Histoire de Lo

21 mai 2018

Trois jours à (me) tuer... (Interlude)

 

Lundi 14 : Au départ, on devait avoir du soleil non stop comme en juillet. On devait, hein. Et puis finalement, il n'arrête pas de flotter depuis hier. Du coup, logiquement, qu'est-ce qu'il reste à faire quand le ciel prend la couleur du rat crevé, je vous le demande ? 

Bah vous lisez, vous glandez devant la télé, Internet, vous faites du macramé, vous vous branlez occupez comme vous pouvez. je vous passe les quelques propositions un peu plus corsées, vous êtes assez grand-e-s pour le savoir, et puis ce n'est pas à moi de vous conseillez sur votre temps libre. Autogestion, quoi ! 

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Oui bon, ça peut être une idée d'activité. On fait sa plus belle crête, on met son plus beau keffieh et entre deux ateliers permaculture et trois pogos, on va défendre la ZAD de NDDL. Je dis ça pour vous, parce que perso j'ai ma cause à défendre qund même.  

 

Mardi 15 : 

Déplacement important le 16, finalement annulé pour cafouillage administratif effectué en bonne et due forme, indépendamment de ma volonté (et en plus, j'y perds 100 balles en frais de déplacement et d'hôtel). Je vous avouerai franchement que ça m'emmerde profondément, mais il faut bien que la vie suive son cours. Je ne ressors ni malade ni entre quatre planches, quand ça vous arrive, c'est exactement la même pour vous.
 
Vous pouvez arriver à cette conclusion pour vous-mêmes, j'en suis certaine, alors continuons à faire honneur à nos Existences... 
 
Mercredi 16 : 
Sur Facebook, je me fais sèchement rembarrer par une amie mal en point, que je tente de réconforter et qui m'adresse en tout en pour tout ce mot laconique : "Adios". Aucune explication. ça veut dire ce que ça veut dire, non ? Soit. 

Et curieusement, pour quelqu'un dans mon genre qui éprouve généralement une peur panique de l'abandon... Je me surprends à éprouver plus de déception morale que de tristesse affective pure. Je ne m'étendrai pas sur mes hypothèses quand à ce rejet brutal, à la fois par pudeur et par dignité. Mais c'est comme si je m'y étais attendue de manière inconsciente depuis un moment.

Je la sentais partir, je la sentais en quête d'une certaine normalité sociale quand personnellement j'assume ma marge sociale, ma part de folie, tout en portant haut ma capacité intellectuelle mal exploitée par la force des circonstances. Elle a voulu que je dégage de sa vie, soit. Moi, je n'empêche personne de venir, de rester ou de partir. Mais cela dit en passant, quand quelqu'un revient j'exige des explications. 
Deux potes qui me lâchent en un an, et j'ai l'impression de compter mes morts. 
En gros, trois jours de grogne la semaine dernière. Pas forcément une semaine épouvantable, mais comme vous le savez, j'ai le ressenti et l'humeur en montagnes russes. Semaine étrange. Je me sens surchargée, du moins émotionnellement. Pas jusqu'au point de craquer, mais quand même un peu, d'autant plus qu'à l'heure où je boucle ces notes (qui laisseront place à un meillleur article du fait de ma légère fatigue du moment), perdre à la fois une amie et une figure paternelle dans la même semaine reste éprouvant pour mes nerfs. Je m'en expliquerai plus tard.
En fait je n'ai quasiment pas faim, prise dans mille pensées et espoirs de mon affect joueur... Ou alors si peu faim, c'est quand même mieux que d'être à trois jours des règles et se mettre à braquer le frigo (un peu comme la pharmacie dans Nikita).
Oubliez Weight Watchers, Dukan et les conneries de régime qui passent à la télé à 300 balles le mois. Vous voulez vraiment vous faire passer l'envie de bouffer comme un ogre ?
Tombez amoureux, quitte à affronter la frustration lancinante de ne pas toujours avoir votre moitié à côté de vous... Quitte à en devenir un peu cinglé-e, mais au moins vous ne pensez plus trop à bouffer pour tuer l'ennui, tellement vous avez envie de bouffer l'autre. C'est tout ce que je peux vous conseiller.

 

 

Mais là, ce sera bouillon, thé/tisane et yaourts à foison. Faut bien avaler quelque chose en attendant que la fatigue passe. 

 

Posté par Loba_James à 20:45 - Permalien [#]
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04 mai 2018

L'Enfant Intérieur, le Mal, une renaissance personnelle : Quelques notes hasardeuses

 

Il est important de se confronter au monde, aussi incertain qu'il puisse être. Important de se dire qu'en dépit des absurdités et des atrocités qu'il comporte, il reste quand même une once de quelque chose qui nous permet de nous y ancrer à notre manière. La beauté, la bonté, et autres qualités ardemment recherchées en espérant que l'on ne repartira pas bredouille de l'Ecole de la Vie. Mais à la différence de Harvard, Todaï ou de la Sorbonne, on y est tous et toutes inscrits d'office. 

Mais je ne dis pas cela en tant qu'adulte. 

C'est à l'Enfant en moi que je parle. Celui à gauche, sur ce dessin réalisé en 2016. Si si... 

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Cette étrange mascotte qui me suit dans mon activité graphique personnelle depuis deux ans, une sorte de croisement bizarroïde entre l'embryon et le petit homme gris importé directement de la pop culture la plus réchauffée en provenance directe de Roswell. Ce que j'appelle le "Shining Kid" (clin d'oeil au Radiant Baby de Keith Haring, symbole d'énergie et d'espoir pour le futur) ou, de façon plus personnelle, Caleb. Pourquoi ce prénom ? Bon, puisque le seul fait que ce prénom m'a toujours plu n'est pas un argument suffisant... Voilà mon explication. 

Caleb, prénom rarement usité aux Etats-Unis (mais quand même bien présent du fait d'une culture WASP (White Anglo Saxon Protestant) bien implantée dans cette partie du monde), est également un des protagonistes de l'Ancien Testament (ben oui... La Bible, quoi. Faut bien se cultiver un peu), et apparaît plus précisement dans le Livre des Nombres. Envoyé par Moïse avec onze autres éclaireurs pour reconnaître le pays de Canaan (en gros, la fameuse Terre Promise aux Israélites à leur sortie d'Egypte), il sera un des deux seuls à en faire l'éloge et à exhorter à sa conquête, et logiquement à pouvoir y entrer avec ceux qu'il resterait (les autres éclaireurs, pas sûrs de pouvoir conquérir d'emblée Canaan, étant condamnés par Dieu à rester dans le désert et à y mourir... Bref, fallait vraiment pas manquer de foi à l'époque). Un gros veinard, en somme. 

Passée cette minute de culture biblique, vous vous demandez peut-être : "Tout ça c'est bien beau, mais que signifie Caleb pour toi, Loba ?" La vérité, c'est que Caleb partage avec le Radiant Baby de Haring sa symbolique d'espoir, qu'il soit heureux et porteur, ou au contraire étouffé, voire avorté... Il a le bas du corps replié, la tête baissée, tandis que son bras est tendu et ses doigts se dirigent vers le haut. Il est à la fois un symbole d'espoir, de confiance en l'autre dans ce qu'il a de bon... Bref, ce petit bonhomme brasse autant de significations qu'il ne provoque (parfois) d'incompréhension. L'embryon, c'est à la fois ce qu'on soupçonne et ce qui pourtant nous émeut ou nous émerveille de par sa complexité, sa fragilité. 


J'éprouve en ce moment le besoin de m'émouvoir de l'Humanité dans ses meilleurs côtés, de me rendre compte que non, tout n'est pas si définitivement irrécupérable en elle. J'en étais déjà émue de façon plus ou moins évidente, observant et analysant sans cesse, mais depuis peut-être quelques semaines, ce sentiment s'est accentué avec une aisance presque innée. Je n'ai jamais eu de haine en fait, quand je regarde bien. Bien sûr que l'Homme peut me mettre en colère, me décevoir, bien sûr que parfois je le trouve pathétique. Aussi pathétique que ce que JE peux être quand je me mets minable au point de me décevoir par rapport à mes objectifs éthiques (ou moraux, gardez l'adjectif qui vous conviendra selon chacun)... Bien sûr c'est rare, mais c'est possible que cela arrive, d'où l'intérêt de ne jamais se conditionner abusivement dans l'idée que le Mal, une fois qu'il a été fait, va être refait. il POURRAIT être refait... ça laisse de la marge pour se corriger, du coup. 

Il en va de même pour l'Humanité.

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Francisco de Goya, Le sommeil de la raison engendre des monstres. Gravure à l'eau-forte et à l'aquatinte, 1799

Je crois au Bien comme au Mal, mais n'allez surtout pas me faire ériger le Péché en notion-clé de l'existence humaine. M'entraver dans ma propre expérimentation de la Vie dans ce qu'elle a de bon, au motif d'une rigueur morale plus que difficile à atteindre complètement, ce n'est que pure injustice quand on sait que les vrais Diables, de nos jours, sont aussi versatiles que le sens du vent. Vous vous rappelez ce film, Témoin du Mal, avec Denzel Washington ? Vous vous rappelez l'histoire ? Franchement, pour avoir une idée proche de la vision que je me fais du Mal, regardez-le. 

Il peut s'agir aussi bien du paumé du coin qui va devenir intégriste religieux par désespoir et frustration (ou même serial killer en puissance, car les deux sont très proches...), que du PDG d'une grande multinationale du pétrole (genre le gros salopard capitaliste qui s'acharne à saccager plus ou moins indirectement la Terre-Mère), ou encore le bon père de famille, marié, deux enfants (hin hin, les séries du grenier...) qui va s'attaquer à des femmes et des enfants (le genre de mec que je ne me contenterais pas uniquement de castrer, même à vif.)... La liste est longue concernant les différents spécimens de salopards.

Le Mal n'est que le moment et la suite de circonstances où tu acceptes consciemment d'être l'élément déclencheur ou conducteur de ta perte comme de celle d'autrui.

En écrivant cet article, je me souviens que j'ai mis la musique à plein régime. Je baisse un peu le son. Mais quand même, le R'n'B et le hip-hop, c'était mieux avant. Ambiance ghetto de la West Coast pendant que je m'acharne à rédiger. Ne surtout pas perdre la forme... 

Donell Jones (Lisa Left Eye Lopez) - U Know What's Up

 

Courses faites, caisses bientôt renflouées, là n'est pas le plus important évidemment, mais en ce moment on peut dire que mon moral est au beau fixe. Ma vérité est ailleurs, je le pressentais déjà depuis le début de l'année. Mais là, elle s'offre carrément à moi, sur un plateau, plus douce et pourtant plus ardue à conquérir que jamais. Je vous explique.

Où en étais-je ? 

Ah oui, Caleb. 

 

Il exulte, car il me voit changer, et positivement. (si si, être borderline et plus particulièrement émophane donne accès à certaines capacités positives, car elles sont plus ou moins consciemment travaillées... Je parlerais de l'émophanie dans un prochain article).

Vous n'imaginez pas à quel point cela me rend heureuse, combien je suis soulagée, quasiment. J'exulte... Conjuguer tout le désir et tout l'amour qui ne demandent qu'à s'exprimer, OUI, OUI, MILLE FOIS OUI ! Mais...

Il va me falloir travailler sur certains travers de ma personnalité. je dis cela en sachant qu'ils ne sont pas nombreux, mais ils peuvent être intenses, d'une intensité à réguler disons.

De par ma patho, je suis jalouse (en gros, tu tournes TROP autour de mon mec, je t'éclate. C'est un avertissement aussi simple que ça) et insécure (peur de l'abandon et parfois mise à l'épreuve inconsciente de l'entourage soupçonné généralement à tort de préméditer l'abandon, sentiments de vide, recherche accrue de l'intimité tout en craignant la perte voire l'omnipotence de cette intimité... Bref c'est loin d'être des vacances pour nous comme pour autrui, et je peux vous garantir qu'on en chie. D'où l'intéret de travailler dessus). Prenons la jalousie, qu'est-ce que c'est ? Une frustration. La frustration, qu'est-ce que c'est ? La sensation de ne pas avoir tout de suite ce qu'on voudrait. POURQUOI ? Pour être certaine de ne pas se sentir comme "abandonnée", "larguée"... Même dans un laps de temps assez court, alors que la plupart du temps ces impressions sont complètement irrationnelles. la crainte de l'abandon est épuisante non seulement à cause de sa récurrence, mais aussi à cause de l'intensité qu'elle prend quand l'autre, par exemple, ne vous donne aucune nouvelle pendant quoi, deux semaines, deux jours, deux heures...

