Premier article depuis... Pffff, je sais pas en fait, une éternité probablement.

Mais comprenez que je suis en ce moment un peu fatiguée. Je ne suis pas dans un état dépressif, mais comme mon corps est une éponge pour la flaque de mon mental, il suffit de peu, de très peu même, pour que mon corps soit gorgé de bonheur, de joie de vivre à forte teneur en espoir, ou alors de la pire flemme sociale (éponge qui aimerait bien se faire caresser comme chez Spontex, mais avec le hérisson en option)... 

Un peu cassée en ce moment, donc, parce que quoi ? Parce que l'ennui, parce que le stress, parfois aussi parce que l'incertitude. Je me dis toujours que ne pas savoir quelque chose (la vérité, les horaires de la SNCF en temps de grève... ça marche avec absolument TOUT) peut vous rendre cinglé en moins de temps qu'il n'en faudrait à Michou pour bouffer son costard et chier bleu. Mais fort heureusement, je parviens cet après-midi à me tirer du canapé pour me mettre à un nouvel article, en espérant que j'arriverai à tenir la cadence. Mais normalement sur trois ou quatre jours de rédaction, ça devrait le faire. à l'heure où j'écris ces premières lignes nous sommes le 12.

 

Rosa Yemen - Rosa Yemen (1979)

 

Et aujourd'hui le 13 ? 


Trop de choses en tête pour pouvoir complètement m'ancrer. Ai squatté le campus cet après-midi en espérant pouvoir justement le faire. 

Je tenais à prévenir que les vendredis 13 ne sont pas à mes yeux une raison valable d'avoir peur des échelles et surtout pas des chats noirs. Compagnon des sorcières et des libertaires... Mais même malgré la réputation qu'on leur fait, je les aime trop pour les rendre responsables de mes propres tracas, comme n'importe quelle bête. Sors de mon corps, Brigitte Bardot !!! (Ah, on m'informe qu'elle vit toujours. Pardon Madame. Et bravo pour votre combat, même si je ne vous suis absolument pas sur le terrain politique.)

 

 

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Quand t'as passé une nuit d'amour absolument sublime mais que t'as encore un goût bizarre sur la langue...
Surtout quand ton mec est fumeur.
 

 

Sachant que j'aurai 27 ans dans quelques mois, je dois reconsidérer différement certains aspects de ma vie et renforcer celle que je peux déjà porter à d'autres. Sans forcément détenir la plus grande connaissance possible, de moi-même ou d'autrui, j'admets progressivement que sans perdre mon grain de folie et une certaine liberté intérieure, j'ai besoin de me poser dans ma vie sans que l'atterrissage soit trop brutal. Et quand bien même il serait long, cet atterrissage... Je n'ai pas peur de cette possibilité, car mon but est de me poser au long cours avec des gens suffisamment sensés et bons qui me donnent envie de le devenir un peu plus fort, et surtout avec un seul que je puisse estimer comme l'être aimé sur la base de critères concrets, mais pas uniquement. 

Et pendant que je me remets à écrire, je veux mettre en lumière par la même occasion un vaste questionnement qui en englobe plusieurs en réalité. Dans la mesure où je touche là aussi bien à tous les temps de ma Vie (passé présent futur... Oui, je vous explique car je vais pas vous faire un cours de philo), qu'à mes acquis et à ce qu'il reste à acquérir. Devenir un peu plus ancrée donc, un peu plus cadrée dans mes valeurs et mes actes, sans devenir rigide. 

 

Et pour une fois, la maladie ne tient pas une place centrale dans ces interrogations, ce qui est quand même réjouissant quand on sait que j'ai tendance à en décortiquer pas mal par ce prisme. 

Je pense au couple, à la parentalité. Le premier sujet, passe encore. Mais le deuxième ? Pourquoi ? Parce que je me demande si en dépit du fait que je n'ai jamais été mère, je pourrais quand même gérer. J'ai beau être ce que je suis, avoir ce que j'ai, on se pose tous la question à un moment donné. Si je tombais sur un jeune papa, un père de famille, que ferais-je ? 

Une nouvelle façon de concilier une certaine liberté (intérieure cette fois) et l'engagement familial... Sans perdre le sourire, le sens de l'humour... 
M'engager sans me dégager.

Je n'ai pas peur d'aimer, j'ai peur d'être seule à le faire, à me casser le cul pour apporter un peu d'harmonie et de saveur à la Vie de certains qui en fin de compte n'en voudraient pas. 

Je n'ai pas peur. Sinon de mes éventuelles erreurs. Mais le tout est de savoir corriger ses erreurs...

 

14 avril : Le ciel est d'une grisaille... Mais ça change un peu du soleil. D'autant plus que quand tu commences la journée en cassant ta théière en verre (par inadvertance, évidemment... Mais quelle connerie !) et que tu t'entailles la paume sans faire exprès... Bouger mon pouce gauche me tire là où c'est entaillé.

 

Charlotte Gainsbourg - Voyage

 

 

15 avril : Suis dans une sorte de quiétude mentale pour l'instant. L'amitié, la musique et l'alcool aidant, le désir m'a coulé dans les veines de façon encore plus limpide, quoique brève. Le désir dévore tout ou presque, comme un bébé qu'il faut nourrir pour le voir prendre des forces et renforcer l'amour qu'on a pour les siens et la responsabilité qu'on établit vis-à-vis d'eux. 

On peut profondément aimer une personne amie comme un frère ou une soeur, mais pour avoir en plus un éclair de désir vis-à-vis de la personne sans culpabiliser, il faut être sûr-e de deux choses : 

Savoir maîtriser cette émotion en se rappelant qu'un jour on a commencé à apprécier une personne concernée sans rien attendre en retour. Simplement aimer quelqu'un dans son entier, comme le samouraï qui admire la fleur de cerisier. Même en sachant parfaitement qu'elle peut perdre de sa fraîcheur, de son éclat

Se dire que ce n'est pas le désir qui est dommageable, il est honorable (aux anciens auditeurs de Skyrock dans les 90s, souvenez-vous de la parodie du Doc et de Difool par de Caunes et Garcia sur Canal (la belle époque de la télé en fait) :  "Ce n'est pas sale".) Ce qui peut faire du mal, c'est notre attente derrière l'émotion manifestée. Désire-t-on quelqu'un pour sa seule beauté physique, pour ce qu'il peut nous accorder ? Ou pour partager une force d'âme éventuelle, une éxpérience de vie, des moments et des choses qui nous sont propres ?  

 

Le plus dur dans l'attente n'est pas l'attente en elle même de prendre un nouveau départ dans un aspect de sa vie. La vraie question, c'est : comment focaliser son esprit sur sa propre initiative de travail sur soi, plutôt que sur une incitation extérieure et circonstancielle à travailler sur soi ? 

Et j'ai beau le marquer bien en gras, je suis consciente que même moi, en ce moment, je m'efforce de le faire. 

 

En attendant, toujours est-il que quelque chose va bouger. Je sais quoi, mais je ne sais pas encore à quelle intensité. ET en attendant... 

Il me faut clore cet article sur une note gentiment sarcastique. C'est beau comme du Robert Crumb, quand même. 

 

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