s'en souvienne, ou qu'un de vos deux parents s'en souvienne. même quand elle est contrée par quelque chose de positif qui nous rassure et nous fait penser à autre chose dans la demi-heure, (comme le réconfort et les encouragements par une autre personne). L'intensité est vraiment très forte en très peu de temps, elle peut très vite se calmer, mais elle ronge totalement la confiance qu'on s'efforce d'avoir en l'autre si on ne travaille pas dessus. Je le dis tout en confirmant ma propre expérience passée et encore parfois présente de cet aspect de ma vie relationnelle. 

Mais quand je réfléchis, je me dis que c'est quand même grotesque l'énergie qu'on laisse partir là-dedans. 

J'ai été en deuil (parfois abusivement, j'avoue) d'une relation amoureuse ratée pendant un an et demi. Mais durant mon deuil, j'ignorais que quelque chose était en train de se faire dans ma vie sociale qui allait complètement changer la donne psychologiquement et affectivement. De fin 2016 jusqu'à ce début de mois, il aura fallu un an pour que je comprenne qu'en fait, on entendait mon appel au secours, sans jamais rien soupçonner ni personne. J'ai tenté une approche , j'ai observé, écouté, analysé en me demandant si ce serait concluant.

Et depuis hier seulement, je sais enfin que mon intuition n'était pas si déconnante. Trop long à expliquer, mais je sais aujourd'hui que je ne suis plus toute seule. J'ai ouvert une porte qui donne sur un sentier familier et pourtant nouveau. Je ne veux plus retourner en arrière, je veux pouvoir le parcourir avec ce qu'il comportera, sereinement, mais tout en restant observatrice. 

Je n'ai jamais été seule, jamais abandonnée. Mais quand elle n'est pas sublimée pas domptée, ma pathologie veut me faire croire le contraire et ça redevient une vraie merde. D'où l'intéret de ce qu'on appelle l'Emophanie, une sorte de reflet positif du Trouble Borderline : 

Quelles sont les traits de caractères d'une personne émophane (ou de l'émophanie)

De ma propre expérience, les personnes qui souffrent d'un trouble borderline ont (au moins au fond d'elles-mêmes) quasi tous les traits de caractères suivants:
ATTENTION: La question n'est pas fonction des conséquences éventuellement négatives d'un trait de caractère (c'est pas toujours la "joie" d'être hypersensible), ni même d'une éventuelle incapacité à le mettre en oeuvre du fait du trouble, du déni ou d'une dépression. Je peux par exemple être très sensible au fond de moi mais pour autant me montrer froid comme le marbre... il n'empêche que la sensibilité fait partie de mes traits de caractère

# Altruisme (tendance naturelle à aimer et à aider son prochain)
# Autodérision (capacité à se moquer de soi-même)
# Bon fond
# Créativité
# Curiosité (désir de comprendre, de connaitre, de s'instruire)
# Empathie (capacité à se mettre à la place d'une personne et de ressentir ce qu'elle pense)(par ex: si je vois une personne qui souffre, je vais me mettre à ressentir sa souffrance)
# Enthousiasme (Forte émotion se traduisant par de grandes démonstrations de joie)
# Exigence de soi
# Force de caractère (par ex: supporter des choses que beaucoup ne supporteraient pas bien longtemps)
# Générosité (disposition à donner sans compter)
# Modestie (absence de vanité, d'orgueil)
# Naïveté ("innocence de l'enfant")
# Ouverture d'esprit ("facilité à comprendre et à admettre des idées et opinions qui sont nouvelles ou inhabituelles")
# Probité ("Droiture, intégrité, honnêteté, justice au sens 'moral' ")
# Remise en question ("capacité à envisager que ses hypotheses ou croyances sont potentiellement erronées")
# Sensibilité

 

En attendant, je renforce comme toujours les liens qui m'unissent à ceux qui savent, mais qui comprennent. Les vrais se reconnaîtront.

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Et comme j'ai bataillé sur une semaine pour pondre ces notes, j'en profite pour les dédicacer à une personne particulière. 

J'ai l'art et les savoirs en récréatives, mais désormais je t'ai en dure. Quel chemin pour parvenir jusqu'à toi. Tant à te dire, à te montrer, tant à partager et à renforcer avec toi. C'est vite dit mais franchement pensé. Mais vu que je ne peux pas tout dire dans cet article qui se termine, je ne peux que conclure par cette phrase: Je t'aime. 

