I'm waiting for my man... (The Velvet Underground)... Mais pour l'instant... 

Depuis le temps que j'y pense.

Plus sérieusement, je pensais à faire un portrait de mon Homme, l'Idéal comme il est commun de dire. Mais quand bien même il existerait, il faudrait le décortiquer dans sa constitution pour être sûr-e de ne pas s'ennuyer au bout d'un moment. Je suis comme ça, toujours à chercher à comprendre. 

Ben ce portrait, je vais le faire. ça va être chaud à écrire, il faudrait que je retrouve la structure de mon texte. Marquée sur un papier que j'ai cherché il y a deux heures. Pas de traces. Courage, je chercherai encore !

En attendant... Vouer au départ ma journée de mardi aux besognes domestiques et aux courses. En fin de compte, j'ai réussi à tout chambouler pour finalement me retrouver avec des amis et même de quoi écrire... Eh oui, on ne stoppe pas ma fièvre graphologique.

La preuve en recto, verso. Et mal alignées avec ça. 

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Je suis sauvage, plus que toute autre condition.

 

Je pourrais largement dire que j'en profite travers ma situation sociale présente, mais je ne veux pas vivre en parasite. Je suis une éternelle sauvageonne, observant le monde de loin tout en le ressentant de près. Le monde est de l'air, je le sens mais si je pouvais éviter de le ressentir de trop, tel un vent glacial en pleine face...

Mon sang bout comme de la sève, mes yeux sont paranoïaques. J'ai le cœur bourré de désirs rageurs, mal canalisés, qui te prennent au cul comme une peur inattendue, une douce violence, une violente douceur. Le désir fait partie de ces choses qui me maintiennent, à travers mon corps c'est mon esprit qui recharge les batteries. Je parle cru mais mon intention de partage (et de guérison mutuelle) est plus noble que mes mots. Je peux être d'une obscénité sans bornes dans les paroles qui cache la pureté de mon intention primordiale. La vérité, c'est que je mens au monde entier sur mes intentions et ma capacité véritables, à travers le cru, l'obscénité joyeusement agressive de ma parole pour faire comprendre aux timides, aux coincés heureux que je les emmerde. Avec le sourire et un rire puissant. Profondément retentissant.

 

Tu ne sais pas vers quoi je vais ? Ça tombe bien, moi non plus.

 

Je peux m'épancher dix mille fois sur ce que je suis, sur ce que je m'efforce d'être, qu'il manquerait toujours un détail. Je ne suis pas une femme, je suis une adolescente sombre, passionnée mais doucement vieillissante. Dans mon sillage, tout n'est qu'une question de hauteurs et de profondeurs émotionnelles, de bon et de beau à extraire, comme de à sortir, à extirper même. Du noir, du blanc, du rouge. Rouge comme ce désir qui me colle à la peau, à l'âme, et que j'ai tellement de mal complaisant à sublimer au profit d'une cause quelconque...

 

Bénévolat, travail, productivité, compétitivité ? Connais pas.

 

Je m'efforce de vivre déjà le plus honorablement du monde. C'est un travail qui n'est pas déclaré, pas rémunéré... Mais ça reste un travail sur moi, au sein du monde et du hasard génétique et environnemental qui m'y a amenée.

 

La vérité, c'est que je suis une sauvage qui cultive son état. Qu'on m'aime est une chose honorable. Mais sans forcément y inciter, qu'on me déteste serait compréhensible, et sans doute plus intéressant à décortiquer. Je suis parfaitement consciente que l'on ne me déteste pas facilement, mais si quelqu'un y arrivait en une seule seconde, il ne serait pas aussi expert en la matière que moi-même, pauvre jouet femelle de ma condition psychique.

 

Song for jedi - Dionysos

 

Je suis loin de prendre vapeur (si t'as pas lu l'Agrippine de Brétécher tu pourras pas piger), pourtant j'ai envie de crier, envie de dire que j'aime, que je désire... Confusion pas totale, mais dangereuse ambivalence naturelle qui fait qu'une seule caresse, un seul baiser peut m'électriser. 