Ces caractéristiques ne sont pas des accès de possessivité malveillante. Contrairement à ce qu'on peut voir dans les films ou les reportages les plus racoleurs, être borderline, ce n'est pas être la connasse qui va se mettre à vouloir vous nuire, genre Glenn Close dans Liaison Fatale ou l'amant éconduit qui va stalker son ex pour avoir le sentiment de contrôler encore un peu la situation (un petit conseil par ailleurs si vous comptez faire la java à votre mariage, ne passez JAMAIS Every breath you take de Police entre deux passages au buffet. Conseil d'amie, même si vous comprenez l'anglais pour certains, et si par hasard comme moi vous êtes fans de Police et de Sting). Cette peur de l'abandon et du rejet représente vraiment une grande souffrance, qui existe de par l'énergie qu'elle pompe dans la peur primale d'être abandonné, peur irraisonnée à l'origine d'une situation de négligence généralement avérée, pour peu qu'on s'en souvienne, ou qu'un de vos deux parents s'en souvienne. même quand elle est contrée par quelque chose de positif qui nous rassure et nous fait penser à autre chose dans la demi-heure, (comme le réconfort et les encouragements par une autre personne). L'intensité est vraiment très forte en très peu de temps, elle peut très vite se calmer, mais elle ronge totalement la confiance qu'on s'efforce d'avoir en l'autre si on ne travaille pas dessus. Je le dis tout en confirmant ma propre expérience passée et encore parfois présente de cet aspect de ma vie relationnelle. 

Mais quand je réfléchis, je me dis que c'est quand même grotesque l'énergie qu'on laisse partir là-dedans. 

J'ai été en deuil (parfois abusivement, j'avoue) d'une relation amoureuse ratée pendant un an et demi. Mais durant mon deuil, j'ignorais que quelque chose était en train de se faire dans ma vie sociale qui allait complètement changer la donne psychologiquement et affectivement. De fin 2016 jusqu'à ce début de mois, il aura fallu un an pour que je comprenne qu'en fait, on entendait mon appel au secours, sans jamais rien soupçonner ni personne. J'ai tenté une approche , j'ai observé, écouté, analysé en me demandant si ce serait concluant.

Et depuis hier seulement, je sais enfin que mon intuition n'était pas si déconnante. Trop long à expliquer, mais je sais aujourd'hui que je ne suis plus toute seule. J'ai ouvert une porte qui donne sur un sentier familier et pourtant nouveau. Je ne veux plus retourner en arrière, je veux pouvoir le parcourir avec ce qu'il comportera, sereinement, mais tout en restant observatrice. 

Je n'ai jamais été seule, jamais abandonnée. Mais quand elle n'est pas sublimée pas domptée, ma pathologie veut me faire croire le contraire et ça redevient une vraie merde. D'où l'intéret de ce qu'on appelle l'Emophanie, une sorte de reflet positif du Trouble Borderline : 

Quelles sont les traits de caractères d'une personne émophane (ou de l'émophanie)

De ma propre expérience, les personnes qui souffrent d'un trouble borderline ont (au moins au fond d'elles-mêmes) quasi tous les traits de caractères suivants:
ATTENTION: La question n'est pas fonction des conséquences éventuellement négatives d'un trait de caractère (c'est pas toujours la "joie" d'être hypersensible), ni même d'une éventuelle incapacité à le mettre en oeuvre du fait du trouble, du déni ou d'une dépression. Je peux par exemple être très sensible au fond de moi mais pour autant me montrer froid comme le marbre... il n'empêche que la sensibilité fait partie de mes traits de caractère

# Altruisme (tendance naturelle à aimer et à aider son prochain)
# Autodérision (capacité à se moquer de soi-même)
# Bon fond
# Créativité
# Curiosité (désir de comprendre, de connaitre, de s'instruire)
# Empathie (capacité à se mettre à la place d'une personne et de ressentir ce qu'elle pense)(par ex: si je vois une personne qui souffre, je vais me mettre à ressentir sa souffrance)
# Enthousiasme (Forte émotion se traduisant par de grandes démonstrations de joie)
# Exigence de soi
# Force de caractère (par ex: supporter des choses que beaucoup ne supporteraient pas bien longtemps)
# Générosité (disposition à donner sans compter)
# Modestie (absence de vanité, d'orgueil)
# Naïveté ("innocence de l'enfant")
# Ouverture d'esprit ("facilité à comprendre et à admettre des idées et opinions qui sont nouvelles ou inhabituelles")
# Probité ("Droiture, intégrité, honnêteté, justice au sens 'moral' ")
# Remise en question ("capacité à envisager que ses hypotheses ou croyances sont potentiellement erronées")
# Sensibilité

 

En attendant, je renforce comme toujours les liens qui m'unissent à ceux qui savent, mais qui comprennent. Les vrais se reconnaîtront.

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Et comme j'ai bataillé sur une semaine pour pondre ces notes, j'en profite pour les dédicacer à une personne particulière. 

J'ai l'art et les savoirs en récréatives, mais désormais je t'ai en dure. Quel chemin pour parvenir jusqu'à toi. Tant à te dire, à te montrer, tant à partager et à renforcer avec toi. C'est vite dit mais franchement pensé. Mais vu que je ne peux pas tout dire dans cet article qui se termine, je ne peux que conclure par cette phrase: Je t'aime. 

 

Posté par Loba_James à 19:00 - Permalien [#]
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15 avril 2018

Show must go on... (La Vie, une oeuvre en perpétuelle improvisation)

 

Premier article depuis... Pffff, je sais pas en fait, une éternité probablement.

Mais comprenez que je suis en ce moment un peu fatiguée. Je ne suis pas dans un état dépressif, mais comme mon corps est une éponge pour la flaque de mon mental, il suffit de peu, de très peu même, pour que mon corps soit gorgé de bonheur, de joie de vivre à forte teneur en espoir, ou alors de la pire flemme sociale (éponge qui aimerait bien se faire caresser comme chez Spontex, mais avec le hérisson en option)... 

Un peu cassée en ce moment, donc, parce que quoi ? Parce que l'ennui, parce que le stress, parfois aussi parce que l'incertitude. Je me dis toujours que ne pas savoir quelque chose (la vérité, les horaires de la SNCF en temps de grève... ça marche avec absolument TOUT) peut vous rendre cinglé en moins de temps qu'il n'en faudrait à Michou pour bouffer son costard et chier bleu. Mais fort heureusement, je parviens cet après-midi à me tirer du canapé pour me mettre à un nouvel article, en espérant que j'arriverai à tenir la cadence. Mais normalement sur trois ou quatre jours de rédaction, ça devrait le faire. à l'heure où j'écris ces premières lignes nous sommes le 12.

 

Rosa Yemen - Rosa Yemen (1979)

 

Et aujourd'hui le 13 ? 


Trop de choses en tête pour pouvoir complètement m'ancrer. Ai squatté le campus cet après-midi en espérant pouvoir justement le faire. 

Je tenais à prévenir que les vendredis 13 ne sont pas à mes yeux une raison valable d'avoir peur des échelles et surtout pas des chats noirs. Compagnon des sorcières et des libertaires... Mais même malgré la réputation qu'on leur fait, je les aime trop pour les rendre responsables de mes propres tracas, comme n'importe quelle bête. Sors de mon corps, Brigitte Bardot !!! (Ah, on m'informe qu'elle vit toujours. Pardon Madame. Et bravo pour votre combat, même si je ne vous suis absolument pas sur le terrain politique.)

 

 

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Quand t'as passé une nuit d'amour absolument sublime mais que t'as encore un goût bizarre sur la langue...
Surtout quand ton mec est fumeur.
 

 

Sachant que j'aurai 27 ans dans quelques mois, je dois reconsidérer différement certains aspects de ma vie et renforcer celle que je peux déjà porter à d'autres. Sans forcément détenir la plus grande connaissance possible, de moi-même ou d'autrui, j'admets progressivement que sans perdre mon grain de folie et une certaine liberté intérieure, j'ai besoin de me poser dans ma vie sans que l'atterrissage soit trop brutal. Et quand bien même il serait long, cet atterrissage... Je n'ai pas peur de cette possibilité, car mon but est de me poser au long cours avec des gens suffisamment sensés et bons qui me donnent envie de le devenir un peu plus fort, et surtout avec un seul que je puisse estimer comme l'être aimé sur la base de critères concrets, mais pas uniquement. 

Et pendant que je me remets à écrire, je veux mettre en lumière par la même occasion un vaste questionnement qui en englobe plusieurs en réalité. Dans la mesure où je touche là aussi bien à tous les temps de ma Vie (passé présent futur... Oui, je vous explique car je vais pas vous faire un cours de philo), qu'à mes acquis et à ce qu'il reste à acquérir. Devenir un peu plus ancrée donc, un peu plus cadrée dans mes valeurs et mes actes, sans devenir rigide. 

 

Et pour une fois, la maladie ne tient pas une place centrale dans ces interrogations, ce qui est quand même réjouissant quand on sait que j'ai tendance à en décortiquer pas mal par ce prisme. 

Je pense au couple, à la parentalité. Le premier sujet, passe encore. Mais le deuxième ? Pourquoi ? Parce que je me demande si en dépit du fait que je n'ai jamais été mère, je pourrais quand même gérer. J'ai beau être ce que je suis, avoir ce que j'ai, on se pose tous la question à un moment donné. Si je tombais sur un jeune papa, un père de famille, que ferais-je ? 

Une nouvelle façon de concilier une certaine liberté (intérieure cette fois) et l'engagement familial... Sans perdre le sourire, le sens de l'humour... 
M'engager sans me dégager.

Je n'ai pas peur d'aimer, j'ai peur d'être seule à le faire, à me casser le cul pour apporter un peu d'harmonie et de saveur à la Vie de certains qui en fin de compte n'en voudraient pas. 

Je n'ai pas peur. Sinon de mes éventuelles erreurs. Mais le tout est de savoir corriger ses erreurs...

 

14 avril : Le ciel est d'une grisaille... Mais ça change un peu du soleil. D'autant plus que quand tu commences la journée en cassant ta théière en verre (par inadvertance, évidemment... Mais quelle connerie !) et que tu t'entailles la paume sans faire exprès... Bouger mon pouce gauche me tire là où c'est entaillé.

 

Charlotte Gainsbourg - Voyage

 

 

15 avril : Suis dans une sorte de quiétude mentale pour l'instant. L'amitié, la musique et l'alcool aidant, le désir m'a coulé dans les veines de façon encore plus limpide, quoique brève. Le désir dévore tout ou presque, comme un bébé qu'il faut nourrir pour le voir prendre des forces et renforcer l'amour qu'on a pour les siens et la responsabilité qu'on établit vis-à-vis d'eux. 

On peut profondément aimer une personne amie comme un frère ou une soeur, mais pour avoir en plus un éclair de désir vis-à-vis de la personne sans culpabiliser, il faut être sûr-e de deux choses : 

Savoir maîtriser cette émotion en se rappelant qu'un jour on a commencé à apprécier une personne concernée sans rien attendre en retour. Simplement aimer quelqu'un dans son entier, comme le samouraï qui admire la fleur de cerisier. Même en sachant parfaitement qu'elle peut perdre de sa fraîcheur, de son éclat

Se dire que ce n'est pas le désir qui est dommageable, il est honorable (aux anciens auditeurs de Skyrock dans les 90s, souvenez-vous de la parodie du Doc et de Difool par de Caunes et Garcia sur Canal (la belle époque de la télé en fait) :  "Ce n'est pas sale".) Ce qui peut faire du mal, c'est notre attente derrière l'émotion manifestée. Désire-t-on quelqu'un pour sa seule beauté physique, pour ce qu'il peut nous accorder ? Ou pour partager une force d'âme éventuelle, une éxpérience de vie, des moments et des choses qui nous sont propres ?  