 

Posté par Loba_James à 19:00 - Permalien [#]
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15 avril 2018

Show must go on... (La Vie, une oeuvre en perpétuelle improvisation)

 

Premier article depuis... Pffff, je sais pas en fait, une éternité probablement.

Mais comprenez que je suis en ce moment un peu fatiguée. Je ne suis pas dans un état dépressif, mais comme mon corps est une éponge pour la flaque de mon mental, il suffit de peu, de très peu même, pour que mon corps soit gorgé de bonheur, de joie de vivre à forte teneur en espoir, ou alors de la pire flemme sociale (éponge qui aimerait bien se faire caresser comme chez Spontex, mais avec le hérisson en option)... 

Un peu cassée en ce moment, donc, parce que quoi ? Parce que l'ennui, parce que le stress, parfois aussi parce que l'incertitude. Je me dis toujours que ne pas savoir quelque chose (la vérité, les horaires de la SNCF en temps de grève... ça marche avec absolument TOUT) peut vous rendre cinglé en moins de temps qu'il n'en faudrait à Michou pour bouffer son costard et chier bleu. Mais fort heureusement, je parviens cet après-midi à me tirer du canapé pour me mettre à un nouvel article, en espérant que j'arriverai à tenir la cadence. Mais normalement sur trois ou quatre jours de rédaction, ça devrait le faire. à l'heure où j'écris ces premières lignes nous sommes le 12.

 

Rosa Yemen - Rosa Yemen (1979)

 

Et aujourd'hui le 13 ? 


Trop de choses en tête pour pouvoir complètement m'ancrer. Ai squatté le campus cet après-midi en espérant pouvoir justement le faire. 

Je tenais à prévenir que les vendredis 13 ne sont pas à mes yeux une raison valable d'avoir peur des échelles et surtout pas des chats noirs. Compagnon des sorcières et des libertaires... Mais même malgré la réputation qu'on leur fait, je les aime trop pour les rendre responsables de mes propres tracas, comme n'importe quelle bête. Sors de mon corps, Brigitte Bardot !!! (Ah, on m'informe qu'elle vit toujours. Pardon Madame. Et bravo pour votre combat, même si je ne vous suis absolument pas sur le terrain politique.)

 

 

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Quand t'as passé une nuit d'amour absolument sublime mais que t'as encore un goût bizarre sur la langue...
Surtout quand ton mec est fumeur.
 

 

Sachant que j'aurai 27 ans dans quelques mois, je dois reconsidérer différement certains aspects de ma vie et renforcer celle que je peux déjà porter à d'autres. Sans forcément détenir la plus grande connaissance possible, de moi-même ou d'autrui, j'admets progressivement que sans perdre mon grain de folie et une certaine liberté intérieure, j'ai besoin de me poser dans ma vie sans que l'atterrissage soit trop brutal. Et quand bien même il serait long, cet atterrissage... Je n'ai pas peur de cette possibilité, car mon but est de me poser au long cours avec des gens suffisamment sensés et bons qui me donnent envie de le devenir un peu plus fort, et surtout avec un seul que je puisse estimer comme l'être aimé sur la base de critères concrets, mais pas uniquement. 

Et pendant que je me remets à écrire, je veux mettre en lumière par la même occasion un vaste questionnement qui en englobe plusieurs en réalité. Dans la mesure où je touche là aussi bien à tous les temps de ma Vie (passé présent futur... Oui, je vous explique car je vais pas vous faire un cours de philo), qu'à mes acquis et à ce qu'il reste à acquérir. Devenir un peu plus ancrée donc, un peu plus cadrée dans mes valeurs et mes actes, sans devenir rigide. 

 

Et pour une fois, la maladie ne tient pas une place centrale dans ces interrogations, ce qui est quand même réjouissant quand on sait que j'ai tendance à en décortiquer pas mal par ce prisme. 

Je pense au couple, à la parentalité. Le premier sujet, passe encore. Mais le deuxième ? Pourquoi ? Parce que je me demande si en dépit du fait que je n'ai jamais été mère, je pourrais quand même gérer. J'ai beau être ce que je suis, avoir ce que j'ai, on se pose tous la question à un moment donné. Si je tombais sur un jeune papa, un père de famille, que ferais-je ? 