Pas le courage d'en parler dans cet article... Mais sans forcément connaître la suite des évènements, putain que je me sens bien. Surtout depuis mercredi. Là le désir et le besoin de tendresse sensuelle et de fermeté morale font de la pyrogravure dans mon esprit. ça picote, ça brûle, j'aurais envie d'embrasser de caresser un homme, de leur faire l'amour, de prendre des femmes dans mes bras et de danser langoureusement avec, comme ça, comme un jeu... J'ai l'impression de déborder d'un amour presque électrique. Bon sang, pour un peu je prendrais un sac et j'irais squatter à paname en juillet, en mode Patrick Dewaere dans les Valseuses. Quand je n'ai pas le mental en mode Série Noire. Mais passé une certaine période de retrait, c'est une autre histoire désormais. 

Je me sens bien, en ce moment, pleine de désir, pleine de l'envie de faire du bien au coeur, au corps, à l'âme... Je sais pas. Une bouffée de bonheur, bien diffuse. Extatique intérieurement, mais pas au point de devenir hystérique. Je m'en expliquerai la prochaine fois.

Pendant ce temps, sur Bethleem Blvd. ...

14h07 : En train de glander devant la télévision... Nous sommes en 2018, et je trouve encore le temps de glander devant le Magazine de la Santé... Entre la chronique littéraire et un reportage sur un hôpital en Birmanie. 

17h03 : Sortir d'une petite heure et demie de sieste, avant d'attaquer la cuisine. Rinçage, épluchage, coupe et cuisson (avec Debussy en fond sonore) pour un ragoût végétarien (tomates/courgettes/topinambours) en plat de résistance. Absolument divin. 

21h : Faire le vide autour de moi pour écrire, au calme, un message pour un ami. Debussy a laissé la place à TLC, puis à Oumou Sangaré. Son album Moussolou, un bijou au même titre que Seya. Je découvre à peine la musique africaine, n'étant pas attirée à la base par la culture qui s'y rattache. Mais de par mon état d'esprit et une part de ma personnalité contrastée, je me sens curieusement comme dans un cocon musical chaleureux qui me fait oublier le climat capricieux de la France. Et le tempérament des Africains m'attire. Mon ressenti, mon seul ressenti, c'est qu'ils semblent pleins d'une force, d'une sensualité et d'un bagout qui me plaît, d'une chaleur dans la personnalité que je m'efforce de travailler dans la mienne. J'admire l'intransigeance positive de certaines femmes africaines... Bref, sans que je sois à fond dans la culture africaine, quelque chose m'attire. Mais l'Asie reste mon continent, celui que j'aurais voulu explorer en priorité, avec une nette préférence pour le Japon, le Vietnam et le Cambodge. 

Et dans le cadre de cette missive à un ami, Tendresse, Affection, Franchise et Désir s'en mêlent, fâcheuse circonstance qui me met au pied du mur en faisant naître plusieurs questions.

Nous sommes d'accord que  : - Comme des millions de personnes, j'ai un besoin affectif évident, mmh ?
- Que quand je suis suffisamment en confiance avec un ami, sans forcément avoir systématiquement besoin que cela aboutisse à quelque chose, j'ai un élan de désir qui me maintient dans une telle réceptivité que j'en arrive à deviner certaines choses (et là je ne parle pas de dons médiumniques extraordinaires, mais de clairvoyance émotionnelle...) ?? 
- Qu'en dépit de l'humilité que j'essaie de mettre en évidence dans certains de mes comportements, j'ai gardé un besoin sensuel* tout aussi évident... ???
- Que quand je mets la main à la pâte, pour aller plus loin... En général QUI EN REDEMANDE ? (Oups, je vais loin dans le constat lucide :-p Bah oui, je vais pas me voiler la face en vous racontant que j'ai le même sens de la débrouille que Bridget Jones. Ce serait de la mythomanie pure, et votre dévouée Lo est loin de faire dans le mensonge pathologique.)

Mais ça, niveau questions à se poser, c'est quasiment de la gourmandise. Les vraies questions posées sont les suivantes : 

-à travers la première question : revois tes critères physiques à la baisse, et concentre toi sur les qualités et les aspects recherchés chez l'autre.
Si tu les trouves, comment peux-tu contrebalancer sans t'opposer complètement ? Pourras-tu les manifester aussi en temps ou moment de crise ? 
Et si tu ne les trouves pas, comment peux-tu compenser, simplement t'adapter à certaines situations ? As-tu déjà développé ces qualités au cas où ? L'autre désirera-t-il travailler ces qualités qui lui manquent ? 

-à travers la deuxième question : mais si tu es vraiment amoureuse, et que tu es logiquement réceptive, jusqu'où le serais-tu dans ce que l'autre te communique sans verser dans la dévotion ou la paranoïa aveugles ? Et en cas de dispute et de crise, serez-vous capables d'en parler en faisant appel à la raison et pas à l'affect ? 