 

Le plus dur dans l'attente n'est pas l'attente en elle même de prendre un nouveau départ dans un aspect de sa vie. La vraie question, c'est : comment focaliser son esprit sur sa propre initiative de travail sur soi, plutôt que sur une incitation extérieure et circonstancielle à travailler sur soi ? 

Et j'ai beau le marquer bien en gras, je suis consciente que même moi, en ce moment, je m'efforce de le faire. 

 

En attendant, toujours est-il que quelque chose va bouger. Je sais quoi, mais je ne sais pas encore à quelle intensité. ET en attendant... 

Il me faut clore cet article sur une note gentiment sarcastique. C'est beau comme du Robert Crumb, quand même. 

 

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Posté par Loba_James à 23:05 - Permalien [#]
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17 mars 2018

Esprit Indocile cherche Vie Tranquille (Mais avec un chouïa d'amour fou...)


I'm waiting for my man... (The Velvet Underground)... Mais pour l'instant... 

Depuis le temps que j'y pense.

Plus sérieusement, je pensais à faire un portrait de mon Homme, l'Idéal comme il est commun de dire. Mais quand bien même il existerait, il faudrait le décortiquer dans sa constitution pour être sûr-e de ne pas s'ennuyer au bout d'un moment. Je suis comme ça, toujours à chercher à comprendre. 

Ben ce portrait, je vais le faire. ça va être chaud à écrire, il faudrait que je retrouve la structure de mon texte. Marquée sur un papier que j'ai cherché il y a deux heures. Pas de traces. Courage, je chercherai encore !

En attendant... Vouer au départ ma journée de mardi aux besognes domestiques et aux courses. En fin de compte, j'ai réussi à tout chambouler pour finalement me retrouver avec des amis et même de quoi écrire... Eh oui, on ne stoppe pas ma fièvre graphologique.

La preuve en recto, verso. Et mal alignées avec ça. 

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Je suis sauvage, plus que toute autre condition.

 

Je pourrais largement dire que j'en profite travers ma situation sociale présente, mais je ne veux pas vivre en parasite. Je suis une éternelle sauvageonne, observant le monde de loin tout en le ressentant de près. Le monde est de l'air, je le sens mais si je pouvais éviter de le ressentir de trop, tel un vent glacial en pleine face...

Mon sang bout comme de la sève, mes yeux sont paranoïaques. J'ai le cœur bourré de désirs rageurs, mal canalisés, qui te prennent au cul comme une peur inattendue, une douce violence, une violente douceur. Le désir fait partie de ces choses qui me maintiennent, à travers mon corps c'est mon esprit qui recharge les batteries. Je parle cru mais mon intention de partage (et de guérison mutuelle) est plus noble que mes mots. Je peux être d'une obscénité sans bornes dans les paroles qui cache la pureté de mon intention primordiale. La vérité, c'est que je mens au monde entier sur mes intentions et ma capacité véritables, à travers le cru, l'obscénité joyeusement agressive de ma parole pour faire comprendre aux timides, aux coincés heureux que je les emmerde. Avec le sourire et un rire puissant. Profondément retentissant.

 

Tu ne sais pas vers quoi je vais ? Ça tombe bien, moi non plus.

 

Je peux m'épancher dix mille fois sur ce que je suis, sur ce que je m'efforce d'être, qu'il manquerait toujours un détail. Je ne suis pas une femme, je suis une adolescente sombre, passionnée mais doucement vieillissante. Dans mon sillage, tout n'est qu'une question de hauteurs et de profondeurs émotionnelles, de bon et de beau à extraire, comme de à sortir, à extirper même. Du noir, du blanc, du rouge. Rouge comme ce désir qui me colle à la peau, à l'âme, et que j'ai tellement de mal complaisant à sublimer au profit d'une cause quelconque...

 

Bénévolat, travail, productivité, compétitivité ? Connais pas.

 

Je m'efforce de vivre déjà le plus honorablement du monde. C'est un travail qui n'est pas déclaré, pas rémunéré... Mais ça reste un travail sur moi, au sein du monde et du hasard génétique et environnemental qui m'y a amenée.

 

La vérité, c'est que je suis une sauvage qui cultive son état. Qu'on m'aime est une chose honorable. Mais sans forcément y inciter, qu'on me déteste serait compréhensible, et sans doute plus intéressant à décortiquer. Je suis parfaitement consciente que l'on ne me déteste pas facilement, mais si quelqu'un y arrivait en une seule seconde, il ne serait pas aussi expert en la matière que moi-même, pauvre jouet femelle de ma condition psychique.

 

Song for jedi - Dionysos

 

Je suis loin de prendre vapeur (si t'as pas lu l'Agrippine de Brétécher tu pourras pas piger), pourtant j'ai envie de crier, envie de dire que j'aime, que je désire... Confusion pas totale, mais dangereuse ambivalence naturelle qui fait qu'une seule caresse, un seul baiser peut m'électriser. 

Pas le courage d'en parler dans cet article... Mais sans forcément connaître la suite des évènements, putain que je me sens bien. Surtout depuis mercredi. Là le désir et le besoin de tendresse sensuelle et de fermeté morale font de la pyrogravure dans mon esprit. ça picote, ça brûle, j'aurais envie d'embrasser de caresser un homme, de leur faire l'amour, de prendre des femmes dans mes bras et de danser langoureusement avec, comme ça, comme un jeu... J'ai l'impression de déborder d'un amour presque électrique. Bon sang, pour un peu je prendrais un sac et j'irais squatter à paname en juillet, en mode Patrick Dewaere dans les Valseuses. Quand je n'ai pas le mental en mode Série Noire. Mais passé une certaine période de retrait, c'est une autre histoire désormais. 

Je me sens bien, en ce moment, pleine de désir, pleine de l'envie de faire du bien au coeur, au corps, à l'âme... Je sais pas. Une bouffée de bonheur, bien diffuse. Extatique intérieurement, mais pas au point de devenir hystérique. Je m'en expliquerai la prochaine fois.

Pendant ce temps, sur Bethleem Blvd. ...

14h07 : En train de glander devant la télévision... Nous sommes en 2018, et je trouve encore le temps de glander devant le Magazine de la Santé... Entre la chronique littéraire et un reportage sur un hôpital en Birmanie. 

17h03 : Sortir d'une petite heure et demie de sieste, avant d'attaquer la cuisine. Rinçage, épluchage, coupe et cuisson (avec Debussy en fond sonore) pour un ragoût végétarien (tomates/courgettes/topinambours) en plat de résistance. Absolument divin. 

21h : Faire le vide autour de moi pour écrire, au calme, un message pour un ami. Debussy a laissé la place à TLC, puis à Oumou Sangaré. Son album Moussolou, un bijou au même titre que Seya. Je découvre à peine la musique africaine, n'étant pas attirée à la base par la culture qui s'y rattache. Mais de par mon état d'esprit et une part de ma personnalité contrastée, je me sens curieusement comme dans un cocon musical chaleureux qui me fait oublier le climat capricieux de la France. Et le tempérament des Africains m'attire. Mon ressenti, mon seul ressenti, c'est qu'ils semblent pleins d'une force, d'une sensualité et d'un bagout qui me plaît, d'une chaleur dans la personnalité que je m'efforce de travailler dans la mienne. J'admire l'intransigeance positive de certaines femmes africaines... Bref, sans que je sois à fond dans la culture africaine, quelque chose m'attire. Mais l'Asie reste mon continent, celui que j'aurais voulu explorer en priorité, avec une nette préférence pour le Japon, le Vietnam et le Cambodge. 

Et dans le cadre de cette missive à un ami, Tendresse, Affection, Franchise et Désir s'en mêlent, fâcheuse circonstance qui me met au pied du mur en faisant naître plusieurs questions.

Nous sommes d'accord que  : - Comme des millions de personnes, j'ai un besoin affectif évident, mmh ?
- Que quand je suis suffisamment en confiance avec un ami, sans forcément avoir systématiquement besoin que cela aboutisse à quelque chose, j'ai un élan de désir qui me maintient dans une telle réceptivité que j'en arrive à deviner certaines choses (et là je ne parle pas de dons médiumniques extraordinaires, mais de clairvoyance émotionnelle...) ?? 
- Qu'en dépit de l'humilité que j'essaie de mettre en évidence dans certains de mes comportements, j'ai gardé un besoin sensuel* tout aussi évident... ???
- Que quand je mets la main à la pâte, pour aller plus loin... En général QUI EN REDEMANDE ? (Oups, je vais loin dans le constat lucide :-p Bah oui, je vais pas me voiler la face en vous racontant que j'ai le même sens de la débrouille que Bridget Jones. Ce serait de la mythomanie pure, et votre dévouée Lo est loin de faire dans le mensonge pathologique.)

Mais ça, niveau questions à se poser, c'est quasiment de la gourmandise. Les vraies questions posées sont les suivantes : 

-à travers la première question : revois tes critères physiques à la baisse, et concentre toi sur les qualités et les aspects recherchés chez l'autre.
Si tu les trouves, comment peux-tu contrebalancer sans t'opposer complètement ? Pourras-tu les manifester aussi en temps ou moment de crise ? 
Et si tu ne les trouves pas, comment peux-tu compenser, simplement t'adapter à certaines situations ? As-tu déjà développé ces qualités au cas où ? L'autre désirera-t-il travailler ces qualités qui lui manquent ? 

-à travers la deuxième question : mais si tu es vraiment amoureuse, et que tu es logiquement réceptive, jusqu'où le serais-tu dans ce que l'autre te communique sans verser dans la dévotion ou la paranoïa aveugles ? Et en cas de dispute et de crise, serez-vous capables d'en parler en faisant appel à la raison et pas à l'affect ? 

-à travers les deux dernières questions : Êtes-vous tous deux conscients de vos capacités et limites ? de ce que vous acceptez ou refusez ? En parlez-vous avec aisance ou gêne ? Quelle importance accordez-vous au sexe ou simplement à la tendresse physique et verbale dans votre vie individuelle et de couple ? 

Je rappelle haut et fort que mes questions sont valables autant pour ma personne que pour celle d'en face... Et que je ne les pose pas avec la prétention stupide (et surtout implicite) d'avoir la science infuse. Imparfaite mais je m'efforce de rester sensée, en espérant à juste titre à ce sujet, on me rendra équitablement la pareille. 

 

23h43 : Instant de confusion... J'ai commencé le brouillon de mon message juste avant, une chance que cet état n'evolue pas de manière importante. 

giphy (1)

J'ai un besoin d'affection et un désir qui me dévorent et me coulent dans les veines, chose ô combien évidente et éclatante. Mais c'est comme si je voulais aller au delà du ressenti pour en extirper une essence particulière. Je vois les apparences de ce que je désire et aime et chéris, mais je veux voir toujours plus au delà de ces seules considérations. 

Comme une espèce de quête, pas forcément mystique mais qui pourrait s'en rapprocher vu l'opiniâtreté que je mets secrètement à ressentir les choses et les êtres toujours plus fort, presque en recherche d'une pureté non dans l'objet de mon regard, mais dans la sensation, dans le ressenti direct comme indirect.

Relire à ce propos les poèmes d'Hadewijch d'Anvers. 

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit pendant que je vais commencer la mienne en prenant un peu de repos intellectuel et mental. En effet, j'ai des vieux numéros de Cosmopolitan qui traînent près du lit. Bah oui, j'aime beaucoup Causette mais quand tu as envie d'un peu plus de légèreté que dans un reportage sur l'héritage de Simone de Beauvoir... Même avec un magazine comme ELLE qui se revendique féministe mais va de plus en plus à contre-sens (Loana en couverture cette semaine,... Mouais, j'ai connu mieux), je n'ai pas la même indulgence*. (*Je vous avouerai franchement que concernant la presse, j'ai un avis mitigé : autant 20 Ans et Cosmopolitan sont restés mes références en presse féminine, dans la mesure où sans perdre de mon propre style, je m'efforce de garder un certain punch textuel commun à leur forme rédactionnelle. 20 Ans, c'est l'ironie post-adolescente érigée en art. Cosmopolitan a un côté plus girly, mais qui reste humoristique. Et pour les autres... Deux références aussi, Fluide Glacial (où l'humour en question (l'« umour ») est généralement bon enfant, libéré sans être provocateur, libertaire sans être forcément politique, mais aussi décalé, dixit Wikipédia) et l'Echo des Savanes quand j'ai tendance à causer cul... voilà voilà le petit secret de fabrication d'Histoire de Lo... Tenez mes chéri-e-s, c'est cadeau. 

