Lundi 14 : Au départ, on devait avoir du soleil non stop comme en juillet. On devait, hein. Et puis finalement, il n'arrête pas de flotter depuis hier. Du coup, logiquement, qu'est-ce qu'il reste à faire quand le ciel prend la couleur du rat crevé, je vous le demande ? 

Bah vous lisez, vous glandez devant la télé, Internet, vous faites du macramé, vous vous branlez occupez comme vous pouvez. je vous passe les quelques propositions un peu plus corsées, vous êtes assez grand-e-s pour le savoir, et puis ce n'est pas à moi de vous conseillez sur votre temps libre. Autogestion, quoi ! 

arton6693

 

Oui bon, ça peut être une idée d'activité. On fait sa plus belle crête, on met son plus beau keffieh et entre deux ateliers permaculture et trois pogos, on va défendre la ZAD de NDDL. Je dis ça pour vous, parce que perso j'ai ma cause à défendre qund même.  

 

Mardi 15 : 

Déplacement important le 16, finalement annulé pour cafouillage administratif effectué en bonne et due forme, indépendamment de ma volonté (et en plus, j'y perds 100 balles en frais de déplacement et d'hôtel). Je vous avouerai franchement que ça m'emmerde profondément, mais il faut bien que la vie suive son cours. Je ne ressors ni malade ni entre quatre planches, quand ça vous arrive, c'est exactement la même pour vous.
 
Vous pouvez arriver à cette conclusion pour vous-mêmes, j'en suis certaine, alors continuons à faire honneur à nos Existences... 
 
Mercredi 16 : 
Sur Facebook, je me fais sèchement rembarrer par une amie mal en point, que je tente de réconforter et qui m'adresse en tout en pour tout ce mot laconique : "Adios". Aucune explication. ça veut dire ce que ça veut dire, non ? Soit. 

Et curieusement, pour quelqu'un dans mon genre qui éprouve généralement une peur panique de l'abandon... Je me surprends à éprouver plus de déception morale que de tristesse affective pure. Je ne m'étendrai pas sur mes hypothèses quand à ce rejet brutal, à la fois par pudeur et par dignité. Mais c'est comme si je m'y étais attendue de manière inconsciente depuis un moment.

Je la sentais partir, je la sentais en quête d'une certaine normalité sociale quand personnellement j'assume ma marge sociale, ma part de folie, tout en portant haut ma capacité intellectuelle mal exploitée par la force des circonstances. Elle a voulu que je dégage de sa vie, soit. Moi, je n'empêche personne de venir, de rester ou de partir. Mais cela dit en passant, quand quelqu'un revient j'exige des explications. 
Deux potes qui me lâchent en un an, et j'ai l'impression de compter mes morts. 
En gros, trois jours de grogne la semaine dernière. Pas forcément une semaine épouvantable, mais comme vous le savez, j'ai le ressenti et l'humeur en montagnes russes. Semaine étrange. Je me sens surchargée, du moins émotionnellement. Pas jusqu'au point de craquer, mais quand même un peu, d'autant plus qu'à l'heure où je boucle ces notes (qui laisseront place à un meillleur article du fait de ma légère fatigue du moment), perdre à la fois une amie et une figure paternelle dans la même semaine reste éprouvant pour mes nerfs. Je m'en expliquerai plus tard.
En fait je n'ai quasiment pas faim, prise dans mille pensées et espoirs de mon affect joueur... Ou alors si peu faim, c'est quand même mieux que d'être à trois jours des règles et se mettre à braquer le frigo (un peu comme la pharmacie dans Nikita).
Oubliez Weight Watchers, Dukan et les conneries de régime qui passent à la télé à 300 balles le mois. Vous voulez vraiment vous faire passer l'envie de bouffer comme un ogre ?
Tombez amoureux, quitte à affronter la frustration lancinante de ne pas toujours avoir votre moitié à côté de vous... Quitte à en devenir un peu cinglé-e, mais au moins vous ne pensez plus trop à bouffer pour tuer l'ennui, tellement vous avez envie de bouffer l'autre. C'est tout ce que je peux vous conseiller.

 

 

Mais là, ce sera bouillon, thé/tisane et yaourts à foison. Faut bien avaler quelque chose en attendant que la fatigue passe.