Dans un étrange état d'esprit...

Depuis une bonne semaine, je ne suis quasiment pas sortie. Pas par accès dépressif ou je ne sais quoi, mais par simple besoin de ressentir un peu plus fort l'effet de protection qu'on peut ressentir entre ses quatre murs. Ayant pas mal d'amis qui bougent régulièrement de chez eux, et étant moi-même dans cette disposition d'esprit un peu nomade, j'ai ressenti cette semaine le besoin d'imprégner les lieux de mon empreinte de façon plus forte.

Le besoin de stabilité des borderlines, encore et toujours... Mon appartement ne faisant pas exception à la règle. Si ta vie affective ne suit pas forcément, ta vie sociale et le reste doivent au moins être mis à un certain pas, pas trop fort mais fermement. Condition parmi les plus fondamentales de rémission psychique. 

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Un mental stable commence par un espace stable (notamment la chambre). Des étagères de livres des deux côtés, des objets ethniques, une déco bohème, un lit stable (même au ras du sol, au moins ça ne grince pas...), un espace sacré genre autel... Un bazar organisé avec de l'âme... 

Mais je vous avouerai franchement qu'en ce moment, ne me demandez pas pourquoi, sans faire dans la décadence voire la déchéance (ce qui serait franchement merveilleux lamentable vu ce que j'ai pu vivre de positif en quatre ans), j'ai besoin d'un peu de rock'n'roll dans ma vie. Les publicitaires qui ont fait la campagne Gleeden avaient vu juste, prendre un amant (selon Lo, agrée par un état matricien, avec formation Premiers Gestes qui Excitent ^^) ça devrait être remboursé par la Sécu, et bien plus que les antidépresseurs. Et au même titre qu'Union, si c'était le cas selon les espoirs de certains lecteurs (selon Adam de Lichana, ancien rédacteur en chef du magazine, dans une interview à L'immanquable (hors-série n°5) )

Voici, pour le moment, mon état d'esprit. Depuis début décembre, ce qui est réjouissant. Un mois sans coup de trafalgar, bon sang mais quel bonheur. 

Mais en ce moment c'est un peu une sorte d'apothéose. Je m'expliquerai plus longuement sur les raisons de cette apothéose, mais là... Besoin de prendre du recul dans le temps, histoire de pouvoir l'expliquer clairement et le plus sereinement du monde.  

 

Histoire de Lo, quatre mois après... 

 

Après avoir signé trois articles en deux jours, j'avais besoin de prendre le temps pour celui-ci, une fois de plus sur un sujet délicat, mais en fin de compte, on attendra un peu pour le sujet délicat (de plus, je ne suis pas d'humeur à pousser ma gueulante, aussi caustique que cela puisse devenir en général). Car c'est à toi, lecteur-trice, ou les deux, que je m'adresse aujourd'hui. Profites-en, ce n'est pas tous les jours que ça arrive. C'est même plutôt exceptionnel dans un contexte actuel aussi nombriliste et juridiquement miné que Facebook, Instagram, et autres toiles tissées par un Big Brother déguisé en araignée 2.0... 

Pas de liberté de ton sans grain de folie, MAIS... La droiture de la pensée est toujours bienvenue, la régularité rédactionnelle aussi. Voilà entre autres raisons pourquoi je me proscris d'office certaines substances (mais si un jour on légalisait la verdure... La fumer, je ne suis pas convaincue. Mais la prendSi j'ai pu arrêter le Valium et le Xanax, pourquoi pas ce médoc-là, en le remplaçant progressivement ?  )

 

 

Le 10 septembre dernier, j'inaugurais Histoire de Lo sans avoir la conviction que le blog réussirait à plaire ne serait-ce qu'en un mois ou deux.

C'était il y a quatre mois et quelques jours, et même si c'est peut-être un peu tôt pour se réjouir, même si ce n'était pas la vocation première de ce blog que de plaire (en comparaison d'un espace comme Facebook, la liberté de ton est bien plus mise en avant sur un blog, ce qui fait qu'on peut se permettre les délires les plus obscurs et de dire les pires conneries sans voir quoi que ce soit de fermé d'office par le moindre administrateur, hey hey hey... ), je préfère encore que mon travail plaise pour commencer à une dizaine de personnes et construire mon propos et mon identité textuelle dans le temps et ainsi plaire crescendo à des lecteurs sensés sans avoir perdu leur côté irrévérencieux, barré ou autre adjectif flatteur (et quand je dis flatteur, je le pense, je n'ironise pas !!!), ou encore à des lecteurs qui me liront comme ils écouteraient une compilation de Björk ou de Gotainer, ou se reconnaîtront un minimum dans ce regard qui est le mien, de femme jeune et un minimum ancrée dans la réalité d'un monde qui se casse la gueule, de femme handi-psy aussi, mais de femme avant tout. Je l'ai souligné plusieurs fois récemment : dans le contexte actuel où la parole féminine commence à être prise en compte, j'ai aussi mon mot à dire, fut-il délirant sur la forme mais sensé sur le fond. 

C'est en cela que je tiens notamment à remercier les lecteurs qui viennent pour la première fois comme ceux-celles qui me suivent régulièrement depuis quatre mois. Depuis quatre mois, à travers l'introspection que j'entame sur ce blog, en plus en dehors de tout cadre psy (il faut bien le reconnaître, qu'est-ce que vous voulez que je fasse un vrai travail sur moi en quinze minutes de consultation chez ma psy ? En plus une fois par mois ? C'est p't'êt' gratuit parce que c'est dans le public, m'enfin merde quoi...), je m'efforce d'aborder, de partager les sujets les plus concrets comme les plus futiles, sur un ton qui peut rebuter les plus exigeants en terme de langage (c'est du vécu, certains étaient et sont encore parfois plus rebutés par mes mots que par un plat de sashimis... heureusement que mes articles sont garantis sans fugu, bande de faux-culs.) et vous êtes encore suffisamment ouverts, curieux, compréhensifs... pour me faire confiance et me suivre dans cette aventure textuelle qu'est Histoire de Lo, et qui a à peine commencé. Pour cela aussi, et pas uniquement pour le fait de liker mes articles, je vous dis MERCI. 

Je me sens bien, incroyablement bien. Une fuckin'euphorie, telle que j'aurais envie de serrer quelqu'un le plus tendrement et sensuellement du monde. J'écris non pas sous Abilify, mais sous Amaretto (le fameux A majeur...). Eh quoi, pour une fois ! Petit plaisir à douze balles la bouteille, mais au fond... je ne fais pas ça tous les jours. D'où la sensation agréable d'être légèrement sonnée, de ce léger coup de chaud. Tout dans la légèreté, oui m'sieur dames. 

Je ne suis pas quelqu'un qui a l'alcool méchant ou triste. Juste joyeux, voire rêveur. Et je ne fonctionne pas à l'excès avec l'alcool.

Au regret de vous annoncer que NON, je ne suis pas la version alcoolisée de Hunter S Thompson, même si j'apprécie son travail de journaliste et chroniqueur. Ce qui fait que malheureusement, vous ne me verrez jamais arriver à ce résultat, streng verboten par conséquent : 

Extrait de Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1998) HD

 

Sur ce, en attendant la semaine qui s'annonce, je vous souhaite une bonne soirée et fin de soirée. Merci encore pour votre curiosité et votre fidélité. Et comme dirait Lafesse : "Pourvu qu'ça dure !" <3