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(*NOTE PERSONNELLE : En tant que femme avant tout désirante (et par extension désirable, bah oui on est humains...), la sensualité dont je fais généralement grand cas se suffit toujours pour moi à peu : un peu de parfum, un décolleté, un beau visage... Ma mère me dit toujours que la cheveulure est la première parure des femmes. Entretenue chez moi à grands coups d'huile de ricin, de VRAI beurre de karité qui ne sent pas comme les masques capillaires du commerce car achetés direct chez l'africain du quartier... Et sachant que les Amérindiens considèrent les cheveux longs comme un vecteur d'énergie savamment gérée par l'intelligence naturelle du corps humain, à la fois spirituelle et biologique... Ci-dessous le lien d'un article sur le blog (très intéressant par ailleurs, pour qui s'intéresse à la renaissance de la culture amérindienne et plus spécifiquement amérindienne-canadienne) de Luc Bourgault/Aigle Bleu, bonne lecture à vous <3 

LES CHEVEUX LONGS DANS LA TRADITION AMÉRINDIENNE (nouvelles données en fin d'article*) - Le blog de Luc Bourgault - Aigle Bleu

La manière dont un peuple se coiffe est un alignement de sa pensée; les tresses (l'unité de pensée), les cheveux attachés (la sûreté de la pensée) et la couleur (la conviction de la pensée). L'aspect des cheveux a une grande importance, car chaque style représente un état d'esprit différent.

https://aiglebleu.net

 

 

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11 mars 2018

Spooky Wonderland (ou comment montrer les crocs sans vraiment mordre)

 

Ladies and gentlemen, welcome à bord du vol 6991 de LoBazaar Airlines à destination de Realidad …

Mon nom est Loba, je suis votre chef de cabine. Le commandant de bord Stan Torrance et l’ensemble de l’équipage ont le plaisir de vous recevoir à bord de ce vol LoBazaar Airlines. Nous nous assurerons de votre sécurité et de votre confort durant ce vol à destination de Realidad. Nous vous informons que les membres d’équipage masculins portant un string noir en cuir à insigne rouge sont chargés d’assurer la sécurité et le confort à bord de ces dames et des quelques messieurs qui le désirent.
(je plaisante, c'est n'importe quoi.)
Les téléphones portables doivent maintenant être éteints et ce jusqu’à l’arrivée de notre point de stationnement, mais vous pouvez activer les stimulateurs clitoridiens, mesdames, et les masturbateurs, pour vous messieurs, qui vous ont été fournis avant l'embarquement. Veuillez détacher votre ceinture de sécurité impérativement après le décollage. Au nom de LoBazaar Airlines et de ses partenaires SkyFuck, nous vous souhaitons un très agréable voyage. 
(Bon, maintenant tu arrêtes ET TU COMMENCES TON PUTAIN D'ARTICLE !!!)

Euh... Ok, j'ai compris. Putain de moi. Pauvre de toi.

Période de fatigue depuis fin février, mais je pense pouvoir gérer un minimum. Comme on me l'a souvent dit, je minimise mes capacités à un point qui peut se réveler insupportable pour le premier adepte de la pensée positive qui passerait dans mon quartier. Mais j'espère pouvoir y voir plus clair d'ici peu, car deux semaines à supporter cet état mental ce n'est pas la mort, mais ça en donne un avant goût pas très agréable. Un état mental plus spooky que creepy. La différence majeure entre ces deux adjectifs ? Quelque chose de spooky est juste effrayant et ne ferait pas de mal à une mouche. mais quelque chose de creepy, en revanche est bien plus terrifiant et pourrait probablement avoir l'intention de vous nuire. Voilà pour la petite leçon d'anglais. 

Petit interlude poétique... Ayant eu mes lunes il n'y a pas si longtemps (logiquement, d'après le cycle lunaire, je serais en phase Sorcière, soit une phase de repli sur soi impliquant une bonne dose de repli sur soi et de rêverie, mais qui n'exclut pas le fantasme et une once de désir sexuel...) je sens une étrange montée de la flamme... Etonnant, non ?

AngelsInAmerica_gif

Aperçu de l'activité cérébrale de votre dévouée Loba quand celle-ci a une idée géniale... 
Vous trouvez que j'en fais beaucoup niveau ego ? Vous avez raison, mais ce n'est pas ma faute si je ne suis pas douée pour les idées de merde. Je vous adore, bande de pécores. 

 

La belle qui passe près du Dieu-Tigre est d'une étrange constitution : 
Corps de lionne et cœur de gazelle, 
D'elle seule émane ce qui pousse le félin rebelle
A tirer sur la chaîne qui lui sert de Raison. 
(Ne crains rien. Ne me reconnais-tu pas ?)
De la bête fière et blessée émane un parfum d'âme humaine
Que seule la sauvageonne peut percevoir, 
L'échine droite et la conviction certaine. 
Des yeux du fauve se dégagent les désirs les plus noirs. 
(Je ne te demande qu'un instant de répit, un seul ! Je sais que tu es là, près de moi.)
Elle devine l'homme, il est submergé de ses effluves.
Il réclame la femelle, derrière laquelle se lève un soleil torve. 
Mais il cesse de feuler, et attend. 
La tendresse de cette femme vaut bien un ronronnement.
(Me crois-tu quand je te dis que je t'aime encore ?)
Et alors elle s'incline, cambre les reins, relève la tête 
Avec un air de dévotion
L'animal, qu'elle connut naguère Prince et Poète, 
Retrouve les élans de son ancienne condition. 
Il agrippe doucement sa nuque à elle de ses crocs, 
Et entame sa danse folle pour échapper au Samsara.
Elle gémit et monte haut, si haut, 
car la peau de l'aimé a remplacé la féline soie.
Les murs tremblent sous les cris des amants retrouvés, 
Le ciel devient noir et jouit en sang, 
Le peuple craint cette fiévreuse réalité. 
On monte en direction du temple souillé
Cherchant la jeune femelle qu'on chassa parmi les manants
Sitôt son royal amant sacrifié, et réincarné. 
Des amants réunis il ne resta rien, sinon de longues chaînes
Rompues par la compassion des Dieux. 
Et le peuple déclina, peu à peu,
En se persuadant de sa rédemption prochaine.
Peu avant son extinction, ce peuple en pleine décadence 
Vit apparaître une poignée d'hommes et de femmes.
Les cheveux noirs et les étranges dons de la Mère,
La force et la noblesse du Père, 
Ils portaient une tendresse dans l'âme
Qui plongea les derniers barbares dans un éternel silence. 
Sans haine ni remords, ils se décidèrent finalement
à bâtir leur civilisation fragment par fragments. 
Voilà voilà.... En attendant, mon texte "Girl Meats Boys" est en stand-by, le temps de construire clairement le reste de l'histoire. En fait, je travaille à un autre texte, qui pourrait bien ressembler à un portrait d'Homme... Et comme je reprends la bonne habitude de travailler sur papier avant de recopier sur Open Office... Puis sur ce blog... ça prendra le temps qu'il faudra, mais au moins j'aurai le sentiment de vraiment m'y mettre. 

Jefferson Airplane - White Rabbit

Dans l'après-midi sans vraiment comprendre au départ. Je descends du bus, une foule près du tribunal. Un procès en attente de verdict ? Aucune idée. Des journalistes, caméramen, preneurs de son... Quelques policiers. On nous dit que des voitures vont arriver par tel côté. On voit arriver certains policiers à moto, deux ou trois voitures. Tiens, le Premier Ministre. On dit qu'il est accompagné de la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. 

J'observe Edouard Philippe, puisque c'est lui qui occupe ce poste (inutile de dire et redire qu'en bonne anarchisante, je suis quasiment coupée de toute sensation de stupéfaction liée à la présence de la moindre personnalité politique... J'étais dans le coin par hasard, je ne savais rien). Et alors ? je me rappelle que peu importe la situation de chacun, ministre, rockstar ou simple quidam, nous ne sommes qu'humains. J'ai pris pour saine habitude de ne pas me reposer sur la politique pour me garantir un avenir au moins correct. Respecter certaines lois tant qu'on n'en est pas encore au stade des barricades et d'une nouvelle Commune, d'accord. Mais voter pour tel gugusse parce qu'il me promet tel avantage... C'est niet. 
Je m'efforce de rester constante dans mon opinion à ce sujet. 
10 mars 
J'ai commencé un bouquin cette nuit, à deux heures du matin. La nuit a dévoré le monde. Je savais que la bande annonce de son adaptation ciné (découverte par hasard sur Internet) m'avait vachement bien accrochée, mais par la suite j'ai voulu me faire mon idée en lisant le roman. Et effectivement, il y a de quoi angoisser. Et comme n'importe quel lecteur, je fais mon propre film mental.
Pas de plans de barbaque bien sanguinolents, pas de gueule de zombies en travelling avant, mais du malaise, beaucoup.
Le malaise de la fin du monde. Je n'en suis qu'au quart du roman, mais ça promet. 
Retrouvé une vieille veste de l'armée dans mes affaires, décorée à l'acrylique mais un peu défraîchie. 
... Enfin, j'ai terminé le livre à 17 heures. D'une traite. J'en ressors ravie, et agréablement surprise du fait que je l'aie lu quasiment d'une traite. Captivée de bout en bout. 
11 mars 
Je ne dors toujours pas. L'éclair de génie de la canette énergisante bue à 22 heures (-Pas bien... BAM ! - Voilà ce que je peux te faire grâce à une bête canette de Monster, ducon.) La fin de cet article approche... Dope masturbatoire, flash orgasmique... La douche... Et c'est reparti. Ou presque. Je travaille d'ores et déjà à mon Male Portrait (à paraître dans un prochain article). 
Ce qui signifie que j'ai intérêt à me coucher, il est plus de trois heures du matin. Allez, dernier petit exercice de style : 
Le texte-matrice : 
Et, sous ses pieds, les coups profonds, les coups obstinés des rivelaines continuaient. Les camarades étaient tous là, il les entendait le suivre à chaque enjambée. N'était-ce pas la Maheude, sous cette pièce de betteraves, l'échine cassée, dont le souffle montait si rauque, accompagné par le ronflement du ventilateur? A gauche, à droite, plus loin, il croyait en reconnaître d'autres, sous les blés, les haies vives, les jeunes arbres. Maintenant, en plein ciel, le soleil d'avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s'allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d'un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s'épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s'ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l'astre, par cette matinée de jeunesse, c'était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. 
paragraphe final de Germinal, Emile Zola, 1885
RESULTAT FINAL : 
Et, sous sa peau, les soubresauts, les fulgurances sensuelles continuaient de battre le fer brûlant de l'imagination. Les Hommes-Fragments, passés comme présents, d'existence évidente ou fantasmée, étaient tous rassemblés. Elle sentait le frôlement délicat d'une main, le souffle d'un mot chuchoté à l'oreille, tout cela à chaque parcelle foulée du macadam ou des pavés. N'était-ce pas Caleb, en train d'entrelacer ses doigts à lui dans les siens, le regard clair et vif, dont le sourire charnu laissait présager les plus secrètes prérogatives qu'elle pouvait encore taire, doucement réchauffée par le soleil invaincu des douces saisons ? Ici et là, elle reconnaissait qui l'avait encouragée, qui l'avait désirée, ou simplement comprise. les Fragments de sa philosophie amoureuse, rassemblés en une seule pièce, ne cesseraient plus de lui délivrer quelque conseil avisé selon la circonstance. 
Désormais, à ciel ouvert, Lo rayonnait dans sa douceur résiliente, accompagnant la moindre floraison, le plus discret chant de passereau. Du grisâtre pavé rémois émanait, à chacune de ses enjambées, une énergie telle que les fleurs auraient pu largement pousser et éclore sous chaque pas sans avoir besoin de trop de temps. De toutes parts, une souche d'espoir déployait secrètement ses racines dans la matière la plus prompte à les abriter, à savoir cet esprit si versatile, quelque peu fragile mais endurant qui constituait grandement l'éternelle sauvageonne. La granuleuse promesse d'accomplissement intime se diffusait en une longue caresse. 
Perpétuellement, mais de façon désormais plus précise, telle une percussion acharnée, le Désir tapait, lancinant comme une maladie qui aurait laissé, en lieu et place de séquelles, une capacité sensorielle et émotionnelle crainte mais secrètement espérée. Mieux encore que d'un être imprévisible, c'était de cette énergie en perpétuel travail que Lo était pleine. Et à travers le Désir Sensuel, l'Amour poussait. Les Nobles Objectifs germaient lentement du Coeur à la Matrice, ne cessant de creuser dans l'âme tendre, dans les veines, atteignant la moelle ou les synapses, et dont la floraison ferait un jour exulter la Chair. 
(Bon, maintenant basta, il est passé quatre heures du matin... )

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23 février 2018

Jamais fauchée, mais... (Quand ma jeunesse emmerde le spleen hivernal)


Presque une semaine que j'étais de passage à Paris pour la dernière représentation de Quills.

