Bon ben voilà, me revoilà... Le réveil est anticipé et extrêmement dur, mais c'est ça où toujours remettre la rédaction à plus tard, et j'en ai marre de ne faire de mon mental que des listes de courses et de choses à faire pour ce qu'il reste de l'été. Ma plume a besoin d'exercice ! 

Cette semaine, séance chez l'acupuncteur pour trouver une solution à mon deuxième ennemi au niveau santé. Vous connaissiez déjà mister BPD, voici mister SPM ! Bref vous l'aurez compris, on va parler lunes, ragnagnas, anglais qui débarquent comme les alliés en Normandie. Eh ben si. Y a pas que le soldat Ryan dans l'affaire. Et j'aimerais pousser un mini-coup de gueule, mais quand même. 


Vous inquiétez pas, hein. Je vais pas faire mon Stromaé. Je suis loin d'être formidable, mais comme je l'ai dit je m'entraîne. 

 

Il y a plus de soixante-dix ans, des GIs étaient capables d'aller pleurer leur mère pour une jambe éparpillée en confettis (coucou le soldat Moralès) entre coquillages et crustacés (coucou Brigitte Bardot), mais si ils revenaient vivants, leur mot d'ordre d'emblée c'était : "Plus jamais ça !" et on leur filait une médaille bien méritée. Fin de l'histoire, tu rentres au bercail et tu retrouves Bobonne. Terminé. 


Alors que nous les femmes, à la différence d'un GI sur les plages normandes ou le bourbier vietnamien, on saigne en moyenne une fois par mois de 12 à 50 ans, et à moins d'avoir été peu ou mal, voire pas du tout éduquée sur le sujet, on en fait pas tout un cinéma. Le seul renfort dont on a besoin depuis au moins une bonne centaine d'années, ce sont des serviettes/tampons/mooncups de bonne qualité. Parce qu'avant, depuis la nuit des temps, on nous a cassé les couilles pieds en nous considérant comme impures tout en piochant allègrement dans le répertoire des superstitions liées à notre pouvoir ultime de porter la vie comme de repousser direct ce qui n'arrangeait pas les mâles du coin (genre au XIXème siècle dans l'Anjou et le Morvan, on nous faisait traverser les champs en périodes menstruelles pour repousser les sauterelles et les chenilles.... Et puis il y a eu le système Monsanto. Techniquement plus effectif mais plus vicelard à long terme sur la planète, forcément...)

En fait, si vous regardez bien, d'un côté comme de l'autre on pisse le sang, certes pas dans les mêmes conditions, mais sûrement encore moins pour les mêmes finalités et les mêmes conditions de considérations par la société et ceux qui la définissent. 

 

D'ailleurs dans un cas comme dans l'autre, si un soldat ou une ménagère d'il y a deux siècles pouvaient parler... 

tampographe-sardon


Bref, à côté d'un bidasse ma grand-mère (ou n'importe quelle autre femme de ma lignée ancestrale, ben si) aussi aurait mérité une médaille pour la gestion de ses chiffons personnels. On n'arrête pas dans le Féminin sacré d'essayer de déstigmatiser cette aspect de nos vies, de marteler désespérément que NON, le sang des femmes n'a rien de sale ou de scandaleux (c'est quand même grâce à nous que vous pouvez débarquer sur cette planète, à un tarif plus économique que le transfert de Paul Pogba au Barça ^^), et tout ce à quoi nous avons eu droit ces dernières années, c'est de nous plaindre sur le prix des tampons et des serviettes et de nous inquiéter sur leur possible toxicité à long terme, alors que dans le même temps, on s'émeut que les femmes SDF n'y aient même pas accès de par une multitude de raisons. 

 

Un peu absurde comme raisonnement. En gros, j'ai l'impression que l'idée est la suivante : pour moi qui peux m'informer c'est toxique, mais si les autres femmes (non issues de la classe moyenne, quoi) en ont besoin, faudrait inaugurer les open bars de Tampax dans les centres d'accueil pour SDF. Encore faudrait-il qu'il y ait de la place. Et une sécurité constamment assurée qui leur permettrait d'y aller sans avoir la peur au ventre de se faire agresser par un sosie de la Calypso avant son incendie. En somme, quand t'es une femme qui a les moyens, tu peux te préserver de tous les mystérieux composants que contiennent les sacros-saints bouts de coton compressés, mais si t'as pas les moyens, autant te les refiler puisque tu finiras de toute façon seule dans une ruelle à clamser en silence. Je suis désolée de le sortir de cette façon, mais au fond, si vous analysez un peu les polémiques qu'il y a eu à ce sujet, ce n'est qu'une énième preuve que l'inégalité sociale (et aussi une mauvaise considération des besoins des femmes) se suffit également à un truc aussi banal que ça. 

Voilà voilà, c'était le débat à la con du jour. Ou du soir. Enfin bref, ça défoule et c'est le principal.

Bon je vous laisse en attendant la prochaine, je m'en vais combler mon manque de sommeil, j'ai des cernes comme le Colisée. Dormez bien, les baltringues. Je vous aime. ^^

 

Et le pire c'est que j'en rajoute.
Fouettez-moi au moins avec des orties, que ça me serve à quelque chose.