-à travers les deux dernières questions : Êtes-vous tous deux conscients de vos capacités et limites ? de ce que vous acceptez ou refusez ? En parlez-vous avec aisance ou gêne ? Quelle importance accordez-vous au sexe ou simplement à la tendresse physique et verbale dans votre vie individuelle et de couple ? 

Je rappelle haut et fort que mes questions sont valables autant pour ma personne que pour celle d'en face... Et que je ne les pose pas avec la prétention stupide (et surtout implicite) d'avoir la science infuse. Imparfaite mais je m'efforce de rester sensée, en espérant à juste titre à ce sujet, on me rendra équitablement la pareille. 

 

23h43 : Instant de confusion... J'ai commencé le brouillon de mon message juste avant, une chance que cet état n'evolue pas de manière importante. 

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J'ai un besoin d'affection et un désir qui me dévorent et me coulent dans les veines, chose ô combien évidente et éclatante. Mais c'est comme si je voulais aller au delà du ressenti pour en extirper une essence particulière. Je vois les apparences de ce que je désire et aime et chéris, mais je veux voir toujours plus au delà de ces seules considérations. 

Comme une espèce de quête, pas forcément mystique mais qui pourrait s'en rapprocher vu l'opiniâtreté que je mets secrètement à ressentir les choses et les êtres toujours plus fort, presque en recherche d'une pureté non dans l'objet de mon regard, mais dans la sensation, dans le ressenti direct comme indirect.

Relire à ce propos les poèmes d'Hadewijch d'Anvers. 

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit pendant que je vais commencer la mienne en prenant un peu de repos intellectuel et mental. En effet, j'ai des vieux numéros de Cosmopolitan qui traînent près du lit. Bah oui, j'aime beaucoup Causette mais quand tu as envie d'un peu plus de légèreté que dans un reportage sur l'héritage de Simone de Beauvoir... Même avec un magazine comme ELLE qui se revendique féministe mais va de plus en plus à contre-sens (Loana en couverture cette semaine,... Mouais, j'ai connu mieux), je n'ai pas la même indulgence*. (*Je vous avouerai franchement que concernant la presse, j'ai un avis mitigé : autant 20 Ans et Cosmopolitan sont restés mes références en presse féminine, dans la mesure où sans perdre de mon propre style, je m'efforce de garder un certain punch textuel commun à leur forme rédactionnelle. 20 Ans, c'est l'ironie post-adolescente érigée en art. Cosmopolitan a un côté plus girly, mais qui reste humoristique. Et pour les autres... Deux références aussi, Fluide Glacial (où l'humour en question (l'« umour ») est généralement bon enfant, libéré sans être provocateur, libertaire sans être forcément politique, mais aussi décalé, dixit Wikipédia) et l'Echo des Savanes quand j'ai tendance à causer cul... voilà voilà le petit secret de fabrication d'Histoire de Lo... Tenez mes chéri-e-s, c'est cadeau. 

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(*NOTE PERSONNELLE : En tant que femme avant tout désirante (et par extension désirable, bah oui on est humains...), la sensualité dont je fais généralement grand cas se suffit toujours pour moi à peu : un peu de parfum, un décolleté, un beau visage... Ma mère me dit toujours que la cheveulure est la première parure des femmes. Entretenue chez moi à grands coups d'huile de ricin, de VRAI beurre de karité qui ne sent pas comme les masques capillaires du commerce car achetés direct chez l'africain du quartier... Et sachant que les Amérindiens considèrent les cheveux longs comme un vecteur d'énergie savamment gérée par l'intelligence naturelle du corps humain, à la fois spirituelle et biologique... Ci-dessous le lien d'un article sur le blog (très intéressant par ailleurs, pour qui s'intéresse à la renaissance de la culture amérindienne et plus spécifiquement amérindienne-canadienne) de Luc Bourgault/Aigle Bleu, bonne lecture à vous <3 

LES CHEVEUX LONGS DANS LA TRADITION AMÉRINDIENNE (nouvelles données en fin d'article*) - Le blog de Luc Bourgault - Aigle Bleu

La manière dont un peuple se coiffe est un alignement de sa pensée; les tresses (l'unité de pensée), les cheveux attachés (la sûreté de la pensée) et la couleur (la conviction de la pensée). L'aspect des cheveux a une grande importance, car chaque style représente un état d'esprit différent.

https://aiglebleu.net