Le fait de simplement passer l'après-midi là-bas m'a fait un bien tel... Je suis comme ça, le simple fait de fuir une ville pour une autre, de voyager (même si ce n'est que pour quelques heures... Ben oui, j'ai pas le budget de Crésus pour l'instant), me permet de prendre du recul par rapport à des angoisses et des tracas qui ne devraient pas prendre une telle ampleur dans mon quotidien, plus que dans ma vie elle-même à tel point que j'ai réussi à oublier une ancienne fréquentation qui m'avait bien pourri la fin de semaine avant que je bouge dans le vingtième... La tentation de la fuite. Souvent espérée, évidemment reportée. Jamais abandonnée. 

 

5 heures 57

Ne trouvant plus le sommeil, j'ai allumé l'ordinateur. Une infusion à proximité et c'est parti... En ce moment, et malgré la bouffée d'oxygène de dimanche dernier, je ne me sens pas complètement en phase. Traduction : j'ai un besoin manifeste de rester entre mes murs (de ne pas forcément sortir sur invitation, quoi...) et si je sors c'est par besoin ou obligation. Je mange de façon épisodique et quelque peu anarchique. Je somnole l'après-midi, ce qui ne m'était plus arrivé depuis au moins quatre mois. Je manque d'inspiration et de concentration pour peindre un tableau et écrire une histoire dignement exécutés (pour qui n'aurait pas compris, je rame littéralement sur ma nouvelle Girl Meats Boys quelques jours après avoir franchement annoncé l'écriture en cours du troisième épisode... de plus j'ai une collabration extérieure au blog qui me demande tout ce dont je manque en ce moment. Si je ne me noie pas encore, j'en subodore l'imminence...)... 

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En six lettres, un objectif honorable, en dépit du fait de vivre vite... Mais on en reparlera. 

Bref je suis en mode instable, avec du punk bien énergique en fond musical du matin... Et à fond sur Porcherie, sur Vivre libre ou mourir... Presque un mantra. Je vais pas pas dire que passer du punk serait mon geste santé/beauté du matin *( *j'ai baissé le son, hein, il est pas encore sept heures...), mais pour une fois, ça change du combo lait de soja / flocons d'avoine / fruits secs... En ce moment ça va pas fort. Et comme le chante le mec de Stupeflip : "Je les veux grosses à la peau molle / Et qui s'en branlent du Danacol..." (Bref j'adore le morceau dont c'est tiré, un bijou de rigolade. Mais je suis aussi à fond sur l'excellent Concerto pour détraqués des Bérus, donc mon choix est fait pour l'instant... Mais je vous le passe quand même.)

 Stupeflip - Gem' Lé Moch

 

Et en plus j'ai même pas l'énergie pour une masturbation matinale. Enfin vous l'aurez compris, c'est la dèche. ^^

 

13 heures 57

Rien qu'à l'idée de sortir je sens le coup de barre. Pas le choix. Quelques documents administratifs à remettre, et la nécessité de m'oxygéner pour atténuer le fait que je ne suis pas en phase. Alors que je n'ai qu'une envie c'est me la jouer perso. Ou alors jusqu'à 17 heures, et seulement après je me manifeste, je sors de ma tanière. 

...

En plus j'ai une tête qui reflète mon état mental. Entre la partie naturelle que je vaporise à coup de produit éclaircissant alors que les cheveux ont gardé en grande partie leur couleur noire... et les deux boîtes de coloration (Chocolat et Noir intense, c'est dire mon manque de fantaisie...) mon choix va être vite fait.
C'est con, j'ai toujours rêvé d'avoir une crinière arc-en-ciel, sachant qu'à 18 ans j'avais pendant un moment deux mèches blondes à la Malicia... 

Bon allez. Je bouge au moins pour refourguer mes documents, et je suis back home dans l'heure. Ensuite, me teindre les cheveux, illico. C'est à croire que la couleur de mes cheveux est aussi borderline que ce que je peux déjà être en temps de crise. 

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Oui, enfin, pas jusque-là. Ok, ce week-end je refais du noir. 

 

15 heures 47

Enfin revenue après avoir mis du temps à partir. C'est fou ce que j'ai l'impression que les regards extérieurs m'agressent. Du collégien à la rombière, pas un individu n'échappe à ma paranoïa. Mais n'ayez crainte, pas un scandale n'a été inauguré en quatre ans d'indépendance. Ma paranoïa est silencieuse, elle ne cause de craintes qu'à ma personne. Mais pire encore, elle est

Je me sens vidée. Pas forcément de mon énergie physique. Fort heureusement, à défaut d'adoucir les moeurs, la musique le fait surtout pour mes nerfs. 

Eric Benét - Love of my own 

 

Un peu moins fatiguée du fait qu'on avance en heures, mais toujours cette appréhension dans la tête. Ce soir, essayer de sortir. M'accrocher au fait que ce n'est qu'une baisse de régime et qu'elle est relative par rapport à des cas de figure bien plus graves. 

Je ne suis pas une diva, je ne suis pas folle à lier, mais je suis dans un tel état d'esprit que je dois absolument faire attention à ne pas prendre abusivement en compte le moindre détail négatif. Une parole, un mot, un regard... Peuvent faire que même debout, intérieurement je m'écroule. 

Lutter, simplement lutter... 

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13 février 2018

Qu'il neige ou qu'il vente... Loba James ne perd jamais ! (et surtout pas son temps)

 

Bonne nouvelle pour commencer cet article de façon concrète : La suite de Girl Meats Boys est en cours d'écriture ! car oui, après quelques articles plus ou moins introspectifs (le mois de janvier a été ô combien productif, ça fait plaisir à voir...), on aurait pu penser que je m'arrêtais là faute d'inspirations solides. Eh bien je continue mon autofiction, non sans travailler sur quelques questions restées en suspens.

D'où vient le goût de Lo et Joshua pour la chair humaine ?
Qui est vraiment Ben, l'apprenti-boucher ?
Que vont découvrir Ben et Lo en ramenant le corps du beau clochard dans l'arrière-boutique ? 
Quel lien avec le jeune Enzo et sa mère disparue ? 
La relation de Lo et Joshua éclatera-t-elle ou sera-t-elle renforcée face à ce qui se prépare ? 

je ne peux rien dire concernant la suite et ses influences culturelles. mais je peux vous dire que sans faire dans le déballage exagéré, il y aura du sang. Un peu. Du sexe. Beaucoup. Mais aussi de la passion, du flinguage, de la nostalgie et d'autres petits ingrédients bien sympathiques. 

 

En espérant que ça plaise. Mais j'ai confiance, ne jamais se dire ce genre de choses avant d'avoir pondu le prochain épisode ! 

 

Autrement, que dire... Les affaires reprennent.

 

Car en plus de ma nouvelle, j'ai deux collaborations en préparation : 

Scarabées-naked-Lunch

Hep mes chéris, j'ai dit en préparation, pas qui se battent en duel pour savoir lequel va être plus élaboré que l'autre... Ou alors si c'et pour préparer la Saint-Valentin, ne m'en mettez pas partout, d'accord...???



- Un conte / récit pour ados avec de multiples références (fantasy/Tim Burton/... Les références sont en cours de recherche) illustré à deux (donc par les soins d'une amie et par les miens, histoire de mélanger les styles) mais dont je dois assurer toute la structure narrative. 

- Un jeu de cartes type oracle. Cette fois, il s'agit d'un projet purement personnel, et nettement plus complexe à élaborer qu'un simple récit, dans la mesure où je vais devoir TOUT assurer, de l'écriture à l'illustration. J'avais songé à un moment, à illustrer le Tarot de Marseille. Mais la crainte de dénaturer le jeu en lui-même (dans la mesure où chaque symbole et couleur de chaque arcane majeur ont donc une signification bien précise...) m'a amenée à abandonner cette idée au profit d'un jeu avec des significations plus personnelles. 

De plus, je ne considèrerai pas ce projet d'oracle comme quelque chose de purement divinatoire.
Etant donné que les tarots et les oracles sont de plus en plus scrutés dans un cadre psychothérapeutique plus ou moins favorable à une compréhension du patient autre que simplement clinique (tapez "tarot psychologique" ça regorge de ressources et de nombreuses références reconnues, notamment à Jung et à son travail sur les archétypes), j'envisage le fait de pouvoir faire un tirage comme un moment d'introspection un peu plus poussé que la parole, dans la mesure où l'on travaille dans le silence à comprendre ce que l'on n'a pas compris avant à son propre sujet.
Tirer une carte plus ou moins inattendue, et travailler dessus en faisant le lien avec sa vie, son vécu, sa personne, en comparant avec la symbolique, selon l'ordre des cartes... 

C'est quand même plus ludique que d'avoir seulement un/e psychologue qui nous tient le crachoir sans trop dire grand chose. On travaille sur des facettes de nous-mêmes qu'on n'aurait pas soupçonnées sans un symbole sur un arcane majeur, voire un nombre précis de tel arcane mineur. 

Après je dis ça, je ne dis rien. Mais en CMP ils sont trop cartésiens. On sait qu'ils sont publics, mais quand même... De l'innovation bordel ! 

Et le dimanche ... 

Il est éffectivement prévu que je sois de sortie à Paris. Car en effet, ce sera le dernier jour de représentation pour Quills de Doug Wright au Théâtre de la Colline. En 2001 , une adaptation ciné (par ailleurs excellente) avait déjà vu le jour avec Geoffrey Rush dans le rôle principal. 

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Kate Winslet (Madeleine) et Geoffrey Rush (Sade) dans Quills, la plume et le sang (Philip Kaufman, 2001)

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'intrigue, il s'agit ici d'une relecture des dernières années de Sade à l'asile de Charenton (il fut plus précisément interné au début du Consulat de Napoléon Bonaparte), entre stratagèmes plus ou moins habiles pour faire publier ses textes érotiques à l'extérieur (grâce à l'aide d'une jeune lingère toute acquise à sa cause) et relations complexes avec le directeur de l'asile (Mr de Coulmier) et un médecin envoyé par Napoléon himself pour remettre de l'ordre dans un cadre où le Divin Marquis jouit d'une grande liberté et fait jouer ses pièces par les pensionnaires...

Je n'en dirais pas plus, mais toujours est-il que la pièce comme le film, d'actualité de par les thèmes abordés,  montrent de façon très claire la lutte qui se fait généralement entre les partisans d'une liberté d'expression quasi-totale (on l'a vu notamment en 2015 avec le débat et les manifestations autour des pro- et des anti-Charlie au lendemain des attentats de janvier) et ceux qui voudraient par le retour à l'ordre moral, ramener cette liberté d'expression dans des cadres et des contextes bien définis (ça c'est pour le retour insidieux de la censure en France, je m'en expliquerai plus bas ou plus tard. Si si.) 

Autrement... 

L'avantage avec un animal, c'est qu'il ne contredit jamais l'Homme. Ce dernier le fait très bien tout seul, pour lui seul. Alors que l'animal, lui, ne se vante pas de savoir, de comprendre même. Il ne dit rien, et son regard creuse le nôtre avec souvent cette étrange sensation de dévoilement en nous-mêmes. Alors nous détournons les yeux. Conscients de ce que nous faisons, de ce que nous perpétrons. 