Une nouvelle façon de concilier une certaine liberté (intérieure cette fois) et l'engagement familial... Sans perdre le sourire, le sens de l'humour... 
M'engager sans me dégager.

Je n'ai pas peur d'aimer, j'ai peur d'être seule à le faire, à me casser le cul pour apporter un peu d'harmonie et de saveur à la Vie de certains qui en fin de compte n'en voudraient pas. 

Je n'ai pas peur. Sinon de mes éventuelles erreurs. Mais le tout est de savoir corriger ses erreurs...

 

14 avril : Le ciel est d'une grisaille... Mais ça change un peu du soleil. D'autant plus que quand tu commences la journée en cassant ta théière en verre (par inadvertance, évidemment... Mais quelle connerie !) et que tu t'entailles la paume sans faire exprès... Bouger mon pouce gauche me tire là où c'est entaillé.

 

Charlotte Gainsbourg - Voyage

 

 

15 avril : Suis dans une sorte de quiétude mentale pour l'instant. L'amitié, la musique et l'alcool aidant, le désir m'a coulé dans les veines de façon encore plus limpide, quoique brève. Le désir dévore tout ou presque, comme un bébé qu'il faut nourrir pour le voir prendre des forces et renforcer l'amour qu'on a pour les siens et la responsabilité qu'on établit vis-à-vis d'eux. 

On peut profondément aimer une personne amie comme un frère ou une soeur, mais pour avoir en plus un éclair de désir vis-à-vis de la personne sans culpabiliser, il faut être sûr-e de deux choses : 

Savoir maîtriser cette émotion en se rappelant qu'un jour on a commencé à apprécier une personne concernée sans rien attendre en retour. Simplement aimer quelqu'un dans son entier, comme le samouraï qui admire la fleur de cerisier. Même en sachant parfaitement qu'elle peut perdre de sa fraîcheur, de son éclat

Se dire que ce n'est pas le désir qui est dommageable, il est honorable (aux anciens auditeurs de Skyrock dans les 90s, souvenez-vous de la parodie du Doc et de Difool par de Caunes et Garcia sur Canal (la belle époque de la télé en fait) :  "Ce n'est pas sale".) Ce qui peut faire du mal, c'est notre attente derrière l'émotion manifestée. Désire-t-on quelqu'un pour sa seule beauté physique, pour ce qu'il peut nous accorder ? Ou pour partager une force d'âme éventuelle, une éxpérience de vie, des moments et des choses qui nous sont propres ?  

 

Le plus dur dans l'attente n'est pas l'attente en elle même de prendre un nouveau départ dans un aspect de sa vie. La vraie question, c'est : comment focaliser son esprit sur sa propre initiative de travail sur soi, plutôt que sur une incitation extérieure et circonstancielle à travailler sur soi ? 

Et j'ai beau le marquer bien en gras, je suis consciente que même moi, en ce moment, je m'efforce de le faire. 

 

En attendant, toujours est-il que quelque chose va bouger. Je sais quoi, mais je ne sais pas encore à quelle intensité. ET en attendant... 

Il me faut clore cet article sur une note gentiment sarcastique. C'est beau comme du Robert Crumb, quand même. 

 

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Posté par Loba_James à 23:05 - Permalien [#]
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17 mars 2018

Esprit Indocile cherche Vie Tranquille (Mais avec un chouïa d'amour fou...)


I'm waiting for my man... (The Velvet Underground)... Mais pour l'instant... 

Depuis le temps que j'y pense.

Plus sérieusement, je pensais à faire un portrait de mon Homme, l'Idéal comme il est commun de dire. Mais quand bien même il existerait, il faudrait le décortiquer dans sa constitution pour être sûr-e de ne pas s'ennuyer au bout d'un moment. Je suis comme ça, toujours à chercher à comprendre. 

Ben ce portrait, je vais le faire. ça va être chaud à écrire, il faudrait que je retrouve la structure de mon texte. Marquée sur un papier que j'ai cherché il y a deux heures. Pas de traces. Courage, je chercherai encore !

