19 juin 2018

 

Enfin je reprends un rythme normal depuis hier, après trois jours d'une belle expérience bénévole sur la Magnifique Society. 

Maintenant, on ne discute pas, on prend son café, on prend sa dope (guarana et eau citronnée, cocktail de warrior selon Mademoiselle Lo), et on se remet à écrire. Pas simple de faire le tri dans mon zapping mental, mais je vais y arriver. Sinon, la 

Et curieusement, du fait que j'héberge quelqu'un qui dort juste à côté de moi (enfin, sur le convertible, alors que je suis à mon bureau), je pense que j'arriverai à mieux me concentrer tant qu'il dort. Et comme je n'héberge pas n'importe qui, une pensée me vient à l'esprit qui va de pair avec ma situation affective toute nouvelle (bah oui, seulement un mois et demi, mais j'ai tout mon temps maintenant ^^): 

J'ai l'âme romantique. Je l'ai toujours eue en réalité, plus ou moins ouvertement. 
Les grandes envolées sentimentales, les serments, les amants qui échappent à l'ordre établi (ou à la connerie de la zone mondiale en d'autres termes) par le suicide, ça m'a toujours profondément émue. 

Oui. Je l'avoue. Sous mes dehors provocateurs (enfin c'est ce qu'on dit mais c'est gentil de me faire de la pub...), je suis une fucking romantic. Bon, pas jusqu'aux fleurs bleues et petits oiseaux, hein. 

Source: Externe

Enfin presque. Je dis ça c'est pareil pour les boîtes de chocolats et tout le toutim de la Saint-Valentin.

Voilà voilà, c'était le coming-out sentimental du soir... 


ET MAINTENANT TU BOSSES, LO !!! -Ben oui mais quand même... NE DISCUTE PAS ! PONDS-NOUS UN ARTICLE ! -Kotkotkot... Mmmhh. NNnnnnnnggnnnnnngngnnnnnhnhh........ (gémissement de la rédactrice qui tente de trouver tant bien que mal un sujet sérieux.)

Ah ben si... ça y est. Non, je déconne. 


20 juin : 

Qu'il est étrange pour moi de retrouver un certain calme dans l'appartement après une semaine passée dans le tumulte humain et musical de la Magnifique Society, et à héberger l'homme que j'aime.
Quelle douloureuse sensation, en fait, tant j'ai pris goût à sa peau, son regard, ses rires, ses sourires. Simplement sa seule présence à mon monde, au monde en lui-même. Quel bonheur de pouvoir vivre ces moments, aussi courts soient-ils. 

Et mon mental fragile, la Bête Mentale qui veut se mettre entre nous deux. Quel merdier quand ça veut. 

Mais j'aime, avec toute la conviction possible et imaginable. Rien ni personne ne me l'empêchera, pas même ma personne. Il faut que j'apprenne à adoucir mon esprit si je veux adoucir ma vie. 

Gros travail de réflexion en perspective, mais pas maintenant. Et au moment d'écrire cette ligne, voilà sur quoi je tombe au détour d'une page web. Sans être de conviction bouddhiste à la base, je pars pourtant du fait que certaines réalités qui y sont abordées et creusées le sont de manière simple mais remarquable. Si on met de côté le caractère religieux, cela reste un exemple de sagesse pratique et universelle. 

Et si je comprends et tolère un certain mysticisme, je suis fondamentalement contre la dévotion aveugle, le fanatisme illuminé. Loin de moi ces dérives. 

L'amour et la sexualité dans le bouddhisme - Un choix, une route

En amour, il existe différents types de recherche qui sont toutes des illusions: la fusion et l'idylle, la passion sexuelle, la sécurité garantie à vie, un remède à la solitude Les moments de fusion peuvent exister, mais ils doivent être transitoires et pas un mode de fonctionnement du couple.

http://www.unchoix-uneroute.com

Autrement, journée passée entre le salon et la cuisine à remettre désespérément de l'ordre en déplorant secrètement le semi-silence dans mon appartement. Même si je faisais mes affaires de mon côté et lui de même, il y avait quand même de la vie. On croirait maintenant un monastère perdu dans les Cyclades, tellement c'est calme. Même pas envie de mettre Radio Libertaire ou Arte en fond sonore, ce qui en dit long sur mon besoin de faire le vide en dépit du fait que j'ai passé une putain de belle semaine. 

 

21 juin :  

Apprendre au jour de la fête de la musique que dans quatre jours, c'est le concert de Nine Inch Nails à L'Olympia. Et qu'il affiche complet. Le seum. 

Envie de quasi-rien, sinon d'un peu d'affection. Mais comme je suis à nouveau seule dans mon appartement, je n'ai pas d'autre choix que de passer à autre chose. Ou de passer un peu de musique, de la bossa nova tiens. Un truc un peu chaleureux pour contrer mon stress matinal.

 

Confuse en ce moment, mais heureuse, au fond.

Heureuse, car j'ai de quoi vivre, j'ai près de moi des êtres à apprécier ou à aimer et qui m'apprécient ou m'aiment, et j'ai des choses diverses et variées à accomplir. Au fond je n'ai pas besoin de plus dans ma Vie. 

Vérité et réalité fondamentale qui ne me quittera pas, oh que non. Je ne doute ni de ma capacité ni de celle d'autrui. Si mon trouble me fait exprimer le moindre doute, cela ne concernera jamais que mon trouble car en dehors de lui je peux être incroyablement idéaliste mais ancrée, engagée mais pas fanatique. 

Enfin, ce n'est que mon point de vue. 

 

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