Nous n'avons pas souvent le courage de croiser le regard d'un animal. Il faut beaucoup d'amour et d'humilité pour admettre dans les yeux de la bête la plus basse sottise que nous aurions pu éviter de commettre, fût-elle pleine d'amour et d'intentions plus ou moins honorables, ou simplement concrètes. 

Ce dimanche dernier, passage au parc des expositions pour le salon équestre local. Au programme, quelques stands d'artisanat, de matériel d'équitation de très haute qualité (forcément ça coûte la peau du cul, mais au moins, ça dure...) , stands d'éleveurs équins, de différentes écoles d'équitation de la région... Présentation des étalons et concours hippiques, qui donnent par ailleurs l'occasion d'admirer le cheval dans sa majesté naturelle ... Et là, BOUM ! Je vais appuyer où c'est sensé faire mal. 

D'un côté je ne vais pas contester la nature même de l'élevage de chevaux de telle race, de telle région... Qui consiste à perpétuer telle race en faisant s'accoupler tel étalon avec telle pouliche ou telle jument... de manière à éviter des tares ou des maladies pour le cheval en lui-même et ceux à venir. L'élevage a toujours son utilité, certes. Mais ce que je ne peux pas cautionner, c'est le business autour de ces animaux. Rien qu'en connaissant le prix d'une inscription dans une école d'équitation, le prix de la licence obligatoire, le prix des cours, c'est déjà vertigineux. Si on ajoute à ça le prestige qu'on attribue à cette discipline (l'idée ô combien tenace selon laquelle l'équitation serait encore et toujours un sport "de riches"...)

Je suis une jeune femme issue de la classe moyenne, mais touchant une aide de l'Etat pour son handicap, ce qui fait automatiquement de moi une "précaire", en apparence du moins... J'aime les bêtes... Merde alors, le cheval serait-il un produit de luxe comme les autres ? QUE NENNI. JAMAIS ! J'aime cette bête au même titre qu'un chat, qu'un oiseau, un poisson... Si je m'inscris un jour dans une école d'équitation, ce ne sera nullement pour le prestige, nullement pour des compétitions qui ne m'intéressent guère ou je ne sais quoi d'autre. Passer les galops pour espérer faire de la compétition, récolter un prix pour du saut d'obstacles, je le dis tout net : Rien à foutre de ça. Rien (ou presque) ne me rend plus heureuse que de voir une bête heureuse, libre, qui a l'air libre et l'espace pour elle. Et qui a confiance. 

Souvenir d'une ancienne ferme à côté de chez mes parents... Dans le contexte de l'enfance, puis de l'adolescence en vacances dans ce village perdu en Picardie, combien de balades à poney puis à cheval ai-je pu effectuer au cours de cette période, avec toujours le même plaisir de pouvoir parcourir un bois, un sentier en pleine nature... Combien de fois me suis-je sentie comme un prince, parcourant d'étranges et fort silencieuses contrées baignées de soleil, bercées par le vent d'été, qui lui-même emporte dans sa danse les effluves des parures florales de la Terre-Mère ? 

Pendant longtemps, étant adolescente douloureusement difficile, je croyais que la finalité de mon existence serait d'avoir mon appartement à Paris, et la vie sociale, culturelle qui irait avec, riche et régulièrement comblée. Oui, si on met de côté la perspective irréaliste de facilement vivre là-bas, la vie culturelle et sociale, je l'entretiens déjà plus ou moins. 

Aujourd'hui, j'ai 26 ans, et le seul souvenir de la campagne, des balades à cheval, de toute cette nature et de tout ce qui s'y rattache... Me fait aspirer à un autre avenir. Si je ne peux jurer de rien actuellement, on me proposerait à quarante ou cinquante ans de vivre dans un corps de ferme rénové, avec de la place pour me faire un atelier, de quoi recueillir des chats (parmi eux un ou deux chats noirs, obligé !), des chiens (un husky et un chien-loup tchécoslovaque), des chevaux (dont un superbe frison... La perle noire des chevaux...)... Bref, vous l'avez compris, vous pourriez bien avoir affaire à la future Brigitte Bardot du nord... ^^

Sauf que je suis brune et que je suis loin d'avoir des accointances politiques douteuses. Je ne plaisante pas avec les brunes et encore moins avec la liberté d'opinion tant qu'elle ne fait de mal à personne... 

bonasse-blonde-soumise-pilori-17

Et je tiens à préciser qu'aucune blonde n'aura été martyrisée... Du moins, jusqu'à la fin de la rédaction de cet article. Eh oh, je l'ai juste empêchée de me tirer les cheveux et de m'arracher les poils ! J'y tiens, quand même, j'en suis fière... Ah, vous ne le saviez pas ? Ben Brenda, maintenant elle le sait.  

 

Et là, nous sommes le 13 février...
J'ai presque bouclé mon article quand je me rends compte que demain, c'est la Saint-Valentin...  Mouais.

Pour vous dire la vérité, ce n'est pas que je n'en ai rien à foutre de l'amour, mais... C'est presque une injonction à l'amour, ce truc-là. Et si vous n'avez personne à côté de vous pour vous dire que vous êtes les plus beaux tendres, les plus beaux, les plus ceci ou cela... On se sent frustré, on se sent à côté de tout. On devrait attendre le mec (ou la nana, c'est pareil pour ces dames ;-) ) comme si cela engageait notre pronostic vital ? Non je ne crois pas. On peut largement vivre sa vie sereinement à partir du moment où l'on comprend que la peur de la solitude amoureuse relève plus d'un conditionnement social et culturel que d'une souffrance individuelle véritable.

On demande souvent aux femmes comment vont les amours alors qu'un homme, on ne l'emmerde pas avec ce type de questions. Notre conditionnement culturel fait que nous admirons les baroudeurs genre Indiana Jones, mais quand il s'agit d'une baroudeuse, la musique n'est plus la même.

Je vais prendre un exemple très con mais assez révélateur, en l'occurence les jeux vidéos. Prenez toute la série des Tomb Raider avec le personnage de Lara Croft (y compris la nouvelle version que je n'aime pas trop, mais voilà).

Regardez Lara : elle est d'une intelligence tout aussi fine que son tour de taille,
elle se bat comme un mec,
elle peut avoir le même arsenal d'armes qu'un mercenaire (à côté t'as l'impression que Rambo s'est exprès fait mettre en arrêt maladie rien que pour refourguer son stock et disparaître dans la nature),
elle garde la tête aussi froide qu'un Machiavel,
et pendant des années, elle a représenté pour des tas de gamers et de geeks en tous genres un des canons cyber-féminins ultimes, avec autant d'ampleur fantasmatique que son légendaire tour de poitrine avant que Crystal Dynamics, bien après Core Design, se décide à faire de la chirurgie plastique sur notre aventurière au nom d'un certain retour aux sources.

Evolution-of-Lara-Croft

 

Sous-entendu : "Y en a marre de fantasmer, on va donner un peu plus de crédibilité et d'humanité à Lara Croft. En 2013, on va lui réduire les seins et lui refaire le visage de façon à la faire ressembler à une étudiante ..."(alors que le personnage est apparu en 1996, soit 22 ans...)
Mais le plus évident dans toute cette affaire, c'est qu'on ne connaît pas à Lara Croft de vie sentimentale, ou même sexuelle. à côté de cette gourde de Peaches qui attend systématiquement de se faire délivrer (et pourquoi pas tringler) par Mario et pourquoi pas par son frangin Luigi (je sais je suis dure mais réaliste), c'est quand même bien plus engageant de faire bouger un personnage féminin dans un environnement hostile (jungle, montagne... La castagne ça vous gagne) quand on ne lui connaît pas de faiblesse sentimentale. Fort probablement pour ça qu'on arrive encore à en faire un éminent symbole de pop culture, à une époque où Disney rachète plein de licences contenant des personnages féminins réfléchis (genre Star Wars et Marvel) pour passer le tout à la moulinette des bons sentiments et du manichéisme saturé en sucre... 

Conclusion : Aux godes et caetera... 


Pour ma part, j'ai appris à voir les choses plus ou moins autrement. Je suis tombée parfois sur des textes féministes plus ou moins nuancés, plus ou moins radicaux. J'ai écouté, parfois consolé des amies aux prises avec des tracas typiques de jeunes couples qui débutent dans la vie (mais qui, chose heureuse, se sont parfois révélés ô combien soudés.)  Bien entendu, parfois je m'emmerde littéralement de n'avoir personne dans la vie avec qui je pourrais faire plus que partager un verre ou une bonne conversation, bien sûr que parfois j'en ai souffert. 
Mais combien de nanas j'ai vu se plaindre du fait de leur solitude, qu'il leur fallait un mec, qu'elles se sentaient seules... à force, j'avoue que je n'ai plus envie pour le moment de me plaindre de quoi que ce soit. Et puis je ne suis pas à plaindre. Tant que j'ai ce qu'il faut... Un ordi avec connexion Internet, du thé, un toit au dessus de ma tête... Des amis et connaissances aussi fiables que ce que je m'efforce d'être... Que demander de plus, en plus de ce que j'ai déjà ? 

Relève la tête, ma belle. Et bien haut. Mange un morceau, va shooter du zombie sur la Play, ou t'acheter un bon bouquin. Fais ta manucure ou va peindre avec Black Sabbath et Mötley Crüe àfond dans le salon. Apprends à te suffir à toi-même, va t'acheter un bon  sextoy, une huile de massage, de la lingerie... Prends soin de toi. 

Et ça peut inclure aussi le nesting, à dose homéopathique cependant... On est pas des ermites. 

La tendance du nesting, quand rester chez soi devient plus cool que sortir

Il fut un temps où retourner au bureau un lundi sans aucun récit de soirée incroyable à raconter était inimaginable. Avouer n'avoir rien fait du week-end, c'était anéantir toute chance de gravir les marches de la coolitude. Ça, c'était avant. Aujourd'hui, une soirée cosy en pilou-pilou vaut mille apéros dînatoires mondains.

http://www.cosmopolitan.fr

Et si ton tour doit venir, accueille-le comme une bonne surprise, une réponse positive à ta requête inconsciente... Bref, savoure l'instant présent.  

Même les vaches du Salon de l'Agriculture ne font pas toute une tragédie du fait que Chirac n'est plus dans les parages pour leur tâter la croupe.

Et en attendant...

giphy_cow

 

Une chose est sûre, en 2017 ce jeune homme a voté socialiste.

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05 février 2018

Quatre jours à tuer (avant de renflouer les caisses)

Je boucle cet article ce matin, enfin... Je me suis connue plus rapide, mais on ne va pas en faire un drame. Le seul bémol, c'est que n'ayant pas de sujet à creuser mais ressentant pourtant une envie de gratter le papier... En plus j'étais fatiguée. Rien que de savoir qu'aujourd'hui je touche mon AAH, c'est un soulagement. 

1er février :

Hier,  dernière consultation avec la psychiatre qui me suit depuis mon arrivée en ville, le docteur C..., soit presque quatre ans. Rendez-vous à 15 heures dans les locaux du CMP, ressortie quinze minutes plus tard avec mon ordonnance et après les courbettes d'usage, du genre : "J'ai été ravie de faire ce bout de chemin avec vous, nanani nanana..." Bref je vous passe les détails, toujours est-il que pour une dernière consultation, c'était plié en quinze minutes avant le passage de relais à une autre psy, bien que le docteur C... ne parte en retraite que vers le mois de mai.

C'est dire à quel point, malgré la sympathie inhérente aux humains que nous sommes et restons (quitte à trouver le secret de la jeunesse éternelle dans cent ans et celui qui nous permettra d'arrêter de déféquer dans cinquante), en tant que patients, on reste malgré tout de la chair à statistique, de la chair à labos. Bref, l'abattage des patients en milieu psy a encore de beaux jours devant lui. Ce ne sont pas encore les chasses du comte Zaroff, certes. Ce ne sont heureusement plus les atrocités expérimentales du nazisme, OK. Mais cette espèce de fausse proximité relationnelle, bien qu'étant une illusion, me donne encore plus envie de donner la réplique à ces étranges pantins, si utiles pourtant, portant le préfixe -psy à leur profession.