En attendant... Vouer au départ ma journée de mardi aux besognes domestiques et aux courses. En fin de compte, j'ai réussi à tout chambouler pour finalement me retrouver avec des amis et même de quoi écrire... Eh oui, on ne stoppe pas ma fièvre graphologique.

La preuve en recto, verso. Et mal alignées avec ça. 

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Je suis sauvage, plus que toute autre condition.

 

Je pourrais largement dire que j'en profite travers ma situation sociale présente, mais je ne veux pas vivre en parasite. Je suis une éternelle sauvageonne, observant le monde de loin tout en le ressentant de près. Le monde est de l'air, je le sens mais si je pouvais éviter de le ressentir de trop, tel un vent glacial en pleine face...

Mon sang bout comme de la sève, mes yeux sont paranoïaques. J'ai le cœur bourré de désirs rageurs, mal canalisés, qui te prennent au cul comme une peur inattendue, une douce violence, une violente douceur. Le désir fait partie de ces choses qui me maintiennent, à travers mon corps c'est mon esprit qui recharge les batteries. Je parle cru mais mon intention de partage (et de guérison mutuelle) est plus noble que mes mots. Je peux être d'une obscénité sans bornes dans les paroles qui cache la pureté de mon intention primordiale. La vérité, c'est que je mens au monde entier sur mes intentions et ma capacité véritables, à travers le cru, l'obscénité joyeusement agressive de ma parole pour faire comprendre aux timides, aux coincés heureux que je les emmerde. Avec le sourire et un rire puissant. Profondément retentissant.

 

Tu ne sais pas vers quoi je vais ? Ça tombe bien, moi non plus.

 

Je peux m'épancher dix mille fois sur ce que je suis, sur ce que je m'efforce d'être, qu'il manquerait toujours un détail. Je ne suis pas une femme, je suis une adolescente sombre, passionnée mais doucement vieillissante. Dans mon sillage, tout n'est qu'une question de hauteurs et de profondeurs émotionnelles, de bon et de beau à extraire, comme de à sortir, à extirper même. Du noir, du blanc, du rouge. Rouge comme ce désir qui me colle à la peau, à l'âme, et que j'ai tellement de mal complaisant à sublimer au profit d'une cause quelconque...

 

Bénévolat, travail, productivité, compétitivité ? Connais pas.

 

Je m'efforce de vivre déjà le plus honorablement du monde. C'est un travail qui n'est pas déclaré, pas rémunéré... Mais ça reste un travail sur moi, au sein du monde et du hasard génétique et environnemental qui m'y a amenée.

 

La vérité, c'est que je suis une sauvage qui cultive son état. Qu'on m'aime est une chose honorable. Mais sans forcément y inciter, qu'on me déteste serait compréhensible, et sans doute plus intéressant à décortiquer. Je suis parfaitement consciente que l'on ne me déteste pas facilement, mais si quelqu'un y arrivait en une seule seconde, il ne serait pas aussi expert en la matière que moi-même, pauvre jouet femelle de ma condition psychique.

 

Song for jedi - Dionysos

 

Je suis loin de prendre vapeur (si t'as pas lu l'Agrippine de Brétécher tu pourras pas piger), pourtant j'ai envie de crier, envie de dire que j'aime, que je désire... Confusion pas totale, mais dangereuse ambivalence naturelle qui fait qu'une seule caresse, un seul baiser peut m'électriser. 

Pas le courage d'en parler dans cet article... Mais sans forcément connaître la suite des évènements, putain que je me sens bien. Surtout depuis mercredi. Là le désir et le besoin de tendresse sensuelle et de fermeté morale font de la pyrogravure dans mon esprit. ça picote, ça brûle, j'aurais envie d'embrasser de caresser un homme, de leur faire l'amour, de prendre des femmes dans mes bras et de danser langoureusement avec, comme ça, comme un jeu... J'ai l'impression de déborder d'un amour presque électrique. Bon sang, pour un peu je prendrais un sac et j'irais squatter à paname en juillet, en mode Patrick Dewaere dans les Valseuses. Quand je n'ai pas le mental en mode Série Noire. Mais passé une certaine période de retrait, c'est une autre histoire désormais. 