Cela doit faire des années que je fais ça, de façon plus ou moins longue, plus ou moins régulière... Je m'en plains parfois, de tout ça. Mais à bien y regarder, c'est presque un job. Non non, je ne suis pas en train de me foutre de la gueule du monde. C'est comme si j'étais à la fois en position d'avocate (pour les circonstances atténuantes) et de négociante (pour la contrepartie sociale. Exemple : tu touches l'AAH et tu bénéficies de ton traitement, MAIS tu assures ta régularité aux activités thérapeutiques.) 

Mes seules et dernières motivations à accomplir un semblant d'introspection dans ces conditions si particulières, c'est que ce sont à la fois mes soins et mon autonomie qui sont conditionnés par mon suivi. 

Ci-dessus, une excellente compilation qui m'a aidée à boucler la première partie de cet article... Et qui devrait vous aider à avoir une idée de mon état d'esprit aujourd'hui. 

2 février :

Levée depuis 7 heures 45.

Et pendant que je commence mon article en sirotant un café sucré (un seul sucre, hein, si si je fais un effort...) j'écoute sur Radio Primitive l'interview d'un père de famille qui a inscrit ses quatre enfants en école Steiner et explique en quoi consiste cette pédagogie. Très intéressant, bien loin de la description de Wikipedia axée sur l'aspect sectaire qu'on veut lui coller en France (comme à tout ce qui échappen à la mainmise du gouvernement...) Un papa heureux de constater les progrès de ses enfants au sein de toute une pédagogie Steiner... Les individus sensés et ouverts d'esprit ont toujours existé, mais là ça me ravit. Malhuereusement, je dois sortir. 

Se faire refouler de l'entrée du CATTP sous le prétexte stupide et contre-productif que les infirmières n'acceptent plus les retardataires en mosaïque à dix heures et quart, qu'est-ce que tu fais ? Bah tu te casses du CATTP et tu vas faire un tour en ville. Et au moment de passer par le square Colbert, bam.... Malgré moi, juste à côté d'une des boîtes à livres dispatchées un pêu partout en ville... Une dame de 78 ans qui fait un scandale pas possible. Pour un "Fuck the system" tagué sur l'installation. Mais, et c'est une réalité qui nous dérangerait tous plus ou moins, plutôt que de se borner à un mini constat, elle a plus de caractère que prévu, la vache...

Je vous explique. 

J'ai du me taper pendant 10 ou 15 minutes non stop la discute avec une adjointe à la Mairie qui est apparemment à l'origine de cette initiative. Plutôt que de se borner à un mini-constat sur les incivilités de notre temps (car oui, elles sont effectives, on va pas se voiler la face...) Notre petite vieille (et encore je suis gentille, hein) se paie le luxe de taper un tel scandale par rapport au fait que des "jeunes cons" saccagent les boîes à livres dont elle a eu personnellement l'initiative. J'avoue qu'en ironisant à ce point, je peux en faire sursauter certain-e-s parmi vous. Mais le plus pittoresque, c'est quand cette personne, qui se dit "républicaine", crache son délire gériatrico-politicard sur tout et tout le monde (surtout les jeunes et les "socialos" comme elle disait si bien... ça en dit long) alors que la République, serait-elle capable de me la définir, la République, du haut de ses 78 balais ?

C'est bien beau de gueuler que c'était mieux avant, ceci cela, de partir dans la confusion de tout un tas de notions dont je me fous mais éperdument jusqu'à présent, mais la gauche la droite etc, c'est comme Dieu le Père : qui est capable en ce monde de donner une définition claire et définitive de ce que le moindre gugusse un peu simplet se met à défendre bec et ongles en ces temps troublés ?  

Je le reconnais humblement, amis lecteurs, moi non plus je ne serais pas capable de donner une définition claire et en détail de ce que cette dame a bien voulu défendre face à ma passivité trompeuse (ah bah oui, je la ferme mais j'en pense pas moins...). Pour la simple et bonne raison que pour ma part, je n'ai aucune opinion favorable à tout ce charabia. J'étais de base apolitique, je deviens doucement anarchisante. MAIS... Vous ne me verrez jamais militer, ou distribuer de tracts politiques dans la rue, vous ne me verrez pas dans le cortège, et loin de moi l'idée de caillasser un CRS, tout cela ne m'intéresse strictement pas. Je pars du principe que la politique c'est divertissant, OK, ça anime les conversations au comptoir, mais ça ne nourrit personne, ça ne paie les impôts de personne (c'est évidemment le contraire)... J'écoute cette dame. Je ne dis rien, je dis oui à tout pour ne pas me faire prndre la tête plus que ce qu'elle me la prend déjà... Je l'écoute dans ce qu'elle a de plus lambda, de plus inconsistant, conservateur, moralisateur. Et enfin, elle prend congé et me souhaite une bonne journée. Merci, de même. Soulagée d'un poids mental qui aura servi de contrepartie à celui que je subis pour la bonne cause en milieu psy. Fuck the system, vieille chieuse. Toujours d'une certaine façon, mais quand même. 

Non non, quand vous discutez avec certains vieux, je peux vous assurer que les Malgré-Nous, on ne les trouve pas qu'en Alsace-Lorraine... Dans ce contexte, moralement, vous êtes presque incorporés de force... Je sais, je suis sarcastique. Mais malgré le respect que je peux avoir pour les anciens, ça a le mérite d'être concret selon les cas de figure. Il faut de la compassion, je n'en démordrai pas plus, mais il y a des moments ou il faut savoir être franc avec soi-même et autrui, quitte à faire dans la plus pure vacherie verbale pendant cinq minutes. Basta. 

Aujourd'hui c'est Imbolc... Logiquement le renouveau progressif de la lumière après une période de ténèbres, la purification qui s'impose notamment par le fameux nettoyage de printemps... Planifier les projets, quotidiens comme exceptionnels. Ne pas flancher, jamais. 

3 - 4 février : 

Passé la première journée quasi-complète entre mes murs, au calme. Et à part pour chercher des produits d'entretien et passer en vitesse chez l'africain (renflouer les réserves cosmétiques en beurre de karité, et de la tisane de baobab...) je ne suis pas sortie de ma tanière. Failli sortir, mais ç' aurait été sans grande conviction... Du coup je suis chez moi, ce soir, à écrire depuis 16 heures, voire en fait 14 heures (la notion du temps chez moi étant extrêmement fluctuante selon l'état d'esprit). 
Je me dis au hasard que l'avantage de ne plus avoir de nouvelles d'une certaine personne (pour qui j'avais un béguin pas possible), c'est qu'indirectement elle me préserve de sa propre instabilité, même si ce n'était pas dans ses intentions. Et je sentais cette instabilité, et quand je ressens trop quelque chose de négatif qui m'a touché directement, je ne veux plus trop avoir affaire à la personne. Après, en cas de re-contact de sa part, je ne vais pas le refuser. Mais de ma propre initiative, c'est terminé de courir après... 

C'est radical de ma part, mais aujourd'hui je pars du fait que c'est une question de préservation personnelle. Je veux bien m'impliquer affectivement, mais je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler un coeur d'artichaut, malgré quelques extras... Cette tendance à garder en grande partie la tête froide me sauve de pas mal de déconvenues. 

La deuxième journée, dormir deux heures, me remettre à la rédaction, manger un morceau, tomber sur une retransmission de la Folle Journée de Nantes juste après un documentaire sur le Caravage. Ben quoi, y a rien d'ouvert le dimanche, autant que mon esprit le soit. 

 

ET AUJOURD'HUI ? Bah on est le 5... Je découvre qu'il a neigé, j'attends l'argent, et en écoutant du Depeche Mode (Exciter, bon album à mon sens) je boucle cet article en espérant être un peu moins fatiguée pour reprendre la rédaction d'ici quelques jours... 
Et je vais devoir me retaper deux heures en CMP (accueil de jour), car ça fait deux fois que je déserte... Deux heures ce n'est pas la mort, mais c'est quand même pesant moralement de baigner dans cette atmosphère... Même si je sais pourquoi je dois y aller. 

Le prix de la liberté, hein...? 

Posté par Loba_James à 11:21 - Permalien [#]
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28 janvier 2018

Sous la peau, l'Eden (Dans la réalité, un No man's land)

 Plus j'avance dans le temps, plus il m'est de plus en plus évident que j'ai bien une attirance raisonnée pour l'expérience, qu'un homme la porte et l'apporte dans sa vie et celle des autres, ou qu'il la porte sur sa peau, sur son visage. Raisonnée, oui. Vous savez encore lire. En même temps, il faut savoir faire la part des choses : ayant lu Lolita de Nabokov à presque 12 ans (c'était en 2003), et fantasmé tôt sur des acteurs de plus de 40 ans (si si... Pas sur le minet du moment qui avait droit à sa large couverture médiatique histoire de faire un maximum de thunes sur les sourires appareillés de milliers de gamines pubères, avec la peau soignée au Biactol)...

J'avais quand même de sacrées idées, même en me visualisant plus âgée, mais qui m'ont permis de tenir quatre ou cinq ans dans l'enfer du collège, sinon durant une bonne partie de l'adolescence. à 12 ans, on garde ça pour soi, histoire d'éviter les regards de travers. Et passé 25 ans, on fait comme moi : on balance sur soi, en se disant combien on était naïve et paumée à cette époque, combien on avait déjà ce besoin d'affection, insatiable et bouillant, douloureux même. Mais déjà, le Désir. 

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Pas toutes à la fois, j'ai qu'une bite ! (Patrick Bruel, Place des Grands Zobs) (non je déconne... Quoi ? OK, à la fin de cet article, je me casse, vous êtes contents ?! MEEEEEEERDE ! Et ne me remerciez pas, bande de pécores. )

Et pourtant... D'un côté, je sais à quel point je ne suis bien que seule. Ce n'est pas de l'égoïsme que de vouloir être seule la majorité du temps, non... C'est bien souvent une forme de protection, en dépit de mon attente évidente de pouvoir enfin aimer et partager de façon juste et généreuse. De l'autre, j'ai le désir (sexuel, vital, sensuel, viscéral, émotionnel... etc) qui me colle à la peau comme la boue, ou de la poudre colorée indienne de Holi. ce Désir qui me guide, m'élève, me désaltère... Sans forcément m'égarer, me rendre plus perchée que je n'en ai l'air, ou m'étouffer.

Littéralement perdue entre l'état de conscience agréablement altéré d'une semaine auparavant (où j'ai notamment écrit trois articles en une journée, tour de force majeur de votre dévouée Lo) et la volonté de continuer à revendiquer haut et fort ma liberté affective. Ce n'est pas une mince affaire. Mais ce n'est pas le World Trade Center non plus... J'arrive quand même à vivre, non ? Au risque de devoir affronter encore une fois une certaine frustration. Mais même la frustration n'est qu'une étape qui t'ouvre toujours les yeux sur tes vraies priorités, même si c'est long à prendre, même si c'est douloureux, parfois décevant, dans le genre blessure d'amour-propre. 

Blueberry (Jan Kounen, 2004) Ayahuasca Visions

Petit aperçu du circuit neuronal et psychique de Lo quand elle médite sur ses failles, ses craintes... Et qu'elle en tire leçons... C'est un peu barré mais j'apprécie aussi bien Jan Kounen en tant que réalisateur (Dobermann, Blueberry, son court-métrage Vibroboy forcément...) qu'en tant qu'expérimentateur de l'ayahuasca (je cherche ses Carnets de voyages intérieurs depuis un bail, on dit que le livre est excellent). 

27 janvier, 11 heures 37. à l'heure où j'ai bouclé la première partie de cet article, il y a eu des gens pris dans les embouteillages, il y a eu des jeunes qui se sont rendus en cours... Et à la radio, il y a cette chanson : "Do you believe in life after love ?" Je n'ai jamais été trop fan de Cher (sauf dans deux circonstances : dans Les sorcières d'Eastwick et sur la pochette de l'album Believe, justement... C'est déjà bien...), mais ce morceau est plutôt parlant, en plus dans le contexte actuel de résilience que je traverse. à une époque, je n'y croyais plus, prise dans un marasme post-rupture qui semblait ne pas en finir... Et maintenant, cette espèce de renaissance mentale due à l'oeuvre du temps, que j'accueille avec plus ou moins de confiance... On a mis dans mon corps et ma tête une faim, une soif que l'on ne peut satisfaire vraiment. A moins que... Non, rien. Question de maîtrise, de débrouillardise... Démerde-toi pour maîtriser ce qui te dévore mieux qu'une drogue fabriquée en labo. 

Supporter la tempête tel un rocher : le syndrome Von Bülow

27 janvier, 16 heures 40. L'ordinateur sur la table basse, j'écris en suivant Le mystère Von Bülow, consécutivement après Donnie Darko, mindfuck movie apprécié dans mon répertoire après L'échelle de Jacob (auquel je voue une fascination pas possible et sur lequel Richard Kelly a quand même pas mal pompé). Pas tous les jours que j'ai TCM sur ma télé, alors du coup... J'en profite. Et en observant le personnage de Glenn Close (Sunny Von Bülow) par rapport à celui de Jeremy Irons (Claus Von Bülow), une chose me saute aux yeux. En tant qu'homme, il faut beaucoup de cran pour supporter une femme émotionnellement insécure, même en ayant de la compréhension pour Sunny je la blâme, même en ayant de l'incompréhension par rapport à Claus je le comprends...  mais vraiment, beaucoup, beaucoup de cran. Je le dis tout net, les hommes n'aiment pas ce qu'ils appellent abusivement les "chieuses". Et pourtant... 

... Le souvenir lancinant de la chaleur 

Je repense à toi, que j'ai eu la joie d'avoir près de moi récemment, durant un temps déterminé. Je te revois un dimanche de lendemain de fête, dormir dans le lit, fatigué, mais serein, je me revois t'embrasser, te caresser doucement, ton odeur mâle mais douce, tes lèvres, tes baisers. Ton sourire, ton regard, ta douceur de caractère et ta persévérance que j'admire quand à ta propre vie, tes propres soucis à affronter....  Mais que j'étais sereine !  Même sans qu'on soit collés l'un contre l'autre.

Deux semaines après, je n'arrive pas à t'enlever de ma tête, mais si je dois souffrir au moins sur ce point, alors je souffrirai mentalement, t'inquiète pas trop, j'ai l'habitude... En espérant te revoir de temps à autre. Je te l'ai dit, je n'espère rien de particulier. je n'ai que deux conditions. Que l'on comprenne mon histoire, mes comportements, mes petites gloires et grosses misères, et tout le toutim... Pour mieux m'accepter telle que je suis. Et non uniquement telle que je peux être. Et ainsi, pouvoir faire de même pour autrui, pour toi, ou même moi. J'en ai grandement besoin, quand je regarde bien. L'amour que j'ai pour l'expérience, c'est aussi cela. 

Ask and obtain a better answer than silence / You couldn't longer live within / No matter if you talk to the Goddess or angels / The answer will be more concrete than everythin' you've already seen... (Ask and obtain, texte perso que je vous partagerai dans peu de temps...

On réclame la chaleur humaine pour se réchauffer, non pour brûler. Mais sans que je demande grand chose, je sais qu'elle m'est fournie.

Récemment, dans le bus qui m'amenait vers le centre-ville, j'ai fermé les yeux et demandé intérieurement (à qui ou à quoi ??? Ah, mais ce n'est pas à moi de le dire. Demandez sans exiger, en toute humilité et en toute conviction, vous aurez peut-être une réponse...) de pouvoir croiser un ou deux amis dans la soirée, de pouvoir approfondir une relation amicale de façon concrète.

Résultat ? Je devais retrouver une pote dans un bar assez couru, elle était accompagnée de deux de ses amis. On a décalé dans un autre bar à côté, j'ai croisé une amie proche, et en sortant de ce bar pour prendre l'air, je croise encore des amis, on a passé la soirée à causer avant que je rentre prendre le café avec un ami avec qui je commence à approfondir la relation (d'un point de vue purement amical, toujours). Jusqu'à six heures du matin, avant de m'endormir jusque dix heures. Je ne peux pas dire que je n'ai pas été entendue, impossible... Vu la demande adressée, et vu l'ampleur de la réponse, je ne peux qu'avoir de la gratitude pour qui / ce qui m'a entendue. 

Vivre simplement, vivre librement.

Expérimenter les choses sans me blesser, comme un chat qui retombe sur ses pattes. En apprendre du plus futile au plus concret.

Rire. Jouir. Chanter. Pleurer. 

 

Aimer à en triompher de ses exagérations, comme à en mourir, mais sans douleur, comme en étant consciente de l'importance de construire sa légende personnelle avant même le destin. 

Simplement me sentir un peu plus vivante et par dessus cela, un peu plus ancrée au fur et à mesure des expériences, des conversations, des gestes et actes, que cela vienne de moi ou d'autrui. 

C'est tout ce que je demande au jour le jour. 

Peter Lindbergh _ Fallen Angels _01

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21 janvier 2018

Gratitude pour lectorat en A Majeur

Dans un étrange état d'esprit...

Depuis une bonne semaine, je ne suis quasiment pas sortie. Pas par accès dépressif ou je ne sais quoi, mais par simple besoin de ressentir un peu plus fort l'effet de protection qu'on peut ressentir entre ses quatre murs. Ayant pas mal d'amis qui bougent régulièrement de chez eux, et étant moi-même dans cette disposition d'esprit un peu nomade, j'ai ressenti cette semaine le besoin d'imprégner les lieux de mon empreinte de façon plus forte.

Le besoin de stabilité des borderlines, encore et toujours... Mon appartement ne faisant pas exception à la règle. Si ta vie affective ne suit pas forcément, ta vie sociale et le reste doivent au moins être mis à un certain pas, pas trop fort mais fermement. Condition parmi les plus fondamentales de rémission psychique. 

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Un mental stable commence par un espace stable (notamment la chambre). Des étagères de livres des deux côtés, des objets ethniques, une déco bohème, un lit stable (même au ras du sol, au moins ça ne grince pas...), un espace sacré genre autel... Un bazar organisé avec de l'âme... 

Mais je vous avouerai franchement qu'en ce moment, ne me demandez pas pourquoi, sans faire dans la décadence voire la déchéance (ce qui serait franchement merveilleux lamentable vu ce que j'ai pu vivre de positif en quatre ans), j'ai besoin d'un peu de rock'n'roll dans ma vie. Les publicitaires qui ont fait la campagne Gleeden avaient vu juste, prendre un amant (selon Lo, agrée par un état matricien, avec formation Premiers Gestes qui Excitent ^^) ça devrait être remboursé par la Sécu, et bien plus que les antidépresseurs. Et au même titre qu'Union, si c'était le cas selon les espoirs de certains lecteurs (selon Adam de Lichana, ancien rédacteur en chef du magazine, dans une interview à L'immanquable (hors-série n°5) )

Voici, pour le moment, mon état d'esprit. Depuis début décembre, ce qui est réjouissant. Un mois sans coup de trafalgar, bon sang mais quel bonheur. 

Mais en ce moment c'est un peu une sorte d'apothéose. Je m'expliquerai plus longuement sur les raisons de cette apothéose, mais là... Besoin de prendre du recul dans le temps, histoire de pouvoir l'expliquer clairement et le plus sereinement du monde.  

 

Histoire de Lo, quatre mois après... 

 

Après avoir signé trois articles en deux jours, j'avais besoin de prendre le temps pour celui-ci, une fois de plus sur un sujet délicat, mais en fin de compte, on attendra un peu pour le sujet délicat (de plus, je ne suis pas d'humeur à pousser ma gueulante, aussi caustique que cela puisse devenir en général). Car c'est à toi, lecteur-trice, ou les deux, que je m'adresse aujourd'hui. Profites-en, ce n'est pas tous les jours que ça arrive. C'est même plutôt exceptionnel dans un contexte actuel aussi nombriliste et juridiquement miné que Facebook, Instagram, et autres toiles tissées par un Big Brother déguisé en araignée 2.0... 

Pas de liberté de ton sans grain de folie, MAIS... La droiture de la pensée est toujours bienvenue, la régularité rédactionnelle aussi. Voilà entre autres raisons pourquoi je me proscris d'office certaines substances (mais si un jour on légalisait la verdure... La fumer, je ne suis pas convaincue. Mais la prendSi j'ai pu arrêter le Valium et le Xanax, pourquoi pas ce médoc-là, en le remplaçant progressivement ?  )

 

 

Le 10 septembre dernier, j'inaugurais Histoire de Lo sans avoir la conviction que le blog réussirait à plaire ne serait-ce qu'en un mois ou deux.

C'était il y a quatre mois et quelques jours, et même si c'est peut-être un peu tôt pour se réjouir, même si ce n'était pas la vocation première de ce blog que de plaire (en comparaison d'un espace comme Facebook, la liberté de ton est bien plus mise en avant sur un blog, ce qui fait qu'on peut se permettre les délires les plus obscurs et de dire les pires conneries sans voir quoi que ce soit de fermé d'office par le moindre administrateur, hey hey hey... ), je préfère encore que mon travail plaise pour commencer à une dizaine de personnes et construire mon propos et mon identité textuelle dans le temps et ainsi plaire crescendo à des lecteurs sensés sans avoir perdu leur côté irrévérencieux, barré ou autre adjectif flatteur (et quand je dis flatteur, je le pense, je n'ironise pas !!!), ou encore à des lecteurs qui me liront comme ils écouteraient une compilation de Björk ou de Gotainer, ou se reconnaîtront un minimum dans ce regard qui est le mien, de femme jeune et un minimum ancrée dans la réalité d'un monde qui se casse la gueule, de femme handi-psy aussi, mais de femme avant tout. Je l'ai souligné plusieurs fois récemment : dans le contexte actuel où la parole féminine commence à être prise en compte, j'ai aussi mon mot à dire, fut-il délirant sur la forme mais sensé sur le fond. 

C'est en cela que je tiens notamment à remercier les lecteurs qui viennent pour la première fois comme ceux-celles qui me suivent régulièrement depuis quatre mois. Depuis quatre mois, à travers l'introspection que j'entame sur ce blog, en plus en dehors de tout cadre psy (il faut bien le reconnaître, qu'est-ce que vous voulez que je fasse un vrai travail sur moi en quinze minutes de consultation chez ma psy ? En plus une fois par mois ? C'est p't'êt' gratuit parce que c'est dans le public, m'enfin merde quoi...), je m'efforce d'aborder, de partager les sujets les plus concrets comme les plus futiles, sur un ton qui peut rebuter les plus exigeants en terme de langage (c'est du vécu, certains étaient et sont encore parfois plus rebutés par mes mots que par un plat de sashimis... heureusement que mes articles sont garantis sans fugu, bande de faux-culs.) et vous êtes encore suffisamment ouverts, curieux, compréhensifs... pour me faire confiance et me suivre dans cette aventure textuelle qu'est Histoire de Lo, et qui a à peine commencé. Pour cela aussi, et pas uniquement pour le fait de liker mes articles, je vous dis MERCI. 

Je me sens bien, incroyablement bien. Une fuckin'euphorie, telle que j'aurais envie de serrer quelqu'un le plus tendrement et sensuellement du monde. J'écris non pas sous Abilify, mais sous Amaretto (le fameux A majeur...). Eh quoi, pour une fois ! Petit plaisir à douze balles la bouteille, mais au fond... je ne fais pas ça tous les jours. D'où la sensation agréable d'être légèrement sonnée, de ce léger coup de chaud. Tout dans la légèreté, oui m'sieur dames. 

Je ne suis pas quelqu'un qui a l'alcool méchant ou triste. Juste joyeux, voire rêveur. Et je ne fonctionne pas à l'excès avec l'alcool.

Au regret de vous annoncer que NON, je ne suis pas la version alcoolisée de Hunter S Thompson, même si j'apprécie son travail de journaliste et chroniqueur. Ce qui fait que malheureusement, vous ne me verrez jamais arriver à ce résultat, streng verboten par conséquent : 

Extrait de Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1998) HD

 

Sur ce, en attendant la semaine qui s'annonce, je vous souhaite une bonne soirée et fin de soirée. Merci encore pour votre curiosité et votre fidélité. Et comme dirait Lafesse : "Pourvu qu'ça dure !" <3 

 

Posté par Loba_James à 20:40 - Permalien [#]
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