Je me sens bien, en ce moment, pleine de désir, pleine de l'envie de faire du bien au coeur, au corps, à l'âme... Je sais pas. Une bouffée de bonheur, bien diffuse. Extatique intérieurement, mais pas au point de devenir hystérique. Je m'en expliquerai la prochaine fois.

Pendant ce temps, sur Bethleem Blvd. ...

14h07 : En train de glander devant la télévision... Nous sommes en 2018, et je trouve encore le temps de glander devant le Magazine de la Santé... Entre la chronique littéraire et un reportage sur un hôpital en Birmanie. 

17h03 : Sortir d'une petite heure et demie de sieste, avant d'attaquer la cuisine. Rinçage, épluchage, coupe et cuisson (avec Debussy en fond sonore) pour un ragoût végétarien (tomates/courgettes/topinambours) en plat de résistance. Absolument divin. 

21h : Faire le vide autour de moi pour écrire, au calme, un message pour un ami. Debussy a laissé la place à TLC, puis à Oumou Sangaré. Son album Moussolou, un bijou au même titre que Seya. Je découvre à peine la musique africaine, n'étant pas attirée à la base par la culture qui s'y rattache. Mais de par mon état d'esprit et une part de ma personnalité contrastée, je me sens curieusement comme dans un cocon musical chaleureux qui me fait oublier le climat capricieux de la France. Et le tempérament des Africains m'attire. Mon ressenti, mon seul ressenti, c'est qu'ils semblent pleins d'une force, d'une sensualité et d'un bagout qui me plaît, d'une chaleur dans la personnalité que je m'efforce de travailler dans la mienne. J'admire l'intransigeance positive de certaines femmes africaines... Bref, sans que je sois à fond dans la culture africaine, quelque chose m'attire. Mais l'Asie reste mon continent, celui que j'aurais voulu explorer en priorité, avec une nette préférence pour le Japon, le Vietnam et le Cambodge. 

Et dans le cadre de cette missive à un ami, Tendresse, Affection, Franchise et Désir s'en mêlent, fâcheuse circonstance qui me met au pied du mur en faisant naître plusieurs questions.

Nous sommes d'accord que  : - Comme des millions de personnes, j'ai un besoin affectif évident, mmh ?
- Que quand je suis suffisamment en confiance avec un ami, sans forcément avoir systématiquement besoin que cela aboutisse à quelque chose, j'ai un élan de désir qui me maintient dans une telle réceptivité que j'en arrive à deviner certaines choses (et là je ne parle pas de dons médiumniques extraordinaires, mais de clairvoyance émotionnelle...) ?? 
- Qu'en dépit de l'humilité que j'essaie de mettre en évidence dans certains de mes comportements, j'ai gardé un besoin sensuel* tout aussi évident... ???
- Que quand je mets la main à la pâte, pour aller plus loin... En général QUI EN REDEMANDE ? (Oups, je vais loin dans le constat lucide :-p Bah oui, je vais pas me voiler la face en vous racontant que j'ai le même sens de la débrouille que Bridget Jones. Ce serait de la mythomanie pure, et votre dévouée Lo est loin de faire dans le mensonge pathologique.)

Mais ça, niveau questions à se poser, c'est quasiment de la gourmandise. Les vraies questions posées sont les suivantes : 

-à travers la première question : revois tes critères physiques à la baisse, et concentre toi sur les qualités et les aspects recherchés chez l'autre.
Si tu les trouves, comment peux-tu contrebalancer sans t'opposer complètement ? Pourras-tu les manifester aussi en temps ou moment de crise ? 
Et si tu ne les trouves pas, comment peux-tu compenser, simplement t'adapter à certaines situations ? As-tu déjà développé ces qualités au cas où ? L'autre désirera-t-il travailler ces qualités qui lui manquent ? 

-à travers la deuxième question : mais si tu es vraiment amoureuse, et que tu es logiquement réceptive, jusqu'où le serais-tu dans ce que l'autre te communique sans verser dans la dévotion ou la paranoïa aveugles ? Et en cas de dispute et de crise, serez-vous capables d'en parler en faisant appel à la raison et pas à l'affect ? 

-à travers les deux dernières questions : Êtes-vous tous deux conscients de vos capacités et limites ? de ce que vous acceptez ou refusez ? En parlez-vous avec aisance ou gêne ? Quelle importance accordez-vous au sexe ou simplement à la tendresse physique et verbale dans votre vie individuelle et de couple ? 

Je rappelle haut et fort que mes questions sont valables autant pour ma personne que pour celle d'en face... Et que je ne les pose pas avec la prétention stupide (et surtout implicite) d'avoir la science infuse. Imparfaite mais je m'efforce de rester sensée, en espérant à juste titre à ce sujet, on me rendra équitablement la pareille. 

 

23h43 : Instant de confusion... J'ai commencé le brouillon de mon message juste avant, une chance que cet état n'evolue pas de manière importante. 

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J'ai un besoin d'affection et un désir qui me dévorent et me coulent dans les veines, chose ô combien évidente et éclatante. Mais c'est comme si je voulais aller au delà du ressenti pour en extirper une essence particulière. Je vois les apparences de ce que je désire et aime et chéris, mais je veux voir toujours plus au delà de ces seules considérations. 

Comme une espèce de quête, pas forcément mystique mais qui pourrait s'en rapprocher vu l'opiniâtreté que je mets secrètement à ressentir les choses et les êtres toujours plus fort, presque en recherche d'une pureté non dans l'objet de mon regard, mais dans la sensation, dans le ressenti direct comme indirect.

Relire à ce propos les poèmes d'Hadewijch d'Anvers. 

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit pendant que je vais commencer la mienne en prenant un peu de repos intellectuel et mental. En effet, j'ai des vieux numéros de Cosmopolitan qui traînent près du lit. Bah oui, j'aime beaucoup Causette mais quand tu as envie d'un peu plus de légèreté que dans un reportage sur l'héritage de Simone de Beauvoir... Même avec un magazine comme ELLE qui se revendique féministe mais va de plus en plus à contre-sens (Loana en couverture cette semaine,... Mouais, j'ai connu mieux), je n'ai pas la même indulgence*. (*Je vous avouerai franchement que concernant la presse, j'ai un avis mitigé : autant 20 Ans et Cosmopolitan sont restés mes références en presse féminine, dans la mesure où sans perdre de mon propre style, je m'efforce de garder un certain punch textuel commun à leur forme rédactionnelle. 20 Ans, c'est l'ironie post-adolescente érigée en art. Cosmopolitan a un côté plus girly, mais qui reste humoristique. Et pour les autres... Deux références aussi, Fluide Glacial (où l'humour en question (l'« umour ») est généralement bon enfant, libéré sans être provocateur, libertaire sans être forcément politique, mais aussi décalé, dixit Wikipédia) et l'Echo des Savanes quand j'ai tendance à causer cul... voilà voilà le petit secret de fabrication d'Histoire de Lo... Tenez mes chéri-e-s, c'est cadeau. 

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(*NOTE PERSONNELLE : En tant que femme avant tout désirante (et par extension désirable, bah oui on est humains...), la sensualité dont je fais généralement grand cas se suffit toujours pour moi à peu : un peu de parfum, un décolleté, un beau visage... Ma mère me dit toujours que la cheveulure est la première parure des femmes. Entretenue chez moi à grands coups d'huile de ricin, de VRAI beurre de karité qui ne sent pas comme les masques capillaires du commerce car achetés direct chez l'africain du quartier... Et sachant que les Amérindiens considèrent les cheveux longs comme un vecteur d'énergie savamment gérée par l'intelligence naturelle du corps humain, à la fois spirituelle et biologique... Ci-dessous le lien d'un article sur le blog (très intéressant par ailleurs, pour qui s'intéresse à la renaissance de la culture amérindienne et plus spécifiquement amérindienne-canadienne) de Luc Bourgault/Aigle Bleu, bonne lecture à vous <3 

LES CHEVEUX LONGS DANS LA TRADITION AMÉRINDIENNE (nouvelles données en fin d'article*) - Le blog de Luc Bourgault - Aigle Bleu

La manière dont un peuple se coiffe est un alignement de sa pensée; les tresses (l'unité de pensée), les cheveux attachés (la sûreté de la pensée) et la couleur (la conviction de la pensée). L'aspect des cheveux a une grande importance, car chaque style représente un état d'esprit différent.

https://aiglebleu.net

 

 

Posté par Loba_James à 00:59 - Permalien [#]
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